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S’habituer à, se préparer à, s’adresser à : le russe y met к et le datif. Mais il le met aussi là où le français dit « pour », « envers », « sur » ou rien du tout, et il le refuse à bien des « à ». La préposition ne traduit pas un mot français : elle dit que le verbe se tourne vers quelque chose.
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Quand un francophone apprend готовиться к экзамену, « se préparer à un examen », il croit tenir l’équivalent russe de « à ». C’est une fausse piste. Le к des verbes ne traduit aucune préposition française en particulier : il marque une orientation, vers un but, vers un état, vers une personne. Le français le rend tantôt par « à », tantôt par « pour », « envers » ou « sur », et parfois par rien du tout.
Au sens propre, к accompagne un déplacement : on va vers quelqu’un, on s’approche d’un point. Ce sens spatial, avec ses voisins у et от, appartient à la page où et vers où. Ici, plus personne ne bouge. Le verbe se tourne vers quelque chose sans se déplacer : on se prépare à une épreuve, on tend vers un but, on s’adresse à quelqu’un, on se fait à une idée. La préposition garde l’image de la direction, et elle garde aussi son cas : к demande le datif, et lui seul, quel que soit le verbe qui le précède.
Le tableau général des rections, à la page quel cas après quel verbe, ne cite que deux verbes en к : готовиться et привыкать. Cette page reprend la série entière, rangée par familles de sens. Pour chaque verbe, elle part de la tournure française et signale l’endroit où le calque trompe. C’est rarement la préposition seule : c’est souvent le verbe français qui n’en a pas, ou qui en a une autre.
Une confusion guette dès le départ, car le datif sait déjà dire « à quelqu’un » sans aucune préposition. Il désigne alors le destinataire : celui à qui l’on donne, l’on dit, l’on écrit, l’on téléphone. К ne sert pas à cela. Il désigne la personne vers laquelle on se tourne, celle à qui l’on s’adresse pour obtenir quelque chose, celle dont on se rapproche. Le français emploie « à » dans les deux cas ; le russe les sépare.
Les deux premières phrases ont le même complément français, « au directeur ». Dans la première, le directeur reçoit une lettre ; dans la seconde, on se tourne vers lui, et la phrase laisse entendre une demande, une plainte ou une question. Retenez ce critère pratique : si la personne reçoit quelque chose, un objet, un message, un appel, le datif suffit ; si le verbe dit un mouvement de l’esprit vers elle, il faut к. Le critère a ses exceptions : доверять, завидовать ou сочувствовать disent un sentiment envers quelqu’un et prennent pourtant le datif seul. Les verbes à datif seul, comme помогать, звонить ou советовать, figurent à la page générale, et nous ne les reprenons pas.
Le même partage se retrouve à l’intérieur d’un seul verbe. Подходить et принадлежать changent de sens selon qu’ils prennent le datif seul ou к et le datif : nous les retrouverons dans la quatrième famille.
Voici la série, dans l’ordre des sections qui suivent. La deuxième colonne donne la construction complète, car plusieurs de ces verbes prennent aussi un complément direct. La dernière nomme l’erreur que la tournure française suggère : c’est elle qu’il faut retenir.
