LIMBAVotre méthode de langue 100 % audio

Apprenez le russe à votre rythme !

Moins de 0,99 € par leçon !

50 leçons audio · 11 h 39 d’écoute · 14 minutes par leçon

  • Téléchargez vos leçons et conservez-les
  • Écoutez-les à votre rythme, même hors ligne
  • Un seul paiement, sans abonnement
Télécharger mes 50 leçons La formation complète à seulement 49 €

Commande en ligne ; les liens de téléchargement arrivent ensuite par courriel.

Leçon #1 Gratuite
J’écoute ma première leçon de russe La première des 50 leçons, en entier, quatorze minutes. Sans compte à créer et sans carte bancaire.

Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 50 leçons se déroulent toutes de cette façon.

  • 50 leçons audio
  • 11 h 39 en tout
  • 14 min par leçon

Le cours entier se télécharge en une fois, pour 49 € : je prends le cours complet.

Оставить ou остаться : celui qui laisse et ce qui reste

Le russe tire « laisser » et « rester » d’une même racine, et les deux verbes se ressemblent à s’y méprendre. L’un veut un objet, l’autre n’en veut pas : tout se joue là. Et quand on laisse pour de bon, ni l’un ni l’autre ne convient.

Le cours complet de russe se télécharge : 50 leçons audio de 14 minutes, en fichiers MP3, pour un paiement unique de 49 €. Aucun abonnement, rien à résilier. La leçon 1 est plus haut, gratuite et complète.

Le francophone qui a laissé ses clés à la maison et celui qui est resté à la maison emploient deux verbes sans parenté, et ne risquent pas de les confondre. En russe, les deux phrases commencent par les mêmes sons : Я оставил ключи дома, Я остался дома. La ressemblance est trompeuse, car ces deux verbes font un travail opposé : le premier fait passer l’action sur un objet, le second la garde pour le sujet. Et « laisser », qui paraît si simple, se répartit en russe entre trois ou quatre verbes que le français ne vous aide en rien à distinguer.

Laisser une chose, rester soi-même

Commençons par le couple qui cause presque toutes les fautes. Оставить ostávit’ veut dire « laisser » : quelqu’un laisse quelque chose, ou quelqu’un, quelque part ou dans un certain état. Le verbe a donc un complément d’objet direct, exprimé ou sous-entendu, et ce complément se met à l’accusatif. Остаться ostát’sia veut dire « rester » : c’est le sujet lui-même qui ne part pas, ou qui demeure ce qu’il était. Ce verbe-là n’a jamais de complément d’objet, et sa terminaison -ся en est le signe visible.

Relisez la première et la troisième ligne : elles décrivent la même situation. Les clés sont à la maison, et vous n’y êtes pas. Mais la première phrase la raconte du point de vue de celui qui a agi, la troisième du point de vue des clés. Ce qui était l’objet du premier verbe devient le sujet du second, et le verbe prend alors -ся. Les deux dernières lignes refont la même opération avec une personne. Ce passage d’une construction à l’autre, que le russe pratique avec bien d’autres verbes, est décrit à la page les verbes en -ся.

Pour choisir, une seule question suffit, et elle se pose avant de parler : le sujet laisse-t-il quelque chose ? Si l’on peut demander « laisser quoi ? » ou « laisser qui ? », c’est оставить. Si personne ne laisse rien et que le sujet est simplement là où il était, c’est остаться. Le tableau suivant pousse l’exercice plus loin, car il montre aussi les cas où ni l’un ni l’autre ne convient.

En français je dis « laisser » ou « rester » ; en russe, je choisis
En français je dis…En russe je choisis…TranscriptionParce que…
laisser ses clés à la maisonоставить ключи домаostávit’ klioutchí dómaon laisse un objet : verbe transitif
rester à la maisonостаться домаostát’sia dómac’est le sujet qui reste : aucun objet
les clés sont restées sur la tableключи остались на столеklioutchí ostális’ na stoliél’objet devenu sujet ne laisse rien
laisser un pourboireоставить чаевыеostávit’ tchaievýieobjet direct à l’accusatif
laisser un messageоставить сообщениеostávit’ soobchtchénieobjet direct à l’accusatif
laisser quelqu’un tranquilleоставить его в покоеostávit’ iegó v pokóieune personne laissée, à l’accusatif
laisser la porte ouverteоставить дверь открытойostávit’ dvier’ otkrýtoïl’état de l’objet, à l’instrumental
rester amisостаться друзьямиostát’sia drouz’iámil’état du sujet, à l’instrumental
il reste cinq minutesосталось пять минутostálos’ piat’ minoútpersonne ne laisse : tournure sans sujet
il me reste cent roublesу меня осталось сто рублейou mieniá ostálos’ sto roubliéïla construction de la possession
abandonner son chienбросить собакуbróssit’ sobákouon laisse pour de bon
quitter son mariбросить мужаbróssit’ moújaune rupture, et non un simple départ
arrêter de fumerбросить куритьbróssit’ kourít’on renonce à une habitude
laisser entrer quelqu’unпуститьpoustít’on permet : ce n’est plus laisser
laisser parler quelqu’unдать сказатьdat’ skazát’on permet, avec un infinitif
rester à l’hôtelостановиться в гостиницеostanovít’sia v gostínitseon y loge : c’est un séjour

Lisez la colonne de droite plutôt que celle du milieu : c’est elle qui donne la raison du choix. Les huit premières lignes se règlent par la question de l’objet. Les deux suivantes font apparaître une tournure sans sujet, propre au russe, qui a sa section plus bas. Les trois lignes de бросить introduisent un verbe que le francophone ne pense pas à chercher, parce qu’il dit encore « laisser » ou « quitter » là où le russe voit une rupture. Les trois dernières, enfin, rappellent que « laisser entrer », « laisser parler » ou « rester à l’hôtel » ne passent par aucun des verbes de cette famille.

