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Le français a besoin d’un « il » qui ne désigne personne — il fait froid, il faut partir, il est interdit de fumer. Le russe n’a pas ce mot et ne le remplace par rien : il supprime le sujet et met au datif celui que la chose concerne.
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Cette page rassemble ce que le russe fait sans sujet. Vous y trouverez les phrases d’état — j’ai froid, je m’ennuie, j’ai honte —, les mots du devoir et de la permission, les verbes qui refusent qu’on leur donne un sujet, et surtout la grande famille de нужен, celle qui porte le sens français « avoir besoin » en retournant la phrase de bout en bout. Tout tient sur deux mécanismes : le prédicat se fige au neutre, et la personne concernée passe au datif.
Une phrase impersonnelle est une phrase dont le prédicat ne s’accorde avec personne : aucun mot n’y est au nominatif. Le français masque ce vide par un « il » qui ne désigne rien ; le russe le laisse tel quel.
Ces phrases n’ont qu’un mot ou deux : elles sont parmi les premières qu’un débutant peut produire, et parmi les plus fréquentes de la conversation. Deux traits les gouvernent.
La forme du prédicat est figée. Au présent, c’est la troisième personne du singulier ; au passé, le neutre singulier, toujours en -о. Rien ne commande l’accord, donc rien ne varie.
La personne concernée passe au datif. Elle n’est pas sujet : elle est celle à qui la chose arrive. C’est l’emploi le plus caractéristique du cas datif, et il éloigne durablement le russe du français, qui aurait ici un sujet : j’ai froid, je dois partir.
Les datifs des pronoms reviennent sans cesse : мне mnie, тебе tiebié, ему iemoú, ей ieï, нам nam, вам vam, им im. Voir les pronoms personnels.
Il vaut la peine de distinguer tout de suite trois familles, car elles ne se construisent pas de la même façon et la suite de la page les prend l’une après l’autre. La première est celle des prédicatifs en -о : un datif, un mot invariable, et rien d’autre. La deuxième est celle des verbes qui ne se conjuguent pas dans cet emploi, bloqués à la troisième personne du singulier. La troisième, la plus déroutante pour un francophone, est celle de нужен, où la chose dont on a besoin devient sujet et commande l’accord. Les deux premières n’ont rien à accorder ; la troisième accorde tout.
C’est un des moules les plus productifs de la langue : un datif, un mot terminé par -о, et la phrase est faite. Ce mot a la même forme que l’adverbe et que le neutre court de l’adjectif — les grammaires russes l’appellent un prédicatif. Sa morphologie appartient à la page de la forme courte ; ici, seule compte la construction.
| Forme | Sens | Exemple |
|---|---|---|
| холодно | froid | Мне холодно. Mnie khólodno. — J’ai froid. |
| жарко | chaud (pénible) | Ему жарко. Iemoú járko. — Il a chaud. |
| хорошо | bien | Нам хорошо. Nam khorochó. — Nous nous sentons bien. |
| плохо | mal | Ей плохо. Ieï plókho. — Elle se sent mal. |
| скучно | ennuyeux | Мне скучно. Mnie skoútchno. — Je m’ennuie. |
| страшно | effrayant | Мне страшно. Mnie stráchno. — J’ai peur. |
| стыдно | honteux | Ему стыдно. Iemoú stýdno. — Il a honte. |
| жаль | dommage | Мне жаль. Mnie jal’. — Je regrette. |
| лень | pas le courage | Мне лень вставать. Mnie lien’ vstavát’. — Je n’ai pas le courage de me lever. |
Les deux derniers échappent à la forme en -о : лень est un nom employé comme prédicat, et жаль n’a pas d’autre emploi que celui-là.
Le même moule décrit un lieu aussi bien qu’une personne : on remplace le datif par un groupe de lieu, ou l’on n’en met aucun.
Le datif vient d’ordinaire en tête, parce qu’il désigne ce dont on parle ; le prédicatif, qui apporte l’information neuve, ferme la phrase — la logique de tout l’ ordre des mots russe.
La liste ne s’arrête pas aux neuf mots du tableau précédent. Tout ce qu’un corps éprouve et tout ce qu’une humeur traverse se dit par le même moule, si bien qu’une dizaine de prédicatifs supplémentaires couvrent la presque totalité de la conversation quotidienne. Apprenez-les comme des blocs, avec leur datif devant : vous n’aurez jamais rien à y accorder.