| Verbe | Préposition et cas | Exemple | Piège |
|---|---|---|---|
| готовиться gotóvit’sia | к + datif | готовиться к зиме gotóvit’sia k zimié — se préparer pour l’hiver | « préparer un examen » a un complément direct ; le russe passe par le pronominal |
| готовить gotóvit’ | accusatif + к + datif | готовить команду к матчу gotóvit’ komándou k mátchou — préparer l’équipe au match | deux compléments : la personne à l’accusatif, l’épreuve après к |
| привыкнуть privýknout’ | к + datif | привыкнуть к тишине privýknout’ k tichinié — s’habituer au silence | devant un infinitif, к disparaît : привык рано вставать |
| приучить prioutchít’ | accusatif + к + datif | приучить ребёнка к чтению prioutchít’ riebiónka k tchtiéniiou — habituer un enfant à lire | « habituer quelqu’un » ne se dit pas avec привыкнуть |
| готов gotóv | к + datif | готов к переменам gotóv k pieriemiénam — prêt au changement | avec un infinitif, pas de к : готов помочь |
| стремиться striemít’sia | к + datif | стремиться к успеху striemít’sia k ouspiékhou — aspirer au succès | registre soutenu ; « chercher à faire » prend l’infinitif seul |
| склоняться skloniát’sia | к + datif | склоняться к компромиссу skloniát’sia k kompromíssou — pencher pour un compromis | le « pour » français devient к |
| прийти priïtí | к + datif | прийти к выводу priïtí k vývodou — arriver à une conclusion | « arriver à faire » se dit tout autrement |
| привести priviestí | к + datif | привести к кризису priviestí k krízissou — entraîner une crise | « entraîner », « provoquer » ont un complément direct en français |
| перейти pierieïtí | к + datif | перейти к делу pierieïtí k diélou — en venir au fait | « passer chez quelqu’un » relève du sens spatial |
| приступить pristoupít’ | к + datif | приступить к работе pristoupít’ k rabótie — se mettre au travail | avec un infinitif, on dit plutôt начать |
| обратиться obratít’sia | к + datif | обратиться к юристу obratít’sia k iourístou — consulter un juriste | à l’imperfectif, обращаться с suivi d’une personne ou d’un objet à l’instrumental veut dire « traiter, manier » |
| прислушиваться prisloúchivat’sia | к + datif | прислушиваться к совету prisloúchivat’sia k soviétou — tenir compte d’un conseil | le « de » français devient к |
| присоединиться prissoiedinít’sia | к + datif | присоединиться к группе prissoiedinít’sia k groúppie — rejoindre le groupe | « rejoindre » a un complément direct en français |
| приставать pristavát’ | к + datif | приставать к прохожим pristavát’ k prokhójim — importuner les passants | familier ; « embêter » a un complément direct |
| прикасаться prikassát’sia | к + datif | прикасаться к картине prikassát’sia k kartínie — toucher le tableau | son synonyme трогать prend l’accusatif, sans préposition |
| привлечь внимание privliétch’ vnimániie | к + datif | привлечь внимание к вопросу privliétch’ vnimániie k voprósou — attirer l’attention sur la question | « sur » devient к ; « faire attention à » prend на |
| принадлежать prinadlieját’ | к + datif | принадлежать к меньшинству prinadlieját’ k mien’chinstvoú — appartenir à une minorité | sans к, le datif seul dit la possession |
| подходить podkhodít’ | к + datif | подходить к костюму podkhodít’ k kostioúmou — aller avec le costume | « convenir à quelqu’un » prend le datif seul : мне подходит |
| относиться otnossít’sia | к + datif | хорошо относиться к соседям khorochó otnossít’sia k sossiédiam — être bien disposé envers ses voisins | « penser de », « être gentil avec » : le russe dit к |
Parcourez la première colonne et un indice saute aux yeux : plus de la moitié de ces verbes portent le préfixe при-, et подходить porte под-. Ces deux préfixes disent l’approche et le contact, et la page les préfixes de mouvement les associe déjà à к quand on se déplace. La même affinité se prolonge dans les sens abstraits. Ce n’est qu’un indice : стремиться, относиться et обращаться n’ont rien de tel, et прийти se construit avec в ou на dès qu’il s’agit d’un lieu.
Première famille : le sujet se dispose en vue d’une situation qui n’est pas encore là, ou à laquelle il doit se faire. Le français dit « à » ou « pour », et le calque de la préposition fonctionne assez bien. Le piège est ailleurs, dans le verbe.