Quatre infinitifs presque jumeaux

La difficulté se double d’une affaire d’aspect. Chacun des deux verbes forme une paire, et l’on obtient quatre infinitifs qui se ressemblent tous. Le piège est complet à l’imperfectif, où оставлять et оставаться partagent leurs cinq premières lettres : seule la suite du mot dit si l’on laisse ou si l’on reste.

Deux verbes, quatre infinitifs
InfinitifTranscriptionAspectSensExemple
оставитьostávit’perfectiflaisser, une foisОна оставила зонт в такси. — Elle a laissé son parapluie dans le taxi.
оставлятьostavliát’imperfectiflaisser, d’habitude ou en ce momentОн всегда оставляет большие чаевые. — Il laisse toujours de gros pourboires.
остатьсяostát’siaperfectifrester, une foisМы остались до конца. — Nous sommes restés jusqu’à la fin.
оставатьсяostavát’siaimperfectifrester, d’habitude ou durablementЛетом он всегда остаётся в городе. — L’été, il reste toujours en ville.

Ces quatre mots ont en commun la racine de стоять, se tenir debout, mais ils ne dérivent pas l’un de l’autre. Оставить est bâti sur ставить, mettre debout, et остаться sur стать, se dresser, devenir. C’est pourquoi leurs radicaux diffèrent dès le départ, остав- d’un côté, оста- de l’autre, et pourquoi ils ne se conjuguent pas du tout de la même façon. Retenez, pour l’oreille, un repère simple : on entend un в dans toutes les formes de « laisser », et dans aucune forme personnelle de « rester », ni au présent ni au futur. Le choix entre les deux aspects obéit ici aux règles générales, posées à la page perfectif et imperfectif ; les sections suivantes en montrent l’application à chacun des verbes.

Laisser ou rester ?

Demandez-vous si le sujet laisse quelque chose ou s’il reste lui-même. Touchez une réponse, puis Correction.

  1. Я ___ ключи дома. (J’ai laissé mes clés à la maison — dit par un homme.)
  2. Я ___ дома. (Je suis resté à la maison — dit par un homme.)
  3. Ключи ___ на столе. (Les clés sont restées sur la table.)
  4. Она ___ зонт в такси. (Elle a laissé son parapluie dans le taxi.)
  5. Мы ___ в Москве ещё на неделю. (Nous sommes restés une semaine de plus à Moscou.)
  6. Он ___ записку на столе. (Il a laissé un mot sur la table.)
  7. После урока я ___ в классе. (Après le cours, je suis restée dans la salle — dit par une femme.)
  8. Он ___ нам свой адрес. (Il nous a laissé son adresse.)
  9. Письмо ___ без ответа. (La lettre est restée sans réponse.)
  10. Мы ___ друзьями. (Nous sommes restés amis.)
  11. Наконец он ___ меня в покое. (Il m’a enfin laissé tranquille.)
  12. Сдачу ___ себе. (Gardez la monnaie.)

Оставить et оставлять : les formes de « laisser »

Le perfectif оставить se conjugue sur la seconde conjugaison, comme поставить, dont il partage le radical. Ses formes personnelles, puisqu’il est perfectif, ne forment pas un présent mais un futur : я оставлю, « je laisserai ». Notez à la première personne le л qui s’insère après le в, comme chez tous les verbes de ce type ; il ne paraît nulle part ailleurs dans la conjugaison. L’imperfectif оставлять, lui, suit la première conjugaison sans aucune surprise, et c’est lui qui fournit le présent.

Le futur de оставить et le présent de оставлять
PersonneFutur perfectifTranscriptionPrésent imperfectifTranscription
яоставлюostávliouоставляюostavliáiou
тыоставишьostávich’оставляешьostavliáiech’
он, онаоставитostávitоставляетostavliáiet
мыоставимostávimоставляемostavliáiem
выоставитеostávitieоставляетеostavliáietie
ониоставятostáviatоставляютostavliáiout

Le passé se forme régulièrement sur l’infinitif : оставил, оставила, оставило, оставили ostávil, ostávila, ostávilo, ostávili au perfectif, оставлял, оставляла ostavliál, ostavliála à l’imperfectif. L’impératif donne оставь, оставьте ostáv’, ostáv’tie d’un côté, оставляй, оставляйте ostavliáï, ostavliáïtie de l’autre. À l’intérieur de chacun des deux verbes, l’accent ne bouge pas : il reste sur -ста- au perfectif, sur -ля- à l’imperfectif. Une fois la paire démêlée, elle se prononce donc sans peine.

Où l’on laisse : un lieu, pas une direction

Voici une différence de construction qui échappe presque toujours au francophone. Avec un verbe comme положить, mettre à plat, l’objet se déplace, et le lieu se met à l’accusatif, celui de la direction. Avec оставить, l’objet ne va nulle part : il reste là où il se trouvait au moment où vous êtes parti. Le lieu répond donc à la question « où ? » et non « vers où ? ». Il se met au prépositionnel après в et на, ou prend la forme d’un adverbe de lieu comme дома ou здесь.

La question du troisième exemple le dit à sa façon : on demande где, où, et non куда, vers où. Les verbes de la pose, avec leur accusatif de direction, sont traités à la page les verbes qui traduisent « mettre » ; il suffit ici de ne pas leur emprunter leur construction. Pensez à l’objet au moment où vous tournez les talons : il ne bouge plus, et le prépositionnel dit précisément cette immobilité.