| Forme | Sens | Exemple |
|---|---|---|
| больно | douloureux | Мне больно. Mnie ból’no. — J’ai mal. |
| душно | étouffant | Здесь душно. Zdies’ doúchno. — On étouffe ici. |
| тепло | chaud (agréable) | Мне тепло. Mnie tiepló. — Je n’ai pas froid. |
| весело | gai | Нам было весело. Nam býlo viéssielo. — Nous nous sommes bien amusés. |
| обидно | blessant | Мне обидно. Mnie obídno. — Je suis blessé. |
| неудобно | gênant | Мне неудобно вас просить. Mnie nieoudóbno vas prossít’. — Je suis gêné de vous le demander. |
| приятно | agréable | Мне приятно это слышать. Mnie priiátno èto slýchat’. — Cela me fait plaisir à entendre. |
| интересно | intéressant | Мне интересно, что он скажет. Mnie intieriésno, tchto on skájet. — Je me demande ce qu’il va dire. |
| трудно | difficile | Мне трудно вставать рано. Mnie troúdno vstavát’ ráno. — Me lever tôt m’est pénible. |
| легко | facile | Ему легко говорить. Iemoú liekhkó govorít’. — Il en parle à son aise. |
Trois remarques de maniement, et vous tiendrez la construction entière. Le prédicatif accepte un infinitif derrière lui, et le datif reste à sa place devant : Мне трудно вставать, Мне приятно это слышать. Il s’intensifie comme un adverbe, avec очень ótchen’, « très », ou так tak, « si » ; et une exclamation en как kak est l’un des tours les plus courants de la langue parlée. Il se nie en plaçant simplement не devant lui, sans rien changer d’autre.
Reste un mot à connaître, qui transforme l’état en changement d’état : стало stálo, le passé neutre de стать, « devenir ». Il s’intercale entre le datif et le prédicatif et dit que la chose s’est mise à être. Le présent correspondant est становится stanóvitsia. Comme tout ce qui précède, ces deux formes ne s’accordent avec personne.
Avant d’entrer dans le détail, il faut voir l’ampleur du phénomène, car ce n’est pas une curiosité de grammaire : c’est une habitude de pensée. Le français aime les sujets humains. Il dit « j’ai froid », « j’ai besoin », « je dois », « j’ai envie », « j’ai de la chance », et place chaque fois la personne au premier rang, comme si elle agissait. Le russe, lui, considère que personne n’agit dans ces phrases : la sensation, le besoin, la nécessité et la chance arrivent à quelqu’un. Ce quelqu’un est donc un destinataire, non un agent, et il prend le datif.
| Français | Russe | Mot à mot |
|---|---|---|
| J’ai froid. | Мне холодно. Mnie khólodno. | à moi, froidement |
| J’ai mal. | Мне больно. Mnie ból’no. | à moi, douloureusement |
| Je m’ennuie. | Мне скучно. Mnie skoútchno. | à moi, ennuyeusement |
| J’ai honte. | Мне стыдно. Mnie stýdno. | à moi, honteusement |
| Je regrette. | Мне жаль. Mnie jal’. | à moi, dommage |
| J’ai besoin d’un dictionnaire. | Мне нужен словарь. Mnie noújen slovár’. | à moi, un dictionnaire est nécessaire |
| Je dois partir. | Мне надо идти. Mnie nádo idtí. | à moi, il faut aller |
| J’ai envie de dormir. | Мне хочется спать. Mnie khótchetsia spat’. | à moi, cela se veut dormir |
| Il me semble. | Мне кажется. Mnie kájetsia. | à moi, cela paraît |
| Je n’ai pas assez de temps. | Мне не хватает времени. Mnie nie khvatáiet vriémieni. | à moi, il ne suffit pas de temps |
| J’ai de la chance. | Мне везёт. Mnie vieziót. | à moi, cela transporte |
| J’ai réussi à trouver. | Мне удалось найти. Mnie oudalós’ naïtí. | à moi, cela a réussi de trouver |
| Je n’arrive pas à dormir. | Мне не спится. Mnie nie spítsia. | à moi, cela ne se dort pas |
| J’ai vingt ans. | Мне двадцать лет. Mnie dvádtsat’ liet. | à moi, vingt ans |
Lisez la colonne du milieu de haut en bas : le même мне ouvre les quatorze phrases. C’est l’une des rares fois où la grammaire russe simplifie le travail, et il faut en profiter. Un francophone qui veut parler vite gagne à prendre l’habitude suivante : dès qu’il se surprend à commencer une phrase par « je » suivi d’un état, d’un besoin ou d’une obligation, il recommence par мне.
La réciproque n’est pas vraie, et il serait fâcheux de croire que tout « je » français devient datif. Quand la personne agit, ou qu’elle est elle-même dans un certain état durable, elle reste sujet au nominatif et le mot s’accorde avec elle : Я устал Ia oustál, « je suis fatigué » (dit par un homme), Я замёрз Ia zamiórz, « je suis gelé ». Le partage n’est pas affaire de logique mais d’usage, et chaque tour s’apprend avec son cas.
