C'est la construction que vous emploierez le plus. Elle dit qu'une chose a eu lieu, sans souligner qui, ni quoi, ni pourquoi.
La première leçon est gratuite sur la plateforme web ou sur l'application mobile — deux abonnements distincts. Les leçons s'écoutent en ligne, et non sur ce site.
Le parfait se reconnaît à l'élément na, qui se combine avec la marque de personne. À la première personne, on obtient naa : wax naa, « j'ai parlé ».
Il exprime un fait accompli — une action achevée, considérée comme un tout. C'est le domaine de l'accompli, la première des deux grandes catégories aspectuelles du wolof. Voir l'aspect plutôt que le temps.
Sa particularité, dans une langue où presque toutes les constructions soulignent quelque chose, est de ne rien souligner du tout. C'est la seule construction réellement neutre du système, celle qui se contente d'énoncer. Voir le système de focus.
Quand toute la phrase est nouvelle pour votre interlocuteur, rien n'a besoin d'être mis en avant plus que le reste. C'est exactement le rôle du parfait.
La question porte sur l'ensemble de l'événement, pas sur un élément particulier. La réponse se fait donc au parfait.
Dans un récit, les faits s'enchaînent sans qu'aucun ne mérite d'être détaché. Le parfait porte la narration — souvent relayé, à l'intérieur du récit, par l'aoriste.
Dès qu'un élément de la phrase est en cause. Si l'on répond à « qui est parti ? », c'est le sujet qui est en question et il faut le focus sujet. Si l'on explique pourquoi quelque chose s'est produit, c'est le focus verbe. Employer le parfait dans ces cas produit une réponse à côté de la question. Voir laquelle choisir.
Le parfait n'est pas une forme figée : il accueille les marques qui précisent le temps et l'aspect.
Combiné à la marque di, il exprime l'habituel ou le futur. Voir l'inaccompli et le futur.
Un point de méthode pour finir. Le parfait est la construction que les manuels enseignent en premier, et c'est justifié : elle permet de dire beaucoup avec peu. Mais s'y cantonner produit un wolof plat, où tout est présenté sur le même plan. C'est précisément ce qui distingue un apprenant d'un locuteur — et la raison pour laquelle les autres constructions valent l'effort.
Par où commencer. Par celle-ci, sans hésiter : elle permet de raconter, d'annoncer, d'informer dès les premières leçons. Notre cours de wolof l'introduit d'emblée, en audio, quatorze minutes à la fois.
Quarante-sept pages qui se répondent — des classes nominales au système de focus, le cœur de la langue. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
La construction marquée par na, qui énonce un fait accompli. À la première personne, on obtient naa : wax naa, « j'ai parlé ».
Rien, et c'est sa particularité. Dans une langue où presque toutes les constructions soulignent un élément, le parfait est la seule réellement neutre : il se contente d'énoncer.
Dès qu'un élément de la phrase est en cause. Pour répondre à « qui est parti ? » il faut le focus sujet, pour expliquer une cause le focus verbe. Le parfait produirait une réponse à côté de la question.
On sera compris, mais le résultat est un wolof plat où tout est présenté sur le même plan. C'est ce qui distingue un apprenant d'un locuteur.
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