À qui l’on laisse, et dans quel état

Deux autres compléments s’ajoutent volontiers à l’objet. Le premier est la personne à qui l’on laisse quelque chose, au datif, exactement comme après « donner ». Le second est l’état dans lequel on laisse l’objet ou la personne : un adjectif à l’instrumental, ou une tournure prépositionnelle figée.

Remarquez que le français dit « garder » dans deux de ces phrases : garder un morceau pour quelqu’un, garder la monnaie. Le russe, lui, pense « laisser », et met le bénéficiaire au datif, y compris quand ce bénéficiaire est soi-même, d’où себе. Notez aussi l’adjectif открытой, à l’instrumental : l’état dans lequel on laisse une chose se met à ce cas, le même qu’après остаться. Une exception pratique, enfin : « seul » se dit avec один accordé à l’objet, Не оставляй ребёнка одного Nie ostavliáï riebiónka odnogó, « ne laisse pas l’enfant seul ». Le verbe accepte aussi des objets abstraits, comme en français : оставить след, laisser une trace, оставить впечатление, laisser une impression.

L’aspect : un geste, ou une habitude

Le perfectif dit le geste unique et son résultat : la clé est désormais chez la voisine, le parapluie dans le taxi. L’imperfectif dit tout le reste : l’habitude, le geste en cours, la consigne générale, et la défense. Ce dernier point mérite d’être appris tel quel, car on l’entend partout. Pour demander à quelqu’un de laisser une chose, on emploie le perfectif ; pour lui demander de ne pas la laisser, on passe à l’imperfectif.

Les deux dernières lignes forment un couple à retenir : l’invitation au perfectif, l’avertissement à l’imperfectif. C’est une règle générale de l’impératif russe, exposée à la page l’aspect à l’impératif : la défense prend presque toujours l’imperfectif, quel que soit le verbe. Comparez encore la deuxième et la troisième ligne, qui parlent de la même voisine et de la même clé : la première annonce un geste, la seconde décrit une manière de faire.

Laisser ou oublier ? Le français dit indifféremment « j’ai laissé mes clés » et « j’ai oublié mes clés » pour la même mésaventure. Le russe dispose aussi des deux verbes, mais il ne les confond pas : Я забыл ключи дома dit toujours une distraction, Я оставил ключи дома peut aussi bien rapporter une décision. Si vous les avez laissées exprès, seul le second convient. Le verbe de l’oubli a sa propre page, se souvenir, oublier.

Остаться et оставаться : les formes de « rester »

Le perfectif остаться se conjugue sur un radical en -н- que l’infinitif ne laisse pas deviner : я останусь, « je resterai ». Comme pour tout perfectif, ces formes valent un futur. L’imperfectif оставаться fournit le présent, et il réserve une surprise : le -ва- de l’infinitif disparaît dans toute la conjugaison du présent, exactement comme dans давать, qui fait даю, ou вставать, qui fait встаю. On dit donc я остаюсь, et la forme оставаюсь n’existe pas.

Le futur de остаться et le présent de оставаться
PersonneFutur perfectifTranscriptionPrésent imperfectifTranscription
яостанусьostánous’остаюсьostaioús’
тыостанешьсяostániech’siaостаёшьсяostaióch’sia
он, онаостанетсяostánietsiaостаётсяostaiótsia
мыостанемсяostániemsiaостаёмсяostaiómsia
выостанетесьostánieties’остаётесьostaióties’
ониостанутсяostánoutsiaостаютсяostaioútsia

Le -ва- disparu revient partout ailleurs : à l’impératif, оставайся, оставайтесь ostaváïsia, ostaváïties’, et au passé, оставался, оставалась ostaválsia, ostaválas’. Le perfectif donne à l’impératif останься, останьтесь ostán’sia, ostán’ties’, et au passé остался, осталась, осталось, остались. Le masculin, le féminin et le pluriel figurent déjà, avec la marque du genre glissée entre le -л et le suffixe, dans le tableau des pronominaux de la page le passé et son accord ; nous ne les recopions pas. Le neutre осталось, lui, reviendra plus bas, car il a un emploi bien à lui.

Rester où, avec qui, combien de temps, dans quel état

Le verbe n’ayant pas d’objet, ce sont les compléments qui portent le sens. Le lieu se met au prépositionnel ou prend un adverbe, comme après оставить. La compagnie s’exprime par с et l’instrumental. La durée prévue se dit avec на et l’accusatif : на неделю, pour une semaine. Et l’état dans lequel on demeure se met à l’instrumental, sauf « seul », qui reste au nominatif.

Deux de ces lignes se traduisent mieux par « se retrouver » que par « rester », et c’est une nuance à saisir : остаться dit aussi ce qui arrive à quelqu’un quand les autres s’en vont, ou quand une chose lui est retirée. L’instrumental de друзьями est celui de l’état que l’on traverse, décrit à la page le cas instrumental. La dernière ligne, elle, montre que l’on reste dans une position en joignant au verbe l’infinitif de стоять ou de сидеть. L’usage scolaire, enfin, a figé une expression : остаться на второй год, littéralement « rester pour la deuxième année », c’est-à-dire redoubler.

L’aspect : je reste, je resterai

Le français « je reste » couvre deux situations que le russe distingue. Annoncer, au moment où l’on parle, que l’on ne part pas, c’est le présent de l’imperfectif, Я остаюсь. Annoncer qu’on restera plus tard, c’est le futur du perfectif, Я останусь. L’imperfectif sert encore à l’habitude et à la durée, le perfectif au fait unique et accompli.