Le français « préparer un examen » a un complément direct. Le russe passe par le pronominal : on se prépare soi-même, готовиться, à l’épreuve, к et le datif. Le calque я готовлю экзамен n’est pas la tournure attendue dans la bouche d’un candidat : il évoque plutôt celui qui rédige les sujets. Quand on prépare quelqu’un d’autre, le verbe perd son suffixe et prend deux compléments, la personne à l’accusatif et l’épreuve au datif après к. Le perfectif подготовиться dit que la préparation est faite.
« S’habituer à » se calque sans peine. Deux pièges l’entourent pourtant. Le premier tient au passé : привыкнуть perd son -ну- et donne привык, привыкла, comme l’explique la page le passé. Le second tient au verbe transitif : « habituer quelqu’un à » ne se dit pas avec привыкнуть, mais avec приучать, приучить, qui met la personne à l’accusatif et garde к pour le reste.
Le premier exemple, qui a valeur de dicton, montre aussi ко à la place de к devant всему. Nous reviendrons sur cette forme à la fin de la page.
Deux verbes encore, l’un pour l’adaptation, l’autre pour l’attachement affectif. Le français dit « s’adapter à » et « s’attacher à », et le russe suit la même pente, avec к et le datif. L’emprunt адаптироваться adaptírovat’sia se construit de même, dans un registre plus technique.
L’adjectif готовый, prêt, garde la construction de готовиться. En position d’attribut, il prend la forme courte, готов, готова, готово, готовы, puisqu’il porte un complément : c’est l’un des critères exposés à la page la forme courte. Placée auprès d’un nom, la forme longue garde le même complément : груз, готовый к отправке grouz, gotóvyï k otprávkie, « une cargaison prête à partir ».
Devant un infinitif, к disparaît. La préposition к ne se place pas devant un infinitif. Là où le français dit « s’habituer à faire » ou « être prêt à faire », le russe met l’infinitif directement après le verbe ou l’adjectif.
Pour rattacher к à une proposition entière, avec son sujet et son verbe, il faut un relais, к тому, что, présenté plus bas.
Après к, le complément se met au datif : choisissez la forme qui convient. Touchez une réponse, puis Correction.
Deuxième famille : le verbe vise un point d’arrivée. Tantôt le sujet y aspire, tantôt un raisonnement ou un enchaînement de faits y conduit. Le français dispose ici de tournures très variées, « aspirer à », « pencher pour », « entraîner », « se ramener à », et c’est justement cette variété qui égare : le russe, lui, garde le même к.
Стремиться dit l’effort tendu vers un but. Il appartient à la langue écrite et à la conversation soignée ; entre amis, on dira plus volontiers хотеть ou мечтать о. Devant un infinitif, il le prend sans préposition, comme привыкнуть. Le verbe n’a pas de perfectif courant.
Склоняться к traduit « pencher pour », « incliner à » : le « pour » français devient к. L’adjectif court склонен, enclin à, garde la même construction et sert à dire qu’on a tendance à quelque chose.
Le verbe de mouvement прийти s’emploie au figuré pour l’issue d’une réflexion ou d’une discussion : on « arrive » à une conclusion, à un accord, à une décision. Le français dit de même « arriver à », « parvenir à ». Le piège concerne l’infinitif : « je suis arrivé à le convaincre » ne se dit pas avec прийти. Le russe retourne la phrase, мне удалось его убедить, tour exposé à la page réussir, y arriver.
« Entraîner une conséquence », « provoquer une crise » : le français emploie un complément direct. Le russe peut dire вызвать et l’accusatif, mais il dit très souvent привести к, « conduire à », et le datif. Сводиться, свестись к, « se ramener à, se réduire à », résume une affaire à son fond.
Notez la place de la préposition dans ни к чему : elle s’intercale entre ни et le pronom, au lieu de précéder le groupe. Le verbe призывать, призвать, « appeler à », se construit lui aussi avec к, et met la personne à l’accusatif : c’est un mot des communiqués et des journaux.
Trois verbes organisent une discussion ou une tâche. Перейти к annonce le point suivant, приступить к le commencement d’un travail, вернуться к le retour à un sujet laissé de côté. Приступить appartient à un registre soutenu, celui des rapports et des annonces ; avec un infinitif, on dit plutôt начать : начать работать, « se mettre à travailler ».
Troisième famille : le verbe se tourne vers quelqu’un, pour lui parler, pour l’écouter, pour se mettre à ses côtés, ou pour l’importuner. C’est ici que le critère du destinataire, posé plus haut, sert le plus.
Обращаться к, au perfectif обратиться к, traduit « s’adresser à » : on se tourne vers quelqu’un pour lui demander quelque chose. Ce que l’on demande s’ajoute avec за et l’instrumental. Le même verbe suivi de с et de l’instrumental d’une personne ou d’un objet change de sens, à l’imperfectif seulement : il signifie traiter quelqu’un, manier un objet. Une même forme, deux verbes à retenir séparément.
« Tenir compte d’un avis » : le « de » français devient к, car le russe imagine une oreille tendue vers celui qui parle. Ce verbe et ses deux sens, l’un auditif, l’autre figuré, sont présentés à la page entendre ou écouter. « Rejoindre quelqu’un », « se joindre à » : le français a un complément direct ou « à », le russe dit присоединиться к. Pour adhérer à une organisation, il emploie un autre verbe, вступить в.
Deux verbes de la langue familière, très fréquents dans les disputes. Приставать к veut dire importuner, harceler de questions ou de demandes, et aussi aborder quelqu’un avec insistance. Придираться к veut dire chercher la petite bête, reprocher des riens. Le français a ici un complément direct, « embêter quelqu’un », ou une autre préposition, « s’en prendre à ».
Тянуться к, au sens propre « tendre le bras vers », dit au figuré qu’on est attiré par quelqu’un ou par quelque chose. Une tournure sans verbe d’adresse mérite ensuite d’être apprise telle quelle : pour dire qu’on a une question ou un service à demander, le russe place к et la personne entre у меня et le nom. Le français, lui, dit « à vous poser », « à te demander ».
Choisissez entre le datif seul, к suivi du datif et une autre forme. Le plus souvent, celui qui reçoit un objet ou un message se met au datif seul, et la personne ou la chose vers laquelle le verbe se tourne prend к ; quelques verbes, comme доверять, se retiennent tels quels. Touchez une réponse, puis Correction.
Quatrième famille : un contact, un ajout, un rattachement. Le français alterne ici complément direct, « à » et « sur » ; le russe garde к, et c’est souvent un verbe voisin, sans préposition, qui tend le piège.
Le russe a deux verbes pour « toucher ». Трогать prend l’accusatif, comme le français ; прикасаться, прикоснуться prend к et le datif, et dit un contact plus léger, celui d’un doigt qui effleure. Les deux constructions sont justes ; c’est leur mélange qui est fautif.
Добавить к s’emploie pour ce qu’on ajoute à un propos, à une somme, à une liste. Pour ce qu’on verse dans un récipient, le russe passe à в et l’accusatif. Приложить к, « joindre à », est le verbe des dossiers et des courriers administratifs : la pièce jointe à l’accusatif, le document principal au datif après к.
Le français dit « sur », le russe dit к. Le piège se double d’un voisin : « faire attention à » se dit обратить внимание на, avec на et l’accusatif. Attirer l’attention des autres, c’est la diriger vers quelque chose ; la porter soi-même, c’est la poser dessus. Le croisement des deux, привлечь внимание на, s’entend parfois, mais n’est pas conforme à la norme.
Принадлежать a deux constructions, et elles ne disent pas la même chose. Avec le datif seul, il dit la possession : la chose appartient à quelqu’un. Avec к et le datif, il dit l’appartenance à un ensemble, une génération, une école, une famille de langues. Относиться к prend le même sens de classement dans les sciences et les définitions.
Même partage pour подходить. Suivi du datif seul, il signifie « convenir à » : la chose convient à quelqu’un. Suivi de к, il signifie « aller avec, s’assortir à », ou « s’adapter à » pour une pièce qui doit entrer dans une autre. Au figuré, le perfectif подойти к veut dire aborder une question.
