Il porte le nom de ce qui le déclenche. Aucune forme du prépositionnel n’existe sans une préposition devant elle — et elles ne sont que cinq à le commander.
La première leçon est gratuite sur la plateforme web ou sur l'application mobile — deux abonnements distincts. Les leçons s'écoutent en ligne, et non sur ce site.
Les cas russes se définissent d’ordinaire par ce qu’ils font : le génitif marque l’appartenance, le datif le destinataire, l’instrumental le moyen. Le prépositionnel fait exception. Il porte le nom, non pas de son sens, mais de ce qui l’impose. C’est le seul cas qui n’apparaisse jamais seul : aucune forme du prépositionnel ne s’emploie sans une préposition devant elle.
Le terme vient de Lomonossov, qui l’emploie dans sa Grammaire russe, achevée en 1755 et imprimée en 1757. Les grammaires antérieures parlaient plutôt de « locatif », le cas du lieu. L’ancien nom disait l’emploi dominant ; le nom moderne dit la contrainte.
La conséquence est pratique, et elle change la manière d’apprendre. Le prépositionnel ne s’aborde pas par une liste d’emplois abstraits, mais par cinq prépositions, chacune avec son domaine propre.
La place de ce cas dans le système des six est décrite dans la page d’ensemble sur les cas.
| Préposition | Ce qu’elle exprime | Exemple |
|---|---|---|
| в (во) | le lieu où l’on se trouve, envisagé comme un intérieur | в городе v górodie — en ville |
| на | le lieu envisagé comme une surface, un espace ouvert ou une activité | на работе na rabótie — au travail |
| о (об, обо) | le sujet dont on parle, dont on pense, dont on se souvient | о погоде o pogódie — de la météo |
| при | la présence, l’époque, le rattachement à une institution | при гостях pri gostiákh — devant les invités |
| по | « après », dans un registre soutenu ou administratif | по окончании po okontchánii — à la fin de |
Cette liste est courte, et c’est une bonne nouvelle : contrairement au génitif, dont les emplois se comptent par dizaines, le prépositionnel se laisse cerner. La difficulté n’est pas de savoir quand l’employer, mais de choisir entre в et на, puis de produire la bonne forme assez vite pour parler.
C’est l’emploi le plus fréquent, et le premier que l’on rencontre. Les deux prépositions répondent à la même question — où ? — et se répartissent le monde.
La répartition n’est pas entièrement logique. On attendrait в pour un bâtiment : c’est pourtant на почте et на заводе. Une partie du partage s’explique — surface, espace ouvert, événement — mais une partie est purement lexicale et s’apprend mot par mot, comme le genre d’un nom français. Cet arbitrage mérite une page à lui seul ; nous ne le tranchons pas ici.
Devant certains groupes de consonnes, в devient во, pour la seule raison que la suite serait imprononçable : во Франции vo Frántsii — en France, во сне vo snie — en rêve. Le cas ne change pas.
на sert aussi au moyen de transport : на машине na machínie — en voiture, на автобусе na avtóboussie — en autobus, на поезде na póiezdie — en train, на самолёте na samoliótie — en avion.
Deuxième grand emploi, sans rapport avec le lieu. о introduit le contenu d’une parole, d’une pensée, d’un souvenir. Il se traduit selon les verbes par « de », « à » ou « au sujet de », ce qui rend la traduction mot à mot inutilisable : c’est la construction russe qu’il faut retenir, pas son équivalent français.
La préposition a trois formes, et le choix ne dépend que de ce qui suit.
| Forme | Devant quoi | Exemple |
|---|---|---|
| о | toute consonne, et les voyelles е, ё, ю, я | о работе o rabótie — du travail |
| об | les voyelles а, э, и, о, у | об уроке ob ourókie — de la leçon |
| обо | un petit groupe de mots : мне, что, всём, всех | обо мне obo mnie — de moi |
La deuxième ligne demande de l’attention, car toutes les voyelles ne comptent pas. On écrit об Иване ob Ivánie, mais о Европе : les lettres е, ё, ю et я notent un son qui débute par un yod, celui de « yeux », et n’appellent donc pas об. Ainsi об армии ob ármii — de l’armée, об этом ob ètom — de cela, mais о ёлке o iólkie — du sapin. De même обо всём obo vsiom — de tout, обо всех obo vsiekh — de tout le monde.
Plusieurs verbes courants imposent cette construction : говорить о, думать о, мечтать о, помнить о. La liste des verbes et du cas qu’ils réclament est traitée dans la page sur la rection des verbes.
при ne gouverne jamais autre chose que le prépositionnel : c’est, des cinq, la seule qui ne réserve aucune surprise. Elle couvre trois valeurs voisines : la présence d’un témoin, l’époque d’un règne ou d’une direction, et le rattachement d’un service à une institution plus grande.
