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Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 36 leçons se déroulent toutes de cette façon.
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Le français refait entièrement la phrase qu’il rapporte. Le wolof n’en modifie qu’un élément, le pronom — et le plus souvent, il préfère citer les mots tels qu’ils ont été dits.
Le cours complet de wolof se télécharge : 36 leçons audio de 14 minutes, en fichiers MP3, pour un paiement unique de 29 €. Aucun abonnement, rien à résilier. La leçon 1 est plus haut, gratuite et complète.
Quand un francophone rapporte une parole, il fait quatre choses à la fois : il ajoute un mot de liaison, il change le pronom, il recule le temps du verbe, et il réorganise parfois l’ordre des mots. « Je suis fatigué » devient « il a dit qu’il était fatigué ».
Le wolof n’en fait qu’une : il change le pronom. Le verbe garde exactement la forme qu’il avait dans la bouche du premier locuteur, et la phrase garde son ordre.
Le mot de liaison qui introduit la parole rapportée existe bien, mais sa place dans l’inventaire des mots de liaison relève d’un autre chapitre : voir les subordonnées. Ce qui se joue ici, c’est tout ce qui l’entoure.
« Je suis fatigué » se dit sonn naa. Rapporté, cela devient Musaa ne sonn na, « Moussa dit qu’il est fatigué ». Seule la finale du bloc pronominal a bougé, de naa à na.
Mais souvenez-vous de ce que porte ce petit bloc : la personne, l’aspect et la mise en relief à la fois. Changer de personne, c’est donc reprendre la forme entière dans la bonne série, et non remplacer un mot par un autre. Voir les pronoms.
Aucun recul, aucun décalage. Là où le français passe du présent à l’imparfait, le wolof laisse le verbe tel quel : sonn na reste sonn na, même si la parole a été prononcée la semaine dernière. Le wolof n’a pas de concordance des temps — voir les subordonnées — et le discours rapporté est l’endroit où cette absence se voit le mieux.
Même chose vers l’avant : une parole qui annonçait l’avenir reste au futur, là où le français la ferait reculer au conditionnel — « il a dit qu’il viendrait ». Voir le futur.
Si celui qui a parlé avait souligné le verbe avec dafa, la parole rapportée le garde. Vous entendrez donc reparaître, dans la bouche de celui qui rapporte, une construction qui n’est pas la sienne mais celle de l’autre. Voir le focus verbe.
Le wolof dispose d’un verbe ordinaire pour « parler, dire », mais dans le fil d’un récit, l’introduction de la parole se réduit très souvent à une petite forme figée posée en tête de citation : mu ne, « il dit ». C’est cette forme que vous entendrez revenir à chaque réplique d’une histoire racontée.
Elle apparaît le plus souvent à la forme minimale du verbe, sans marque, parce que le récit a déjà posé son cadre. Voir l’aoriste.
Puisqu’en wolof la question choisit sa construction, la question rapportée conserve celle qui avait été employée : la structure interrogative reste en place, et seul l’élément personnel s’ajuste. On ne remet pas la phrase à plat comme le fait le français. Voir les questions.
Voici le fait le plus utile de ce chapitre, et celui qu’aucune règle de grammaire ne dit : on rapporte massivement en citant. Plutôt que de construire une subordonnée, on rejoue les mots — avec les pronoms d’origine, les exclamations, le ton de voix de celui qui les a prononcés.
Dans ce cas, il n’y a même plus de pronom à changer : la phrase citée est reproduite entière. La conversation wolof ressemble beaucoup, sur ce point, à un récit joué plutôt qu’à un compte rendu.
Reproduisez la phrase telle qu’elle a été dite, avec une petite forme de « dire » devant. Une longue subordonnée, là où un locuteur citerait, produit une phrase lourde et scolaire.
C’est l’erreur qui trahit le plus vite un francophone. Le verbe rapporté ne se déplace pas d’un cran vers le passé.
C’est la seule opération qui reste — et elle demande de reprendre la forme entière dans la bonne série, pas d’échanger un mot.
Un dernier mot sur notre si. Dans « je ne sais pas s’il viendra », ce si introduit une question rapportée, et il n’a rien à voir avec le mot de l’hypothèse : voir la condition. Le wolof emploie ici l’élément qui marquait déjà la question directe, celui qui annonce qu’on attend un oui ou un non. Voir les questions.
Et acceptez une part d’imprécision. Ce que le français lève par le temps du verbe — la parole a-t-elle été prononcée avant ou après ? — le wolof le laisse au contexte, qui suffit presque toujours. Un francophone trouve d’abord cela vague ; c’est le même inconfort qu’avec le passé en -oon, et il passe.
Un chapitre qui s’apprend sur des récits, pas sur des phrases. La citation directe s’entend : le changement de voix, la reprise du ton, la petite forme de « dire » qui revient à chaque réplique. Notre cours de wolof procède par dialogues et récits, en leçons audio de quatorze minutes.
Chaque question porte sur la façon de rapporter une parole telle qu’elle est décrite ci-dessus. Touchez une réponse, puis Correction.
Quarante-sept pages qui se répondent — des classes nominales au système de focus, le cœur de la langue. À parcourir dans l’ordre, ou au gré de vos questions.
36 leçons de 14 minutes, soit 8 h 24 d’écoute, en fichiers MP3. Je paie une fois, je reçois le lien par courriel, je télécharge le cours entier — ou je l’écoute en ligne.
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Non, jamais. Le wolof ignore la concordance des temps : le verbe garde exactement la forme qu’il avait dans la bouche du premier locuteur, même si la parole est ancienne.
Le pronom, et lui seul. Mais comme le bloc pronominal porte aussi l’aspect et la mise en relief, changer de personne suppose de reprendre la forme entière dans la bonne série.
Citer. Le wolof rapporte massivement en rejouant les mots, avec les pronoms d’origine et le ton de celui qui les a prononcés. Une longue subordonnée est comprise, mais lourde et scolaire.
En gardant la construction interrogative employée dans la question directe. Seul l’élément personnel s’ajuste : on ne remet pas la phrase à plat comme en français.
Non. C’est une question rapportée : le wolof y emploie l’élément qui marquait déjà la question directe, et non le mot qui ouvre une condition.
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