Une question en « qui ? » impose cette construction. Ce n'est pas un choix de style, c'est une obligation grammaticale — et elle vaut aussi pour la réponse.
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Le focus sujet met en relief celui qui accomplit l'action. Il se reconnaît à des formes en -oo : moo à la troisième personne du singulier, maa à la première.
Une phrase construite ainsi ne dit pas simplement « il est parti » mais quelque chose comme « c'est lui qui est parti » — en répondant à une question, explicite ou implicite, portant sur l'identité de l'agent.
Le français obtient cet effet par une tournure lourde, « c'est… qui », ou par l'intonation. Le wolof le fait par la grammaire, et de façon systématique. Voir le système de focus.
C'est le point le plus important de ce chapitre, et il ne souffre aucune exception.
Toute question portant sur le sujet se pose au focus sujet. Demander « qui est parti ? » impose cette construction : kan moo dem ? Il n'existe pas d'alternative, et employer le parfait produirait une phrase qui ne se dit pas.
Et par symétrie, la réponse emploie la même construction. À « qui est parti ? » on répond « c'est Moussa qui est parti », au focus sujet — jamais par un simple parfait.
C'est la manifestation la plus claire du principe général : en wolof, la forme du verbe indique ce qui est en cause dans la phrase. Une question sur l'agent et sa réponse portent donc la même marque, et cette symétrie est obligatoire.
Répondre au parfait à une question en « qui ? » ne bloque pas la communication, mais donne l'impression de répondre à côté — comme si, en français, on répondait « Moussa est parti » à la question « qui est parti ? » sans accentuer le nom. Techniquement compréhensible, pragmatiquement décalé.
Au-delà des questions, le focus sujet sert chaque fois que l'identité de l'agent est l'information nouvelle ou contestée.
« Non, c'est moi qui l'ai fait ». On rétablit l'identité de l'agent contre une supposition erronée.
Attribuer une action, une décision, une faute. Le focus sujet est la construction de l'attribution.
Opposer deux agents : l'un a fait ceci, l'autre cela. Le contraste porte sur les sujets, donc sur eux le focus.
Ne confondez pas avec le focus complément, qui met en avant autre chose que l'agent, ni avec le focus verbe, qui souligne le procès. Voir le focus complément et le focus verbe. Les trois se ressemblent dans leur principe et diffèrent entièrement dans leur emploi — d'où l'intérêt de la page de synthèse : laquelle choisir.
Une construction à acquérir tôt. Vous ne pouvez pas demander « qui ? » sans elle, et c'est l'une des premières questions qu'on apprend dans une langue. Notre cours de wolof la met en situation dans des échanges réels, en leçons audio de quatorze minutes.
Quarante-sept pages qui se répondent — des classes nominales au système de focus, le cœur de la langue. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
La construction qui met en relief celui qui accomplit l'action, reconnaissable à des formes en -oo comme moo ou maa. Elle équivaut à notre tournure « c'est… qui ».
Oui, pour toute question portant sur le sujet — « qui est parti ? » — et pour la réponse à une telle question. Il n'existe pas d'alternative.
La communication n'est pas bloquée, mais on donne l'impression de répondre à côté : techniquement compréhensible, pragmatiquement décalé.
À corriger une supposition erronée sur l'agent, à attribuer une action ou une responsabilité, et à contraster deux agents.
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