À l’impératif, la répartition suit la règle générale. Останься! Ostán’sia ! demande à quelqu’un de ne pas partir, maintenant. Оставайся! est plus engageant : il invite à rester, sans fixer de terme. La formule Оставайтесь с нами! Ostaváïties’ s námi !, « restez avec nous », s’entend à la radio et à la télévision avant une pause, et c’est un bon modèle de cet imperfectif d’invitation. À la forme négative, comme presque toujours, l’imperfectif est de règle : Не оставайся там долго Nie ostaváïsia tam dólgo, « ne reste pas là-bas trop longtemps ».

Une faute typique. Le francophone, qui a retenu оставить pour « laisser », l’emploie volontiers pour « rester » et produit Я оставил дома pour « je suis resté à la maison ». La phrase est boiteuse en russe : elle annonce qu’on a laissé quelque chose à la maison, sans dire quoi, et l’auditeur attend un objet qui ne vient pas. La correction est immédiate dès qu’on se pose la question de l’objet. Rien n’est laissé, donc Я остался дома, ou Я осталась дома dans la bouche d’une femme.

Les formes et l’aspect

Choisissez la forme qui convient. Demandez-vous s’il s’agit d’un fait unique ou d’une habitude, d’un ordre ou d’une défense.

  1. Если будет дождь, я ___ дома. (S’il pleut, je resterai à la maison.)
  2. Летом он всегда ___ в городе. (L’été, il reste toujours en ville.)
  3. Ты ___ или идёшь с нами? (Tu restes ou tu viens avec nous ?)
  4. Я всегда ___ ключи у соседки. (Je laisse toujours mes clés chez la voisine.)
  5. Если хочешь, я ___ тебе ключ. (Si tu veux, je te laisserai la clé.)
  6. Не ___ вещи без присмотра. (Ne laissez pas vos affaires sans surveillance.)
  7. ___ меня в покое! (Laisse-moi tranquille !)
  8. ___, пожалуйста, ещё на час! (Reste encore une heure, s’il te plaît !)
  9. ___ с нами! (Restez avec nous ! — à la radio, avant une pause.)
  10. Весь вечер она ___ одна. (Toute la soirée, elle est restée seule.)
  11. Где ты ___ машину? (Où as-tu laissé la voiture ? — à un homme.)

Ce qui reste : осталось et le génitif

Le français dit « il reste cinq minutes », « il me reste cent roubles », avec un « il » qui ne désigne rien. Le russe n’a pas de pronom vide, et il construit ces phrases avec остаться sans sujet, au neutre singulier, ce qui reste se mettant au génitif. C’est une tournure impersonnelle, de la famille que décrit la page les phrases sans sujet.

Un détail surprend aussitôt : le verbe est au passé, осталось, alors que le français emploie le présent. La logique est celle du perfectif. Ce qui reste est le résultat d’une diminution déjà accomplie — le temps a passé, l’argent a été dépensé — et le russe nomme ce résultat avec la forme qui l’exprime le mieux. On dit donc Осталось пять минут pour « il reste cinq minutes », au moment même où on le dit. Le présent остаётся existe, mais il sert surtout à ce qui demeure durablement : Вопрос остаётся открытым Voprós ostaiótsia otkrýtym, « la question reste ouverte ».

Reste à savoir quand le verbe s’accorde, et quand il se fige. Le principe est le même que dans toute la langue : dès qu’un mot de quantité intervient, le nom passe au génitif et le verbe au neutre. Sans mot de quantité, ou avec один, le nom reste sujet, au nominatif, et le verbe s’accorde avec lui.

Ce qui reste : accord ou neutre figé
Ce qui restePhraseTranscriptionCe que fait le verbe
un nom masculin, avec одинОстался один билет.Ostálsia odín biliét.il s’accorde au masculin
un nom féminin, avec однаОсталась одна минута.Ostálas’ odná minoúta.il s’accorde au féminin
un pronom ou un nom pluriel, sans quantitéОстались только мы.Ostális’ tól’ko my.il s’accorde au pluriel
un nombre à partir de cinqОсталось пять минут.Ostálos’ piat’ minoút.neutre, et génitif pluriel
мало, много, несколькоОсталось мало времени.Ostálos’ málo vriémieni.neutre, et génitif
une négationДенег не осталось.Diénieg nie ostálos’.neutre, et génitif de négation
  • Осталось много работы. Ostálos’ mnógo rabóty. — Il reste beaucoup de travail.
  • Осталось несколько вопросов. Ostálos’ niéskol’ko voprósov. — Il reste quelques questions.
  • Сколько осталось? Skól’ko ostálos’ ? — Combien en reste-t-il ?
  • Ничего не осталось. Nitchegó nie ostálos’. — Il ne reste rien.

Avec два, три, четыре, les deux accords se rencontrent, осталось две минуты comme остались две минуты, et le neutre n’est jamais fautif. Le cas du nom après chaque nombre — génitif singulier après deux, trois et quatre, génitif pluriel à partir de cinq — est exposé à la page le nom après le nombre. La négation, enfin, appelle le génitif même sans nombre : Денег не осталось, Не осталось ни одного билета Nie ostálos’ ni odnogó biliéta, « il ne reste plus un seul billet ». C’est le mécanisme que décrit la page le génitif après une négation.

« Il me reste » : у меня осталось, мне осталось

Pour dire à qui il reste quelque chose, le russe a deux constructions, et elles ne se remplacent pas. Quand il reste une chose que l’on possède, de l’argent, du temps, des provisions, on reprend la construction de la possession, у suivi du génitif : У меня осталось сто рублей. C’est la construction de У меня есть, et la page dire « avoir » en russe en expose le fonctionnement. Quand il reste une action à accomplir, la personne passe au datif et l’action à l’infinitif : Мне осталось только подписать договор.

