Un seul mot russe traduit « qui », « que », « dont » et « lequel ». Son genre vient du nom qu’il reprend ; son cas vient du verbe qui le suit. Deux réglages indépendants, à faire dans cet ordre.
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Le français change de relatif selon la fonction : « qui » sujet, « que » complément direct, « dont » complément de nom, « lequel » après préposition. Le russe garde partout le même mot, который kotóryï, et le décline. La difficulté se déplace : elle n’est plus dans le choix du mot, mais dans celui de la forme.
Trois points d’emblée. Une virgule précède toujours la relative et l’encadre quand elle coupe la principale, comme pour toutes les subordonnées. Le relatif ne s’omet jamais. Enfin il ouvre sa proposition, sauf quand une préposition ou un nom le précède.
La règle tient en deux lignes. Le genre et le nombre du relatif viennent du nom repris : ils regardent en arrière. Son cas vient de sa fonction dans la subordonnée : il regarde en avant.
Les deux étages sont indépendants : le cas du nom repris dans la principale n’a aucun effet sur la forme du relatif. C’est le point que les francophones manquent le plus souvent.
Le nom repris ne bouge pas : девушка diévouchka, féminin singulier. Seule la fin du relatif change, pour une raison qui se trouve à droite de la virgule.
Une seule forme, которой, sert ici au datif, à l’instrumental, au prépositionnel et au génitif. Le féminin singulier est le seul endroit où le russe soit aussi économe.
который se décline comme un adjectif à radical dur, du type новый nóvyï ; l’accent reste fixé sur le о de la deuxième syllabe. Voir la déclinaison de l’adjectif.
| Cas | Masculin | Féminin | Neutre | Pluriel |
|---|---|---|---|---|
| Nominatif | который kotóryï | которая kotóraia | которое kotóroie | которые kotóryie |
| Accusatif | который / которого | которую kotórouiou | которое kotóroie | которые / которых |
| Génitif | которого kotórogo | которой kotóroï | которого kotórogo | которых kotórykh |
| Datif | которому kotóromou | которой kotóroï | которому kotóromou | которым kotórym |
| Instrumental | которым kotórym | которой kotóroï | которым kotórym | которыми kotórymi |
| Prépositionnel | о котором o kotórom | о которой o kotóroï | о котором o kotórom | о которых o kotórykh |
Vingt-quatre cases, douze formes : plusieurs font double emploi. которым est l’instrumental du masculin singulier et le datif du pluriel ; которых est le génitif, le prépositionnel et l’accusatif animé du pluriel. Seuls le verbe et la préposition tranchent.
Au masculin singulier et au pluriel, l’accusatif suit la règle de l’animation : forme du nominatif pour une chose, forme du génitif pour un être vivant. Le féminin et le neutre singuliers y échappent : ils gardent которую et которое quoi qu’ils reprennent.
Emploi le plus fréquent : le relatif est sujet du verbe de la subordonnée, qui s’accorde donc avec l’antécédent.
Quand le relatif complète un nom, il se met au génitif et se place après ce nom. C’est le seul cas où un mot plein précède который — ailleurs, seule une préposition peut le faire — et la tournure surprend longtemps.
Le génitif suit aussi les prépositions qui l’exigent, dont у, qui porte la construction tenant lieu de verbe « avoir ».
« Dont » recouvre donc plusieurs constructions russes : ici, c’est бояться qui commande le génitif. Voir quel cas après quel verbe et le cas génitif.
Là où le français dit « que » ou « à qui », le russe suit le régime du verbe.
Le deuxième exemple est un piège durable : le français présente un complément direct, alors que помочь pomótch’ exige le datif. Voir le cas datif et le cas instrumental.
La préposition se place devant le relatif, jamais en fin de proposition comme l’anglais le permet. Elle commande le cas selon sa règle habituelle, exposée à la page quelle préposition, quel cas ; voir aussi les six cas.
Les emplois de ce cas sont détaillés à la page le cas prépositionnel.
Pour le lieu et le temps, le russe abrège : где gdie remplace в котором, куда koudá marque la direction, откуда otkoúda la provenance, когда kogdá le moment. La forme avec который reste correcte, à condition de lui donner la préposition qui convient : откуда équivaut à из которого, non à в котором.
L’opposition где / куда / откуда est celle des questions ; elle est traitée à la page où et vers où.
Dans la conversation, что tchto remplace который, mais seulement au nominatif et à l’accusatif, et de préférence pour des choses. Il est alors invariable.
