Pour dire « celui-ci » en wolof, il faut savoir de quelle classe relève l'objet. Impossible de montrer sans avoir appris.
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Comme tous les mots-outils du wolof, le démonstratif se bâtit sur la consonne de classe du nom auquel il renvoie. Un nom de classe b appelle un démonstratif en b, un nom de classe m un démonstratif en m. Voir l'accord de classe.
S'y ajoute l'information de distance, portée par la voyelle et par la forme du mot : ce qui est proche se distingue de ce qui est éloigné, comme dans l'opposition entre les articles -i et -a. Voir déterminants et distance.
Le wolof dispose en outre de formes servant à désigner sans nom — l'équivalent de nos « celui-ci », « celle-là » employés seuls.
Dans la plupart des langues, montrer du doigt est ce qu'un débutant apprend en premier : un mot, un geste, et l'on se fait comprendre. En wolof, ce raccourci n'existe pas.
Vous ne pouvez pas dire « celui-ci » sans connaître la classe de l'objet que vous montrez. Et comme la classe ne se devine pas — voir quelle classe pour quel nom — un objet dont vous ignorez le nom est un objet que vous ne pouvez pas désigner correctement.
C'est l'une des rares situations où le wolof demande plus qu'une langue européenne pour un usage aussi élémentaire.
Deux solutions de repli, ni l'une ni l'autre parfaite mais toutes deux praticables.
La première : employer la classe b, qui fonctionne comme classe par défaut et couvre la plus grande part du vocabulaire. Vous aurez souvent juste, et quand vous aurez tort, on vous corrigera sans difficulté.
La seconde : demander le nom de l'objet avant de le désigner. C'est plus long, mais cela règle le problème définitivement — et c'est ce que fait tout apprenant sérieux du wolof.
Comme pour les articles, l'opposition proche-lointain couvre aussi le temps et le discours : ce dont on vient de parler contre ce qu'on a mentionné plus tôt. C'est un outil de narration, pas seulement un geste.
Au marché, « celui-ci, pas celui-là » est la phrase reine. Elle exige de connaître la classe des produits courants.
Rapprocher ou éloigner un personnage d'un récit en changeant de forme est un procédé courant chez les conteurs.
Renvoyer à ce qui vient d'être dit sans le répéter — l'équivalent de notre « ça ».
Notez que le démonstratif ne dispense pas de l'article : les deux appartiennent à des séries distinctes et la langue les emploie à des fins différentes. Et n'oubliez pas que pour qualifier un nom — « la grande maison » — le wolof passe par une relative, pas par un adjectif. Voir les adjectifs sont des verbes.
Un chapitre qui récompense le travail sur les classes. Chaque classe apprise débloque immédiatement la capacité de montrer les objets qui en relèvent. C'est un bon test de vos acquis. Notre cours de wolof les installe en situation, en leçons audio de quatorze minutes.
Quarante-sept pages qui se répondent — des classes nominales au système de focus, le cœur de la langue. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
Sur la consonne de classe du nom auquel il renvoie, complétée par une information de distance : ce qui est proche se distingue de ce qui est éloigné.
Pas correctement. C'est l'une des rares situations où le wolof demande plus qu'une langue européenne pour un usage élémentaire : un objet dont vous ignorez le nom ne peut pas être désigné juste.
Employer la classe b, qui sert de classe par défaut et couvre la plus grande part du vocabulaire. Vous aurez souvent juste, et sinon on vous corrigera.
Non, elle couvre aussi le temps et le discours : ce dont on vient de parler s'oppose à ce qu'on a mentionné plus tôt. C'est un outil de narration autant qu'un geste.
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