Traits culturels des islandais

Son besoin d’indépendance

 

Ce qui caractérise avant tout l’Islandais, c’est son besoin d’indépendance. Et ce n’est pas surprenant quand nous nous référons à l’histoire de la nation islandaise soumise pendant des siècles aux monarques norvégiens et danois. Cette peur de la servitude est fortement imprégnée chez l’habitant de l’Islande et fait même partie de son ADN. Il ne faut pas s’étonner sur l’hésitation, la résistance et même l’inquiétude de l’Islande à faire partie de l’Union européenne.

 

Ce besoin d’indépendance se manifeste dans le désir de posséder sa propre maison. Pour l’Islandais typique, le fait d’avoir une belle maison confortable est important, le rend fier, le met à l’abri de bien des soucis et confirme son autonomie. Ce besoin de luxe se retrouve même dans les gênes de la nation.

 

Ce besoin d’indépendance se manifeste aussi dans le fait d’effectuer les choses à la dernière minute. Les Islandais semblent peu enclins à planifier les choses. Ils préfèrent remettre le tout au lendemain. Sur ce point, ils ne sont pas des adeptes à l’adage souvent répété et bien reconnu chez nous : « Ne remettez pas au lendemain ce que vous pouvez faire maintenant ». Conséquemment, ils se retrouvent souvent en retard ou à faire tout au dernier moment : rendez-vous, réservation à l’hôtel, projet de travail, prise de décision,… Voilà certaines situations révélatrices de la mentalité du peuple.

 

Les Islandais ont tendance à laisser traîner les choses, à ne pas s’engager dans l’immédiat par crainte de restreindre leur autonomie. Pourquoi planifier, se disent-ils, alors que tant d’éléments peuvent survenir dans l’intervalle (une éruption volcanique, une tempête, un accident, l’arrivée d’un bateau, la météo qui se gâte brusquement, …)?

 

Son sens de l’humour

 

Comme trait de caractère évident, l’Islandais est un optimiste. Il voit et cherche le côté positif des événements en se disant que tout s’arrangera pour le mieux avec le temps. Le proverbe suivant traduit assez bien cette réalité : « Tout vient à point à qui sait attendre ». Le véritable sens de ce trait de caractère se résume dans la phrase populaire : «  Ça va s’arranger d’une façon ou d’une autre ». Il faut agir et foncer sans songer aux soucis, aux ennuis et aux conséquences. Il faut espérer et croire à de bons résultats. Dans les circonstances, cela vaut la peine de se battre et de combattre, de s’unir et de se soutenir. À ce titre, il faut dire que les Islandais, tout en étant des personnes enthousiastes, sont des travailleurs acharnés avec une éthique de travail rigoureuse. Ils entretiennent un sentiment de culpabilité s’ils ne s’adonnent pas au travail.

 

Son identification et la prédominance du prénom

 

Ce qui est particulier en Islande, c’est que le pays possède une Commission des noms. Celle-ci est chargée d’établir la certitude que le prénom est déclinable. Il faut savoir que, dans la langue islandaise, les noms propres se déclinent, donc se transforment, selon la cas où ils sont utilisés. C’est l’une des difficultés de la langue.

 

Les bébés et même les enfants sont sans nom pendant plusieurs semaines. Le jeune enfant doit attendre la décision de la Commission des noms avant de connaître le nom que les parents ont suggéré et soumis à l’approbation de la Commission.

Dans la vie quotidienne, il faut mentionner que les Islandais interpellent les gens par leurs prénoms en les tutoyant sans égard à l’âge ou à la fonction sociale de la personne. Sur ce point, l’annuaire téléphonique présente les gens selon l’ordre alphabétique des prénoms et non pas des noms de famille, ce qui peut être déroutant pour le consultant étranger de l’annuaire.

 

De plus, le nom retenu pour identifier et personnaliser le jeune garçon ou la jeune fille se fait habituellement d’après un des parents : la mère, le père, les grands parents. Le rêve d’une personne décédée, sans être un élément de superstition, peut toujours être interprété comme le signe du choix du nom à donner à l’enfant attendu.

Sa famille, une place de choix

 

La société islandaise est étroitement unie car la famille tient une place privilégiée. Les enfants sont nombreux et se retrouvent un peu partout. Les couples sans enfant font pitié aux yeux de la population. Vous avez des enfants. Combien? C’est souvent la première question posée à un couple. D’ailleurs le taux de natalité est l’un des plus élevés d’Europe.

Les enfants reçoivent un nom d’après le nom des parents ou grands- parents.

Son comportemnent et son environnement immédiat

L’Islandais est considéré comme un sans gêne. Il peut intervenir au milieu d’une conversation déjà engagée sans la moindre excuse et il peut s’éclipser sans explication comme si de rien n’était.

Lors d’un anniversaire, le jubilaire a la responsabilité d’organiser la fête, de faire des invitations pour un repas et à payer les frais. Celle-ci relève du jubilaire et non de la famille ou des amis comme c’est le cas chez nous. Le gâteau de fête n’est pas offert par les invités à l’événement mais plutôt par le jubilaire lui-même.

Lors de la mise en branle d’une fête, les Islandais ont tendance à fournir les boissons pour tous les invités. Les vins sont différents pour chacun d’entre eux et choisis soigneusement par l’hôte. Le repas comprend au moins trois services. C’est l’art de compliquer l’événement alors qu’il serait plus simple et agréable de demander à chacun de contribuer à la rencontre en apportant sa bouteille de vin.

Pour se reposer et se détendre, les Islandais se rendent dans les bains chauds. C’est le lieu où les gens s’entretiennent des affaires sociales et des actualités. Ils échangent sur divers sujets.

Les Islandais sont propres. Avant d’accéder aux bains chauds, il est d’usage de prendre une douche en étant entièrement nu et de se savonner. Donc, il faut enlever son maillot pour ne pas risquer de recevoir la visite de la police des douches, cette sentinelle de l’hygiène, qui donnera l’ordre d’enlever tout vêtement.

L’habitant de l’Île considère plutôt optionnelles les règles de circulation. Les feux rouges sont interprétés comme des suggestions pour éviter un accrochage et non des ordres d’arrêter. Quant aux panneaux de signalisation, ils sont souvent placés trop près d’un chantier de construction ou d’une bifurcation d’un chemin, ce qui surprend et déroute souvent le conducteur.

Mais l’un des problèmes qu’il faut relever dans le pays, c’est l’alcoolisme. Les Islandais sont des alcooliques invétérés. Pratiquement, toutes les familles ont ou connaissent un de leurs membres atteints de cette « maladie » et contraints de suivre un traitement de désintoxication. L’A.A. (Alcooliques anonymes) et la S.A.A.(Association des gens s’intéressant au problème de l’alcoolisme) sont des organismes présents  et fort actifs à travers le pays.

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