Bâtie sur un prédicatif, une phrase impersonnelle n’a pas de verbe au présent, comme toute phrase russe sans « être ». Pour la reporter dans le temps, on ajoute было býlo ou будет boúdiet. Ces deux formes ne changent jamais, quelle que soit la personne concernée. Celles qui reposent sur un verbe (темнеет, хочется) ont bien un présent et se reportent dans le temps par leur propre conjugaison.
| Présent | Passé | Futur |
|---|---|---|
| Мне холодно. | Мне было холодно. Mnie býlo khólodno. | Мне будет холодно. Mnie boúdiet khólodno. |
| Надо идти. | Надо было идти. Nádo býlo idtí. | Надо будет идти. Nádo boúdiet idtí. |
| Нельзя курить. | Нельзя было курить. Niel’ziá býlo kourít’. | Нельзя будет курить. Niel’ziá boúdiet kourít’. |
Было se glisse le plus souvent entre le datif et le prédicatif. Des formes du passé et du futur de быть, deux seulement servent ici.
Retenez bien cette invariabilité, car la section consacrée à нужен va y faire exception, et c’est la seule de la page. Tant que le prédicat est un mot figé — холодно, надо, нельзя, можно —, rien ne peut commander l’accord et le neutre было s’impose. Dès que le prédicat est une forme courte d’adjectif qui s’accorde, le verbe « être » s’accorde avec elle.
Complétez chaque phrase impersonnelle. On travaille ici le datif de la personne, la forme figée du prédicat et les modaux. Touchez une réponse, puis Correction.
Voici le point où les deux langues se tournent exactement le dos, et il mérite qu’on s’y arrête longtemps, car aucune autre construction russe ne coûte autant de fautes à un francophone. En français, celui qui a besoin est sujet, et la chose dont il a besoin n’est qu’un complément : j’ai besoin d’un dictionnaire. En russe, tout est retourné. La chose dont on a besoin devient sujet, au nominatif ; celui qui en a besoin passe au datif ; et le prédicat s’accorde avec la chose. Mot à mot, la phrase russe dit : « à moi, un dictionnaire est nécessaire ».
Le mot qui porte ce sens est нужен noújen, forme courte d’un adjectif. Comme tout adjectif, il s’accorde ; comme toute forme courte, il n’a que quatre variantes. Le choix se fait sur le genre et le nombre du nom qui suit, jamais sur la personne qui parle.
| Forme | S’accorde avec | Exemple | Français |
|---|---|---|---|
| нужен noújen | un nom masculin | Мне нужен словарь. Mnie noújen slovár’. | J’ai besoin d’un dictionnaire. |
| нужна noujná | un nom féminin | Мне нужна помощь. Mnie noujná pómochtch’. | J’ai besoin d’aide. |
| нужно noújno | un nom neutre | Мне нужно время. Mnie noújno vriémia. | J’ai besoin de temps. |
| нужны noujný | un pluriel | Мне нужны деньги. Mnie noujný dién’gui. | J’ai besoin d’argent. |
Observez la colonne des exemples : мне ne bouge pas d’une ligne à l’autre. Ce qui bouge, c’est la terminaison de нужен, et elle obéit à un mot que le français aurait relégué au second plan. Autrement dit, pour dire en russe « j’ai besoin de », vous devez d’abord savoir le genre du nom qui suit — ce qui fait de cette construction le meilleur exercice de révision du genre des noms que la langue puisse offrir.
Deux observations de maniement. D’abord, l’accent se déplace : il repose sur la première syllabe de нужен et de нужно, mais passe sur la terminaison dans нужна et нужны. C’est le schéma habituel des formes courtes, décrit à la page de la forme courte. Ensuite, le datif peut manquer : la phrase devient générale, et dit qu’une chose est nécessaire sans préciser à qui. Нужен словарь Noújen slovár’ signifie « il faut un dictionnaire ».
C’est ici que la règle du neutre invariable, vraie partout ailleurs, tombe. Puisque нужен est un adjectif accordé, le verbe « être » qui l’accompagne s’accorde lui aussi — avec la chose, et non avec la personne. On obtient donc был, была, было, были au passé, et будет ou будут au futur.
| Chose | Présent | Passé | Futur |
|---|---|---|---|
| словарь masculin | Мне нужен словарь. | Мне нужен был словарь. Mnie noújen byl slovár’. | Мне будет нужен словарь. Mnie boúdiet noújen slovár’. |
| помощь féminin | Мне нужна помощь. | Мне нужна была помощь. Mnie noujná bylá pómochtch’. | Мне будет нужна помощь. Mnie boúdiet noujná pómochtch’. |
| время neutre | Мне нужно время. | Мне нужно было время. Mnie noújno býlo vriémia. | Мне будет нужно время. Mnie boúdiet noújno vriémia. |
| деньги pluriel | Мне нужны деньги. | Мне нужны были деньги. Mnie noujný býli dién’gui. | Мне будут нужны деньги. Mnie boúdout noujný dién’gui. |
| un infinitif | Мне нужно идти. | Мне нужно было идти. Mnie noújno býlo idtí. | Мне нужно будет идти. Mnie noújno boúdiet idtí. |
Comparez les deux dernières lignes, et vous aurez compris toute la section. Dans Мне нужно было время, le neutre было répond au neutre время : c’est un accord. Dans Мне нужно было идти, le même было n’accorde rien du tout, puisqu’un infinitif n’a pas de genre : c’est le neutre par défaut. Les deux phrases se ressemblent mot pour mot et ne fonctionnent pas de la même manière.