  • У меня осталось сто рублей. Ou mieniá ostálos’ sto roubliéï. — Il me reste cent roubles.
  • У нас осталось мало времени. Ou nas ostálos’ málo vriémieni. — Il nous reste peu de temps.
  • Мне осталось только подписать договор. Mnie ostálos’ tól’ko podpissát’ dogovór. — Il ne me reste plus qu’à signer le contrat.
  • Нам осталось пройти два километра. Nam ostálos’ proïtí dva kilomiétra. — Il nous reste deux kilomètres à faire.
  • Остаётся только ждать. Ostaiótsia tól’ko jdat’. — Il ne reste plus qu’à attendre.
  • Что мне оставалось делать? Tchto mnie ostaválos’ diélat’ ? — Que pouvais-je faire d’autre ?

Les deux dernières lignes sont des formules. La première se dit sans aucune personne, quand la situation ne laisse plus qu’une issue. La seconde, à l’imperfectif du passé, est la question de celui qui se justifie : elle n’attend pas de réponse, elle affirme qu’il n’y avait pas d’autre choix. Observez enfin la symétrie avec оставить. Он оставил мне сто рублей, « il m’a laissé cent roubles », et У меня осталось сто рублей, « il me reste cent roubles », parlent de la même somme : la première phrase la voit du côté de celui qui l’a laissée, la seconde du côté de celui qui l’a encore.

Ce qui reste

Regardez ce qui reste : un nom seul, ou une quantité ? Puis choisissez la forme qui convient.

  1. ___ пять минут. (Il reste cinq minutes.)
  2. ___ один билет. (Il reste un seul billet.)
  3. ___ одна минута. (Il reste une minute.)
  4. У меня осталось сто ___. (Il me reste cent roubles.)
  5. У нас осталось мало ___. (Il nous reste peu de temps.)
  6. Денег не ___. (Il ne reste plus d’argent.)
  7. ___ только мы. (Il ne restait plus que nous.)
  8. Мне осталось только ___ договор. (Il ne me reste plus qu’à signer le contrat.)
  9. ___ осталось сдать один экзамен. (Il lui reste un examen à passer — à elle.)
  10. Вопрос ___ открытым. (La question reste ouverte.)
  11. Сколько ___ времени? (Combien de temps reste-t-il ?)

Бросить : laisser pour de bon

Le troisième verbe de la page est celui que le francophone oublie de chercher. Бросить bróssit’ veut d’abord dire « jeter », « lancer » : on jette une pierre, on lance un ballon. De ce sens concret, le russe a tiré celui de l’abandon. Ce que l’on jette, on ne le reprend pas ; ce que l’on a бросил, on l’a laissé derrière soi sans intention de revenir. Là où le français dit encore « laisser », « quitter » ou « abandonner », le russe passe à ce verbe dès que l’idée de rupture apparaît.

Le perfectif бросить suit la seconde conjugaison, avec une alternance à la première personne : le с du radical y devient ш, я брошу. L’imperfectif бросать brossát’ est entièrement régulier, sur la première conjugaison.

Le futur de бросить et le présent de бросать
PersonneFutur perfectifTranscriptionPrésent imperfectifTranscription
яброшуbróchouбросаюbrossáiou
тыбросишьbróssich’бросаешьbrossáiech’
он, онаброситbróssitбросаетbrossáiet
мыбросимbróssimбросаемbrossáiem
выброситеbróssitieбросаетеbrossáietie
онибросятbróssiatбросаютbrossáiout

Au passé : бросил, бросила, бросили bróssil, bróssila, bróssili. À l’impératif : брось, бросьте bros’, brós’tie au perfectif, бросай, бросайте brossáï, brossáïtie à l’imperfectif.

Du geste de jeter à l’abandon

Les emplois de бросить
EmploiExempleTranscriptionFrançais
jeter, lancerОн бросил камень в воду.On bróssil kámien’ v vódou.Il a jeté une pierre dans l’eau.
raccrocher brutalementОна бросила трубку.Oná bróssila troúbkou.Elle a raccroché au nez de son interlocuteur.
abandonner une choseОн бросил машину на дороге.On bróssil machínou na dorógie.Il a abandonné la voiture sur la route.
abandonner quelqu’unНе бросай меня!Nie brossáï mieniá !Ne m’abandonne pas !
renoncer à une activitéОна бросила университет.Oná bróssila ouniviersitiét.Elle a abandonné ses études à l’université.
cesser une habitudeЯ бросил курить.Ia bróssil kourít’.J’ai arrêté de fumer.

Lisez le tableau de haut en bas : on passe du geste physique à l’abandon d’une chose, puis d’une personne, puis d’une activité. Le fil ne se rompt jamais, et c’est pourquoi un même verbe peut tout couvrir. Dans chaque ligne, quelque chose est lâché, et rien n’indique qu’on ira le reprendre.

La dernière ligne appelle une précision de construction. Au sens de « cesser », le verbe se fait suivre d’un infinitif, et cet infinitif est toujours imperfectif : бросить курить, бросить пить, jamais un perfectif. Cette contrainte, que бросить partage avec начать, перестать ou продолжать, est expliquée à la page l’aspect de l’infinitif après un autre verbe. Le présent de l’imperfectif décrit l’effort en cours, ce que le français rend par « j’arrête » ou « j’essaie d’arrêter » : Я бросаю курить Ia brossáiou kourít’. Le perfectif annonce que c’est fait : Я бросил курить.

Un dernier emploi appartient à la conversation familière. Seul, à l’impératif, Брось! veut dire « laisse tomber », « allons donc », pour couper court à une inquiétude ou à une excuse : Брось, это ерунда Bros’, èto ieroundá, « laisse tomber, ce n’est rien ».

Оставить ou бросить ?

