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À la fin de cette leçon, vous saurez réécrire une relative en кото́рый sous forme de participiale, et l’inverse, selon que vous écrivez une notice ou que vous parlez : мужчи́на, чита́ющий письмо́ = мужчи́на, кото́рый чита́ет письмо́. Vous saurez aussi décrire un tableau par plans et reconnaître les participes figés des papiers officiels, de нижеподписа́вшийся à прилага́емый.
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Dans cette leçon, vous comparez la relative, naturelle à l’oral, et la participiale, propre à l’écrit, sur une notice de musée et un formulaire. Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez les relatives en кото́рый des leçons 63 et 94, puis les participes : actif présent (leçon 129), actif passé (leçon 130), passif passé (leçon 131), participe court (leçon 132), sans oublier так называ́емый (leçon 133).
Durée. 90 minutes environ.
Кото́рый sujet, au nominatif, devient un participe actif : présent en -щий pour une action simultanée, passé en -вший pour une action antérieure. Кото́рый objet, à l’accusatif, ou кото́рый был + participe court, devient un participe passif. Le participe s’accorde en genre, en nombre et en cas avec le nom : Я ви́дел мужчи́ну, чита́ющего письмо́.
Retenez напи́сан napíssan (un tableau « s’écrit ») et изображён izobrajón, représenté.
Cinq questions : quatre relatives à transformer en participiales, puis une participiale à ramener à la relative.
Placée après le nom, la participiale s’encadre de virgules. Placée avant, elle n’en prend aucune : elle fait corps avec le nom, comme un adjectif, et sonne plus livresque.
À l’oral, la relative est plus naturelle ; le participe convient au catalogue, au rapport, à l’article. Seul кото́рый se transforme : une relative en где, куда́ ou чей reste une relative.
Cinq questions : la virgule avant et après le nom, la relative qui ne se transforme pas, le registre, puis un accord.
Le participe passif présent, en -емый ou -имый, se forme sur un verbe imperfectif transitif : изуча́ть → изуча́емый izoutcháiemyï, étudié. Rare à l’oral, il survit dans des tours figés : так называ́емый, ce qu’on appelle, уважа́емый, cher, рассма́триваемый rassmátrivaiemyï, considéré, et прилага́емый prilagáiemyï, ci-joint.
Notez l’автопортре́т avtoportriét et la галере́я galieriéia, la galerie d’art.
Cinq questions : le sens de trois tours figés, puis deux phrases à compléter.
Le guide et le catalogue décrivent par plans : на пере́днем пла́не, au premier plan (пере́дний план pieriédniï plan), на за́днем пла́не, à l’arrière-plan (за́дний план zádniï plan), et на фо́не + génitif, sur fond de (фон fon) : trois formules à apprendre telles quelles. Le participe court, souvent placé avant le sujet, s’accorde avec ce qui est représenté : изображён, изображена́, изображено́, изображены́. Même mécanique pour предста́влен priedstávlien, présenté, et вы́ставлен výstavlien, exposé. Après un plan, un tiret peut remplacer le participe.
Deux toiles : le холст kholst est le tissu que l’on peint, le полотно́ polotnó l’œuvre faite, dans sa ра́ма ráma, son cadre. Le genre : портре́т portriét, пейза́ж pieïzáj, натюрмо́рт natiourmórt, ико́на ikóna, фре́ска friéska, скульпту́ра skoul’ptoúra ; l’эски́з eskíz les prépare. L’artiste : живопи́сец jivopíssiets, plus soutenu que худо́жник, ou ма́стер mástier. Sa кисть kist’, son pinceau, désigne aussi sa main : карти́на ки́сти Ве́трова. L’accrochage permanent d’un musée se dit экспози́ция ekspozítsia.
Six questions : quatre accords du participe court, le cas après на фоне et la technique.
Quelques participes vivent surtout dans les formulaires, où ils font tenir une demande en une seule phrase : нижеподписа́вшийся nijiepodpissávchiïsia, le soussigné, décliné comme un adjectif (нижеподписа́вшаяся au féminin) ; прожива́ющий по а́дресу, demeurant à ; вышеука́занный vychieoukázannyï, susmentionné, formé sur ука́занный oukázannyï, indiqué ; прилага́емый, ci-joint ; сле́дующий, suivant, qui annonce une liste. Ces tours sont des formules à reprendre telles quelles.
Dans la demande ci-dessous, deux formules sont neuves : по вышеука́занному а́дресу, à l’adresse susmentionnée, et К заявле́нию прилага́ются сле́дующие докуме́нты, sont joints à la demande les documents suivants.
Дире́ктору городско́й галере́и
Заявле́ние
Я, нижеподписа́вшаяся Смирно́ва А́нна Петро́вна, прожива́ющая по а́дресу: Яросла́вль, у́лица Пу́шкина, дом 5, кварти́ра 12, прошу́ отпра́вить мне ко́пию догово́ра № 14. Ко́пию прошу́ отпра́вить по вышеука́занному а́дресу в срок, ука́занный в догово́ре.
К заявле́нию прилага́ются сле́дующие докуме́нты: ко́пия па́спорта и две фотогра́фии.