Относиться к, au sens le plus courant, dit l’attitude, l’opinion, les sentiments que l’on a envers quelqu’un ou quelque chose. Le français n’a pas de verbe unique pour cela : il dit « penser de », « être gentil avec », « prendre au sérieux », « voir d’un bon œil ». Le russe met un adverbe devant le verbe, хорошо, плохо, серьёзно, et la personne ou la chose après к.
Pour demander un avis, Что вы думаете о…? est tout aussi correct ; Как вы относитесь к…? demande plutôt de quel côté l’on se range. Le perfectif отнестись décrit une réaction devant un fait précis, comme dans le troisième exemple. Et ne confondez pas относиться к, l’attitude, avec обращаться с, la manière de traiter.
Voici le point le plus utile de la page, et le moins connu. Beaucoup de noms qui disent un sentiment ou une attitude envers quelque chose se construisent avec к et le datif, même quand le verbe de la même famille prend un autre cas. On dit интересоваться историей, à l’instrumental, mais интерес к истории ; любить природу, à l’accusatif, mais любовь к природе.
| Le verbe | Sa construction | Le nom avec к |
|---|---|---|
| интересоваться историей | instrumental | интерес к истории intierés k istórii — l’intérêt pour l’histoire |
| любить природу | accusatif | любовь к природе lioubóv’ k priródie — l’amour de la nature |
| уважать старших | accusatif | уважение к старшим ouvajéniie k stárchim — le respect des aînés |
| доверять врачам | datif seul | доверие к врачам dovériie k vratchám — la confiance dans les médecins |
| жалеть животных | accusatif | жалость к животным jálost’ k jivótnym — la pitié pour les animaux |
| ненавидеть войну | accusatif | ненависть к войне niénavist’ k voïnié — la haine de la guerre |
| стремиться к свободе | к + datif | стремление к свободе striemliéniie k svobódie — l’aspiration à la liberté |
| относиться к делу | к + datif | отношение к делу otnochéniie k diélou — l’attitude face au travail |
Les deux dernières lignes montrent le cas simple : quand le verbe prend déjà к, le nom le garde. Les six premières sont celles qui piègent, car le francophone qui connaît le verbe transpose sa construction au nom. Ce n’est pas une loi sans exception : надежда, l’espoir, garde на comme надеяться. Mais devant un nom d’attitude, к est le premier choix à essayer.
Les adjectifs suivent la même pente. Enclin, indifférent, sensible, proche au sens de « près de » (« proche de quelqu’un », au sens affectif, se dit близок кому, au datif seul) : chacun prend к et le datif, à la forme courte quand il est attribut, et le nom способности, les aptitudes, fait de même. Le français alterne « à », « pour » et « de » ; le russe garde к.
Choisissez le complément ou le verbe qui convient : un verbe et le nom de sa famille ne se construisent pas toujours de la même façon, et deux verbes voisins non plus. Touchez une réponse, puis Correction.
Une préposition se construit avec un nom ou un pronom. Que faire quand le complément est une action entière, avec son sujet et son verbe ? Le russe intercale le démonstratif то, mis au datif que réclame к, puis ouvre la proposition par что, par чтобы ou par un mot interrogatif. La virgule se place devant ce mot, et l’accent de тому tombe sur la finale, tomoú.
Le choix du mot qui suit dépend du sens : что pour un fait, чтобы pour un but que l’on vise, avec le verbe au passé si la proposition a son propre sujet et l’infinitif sinon, et un mot interrogatif pour une question ouverte. Le français, lui, dit « à ce que », « à savoir », ou tourne la phrase autrement. Ne supprimez pas тому : sans lui, la préposition n’aurait plus rien à régir.
Et l’infinitif ? Il se passe de tout relais, mais seulement après les verbes et les adjectifs qui l’acceptent : привыкнуть, стремиться, готов, склонен, способен. D’autres verbes de la série, comme привести ou сводиться, ne se construisent pas avec un infinitif et passent par к тому, что.