Les deux verbes se partagent souvent le même objet, et la phrase change alors de ton plus que de sens. Оставить constate qu’une chose est restée quelque part, sans la juger. Бросить dit qu’on s’en est débarrassé ou désintéressé, et la phrase prend une couleur de négligence, de hâte ou de reproche.

Le même objet avec оставить et avec бросить
PhraseTranscriptionCe qu’elle dit
Он оставил машину у дома.On ostávil machínou ou dóma.il a laissé la voiture devant la maison, comme chaque jour
Он бросил машину на дороге.On bróssil machínou na dorógie.il l’a abandonnée là, sans s’en soucier
Она оставила записку на столе.Oná ostávila zapískou na stolié.elle a laissé un mot, pour qu’on le lise
Она бросила записку в огонь.Oná bróssila zapískou v ogón’.elle a jeté le mot au feu
Он оставил работу.On ostávil rabótou.il a quitté son emploi, dit sobrement, dans un registre soutenu
Он бросил работу.On bróssil rabótou.il a lâché son emploi, souvent du jour au lendemain

Retenez la règle d’usage qui se dégage de ces paires. Pour un oubli, un rangement, un objet qu’on retrouvera, оставить est toujours le bon choix. Dès qu’il y a renoncement, l’objet ou la personne lâchés pour de bon, бросить s’impose, et l’interlocuteur entendra aussitôt le jugement que la phrase contient.

Quitter quelqu’un

Pour la rupture entre deux personnes, le français dit « quitter » et laisse au contexte le soin de préciser. Le russe a le choix entre plusieurs verbes, et ce choix dit qui est parti, et ce qu’on en pense.

Quitter quelqu’un : quatre verbes, quatre récits
VerbeExempleTranscriptionCe que dit la phrase
бросить et l’accusatifОн бросил жену.On bróssil jenoú.il l’a abandonnée : rupture à sens unique, jugée sévèrement
уйти от et le génitifОна ушла от мужа.Oná ouchlá ot moúja.elle est partie, elle a quitté le foyer
расстаться с et l’instrumentalМы расстались.My rasstális’.nous nous sommes séparés, sans désigner de responsable
оставить et l’accusatifОн оставил семью.On ostávil siem’iú.il a quitté sa famille : tour plus soutenu, fréquent à l’écrit

Les deux lignes du milieu n’emploient pas de verbe transitif, et c’est leur intérêt. Avec уйти, verbe de mouvement, on raconte un départ ; avec расстаться, dont le -ся marque la réciprocité, on raconte une séparation à deux. On peut même s’y quitter en bons termes : Мы расстались друзьями My rasstális’ drouz’iámi, « nous nous sommes quittés bons amis », avec le même instrumental que plus haut. Avec бросить, en revanche, l’un agit et l’autre subit, et la phrase désigne un coupable.

Quand « laisser » et « rester » changent de verbe

Le français emploie « laisser » devant un infinitif pour dire qu’on permet à quelqu’un de faire quelque chose : laisser parler, laisser entrer, laisser dormir. Aucun des verbes précédents ne sert ici, car оставить suivi d’un infinitif n’a pas ce sens. Le russe emploie d’abord дать, donner, avec la personne au datif et l’action à l’infinitif : Дай мне подумать, « laisse-moi réfléchir ». Il emploie aussi la particule пусть, suivie du verbe conjugué, quand on consent à ce qu’un tiers agisse : Пусть он говорит, « laisse-le parler ». Et pour « laisser entrer », « laisser passer », il a un verbe propre, пустить, avec son composé пропустить.

« Rester » réserve des surprises du même ordre. Rester assis, rester couché, rester à la maison sans bouger se disent très souvent avec le simple verbe de position, sans aucun équivalent de « rester » : on dit qu’on était assis, et cela suffit. Ces verbes d’état sont décrits à la page être debout, couché ou assis. Rester à l’hôtel ou chez des amis, au sens d’y loger pendant un voyage, se dit avec остановиться, le verbe qui veut d’abord dire « s’arrêter ». Le voyageur s’arrête quelque part, et ce verbe dit l’étape.

Les « laisser » et les « rester » qui passent par d’autres verbes
En françaisEn russeTranscriptionLe verbe employé
Laisse-moi réfléchir.Дай мне подумать.Daï mnie podoúmat’.дать, avec le datif et l’infinitif
Laisse-le parler.Пусть он говорит.Poust’ on govorít.пусть, avec le verbe conjugué
Laisse-moi t’aider.Дай я помогу.Daï ia pomogoú.tour familier : дай et le futur perfectif
On ne m’a pas laissé entrer.Меня не пустили.Mieniá nie poustíli.пустить, laisser entrer, laisser aller
Laissez-moi passer, s’il vous plaît.Пропустите, пожалуйста.Propoustítie, pojálouïsta.пропустить, laisser passer
J’ai laissé tomber mon téléphone.Я уронил телефон.Ia ouroníl tieliefón.уронить, faire tomber sans le vouloir
Je suis resté à la maison toute la soirée.Я весь вечер сидел дома.Ia vies’ viétcher sidiél dóma.сидеть, familier : on n’a pas bougé
Nous avons logé chez des amis.Мы остановились у друзей.My ostanovílis’ ou drouziéï.остановиться, pour un séjour
Où logez-vous ?Где вы остановились?Gdie vy ostanovílis’ ?la question de l’hôtelier ou de l’ami

La dernière ligne mérite qu’on s’y arrête, car elle rejoint ce que nous avons vu pour осталось. Pour demander où quelqu’un loge en ce moment, le russe emploie le passé du perfectif : la personne s’est arrêtée quelque part, et elle y est encore. Le français, qui pense à l’état présent, met le présent. Retenez aussi la différence avec остаться в гостинице : cette phrase-là signifie qu’on ne sort pas de l’hôtel, ou qu’on n’en repart pas quand les autres s’en vont. Enfin, « laisse tomber » au sens figuré ne se dit pas avec уронить, qui ne concerne que les objets, mais avec le Брось! déjà rencontré, ou avec Забудь! Zaboúd’ !, « oublie ».