Un mot de l’ordre des mots, car il surprend. On entend Мне нужна была помощь et Мне была нужна помощь : les deux sont possibles, et la première, qui place le verbe après la forme courte, est la plus fréquente à l’oral. Au futur, l’usage courant met будет avant la forme accordée quand il s’agit d’un nom, et après elle quand il s’agit d’un infinitif. Si l’hésitation vous arrête, retenez simplement l’ordre du tableau et vous serez toujours compris.
Changez la chose pour une action, et l’accord disparaît. Devant un infinitif, нужно n’est plus une forme courte accordée mais un prédicatif figé, exactement comme холодно : il ne varie plus jamais, quel que soit celui qui parle. Son jumeau est надо nádo, qui ne se présente, lui, que sous cette seule forme.
La différence entre les deux est de registre, non de sens. Надо appartient à la langue parlée : il est bref, familier, et c’est celui qu’on entend dans une cuisine. Нужно est neutre : il passe à l’oral comme à l’écrit, dans une lettre comme dans une conversation avec un inconnu. Au-dessus d’eux se placent deux mots de la langue soignée, необходимо nieobkhodímo, « il est indispensable », et следует sliédouiet, « il convient de », qu’on rencontre dans un règlement, un article ou la bouche d’un médecin.
| Mot | Registre | Construction | Exemple |
|---|---|---|---|
| надо | familier, oral | datif + infinitif | Мне надо идти. Mnie nádo idtí. |
| нужно | neutre, partout | datif + infinitif | Мне нужно идти. Mnie noújno idtí. |
| должен | neutre, personnel | nominatif accordé + infinitif | Я должен идти. Ia dóljen idtí. |
| придётся | neutre, contrainte subie | datif + infinitif | Мне придётся идти. Mnie pridiótsia idtí. |
| необходимо | soutenu, écrit | datif + infinitif, ou forme accordée | Необходимо принять решение. Nieobkhodímo priniát’ riechéniie. |
| следует | soutenu, écrit | datif + infinitif | Вам следует обратиться к врачу. Vam sliédouiet obratítsia k vratchoú. |
Un piège à éviter : надо ne se met pas devant un nom dans une langue soignée. On entend bien, dans la rue, des tours comme Мне надо денег, mais la phrase que l’on vous demandera d’écrire est Мне нужны деньги. Devant un nom, choisissez toujours la forme accordée.
La négation ne demande qu’un mot, не, placé devant la forme courte. L’accord, lui, ne change pas : il continue de suivre la chose, exactement comme à l’affirmatif. C’est la bonne nouvelle de cette section.
Trois choses à noter. La quatrième phrase montre la double négation obligatoire du russe : ничего appelle не devant le prédicat, comme l’explique la page personne, rien, nulle part. La cinquième montre que la négation d’une obligation donne une absence d’obligation, et non une interdiction : Мне не нужно идти veut dire que je peux rester, pas qu’on m’empêche de partir. La sixième est l’une des formules les plus utiles du russe parlé : Не надо, seul, suffit à refuser un service, et selon le ton il signifie « inutile » ou « arrête ».
Trois autres façons de dire le besoin existent, chacune avec son registre et sa construction. Un débutant n’a pas à les produire, mais il les rencontrera dès la première annonce, la première notice ou le premier article, et il gagne à les reconnaître.
Необходимо se comporte comme нужно, en plus fort et en plus écrit. Devant un infinitif, il est invariable ; devant un nom, il s’accorde comme toute forme courte, et donne необходим, необходима, необходимо, необходимы. Là où нужно dit un besoin ordinaire, celui-ci dit l’indispensable.
Требуется triébouietsia est un verbe, employé à la troisième personne, qui s’accorde avec la chose requise : celle-ci est au nominatif, et le pluriel donne требуются triébouioutsia. C’est le mot de l’administration, des modes d’emploi et des petites annonces ; sa valeur est objective, comme si le besoin ne venait de personne.
