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Cours de langues›Les questions

Les questions wolof : la question choisit la construction

Demander « qui ? » n’emploie pas la même grammaire que demander « quoi ? ». Et la réponse doit adopter la même forme que la question.

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Le principe qui organise tout

En français, toutes les questions se posent à peu près de la même façon : on ajoute un mot interrogatif et, éventuellement, on inverse. La grammaire du verbe ne change pas.

En wolof, elle change. Le mot interrogatif détermine la construction, parce qu’une question porte toujours sur un élément précis — et que le wolof marque grammaticalement l’élément en cause. Voir le système de focus.

Poser une question, c’est donc d’abord identifier sur quoi elle porte. Et la réponse reprendra la même construction, dans une symétrie obligatoire.

La correspondance

« Qui ? » → focus sujet

Toute question portant sur l’agent impose cette construction : kan moo dem ?, « qui est parti ? ». Et la réponse l’emploie aussi. Voir le focus sujet.

« Quoi, où, quand, comment, avec qui ? » → focus complément

Toutes ces questions portent sur un complément. Elles emploient donc la construction qui met un complément en avant, et la réponse également. Voir le focus complément.

« Pourquoi ? » → focus verbe

Demander une raison porte sur le procès lui-même. La réponse — qui est une explication — emploie naturellement la même construction. Voir le focus verbe.

Question fermée → intonation

Pour une question à laquelle on répond par oui ou non, la construction reste celle de l’affirmation, et c’est l’intonation qui fait la question. Il existe aussi des particules interrogatives. C’est le cas le plus simple.

Voilà pourquoi ce chapitre est central. Il ne s’agit pas d’apprendre des mots interrogatifs, ce qui prend une demi-heure, mais de comprendre que chaque question engage une grammaire différente.

Ce que cela apporte

Une clarté que le français n’a pas. Chez nous, « tu as mangé du riz ? » est ambigu : on peut interroger sur le riz, sur le fait d’avoir mangé, ou sur l’ensemble. L’intonation tranche, imparfaitement.

En wolof, la construction le dit sans équivoque. Votre interlocuteur sait exactement ce que vous demandez, et vous savez exactement ce qu’on vous demande. Aucune ambiguïté n’est possible.

La contrepartie est qu’il faut choisir avant de parler, et qu’un mauvais choix produit une question à côté de la plaque — polie, compréhensible, mais qui n’interroge pas sur ce que vous vouliez savoir.

1

Écouter les questions

Avant de savoir en poser, apprenez à reconnaître sur quoi porte celle qu’on vous adresse.

2

Répondre dans la même forme

La symétrie est obligatoire. C’est aussi une aide : la question vous donne la construction de la réponse.

3

Saluer d’abord

Au Sénégal, on ne pose pas une question à quelqu’un qu’on n’a pas salué. Voir l’obligatif.

Le chapitre qui met tout le système en pratique. Les questions sont l’endroit où le focus devient concret et vérifiable : la question vous impose la forme, et vous voyez immédiatement si vous avez compris. Notre cours de wolof les met en situation dans des dialogues, en leçons audio de quatorze minutes.

Exercices : la question choisit la construction

Chaque question porte sur la correspondance entre mot interrogatif et construction, telle qu’elle est exposée ci-dessus. Touchez une réponse, puis Correction.

  1. En français, quand on pose une question, la grammaire du verbe ___.
  2. En wolof, ce qui détermine la construction est ___.
  3. Le wolof marque grammaticalement ___.
  4. Poser une question en wolof, c’est d’abord ___.
  5. La réponse ___ la construction de la question.
  6. Cette symétrie est ___.
  7. Une question portant sur l’agent impose ___.
  8. kan moo dem ? signifie ___.
  9. Une question en « où ? » ou « quand ? » emploie ___.
  10. « Avec qui ? » porte sur ___.
  11. « Pourquoi ? » porte sur ___.
  12. Pour une question fermée, la construction reste celle de ___.
  13. Dans une question fermée, ce qui fait la question est ___.
  14. Apprendre les mots interrogatifs prend ___.
  15. En français, « tu as mangé du riz ? » est ___.
  16. La contrepartie de ce système est que ___.
  17. Un mauvais choix de construction produit ___.
  18. Au Sénégal, on ne pose pas une question à quelqu’un ___.

Toute la grammaire wolof, chapitre par chapitre

Quarante-sept pages qui se répondent — des classes nominales au système de focus, le cœur de la langue. À parcourir dans l’ordre, ou au gré de vos questions.

Le wolof, la langue du Sénégal

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Questions fréquentes

Comment pose-t-on une question en wolof ?

En choisissant la construction correspondant à ce sur quoi porte la question. Une question sur l’agent, sur un complément ou sur la raison n’emploient pas la même grammaire.

La réponse doit-elle suivre la question ?

Oui, dans une symétrie obligatoire : la réponse reprend la construction de la question. C’est aussi une aide, puisque la question vous donne la forme à employer.

Comment pose-t-on une question fermée ?

La construction reste celle de l’affirmation, et c’est l’intonation qui fait la question. Il existe également des particules interrogatives. C’est le cas le plus simple.

Qu’apporte ce système par rapport au français ?

Une clarté que nous n’avons pas. « Tu as mangé du riz ? » est ambigu en français ; en wolof, la construction dit sans équivoque sur quoi porte la question.

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