Le réflexe inverse est aussi dangereux. Une fois к associé à « à », le francophone l’emploie partout où le français met « à », et produit des phrases fausses. Le tableau suivant rassemble les « à » les plus courants qui ne se disent pas avec к.
| Le français dit | Le russe dit | Exemple |
|---|---|---|
| écrire, dire, donner, téléphoner à quelqu’un | le datif seul | Позвони бабушке. Pozvoní bábouchkie. — Appelle ta grand-mère. |
| penser à | о + prépositionnel | думать о поездке doúmat’ o poiézdkie — penser au voyage |
| participer à | в + prépositionnel | участвовать в выборах outchástvovat’ v výborakh — participer aux élections |
| croire à, croire en | в + accusatif | верить в удачу viérit’ v oudátchou — croire à la chance |
| répondre à un message | на + accusatif | ответить на сообщение otviétit’ na soobchtchéniie — répondre à un message |
| s’intéresser à | l’instrumental seul | интересоваться спортом intieriessovát’sia spórtom — s’intéresser au sport |
| renoncer à | от + génitif | отказаться от сахара otkazát’sia ot sákhara — renoncer au sucre |
| réussir à faire | удаться, la personne au datif | Мне удалось его убедить. Mnie oudalós’ iegó oubiedít’. — J’ai réussi à le convaincre. |
| commencer à faire | l’infinitif seul | начать работать natchát’ rabótat’ — commencer à travailler |
Quatre de ces lignes relèvent des trois autres pages de la même série : les verbes en на, qui réunit les verbes suivis de на et de l’accusatif ; les verbes en в, qui sépare l’accusatif du prépositionnel ; et les verbes en от et из, pour l’éloignement et l’origine. Lorsque vous hésitez, posez la question du sens avant celle de la préposition : le verbe vise-t-il un but, se tourne-t-il vers quelqu’un ? Alors к a sa chance. Sinon, cherchez ailleurs.
Devant certains groupes de consonnes, к s’allonge en ко : ко мне, ко всему. Après lui, les pronoms de troisième personne prennent un н- initial : к нему, к ней, к ним. La page le cas datif donne le détail de ces deux règles. À l’oreille, enfin, к se soude au mot suivant comme s’il en faisait partie, et devient sonore devant une consonne sonore comme б ou д : к брату se prononce à peu près gbrátou.
Quelques groupes en к sont devenus des mots à part. К счастью, heureusement, к сожалению, malheureusement, et к моему удивлению, à ma grande surprise, commentent la phrase de l’extérieur et se détachent par des virgules : ce sont des mots incidents, catégorie que décrit la page les mots incidents. К тому же, de plus, ajoute un argument à un autre. Enfin к et le datif marquent l’échéance, « pour vendredi » se disant к пятнице : cet emploi temporel appartient à la page avant et après.
Un destinataire prend le datif seul, une personne vers qui l’on se tourne prend к : написать директору, mais обратиться к директору.
Après к, toujours le datif, avec ко devant мне ou всему et le н- des pronoms de troisième personne.
Devant un infinitif, pas de к ; devant une proposition, к тому, что ou к тому, чтобы.
Un nom d’attitude prend souvent к, même quand son verbe ne l’a pas : интересоваться историей, mais интерес к истории.
La préposition se décide avant que la phrase parte. Savoir que привыкнуть veut к prend une seconde ; dire sans hésiter я привык к этому, обратитесь к нему et интерес к музыке, au rythme de la conversation, demande d’avoir entendu et répété ces groupes bien des fois. C’est ce que travaille notre cours de russe, entièrement audio, en leçons de quatorze minutes, sur la plateforme web comme dans nos applications : écoutez la première aujourd’hui, et laissez l’oreille retenir le bloc entier, verbe, préposition et cas.