Нуждаться в noujdátsia v est l’exception qui éclaire la règle : c’est la seule construction du besoin où la personne redevient sujet, au nominatif, comme en français. La chose, elle, passe au prépositionnel derrière в. Le registre est écrit et le besoin, grave : on l’emploie pour un malade, un bâtiment, un pays, rarement pour un dictionnaire.
| Construction | La personne | La chose | Registre |
|---|---|---|---|
| нужен | datif | nominatif, commande l’accord | courant, partout |
| необходим | datif | nominatif, commande l’accord | soutenu, insistant |
| требуется | le plus souvent absente | nominatif, commande l’accord | administratif |
| нуждаться в | nominatif, sujet | prépositionnel après в | écrit, besoin grave |
Le besoin et le manque sont deux idées voisines que le russe sépare nettement. Нужен dit qu’il faudrait une chose ; не хватает nie khvatáiet dit qu’elle est en quantité insuffisante. Le verbe хватать reste à la troisième personne du singulier, ne s’accorde avec rien, et met la chose qui manque au génitif : c’est une vraie tournure impersonnelle, contrairement à celle de нужен.
Le passé se dit не хватало quand le manque dure et не хватило quand il se constate une fois, à un moment précis — la distinction d’aspect au passé dans toute sa simplicité. Хватит! Khvátit ! employé seul signifie « ça suffit ». La langue écrite dispose aussi de недостаёт niedostaiót, de même construction et de ton plus relevé.
La dernière phrase de la liste vaut d’être apprise telle quelle, car elle retourne le français de part en part. « Tu me manques » a pour sujet « tu » ; Мне тебя не хватает n’a aucun sujet, met celui qui souffre au datif et celui qui manque au génitif. Mettez l’un pour l’autre et vous direz le contraire de ce que vous pensez.
| Phrase russe | Français | Cas de la chose | Le prédicat |
|---|---|---|---|
| Мне нужны деньги. | J’ai besoin d’argent. | nominatif, деньги | s’accorde avec la chose |
| Мне не хватает денег. | Je n’ai pas assez d’argent. | génitif, денег | figé au singulier |
| Мне нужна помощь. | J’ai besoin d’aide. | nominatif, помощь | s’accorde avec la chose |
| Мне не хватает помощи. | L’aide me fait défaut. | génitif, помощи | figé au singulier |
Dans chaque phrase, cherchez d’abord le genre et le nombre de la chose dont on a besoin : c’est lui qui décide. Touchez une réponse, puis Correction.
Ces mots portent ce que le français confie à des verbes conjugués — devoir, falloir, pouvoir. Les quatre premiers du tableau ne se conjuguent pas et se font suivre d’un infinitif ; tous mettent au datif la personne concernée, s’il y en a une.
| Forme | Sens | Exemple |
|---|---|---|
| надо | il faut | Мне надо идти. Mnie nádo idtí. — Je dois partir. |
| нужно | il faut (même sens) | Нам нужно работать. Nam noújno rabótat’. — Nous devons travailler. |
| можно | on peut, c’est permis | Здесь можно курить. Zdies’ mójno kourít’. — On peut fumer ici. |
| нельзя | c’est interdit, impossible | Здесь нельзя курить. Zdies’ niel’ziá kourít’. — Il est interdit de fumer ici. |
| пора | il est temps | Мне пора домой. Mnie porá domóï. — Il est temps que je rentre. |
| придётся | il faudra bien | Нам придётся ждать. Nam pridiótsia jdat’. — Il va falloir attendre. |
Les deux derniers sortent du lot. Пора est un nom passé à cet emploi, et se contente souvent d’un adverbe au lieu d’un infinitif : Мне пора домой. Придётся est un vrai verbe, qui a un passé, пришлось prichlós’ : Нам пришлось ждать Nam prichlós’ jdat’, « il nous a fallu attendre ». Dans cet emploi, il ne se rencontre qu’à la troisième personne du singulier.
Надо et нужно sont interchangeables dans la langue courante ; надо sonne un peu plus familier. Omettre le datif est correct et rend l’énoncé général : Надо работать Nádo rabótat’, « il faut travailler », sans dire qui.
Некогда appartient à la série négative en не- traitée à la page personne, rien, nulle part.
Regroupons maintenant ces mots par ce qu’ils font, car un francophone les mélange facilement. Можно permet, нельзя interdit, надо oblige. Le point à retenir est que la négation de можно n’est pas « не можно », qui n’existe pas en russe, mais нельзя, un mot entièrement différent.
Можно sert d’abord à demander la permission, et c’est à ce titre l’un des premiers mots dont un voyageur a besoin. Il se place en tête de phrase, souvent suivi du datif de celui qui demande, et il se répond par lui-même.