по est un cas à part, et il vaut mieux savoir dès maintenant qu’il est trompeur. Cette préposition régit normalement le datif — voir le cas datif. Elle ne demande le prépositionnel que dans un emploi précis, celui de « après », avec un petit groupe de noms d’action, et dans un registre écrit ou administratif.
La langue parlée hésite, et l’on entend fréquemment le datif à la place. Les ouvrages de référence tiennent la forme du prépositionnel pour la seule correcte dans ce sens. Un débutant n’a pas à produire ces tournures ; il doit seulement les reconnaître.
Voici le point qui coûte le plus d’erreurs. в et на ne commandent le prépositionnel que pour le lieu où l’on se trouve. Dès qu’il y a déplacement vers un endroit, les mêmes prépositions passent à l’accusatif. Le mot ne change pas, la préposition ne change pas : seule la terminaison indique si l’on est quelque part ou si l’on s’y rend.
L’oreille française n’entend pas cette différence parce que le français ne la marque nulle part : « je suis à l’école » et « je vais à l’école » emploient la même forme. En russe, l’opposition est audible et obligatoire. Elle est décrite du côté du mouvement dans la page de l’accusatif.
Deux fausses pistes. D’abord, о suivi de l’accusatif existe : il exprime le contact physique, non le sujet d’une conversation — Он споткнулся о камень On spotknoúlsia o kámien’ — il a trébuché sur une pierre. Ensuite, по employé avec le datif garde son sens courant de parcours : Мы гуляем по парку My gouliáiem po párkou — nous nous promenons dans le parc. Une préposition russe ne détermine pas le cas à elle seule ; c’est le couple préposition + sens qui le détermine.
Nous ne donnons pas ici les terminaisons. Elles appartiennent aux paradigmes et se trouvent dans la déclinaison du masculin, celle du féminin, celle du neutre, et, pour les noms féminins terminés par un signe mou, dans la page qui leur est consacrée. Retenez seulement que le prépositionnel est, des six cas, celui dont les formes surprennent le moins.
Deux réserves tout de même.
Un petit groupe de noms masculins prend après в et на, pour le lieu seulement, une finale accentuée en -у : в лесу v liessoú — dans la forêt. C’est le second locatif, et il a sa propre page.
Les mots qui accompagnent le nom s’accordent avec lui. Adjectifs, possessifs et démonstratifs se mettent eux aussi au prépositionnel, ce qui allonge sensiblement le groupe :
La vraie difficulté est de le produire à temps. Reconnaître un prépositionnel dans un texte écrit ne demande que quelques heures. Le placer sans y penser, au milieu d’une phrase que l’on est en train de construire, demande des centaines de répétitions orales. C’est exactement ce que travaille notre cours de russe, entièrement audio, en leçons courtes. Le reste du dossier est accessible depuis nos dossiers de grammaire.
Le lieu où l’on se trouve, le sujet dont on parle, et le choix entre в, на, о, при et по. Touchez une réponse, puis Correction.
Le mot est donné au nominatif entre parenthèses ; à vous de produire la forme que la préposition réclame. Touchez une réponse, puis Correction.
Cent pages qui se répondent, des sons de la langue à son histoire, avec des exercices corrigés sur chacune. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
Parce qu’il ne s’emploie jamais sans préposition : aucune de ses formes n’apparaît seule dans une phrase. Le nom remonte à la Grammaire russe de Lomonossov, achevée en 1755 et imprimée en 1757. Les grammaires antérieures l’appelaient « locatif », du nom de son emploi principal, le lieu.
Cinq : в (во) et на pour le lieu où l’on se trouve, о (об, обо) pour le sujet dont on parle, при pour la présence ou l’époque, et по dans le sens soutenu de « après », comme dans по приезде.
об devant les voyelles а, э, и, о, у : об уроке. о devant toute consonne et devant е, ё, ю, я : о погоде, о Европе. обо devant un petit groupe de mots : обо мне, обо что, обо всём, обо всех. Les lettres е, ё, ю et я notent un son qui commence par un yod et n’appellent donc pas об.
Parce que в commande deux cas. Avec le prépositionnel, il indique le lieu où l’on est : Я в школе, je suis à l’école. Avec l’accusatif, il indique la direction : Я иду в школу, je vais à l’école. Le français ne marque pas cette différence, le russe l’exige.
Ses emplois sont peu nombreux et ses formes régulières, ce qui en fait l’un des cas les plus abordables. Deux points résistent : l’arbitrage entre в et на, en partie lexical, et le passage à l’accusatif dès qu’il y a déplacement.
Pas pour les produire. Ces tournures relèvent de l’écrit et du registre administratif, et la langue parlée leur substitue souvent le datif. Il suffit de les reconnaître à la lecture.
Plus de 10 000 personnes ont appris avec la méthode LIMBA depuis sa création. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire. Rappel : les deux formules sont indépendantes l'une de l'autre, et les leçons s'écoutent en ligne.
Toutes les langues depuis votre navigateur. Rien à installer. Ne donne pas accès aux applications mobiles.
Accéder à la plateforme →