Les verbes en к, на, в et от se mélangent : choisissez à la fois la préposition et le cas que le verbe exige. Touchez une réponse, puis Correction.
Plus de cent cinquante pages qui se répondent — la mécanique de la langue, les verbes pris un à un, le vocabulaire par thème — avec des exercices corrigés sur chacune. À parcourir dans l’ordre, ou au gré de vos questions.
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Le datif, et lui seul. Quel que soit le verbe qui précède, к met son complément au datif : готовиться к зиме, привыкнуть к тишине, обратиться к юристу. Devant мне ou всему, la préposition s’écrit ко.
Avec le pronominal et к : готовиться к экзамену, littéralement « se préparer à l’examen ». Le complément direct du français passe mal : готовить экзамен évoque plutôt celui qui rédige l’épreuve. Pour préparer quelqu’un, on dit готовить кого к чему, la personne à l’accusatif.
Le datif seul désigne le destinataire, celui qui reçoit la lettre, le message ou l’appel. К et le datif désignent la personne vers laquelle on se tourne, souvent pour lui demander quelque chose. Le français dit « au directeur » dans les deux cas, le russe distingue.
Non. К ne se place pas devant un infinitif : on dit привык рано вставать, « habitué à se lever tôt », et готов помочь, « prêt à aider ». Encore faut-il que le verbe accepte l’infinitif ; sinon, on passe par к тому, что.
Par le démonstratif то mis au datif, suivi d’une virgule et de что, de чтобы ou d’un mot interrogatif : Я привыкла к тому, что здесь всё рано закрывается ; Мы стремимся к тому, чтобы каждый ученик говорил свободно.
Parce que le nom ne reprend pas la construction du verbe. Beaucoup de noms de sentiment ou d’attitude prennent к et le datif, même quand leur verbe régit un autre cas : любить природу mais любовь к природе, доверять врачам mais доверие к врачам.
Deux sens différents. Обращаться к et le datif, c’est s’adresser à quelqu’un : Обратитесь к администратору. Обращаться с et l’instrumental, c’est traiter une personne ou manier un objet : Он умеет обращаться с детьми, « il sait s’y prendre avec les enfants ». Quand с introduit une question, une demande ou une plainte, il s’ajoute à обращаться к sans en changer le sens : обратиться к врачу с вопросом, s’adresser au médecin pour lui poser une question.
Как вы относитесь к…?, suivi du datif : Как вы относитесь к курению? La question porte sur l’attitude, sur le côté où l’on se range. Что вы думаете о…?, avec le prépositionnel, est tout aussi correct.
Привлечь внимание к et le datif : привлечь внимание к проблеме. Le « sur » français devient к. Ne le mélangez pas avec обратить внимание на, « faire attention à », qui prend на et l’accusatif.
Les deux existent, avec deux sens. Le datif seul dit la possession : Дача принадлежит его родителям. К et le datif disent l’appartenance à un ensemble, une génération, un groupe, une famille de langues : Эти языки принадлежат к одной семье.
Это мне подходит, avec le datif seul, veut dire « cela me convient ». Подходить к signifie « aller avec », pour deux objets assortis, ou « s’approcher de » au sens spatial : Он подходит ко мне, c’est quelqu’un qui vient vers vous.
Deux règles de forme. Devant certains groupes de consonnes, к s’allonge en ко pour rester prononçable : ко мне, ко всему. Après к, comme après les autres prépositions simples, les pronoms de troisième personne prennent un н- initial : к нему, к ней, к ним.
У меня к вам вопрос, et de même У меня к тебе просьба, « j’ai un service à te demander ». La personne visée se place après к, au datif, entre у меня et le nom. La tournure est très courante à l’oral.
Souvent, mais pas à coup sûr. Plus de la moitié des verbes de cette série portent при- : привыкнуть, прийти, привести, присоединиться, прикасаться. Mais стремиться, относиться et обращаться prennent к sans ce préfixe, et прийти lui-même se construit avec в ou на pour un lieu.
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