Il faut enfin distinguer deux négations qui se ressemblent et ne disent pas la même chose. Нельзя interdit ; не надо conseille de ne pas. Dire Не надо спешить Nie nádo spiechít’, c’est dire que rien ne presse ; dire Нельзя спешить, ce serait poser une règle. Au passé, la nuance devient un regret dans un cas et un reproche dans l’autre.
| Mot | Présent | Passé | Ce que dit le passé |
|---|---|---|---|
| можно | Можно войти? | Можно было войти. Mójno býlo voïtí. | c’était permis, c’était possible |
| нельзя | Нельзя курить. | Нельзя было курить. Niel’ziá býlo kourít’. | c’était interdit |
| надо | Надо идти. | Надо было идти. Nádo býlo idtí. | il aurait fallu partir, et on ne l’a pas fait |
| не надо | Не надо спешить. | Не надо было спешить. Nie nádo býlo spiechít’. | il ne fallait pas se presser |
La troisième ligne mérite d’être lue deux fois. Надо было suivi d’un infinitif est la façon ordinaire d’exprimer le regret en russe : le français emploierait un conditionnel passé, « il aurait fallu », là où le russe se contente d’un passé et laisse l’intonation faire le reste. Le conditionnel existe pourtant, et s’ajoute d’ailleurs à ces tours pour les adoucir.
Нельзя change de sens selon l’aspect du verbe qui suit. C’est une des rares règles où le choix de l’aspect modifie le sens de la phrase entière. Suivi d’un imperfectif, нельзя interdit ; suivi d’un perfectif, il constate une impossibilité matérielle.
La même opposition traverse l’ordre négatif. Ailleurs, l’aspect après un modal suit ses règles propres, exposées à la page l’aspect après un modal.
À côté de la tournure impersonnelle, le russe en a une personnelle qui dit presque la même chose. La différence n’est pas de sens mais de construction, et il faut choisir dès le premier mot. Avec надо, la personne est au datif et rien ne s’accorde. Avec должен, elle est sujet, donc au nominatif, et le mot s’accorde avec elle en genre et en nombre.
Une nuance les sépare : должен penche vers l’obligation contractée, надо vers la nécessité des circonstances. Elle est faible, et bien des phrases acceptent l’un comme l’autre.
Même partage avec нужно et нужен. Devant un infinitif, нужно est un prédicatif invariable. Devant un nom, le russe emploie la forme courte de l’adjectif, qui s’accorde avec la chose dont on a besoin — laquelle reste au nominatif. Ce que le français traite en complément, le russe le traite en sujet.
Le paradigme de должен et de нужен, et le déplacement de leur accent au féminin et au pluriel, relèvent de la forme courte ; ici, seul compte le choix entre les deux constructions.
Un petit groupe de verbes ne s’emploie, dans ce sens, qu’à la troisième personne du singulier, avec un datif devant ; plusieurs d’entre eux se conjuguent tout à fait normalement dans leurs autres emplois. Beaucoup se terminent par -ся, dont c’est une des valeurs : voir les verbes en -ся.
Les deux derniers mettent le nom au génitif, que хватать commande : voir quel cas après quel verbe.
Un cas voisin, mais différent. Нравиться prend lui aussi un datif, et le français le traduit par un sujet — « j’aime ». La phrase russe n’est pourtant pas impersonnelle : la chose aimée est sujet, au nominatif, et le verbe s’accorde avec elle. Devant un infinitif, il n’y a plus rien au nominatif, et la phrase rejoint le moule impersonnel.
Quatre de ces verbes reviennent si souvent qu’ils valent chacun un paragraphe. Aucun ne s’accorde avec quoi que ce soit, tous se font précéder d’un datif, et tous disposent de leur propre passé, puisqu’ils sont de vrais verbes et non des prédicatifs figés.
Кажется introduit un jugement qu’on n’affirme pas tout à fait. Suivi de что, il ouvre une subordonnée ; glissé entre deux virgules au milieu de la phrase, il devient l’équivalent de « on dirait ». Son passé imperfectif казалось kazálos’ dit ce qui semblait durer ; le perfectif показалось pokazálos’ dit une impression soudaine, presque toujours démentie par la suite.
Хочется est le frère discret de хочу, « je veux ». Я хочу спать annonce une volonté ; Мне хочется спать constate une envie qui vient toute seule, et c’est pour cela que le russe y supprime le sujet. La nuance est forte, et un Russe entend très bien la différence entre les deux phrases : la seconde est plus douce, plus polie, moins engageante. Le passé est хотелось khotiélos’.
Стоит stóit suivi d’un infinitif signifie « cela vaut la peine », et avec un datif devant, « vous feriez bien de ». C’est l’une des façons les plus naturelles de donner un conseil en russe sans donner d’ordre. Attention à ne pas le confondre avec le même mot au sens de « coûter » : la forme est identique, seul le contexte distingue. Son passé est стоило stóilo, et не стоило exprime un reproche rétrospectif.
Придётся dit une obligation imposée par les circonstances, et presque toujours à contrecœur : là où надо constate une nécessité, celui-ci laisse entendre qu’on s’en passerait volontiers. C’est le seul des quatre à distinguer nettement trois formes dans l’usage courant : le présent приходится prikhóditsia pour ce qui revient régulièrement, le futur придётся pour ce qui attend, et le passé пришлось pour ce qui a bien fallu faire.