Laisser, rester, abandonner : choisir le verbe

Tous les verbes de la page sont en jeu. Lisez la glose, puis demandez-vous ce que fait vraiment le sujet.

  1. Он ___ курить три года назад. (Il a arrêté de fumer il y a trois ans.)
  2. Она ___ мужа ради другого. (Elle a plaqué son mari pour un autre.)
  3. В Москве мы ___ у друзей. (À Moscou, nous avons logé chez des amis.)
  4. ___ мне подумать. (Laisse-moi réfléchir.)
  5. Меня не ___ в клуб. (On ne m’a pas laissé entrer dans le club.)
  6. Не ___ меня! (Ne m’abandonne pas !)
  7. Я ___ зонт в автобусе. (J’ai laissé mon parapluie dans le bus — dit par un homme.)
  8. Водитель ___ машину и убежал. (Le conducteur a abandonné la voiture et s’est enfui.)
  9. Он ___ камень в воду. (Il a jeté une pierre dans l’eau.)
  10. До поезда ___ десять минут. (Il reste dix minutes avant le train.)
  11. Не уходи, ___! (Ne pars pas, reste !)
  12. Она ___ университет на третьем курсе. (Elle a abandonné l’université en troisième année.)

Ce qu’il faut retenir

Toute la page tient dans trois questions, à poser dans l’ordre. D’abord : le sujet laisse-t-il quelque chose ? Si oui, оставить, avec un objet à l’accusatif, un lieu sans mouvement et, au besoin, une personne au datif. Si c’est le sujet lui-même qui reste, остаться, sans objet. Si ce qui reste n’est laissé par personne et se compte, осталось au neutre, avec le génitif.

Ensuite : laisse-t-on pour de bon ? Quand le français dit laisser, quitter ou abandonner avec une idée de rupture — une personne, un emploi, des études, une habitude —, le russe passe à бросить, et le ton de la phrase change avec lui. Enfin : s’agit-il de permettre ? Laisser faire, laisser entrer, laisser parler se disent avec дать, пусть ou пустить, et non avec les verbes de cette famille. De même, rester assis ou rester à l’hôtel trouvent leur verbe ailleurs.

L’aspect, lui, obéit aux règles de toujours : le perfectif pour le geste unique et son résultat, l’imperfectif pour l’habitude, la durée, le présent et la défense. Une seule particularité de forme est à apprendre par cœur, celle du présent остаюсь, qui perd le -ва- de son infinitif.

Une affaire de réflexe. Comprendre la différence entre оставил et остался prend une minute ; la produire sans hésiter, au milieu d’une phrase, demande de l’entraînement, car les deux mots commencent de la même façon et l’on choisit avant d’avoir fini de les prononcer. Cela s’acquiert par l’oreille, en répétant des phrases entières, ce que travaille notre cours de russe, entièrement audio, en leçons de quatorze minutes. Écoutez la première leçon aujourd’hui, avant d’avoir oublié la moitié de cette page.

Tout le russe : grammaire, verbes et vocabulaire

Plus de cent cinquante pages qui se répondent — la mécanique de la langue, les verbes pris un à un, le vocabulaire par thème — avec des exercices corrigés sur chacune. À parcourir dans l’ordre, ou au gré de vos questions.

Vocabulaire : famille, études, travail
Vocabulaire : voyager et se loger
Vocabulaire : la Russie au quotidien
Le russe tel qu’on le parle

Cours audio de russe : 50 leçons à télécharger

49 €une seule fois Aucun abonnement 50 fichiers audio à télécharger et à garder. Rien ne se reconduit le mois suivant, et il n’y a rien à résilier.

50 leçons de 14 minutes, soit 11 h 39 d’écoute, en fichiers MP3. Je paie une fois, je reçois le lien par courriel, je télécharge le cours entier — ou je l’écoute en ligne.

Je télécharge les 50 leçons Paiement unique de 49 €

La leçon 1 est en haut de cette page, gratuite et en entier : je l’écoute avant de payer, sans compte à créer et sans carte bancaire.

  • Les fichiers sont à moiJe les garde sur mon téléphone, ma tablette ou mon ordinateur, aussi longtemps que je veux.
  • J’écoute sans connexionEn voiture, dans le métro, en avion : aucune donnée mobile, aucune coupure.
  • J’apprends par l’oreilleJe n’écris rien : j’écoute, je répète à voix haute, je parle.

Questions fréquentes

Quelle différence entre оставить et остаться ?

Оставить veut dire « laisser » et a toujours un objet : Я оставил ключи дома, « j’ai laissé mes clés à la maison ». Остаться veut dire « rester » et n’en a jamais : Я остался дома, « je suis resté à la maison ». Pour choisir, demandez-vous si le sujet laisse quelque chose. Si oui, c’est le premier ; si c’est le sujet lui-même qui reste, c’est le second.

Comment ne plus confondre оставлять et оставаться ?

Ce sont les deux imperfectifs, et ils partagent leurs cinq premières lettres. Le premier, оставлять, est « laisser » : оставляю, оставляешь. Le second, оставаться, est « rester », et son présent perd le -ва- : остаюсь, остаёшься. Un repère d’oreille aide : toutes les formes de « laisser » contiennent un в, aucune forme du présent ou du futur de « rester » n’en contient.

