Une même construction pour souligner un complément et pour dire son métier ou sa nationalité. Le lien entre les deux n'est pas évident — et pourtant il est logique.
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Le focus complément se reconnaît à l'élément la, qui donne laa à la première personne. Il met en relief un élément de la phrase autre que le sujet et autre que le verbe.
Cet élément peut être un complément d'objet — « c'est du riz qu'il a mangé » — un complément de lieu — « c'est à Dakar qu'il est allé » — ou un complément de manière, de temps, de moyen.
C'est donc la construction la plus polyvalente du système de focus : tout ce qui n'est ni l'agent ni le procès passe par elle. Voir le système de focus.
Voici ce qui déroute les apprenants, et qui mérite une explication.
La même construction sert à énoncer une identité, une profession, une nationalité : Ameriken laa, « je suis américain ». Il n'y a pas d'autre façon de le dire.
Pourquoi cette construction-là ? Parce que dans une phrase de ce type, l'information nouvelle est précisément l'attribut. Quand vous dites « je suis américain », personne ne découvre que vous existez : ce qui est nouveau, c'est « américain ». La langue met donc en avant ce qui, effectivement, apporte l'information.
Une fois qu'on a compris cela, la logique devient évidente — et elle éclaire tout le système de focus. Le wolof marque grammaticalement ce que le français laisse à l'intonation.
Se présenter est l'une des toutes premières choses qu'on apprend dans une langue. En wolof, cela signifie que vous rencontrerez le focus complément dès la première leçon, avant même de comprendre ce qu'est le système de focus. C'est normal : on l'apprend d'abord comme une formule, on le comprend ensuite.
Comme pour le focus sujet, il y a une symétrie obligatoire entre la question et la réponse. Une question portant sur un complément se pose au focus complément, et la réponse emploie la même construction.
« Qu'est-ce que tu as mangé ? », « où vas-tu ? », « avec qui es-tu venu ? » : toutes ces questions portent sur un complément, et toutes appellent cette construction. Voir les questions.
C'est ce qui rend le système, une fois compris, remarquablement régulier : la forme du verbe vous dit sur quoi porte la question, et vous répondez dans la même forme. Il n'y a pas d'ambiguïté possible sur ce qui est demandé — contrairement au français, où « tu as mangé du riz ? » peut interroger sur le riz, sur le fait d'avoir mangé, ou sur l'ensemble.
Nom, nationalité, métier : tout passe par cette construction.
D'où l'on vient, où l'on va, où l'on habite.
Toute question sur l'objet de l'action.
La construction la plus utile après le parfait. Se présenter, situer, préciser : trois usages quotidiens pour une seule forme. Notre cours de wolof l'installe dès les premières leçons, en audio, quatorze minutes à la fois.
Quarante-sept pages qui se répondent — des classes nominales au système de focus, le cœur de la langue. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
La construction marquée par la, qui met en relief un élément autre que le sujet et autre que le verbe : complément d'objet, de lieu, de manière ou de temps.
Avec cette même construction : Ameriken laa. C'est la seule façon de le dire, parce que l'information nouvelle dans une telle phrase est précisément l'attribut.
Parce que quand vous dites « je suis américain », personne ne découvre que vous existez : ce qui est nouveau, c'est « américain ». La langue met donc en avant ce qui apporte l'information.
Oui. Une question portant sur un complément se pose au focus complément, et la réponse emploie la même construction. Cette symétrie est obligatoire.
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