Deux autres verbes du même moule complètent la série, et tous deux disent la réussite ou la chance. Удаётся oudaiótsia et son passé удалось se font suivre d’un infinitif ; везёт et son passé повезло poviezló se passent même de cela.
| Verbe | Présent | Passé | Sens |
|---|---|---|---|
| казаться | кажется | казалось, показалось | il semble |
| хотеться | хочется | хотелось | on a envie |
| стоить | стоит | стоило | cela vaut la peine |
| приходиться | приходится | пришлось | il faut bien, futur придётся |
| удаваться | удаётся | удалось | on parvient à |
| везти | везёт | повезло | on a de la chance |
| хватать | хватает | хватало, хватило | il y a assez de, + génitif |
| спаться | спится | спалось | le sommeil vient ou ne vient pas |
Trois domaines se passent du datif : ou bien aucune personne n’est en cause, ou bien elle y figure à un autre cas, comme on le verra plus bas. Les verbes de phénomène atmosphérique ne connaissent, dans ce sens, que la troisième personne du singulier : светать n’a même pas d’autre emploi, tandis que темнеть et морозить se conjuguent normalement dans leurs autres sens.
Ce sont les tournures les plus radicalement impersonnelles de la langue : rien, absolument rien, ne peut y être mis au nominatif. Dans Мне холодно, il y avait encore une personne, même au datif ; ici, il n’y a personne du tout, et aucune place pour quiconque. Le passé se forme sans surprise, au neutre singulier : темнело tiemniélo, светало svietálo.
| Forme | Sens | Exemple |
|---|---|---|
| темнеет | la nuit tombe | На улице темнеет. Na oúlitse tiemniéiet. |
| светает | le jour se lève | Летом рано светает. Liétom ráno svietáiet. |
| холодает | il se met à faire froid | К вечеру холодает. K viétcherou kholodáiet. |
| теплеет | il se radoucit | Весной теплеет. Viesnóï tiepliéiet. |
| морозит | il gèle | Ночью морозит. Nótchiou morózit. |
| моросит | il bruine | Сегодня моросит. Siegódnia morossít. |
| дует | il y a un courant d’air | Здесь дует. Zdies’ doúiet. |
| пахнет | ça sent, + instrumental | Пахнет дождём. Pákhniet dojdióm. |
La dernière ligne demande une remarque de cas : ce qui sent se met à l’instrumental, et non au nominatif. On comprend pourquoi en regardant la phrase de près — l’odeur n’est pas le sujet du verbe, elle est le moyen par lequel l’air se trouve chargé. Пахнет дождём, « ça sent la pluie », est une phrase sans sujet qui contient pourtant le mot « pluie ».
Avec quelques verbes qui disent un malaise physique, la personne passe à l’accusatif et non au datif : elle subit, elle n’est pas destinataire. L’accusatif n’y marque aucun complément d’objet. Les autres façons de dire qu’on va mal gardent le datif : Мне плохо Mnie plókho.
Le corps russe se dit donc de trois manières, et il faut les tenir séparées. Au datif, la sensation est éprouvée : Мне холодно, Мне больно. À l’accusatif, le malaise est subi, avec les deux verbes ci-dessus et quelques autres du même genre. Enfin, quand on nomme l’organe qui fait souffrir, la phrase redevient tout à fait personnelle : l’organe est sujet, et la personne passe à у suivi du génitif, comme dans la construction de possession.
Enfin, quand une force naturelle agit, le russe efface le sujet et rejette cette force à l’instrumental : le verbe reste au neutre, l’objet à l’accusatif. La tournure est fréquente dans le récit et la presse.
Même exercice, sur les verbes qui refusent un sujet, les forces de la nature et le « on » russe. Touchez une réponse, puis Correction.
Un infinitif seul, avec ou sans datif, forme une phrase complète : selon l’intonation, elle interroge, ordonne ou constate une impossibilité. Les questions de ce type sont quotidiennes.
Avec un datif et la négation, l’infinitif dit une impossibilité définitive, que le français rend par « ne pas pouvoir ».
Le russe n’a pas de mot correspondant à « on ». Quand l’agent est humain mais indéterminé, il emploie la troisième personne du pluriel sans pronom devant : le verbe seul suffit.
C’est le principal moyen d’éviter le passif, dont le russe use peu : voir la page du passif.
L’absence. Нет, не было, не будет sont impersonnels par la forme : ils ne varient pas. Его нет дома Ievó niet dóma, « il n’est pas à la maison ». Le cas qu’ils imposent au nom obéit en revanche à une règle propre, exposée à la page du génitif de négation ; la syntaxe de la négation et la construction de possession ont chacune la leur.
L’âge. Мне двадцать лет Mnie dvádtsat’ liet emploie le même datif sans sujet, mais son mécanisme tient aux nombres : voir l’heure, la date, l’âge. Quant à Мне кажется, что…, la virgule et les conjonctions relèvent des subordonnées.