Pourquoi dit-on « я остаюсь » et non « я оставаюсь » ?

Parce que les verbes en -ставать, -давать et -знавать perdent leur -ва- au présent : давать fait даю, вставать fait встаю. Le -ва- revient à l’impératif, оставайся, et au passé, оставался. La forme оставаюсь n’existe pas.

Peut-on dire « я оставил дома » pour « je suis resté à la maison » ?

Non. Оставить annonce qu’on a laissé quelque chose, et la phrase reste suspendue faute d’objet : l’auditeur attend de savoir quoi. Pour dire que vous n’êtes pas sorti, il faut le verbe sans objet, Я остался дома, ou Я осталась дома pour une femme.

Après оставить, le lieu se met-il à l’accusatif ou au prépositionnel ?

Au prépositionnel, ou sous forme d’adverbe de lieu, parce que l’objet ne se déplace pas : il reste là où il était. On dit Я оставил книгу на столе, « j’ai laissé le livre sur la table », alors qu’avec un verbe de mouvement comme положить on dirait на стол, à l’accusatif. La question qui convient est где, et non куда.

Comment dit-on « il reste cinq minutes » ?

Осталось пять минут Ostálos’ piat’ minoút. La phrase n’a pas de sujet : le verbe se fige au neutre singulier, et ce qui reste se met au génitif, imposé ici par le nombre. Le même neutre s’emploie après мало, много, несколько et сколько : Осталось мало времени, « il reste peu de temps ».

Pourquoi « осталось » est-il au passé alors que le français dit « il reste » ?

Parce que ce qui reste est le résultat d’une diminution déjà accomplie, et que le russe exprime ce résultat par le passé du perfectif. Осталось пять минут se dit au moment même et se traduit par un présent. Le présent остаётся existe, mais il sert surtout à ce qui demeure durablement : Вопрос остаётся открытым, « la question reste ouverte ».

Quand le verbe s’accorde-t-il avec ce qui reste ?

Quand ce qui reste est un nom au nominatif, sans mot de quantité ou accompagné de один : Остался один билет, Осталась одна минута, Остались только мы. Dès qu’apparaissent un nombre à partir de cinq, un mot comme мало ou une négation, le nom passe au génitif et le verbe au neutre. Avec deux, trois et quatre, les deux accords se rencontrent, et le neutre n’est jamais fautif.

Comment dit-on « il me reste » ?

De deux façons, selon ce qui reste. Pour une chose que l’on possède, on emploie la construction de la possession : У меня осталось сто рублей, « il me reste cent roubles ». Pour une action à accomplir, la personne se met au datif et l’action à l’infinitif : Мне осталось только подписать договор, « il ne me reste plus qu’à signer le contrat ».

Quelle différence entre оставить et бросить ?

Оставить constate qu’une chose ou une personne est restée quelque part, sans jugement. Бросить, dont le sens premier est « jeter », dit qu’on l’a laissée pour de bon, qu’on s’en est débarrassé. Comparez Он оставил машину у дома, il a laissé la voiture devant la maison, et Он бросил машину на дороге, il l’a abandonnée sur la route. Le second verbe porte souvent un reproche.

Comment dit-on « arrêter de fumer » ?

Бросить курить bróssit’ kourít’, avec un infinitif toujours imperfectif : Я бросил курить, « j’ai arrêté de fumer ». Au présent, l’imperfectif décrit l’effort en cours : Я бросаю курить, « j’arrête, j’essaie d’arrêter ». Le même verbe sert à abandonner une activité : бросить работу, бросить университет.

Comment dit-on « quitter quelqu’un » ?

Cela dépend de ce que l’on veut dire. Бросить présente une rupture brutale et à sens unique : Он бросил жену. Уйти от dit qu’une personne est partie du foyer : Она ушла от мужа. Расстаться с dit une séparation sans désigner de coupable : Мы расстались. Оставить, enfin, appartient à un registre plus soutenu : Он оставил семью.

Comment traduire « laisse-moi réfléchir » ou « on ne m’a pas laissé entrer » ?

Sans aucun des verbes de cette page. « Laisser » suivi d’un infinitif, au sens de permettre, se dit avec дать et le datif, Дай мне подумать, ou avec пусть, Пусть он говорит, « laisse-le parler ». « Laisser entrer » se dit пустить : Меня не пустили, « on ne m’a pas laissé entrer ».

Comment dit-on « rester à l’hôtel » ?

Pour un séjour, avec остановиться, le verbe qui veut d’abord dire « s’arrêter » : Мы остановились в гостинице, « nous sommes descendus à l’hôtel », Где вы остановились?, « où logez-vous ? ». La phrase Остаться в гостинице veut dire autre chose : ne pas en sortir, ou ne pas repartir quand les autres s’en vont.

Cours audio de russe : 50 leçons à télécharger

50 leçons de 14 minutes, 11 h 39 d’écoute, en fichiers audio. Un seul paiement de 49 € — aucun abonnement, rien à résilier.

  1. Je paie une fois49 €, et c’est tout : aucun prélèvement le mois suivant.
  2. Je reçois le lien par courrielIl ouvre les 50 leçons du cours complet.
  3. Je télécharge, ou j’écoute en ligneLes deux restent possibles, autant de fois que je veux.
Je télécharge les 50 leçons Paiement unique de 49 €

La leçon 1 est gratuite et complète, en haut de cette page : je l’écoute en entier avant de payer, sans compte à créer et sans carte bancaire.

Ce que je reçois : les 50 leçons audio du cours de russe, à télécharger sur mon téléphone, ma tablette ou mon ordinateur, ou à écouter en ligne — les deux options restent ouvertes. Une question avant d’acheter : info@limbaaudio.com.