Sachez le reconnaître ; à l’écrit, который est le choix neutre. Ce что relatif n’est pas la conjonction что, « que », traitée à la page les subordonnées.
Quand l’antécédent n’est pas un nom mais un démonstratif ou un indéfini — тот, то, все, всё — le russe emploie кто kto pour les personnes et что pour les choses. Après то et всё, который est impossible ; après тот et все, il s’entend, mais les grammaires normatives le déconseillent.
Le dernier exemple cache une règle d’accord contre-intuitive : après кто, le verbe de la subordonnée se met au singulier — au masculin quand il est au passé — même si le sens est pluriel ; celui de la principale, lui, s’accorde avec все. Le pluriel n’y est pas fautif pour autant : il est courant quand l’attribut de la subordonnée est un nom pluriel, Те, кто были школьниками… Tie, kto býli chkól’nikami…, et les grammaires le tolèrent aussi quand on veut souligner la pluralité des acteurs. Le singulier reste le choix sûr.
Enfin, что peut reprendre toute la proposition qui précède, comme « ce qui » en français.
Le russe possède un relatif possessif, чей tcheï, « dont le », de registre soutenu et d’emploi surtout écrit : la langue courante lui préfère le génitif de который.
который est aussi un interrogatif, « lequel ». Il a reculé devant какой kakóï et ne tient plus guère qu’au sens de « lequel des deux » et dans Который час? Kotóryï tchas ?, traité à la page l’heure, la date, l’âge.
L’accord lève une ambiguïté que le français garde. Puisque le relatif porte le genre de son antécédent, il indique lequel de deux noms voisins il reprend.
L’avantage disparaît dès que les deux noms partagent le genre et le nombre : le russe est alors aussi ambigu que le français. Voir l’ordre des mots.
Le russe écrit remplace très souvent une relative par un participe. Pour qui lit, savoir défaire la transformation vaut mieux que savoir la faire.
La correspondance a une limite nette : le participe actif ne remplace который que si celui-ci est sujet de la subordonnée, le participe passif que s’il en est le complément direct. Dès que le relatif est au datif, à l’instrumental ou derrière une préposition — человек, которому я звонил — aucun participe n’est possible. Voir les participes et les gérondifs.
La difficulté est de tenir les deux étages à la fois. Le genre demande de se souvenir du nom déjà prononcé, le cas d’anticiper le verbe qui n’est pas encore dit. À l’oral, il faut décider en une fraction de seconde, et c’est pourquoi tant d’apprenants figent который au nominatif. Le réflexe s’installe par l’écoute et la répétition : c’est le travail de notre cours de russe, entièrement audio, en leçons de quatorze minutes.
Complétez chaque relative. Le genre vient du nom repris, le cas vient de la fonction dans la subordonnée. Touchez une réponse, puis Correction.
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Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
En deux temps. Le genre et le nombre viennent du nom repris : дом donne un masculin, книга un féminin, дети un pluriel. Le cas vient de la fonction du relatif dans sa propre proposition : sujet, complément direct, complément d’un verbe à datif, complément d’une préposition. Le cas du nom repris dans la principale n’intervient jamais.
Oui, mais la virgule marque le début de la relative, pas le mot который lui-même : quand une préposition ou un nom le précède, elle passe devant eux, дом, в котором я живу. Le russe sépare toute subordonnée par une virgule, et par deux quand elle coupe la principale : Книга, которую я читаю, лежит на столе. Contrairement au français, il ne distingue pas la relative déterminative de l’explicative : la ponctuation est la même dans les deux cas.
Non. Le russe ne connaît pas l’omission de l’anglais « the book I read ». Le relatif est toujours exprimé. Ce qui peut disparaître, c’est la relative entière, remplacée par un participe : человек, читающий газету au lieu de человек, который читает газету.
Le mot français recouvre plusieurs constructions. Complément de nom : génitif placé après le nom possédé, писатель, книги которого мы читали. Complément d’un verbe à génitif : человек, которого он боится. Complément introduit par une préposition : книги, о которых я говорил. Il faut donc regarder le verbe russe, non le mot français.
который s’accorde et se décline ; il convient partout. что est invariable, limité au nominatif et à l’accusatif, et marqué comme familier : Дом, что стоит на углу. Il devient en revanche obligatoire après то, всё, et pour reprendre toute une proposition.
Toujours devant le relatif : дом, в котором я живу, jamais en fin de proposition. Le seul élément qui puisse précéder который est le nom qu’il complète au génitif, éventuellement avec sa propre préposition : дом, на крыше которого сидит кошка.
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