Ce sont des phrases à apprendre en bloc. Rien n’y est à décliner ni à conjuguer, mais tout y est à placer : le datif, puis le prédicatif, было au milieu. L’oreille les retient plus vite que l’œil. Notre cours de russe, entièrement audio, les fait passer en leçons de quatorze minutes ; le dossier complet est sur la page de grammaire russe.
Une seule phrase résume la page, et elle mérite d’être relue avant de passer aux derniers exercices : cherchez d’abord s’il y a quelque chose au nominatif. S’il n’y a rien, le prédicat se figera au neutre et vous n’aurez rien à accorder. S’il y a un nom — et c’est le cas de нужен comme de нравится —, c’est lui qui commande tout, même si le français en avait fait un complément.
Dernière série, la plus variée : permission et interdiction, conseil, obligation subie, états du corps. Touchez une réponse, puis Correction.
Cent pages qui se répondent, des sons de la langue à son histoire, avec des exercices corrigés sur chacune. À parcourir dans l’ordre, ou au gré de vos questions.
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C’est une phrase sans sujet au nominatif : Холодно, il fait froid. Le prédicat y est figé — troisième personne du singulier au présent, neutre singulier au passé — et la personne concernée, s’il y en a une, se met au datif : Мне холодно.
Parce que холодный décrirait la température de la personne elle-même, comme un objet froid au toucher. Мне холодно dit ce qu’elle éprouve. Le russe traite la sensation comme un état qui arrive à quelqu’un, d’où le datif.
En retournant la phrase française. La personne passe au datif, la chose dont on a besoin devient sujet au nominatif, et le mot нужен s’accorde avec elle : Мне нужен словарь Mnie noújen slovár’, j’ai besoin d’un dictionnaire. Mot à mot : à moi, un dictionnaire est nécessaire.
Parce que c’est la forme courte d’un adjectif, et qu’un adjectif s’accorde. Il s’accorde non pas avec la personne mais avec la chose : нужен devant un masculin, нужна devant un féminin, нужно devant un neutre, нужны devant un pluriel. D’où Мне нужна помощь mais Мне нужны деньги.
Parce que le verbe « être » s’accorde ici avec la chose, comme la forme courte elle-même. Помощь étant féminin, on obtient нужна была ; avec деньги, un pluriel, on obtient нужны были. Le neutre было ne revient que devant un nom neutre ou devant un infinitif : Мне нужно было идти.
Les deux sont corrects devant un infinitif et le sens est le même ; la différence est de registre. Надо appartient à la langue parlée, нужно passe partout, необходимо et следует relèvent de l’écrit soigné. Devant un nom, en revanche, n’employez pas надо : dites Мне нужны деньги et non le tour familier qu’on entend parfois dans la rue.
En plaçant simplement не devant la forme courte, dont l’accord ne change pas : Мне не нужен словарь, Мне это не нужно, Мне ничего не нужно. Notez que Мне не нужно идти signifie que je ne suis pas obligé d’y aller, et non qu’on me l’interdit : l’interdiction se dirait нельзя.
Que le temps me fait défaut. Le verbe хватать reste à la troisième personne du singulier et met la chose qui manque au génitif : времени, денег. C’est une autre idée que нужен, qui dit le besoin, non l’insuffisance. Le même tour donne Мне тебя не хватает, tu me manques.
Необходимо est un нужно plus fort et plus écrit, et il s’accorde devant un nom : Нам необходима ваша помощь. Требуется est le mot de l’administration et des annonces, avec la chose au nominatif : Требуются документы. Нуждаться в est le seul des trois à garder la personne comme sujet, la chose passant au prépositionnel : Дом нуждается в ремонте.
Le premier annonce une volonté, le second une envie qui vient toute seule. Я хочу спать est une décision ; Мне хочется спать est une sensation, et la phrase n’a plus de sujet. Le tour impersonnel est plus doux et plus poli, ce qui le rend très fréquent dans la conversation.
La construction, avant tout. Надо est invariable et demande le datif : Мне надо идти. Должен s’accorde en genre et en nombre avec un sujet au nominatif : Я должен идти, Она должна идти. Le sens se recouvre largement, avec une nuance d’obligation personnelle du côté de должен.
Les deux, et c’est l’aspect du verbe suivant qui tranche. Avec un imperfectif, il interdit : Здесь нельзя курить, défense de fumer. Avec un perfectif, il constate l’impossibilité : Эту дверь нельзя открыть, cette porte ne peut pas s’ouvrir.
Par la troisième personne du pluriel sans pronom : В дверь постучали, on a frappé à la porte ; Здесь не курят, ici on ne fume pas. Il n’existe pas de mot équivalent à « on ».
En ajoutant было, invariable : Мне было холодно, Надо было идти, Можно было войти. Au futur, будет joue le même rôle. Ces deux formes ne s’accordent avec rien. Les tournures bâties sur un verbe, elles, ont simplement leur passé : темнело tiemniélo.
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