Je mets le son et je répète à voix haute ce que j’entends : les 36 leçons se déroulent toutes de cette façon. Ces pages me donnent l’écrit et la règle, si je les veux ; le cours, lui, me fait parler sans passer par l’écrit.
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Dix classes, et aucune ne se voit sur le nom lui-même. C’est le déterminant qui porte la marque — et il se place derrière.
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Le wolof range ses noms en classes. Le français range les siens en deux genres, masculin et féminin ; le wolof en compte huit au singulier et deux au pluriel.
Chaque classe est identifiée par une consonne : b, g, j, k, l, m, s, w au singulier, y et ñ au pluriel.
Mais voici la particularité décisive, et elle distingue le wolof des langues bantoues auxquelles on le compare parfois : la classe ne se marque pas sur le nom. Le nom ne change pas. C’est le déterminant qui porte la consonne de classe — et ce déterminant se place après le nom.
Prenons l’article défini de proximité, formé de la consonne de classe suivie de la voyelle i :
Au pluriel, presque toutes les classes prennent yi. Seule la classe des personnes fait exception, avec ñi. Voir le pluriel.
Le nom wolof est invariable. Vous n’avez donc jamais à le modifier : ni pour le pluriel, ni pour la fonction, ni pour la détermination. Tout le travail grammatical se fait dans les petits mots qui l’accompagnent.
C’est une architecture différente de la nôtre, mais plus économique : un nom appris reste tel quel pour toujours. Voir l’accord de classe.
Comment sait-on à quelle classe appartient un nom ? Il faut être franc : le plus souvent, on ne peut pas le deviner.
Les spécialistes du wolof le disent clairement : le système manque de cohérence sémantique. Le classement s’appuie parfois sur le sens, parfois sur la forme sonore du mot, parfois sur son histoire — et dans beaucoup de cas, aucune de ces trois explications ne rend compte du résultat.
Il existe toutefois quelques régularités solides, qui couvrent une large part du vocabulaire et valent la peine d’être connues. La classe b est de loin la plus fréquente et fonctionne comme classe par défaut ; la classe k et son pluriel ñ regroupent les personnes ; la classe j accueille une part du vocabulaire religieux venu de l’arabe. Voir quelle classe pour quel nom.
La conséquence pratique est simple : un nom wolof s’apprend avec son déterminant, jamais seul. Exactement comme on apprend un nom allemand avec son article. C’est une habitude à prendre dès le premier jour, et elle vous épargnera des années de correction.
Pourquoi l’audio règle ce problème. Entendre bunta bi mille fois installe la paire sans effort ; apprendre « porte = bunta » puis chercher sa classe ensuite ne fonctionne pas. Notre cours de wolof est entièrement audio, en leçons de quatorze minutes.
Chaque question porte sur les classes présentées ci-dessus et sur les paires nom + déterminant données en exemple. Touchez une réponse, puis Correction.
Quarante-sept pages qui se répondent — des classes nominales au système de focus, le cœur de la langue. À parcourir dans l’ordre, ou au gré de vos questions.
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Huit au singulier — marquées par les consonnes b, g, j, k, l, m, s, w — et deux au pluriel, y et ñ. La classe b est de loin la plus fréquente.
Pas sur le nom, qui reste invariable, mais sur le déterminant qui le suit. C’est ce qui distingue le wolof des langues bantoues, où la classe se marque par un préfixe sur le nom.
Rarement. Les spécialistes soulignent que le système manque de cohérence sémantique : le classement tient parfois au sens, parfois à la forme du mot, parfois à son histoire, et souvent à rien d’identifiable.
Toujours avec leur déterminant — bunta bi, muus mi — jamais seuls. C’est la même habitude que d’apprendre un nom allemand avec son article.
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