Да́та: 12.10.2026. По́дпись.
Cinq questions sur la demande ci-dessus : deux formules à traduire et trois formes à choisir.
Un tableau imaginaire, dans une galerie de province : sa notice de catalogue, puis le commentaire du guide. Le guide dit la même chose, mais remplace presque chaque participe par une relative.
Никола́й Ве́тров (1851–1912). «Письмо́ от сы́на». 1889. Холст, ма́сло.
Карти́на, напи́санная Никола́ем Ве́тровым в 1889 году́, счита́ется лу́чшей рабо́той живопи́сца, жи́вшего и рабо́тавшего в на́шем го́роде. На пере́днем пла́не изображена́ пожила́я же́нщина, чита́ющая вслух письмо́. Ря́дом с ней, в ста́ром кре́сле, сиди́т её муж, слу́шающий жену́ с закры́тыми глаза́ми. На столе́ — конве́рт и ча́шка ча́я, забы́тая хозя́йкой.
На за́днем пла́не — откры́тая дверь в сад. На фо́не се́рой стены́ — ста́рая ико́на в деревя́нной ра́ме и фотогра́фия молодо́го челове́ка, уе́хавшего на рабо́ту в Сиби́рь. Ве́черний свет, па́дающий из окна́, де́лает сце́ну тёплой и споко́йной. Ве́тров был ма́стером ти́хих сцен: он писа́л просты́х люде́й, их дома́ и их ожида́ние.
Худо́жник писа́л карти́ну два го́да. Эски́з к ней, напи́санный в 1887 году́, та́кже храни́тся в на́шей галере́е. На эски́зе изображена́ то́лько же́нщина, сидя́щая у окна́: му́жа в кре́сле ещё нет. Полотно́, ку́пленное галере́ей в 1925 году́ у вну́ка худо́жника, вы́ставлено в тре́тьем за́ле экспози́ции.
Le guide, dans la troisième salle :
— Пройди́те, пожа́луйста, сюда́. Посмотри́те на э́ту карти́ну. Её написа́л Никола́й Ве́тров, худо́жник, кото́рый жил и рабо́тал в на́шем го́роде. Ви́дите же́нщину, кото́рая чита́ет письмо́ вслух? Э́то письмо́ от сы́на, кото́рый уе́хал рабо́тать в Сиби́рь. Его́ фотогра́фия виси́т на стене́, ря́дом с ико́ной. А вот её муж, кото́рый сиди́т в ста́ром кре́сле. Он слу́шает и закры́л глаза́. Как вы ду́маете, почему́? Мо́жет быть, он ви́дит сы́на, кото́рого давно́ не ви́дел.
— Обрати́те внима́ние на ча́шку ча́я, кото́рую хозя́йка забы́ла на столе́. Сего́дня гла́вное для неё — письмо́. Свет, кото́рый па́дает из окна́, — ве́черний: день конча́ется, а семья́ всё ждёт и ждёт. Посети́тели спра́шивают, кто э́та же́нщина. Говоря́т, что э́то мать худо́жника, но мы не зна́ем, пра́вда ли э́то.
— А тепе́рь посмотри́те нале́во. Здесь вы ви́дите эски́з, кото́рый Ве́тров написа́л на два го́да ра́ньше. На эски́зе же́нщина сиди́т у окна́ одна́: му́жа ещё нет. Карти́ну галере́я купи́ла в 1925 году́ у вну́ка худо́жника, кото́рый жил в Москве́. Вопро́сы есть? Тогда́ иди́те за мной, в сле́дующий зал.
Nikolaï Vetrov (1851–1912). « Lettre du fils ». 1889. Huile sur toile.
Le tableau, peint par Nikolaï Vetrov en 1889, passe pour la meilleure œuvre de ce peintre, qui vécut et travailla dans notre ville. Au premier plan est représentée une femme âgée qui lit une lettre à voix haute. À côté d’elle, dans un vieux fauteuil, est assis son mari, qui l’écoute les yeux fermés. Sur la table, une enveloppe et une tasse de thé oubliée par la maîtresse de maison.
À l’arrière-plan, une porte ouverte sur le jardin. Sur fond de mur gris, une vieille icône dans un cadre de bois et la photographie d’un jeune homme parti travailler en Sibérie. La lumière du soir, qui tombe de la fenêtre, rend la scène chaleureuse et paisible. Vetrov était un maître des scènes silencieuses : il peignait les gens simples, leurs maisons et leur attente.
Le peintre a travaillé deux ans à ce tableau. L’esquisse, peinte en 1887, est également conservée dans notre galerie. Seule la femme assise près de la fenêtre y est représentée : le mari dans son fauteuil n’y est pas encore. La toile, achetée par la galerie en 1925 au petit-fils du peintre, est exposée dans la troisième salle de l’exposition permanente.
Le guide, dans la troisième salle : — Venez par ici, s’il vous plaît. Regardez ce tableau. Il a été peint par Nikolaï Vetrov, un peintre qui a vécu et travaillé dans notre ville. Vous voyez la femme qui lit la lettre à voix haute ? C’est une lettre de son fils, qui est parti travailler en Sibérie. