Elle souligne le procès plutôt que ses acteurs. En pratique, c'est la construction de l'explication — celle qu'on emploie pour dire pourquoi.
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Le focus verbe se reconnaît à l'élément dafa, qui donne dama à la première personne. Il met en relief le procès lui-même : non pas qui agit, ni sur quoi, mais le fait que cela se produise, ou la manière dont cela se produit.
C'est la troisième des grandes constructions de focus, aux côtés du focus sujet et du focus complément. Mais c'est aussi celle dont l'emploi est le moins évident pour un francophone.
La raison est simple : le français n'a pas de tournure courante pour souligner un verbe. Nous pouvons dire « c'est lui qui » ou « c'est cela que », mais nous n'avons pas d'équivalent naturel de « c'est partir qu'il a fait ».
C'est par là qu'il faut aborder cette construction, parce que c'est ainsi que vous l'entendrez le plus souvent.
Quand un locuteur wolof donne une raison, une cause, une justification, il emploie généralement le focus verbe. Dafa tang — « il fait chaud », mais avec une nuance d'explication : c'est parce qu'il fait chaud, voilà pourquoi les choses sont ainsi.
Autrement dit : si vous répondez à un « pourquoi ? », même implicite, employez cette construction. C'est le repère le plus fiable, et il couvre la majorité des cas réels.
Le focus verbe sert aussi à souligner le degré ou la manière — l'équivalent d'un « vraiment », « tellement », « justement » appliqué au procès. C'est là que la frontière avec l'explication devient floue, et qu'il faut l'oreille plutôt que la règle.
Il ne sert pas à énoncer un fait neutre — c'est le rôle du parfait — ni à décrire une scène en cours — c'est le rôle du présentatif. L'employer partout produit un discours où tout paraît expliqué, ce qui déroute.
Rappelons que les adjectifs wolof sont des verbes. Une qualité — être chaud, être grand, être fatigué — est donc un procès, et peut se mettre au focus verbe.
C'est extrêmement fréquent, et cela explique pourquoi un débutant entend dafa partout : beaucoup de phrases françaises construites avec « être » plus un adjectif se rendent en wolof par cette construction.
Un exemple parlant : dire qu'on est fatigué n'est pas, dans une conversation, une information neutre — c'est généralement une explication de ce qu'on fait ou ne fait pas. Le focus verbe est donc le choix naturel.
« Je ne peux pas, je suis fatigué » : la seconde partie appelle le focus verbe.
Pourquoi c'est fermé, pourquoi il n'est pas venu, pourquoi cela coûte cher.
Souligner que la chose s'est bien produite, ou qu'elle s'est produite d'une certaine manière.
La construction qui rend le discours naturel. Un wolof sans dafa est un wolof qui n'explique jamais rien — et donc un wolof qui sonne étrangement sec. C'est un bon indicateur de progrès. Notre cours de wolof la fait entendre en situation, en leçons audio de quatorze minutes.
Quarante-sept pages qui se répondent — des classes nominales au système de focus, le cœur de la langue. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
La construction marquée par dafa, qui met en relief le procès lui-même — non pas qui agit ni sur quoi, mais le fait que cela se produise ou la manière dont cela se produit.
Expliquer. Quand un locuteur donne une raison ou une justification, il emploie généralement cette construction. Si vous répondez à un « pourquoi ? », même implicite, c'est elle qu'il faut.
Parce que les adjectifs wolof sont des verbes : beaucoup de phrases françaises formées avec « être » plus un adjectif se rendent par cette construction, surtout quand elles expliquent quelque chose.
Non. Elle ne sert ni à énoncer un fait neutre, rôle du parfait, ni à décrire une scène en cours, rôle du présentatif. L'employer partout donne un discours où tout paraît expliqué.
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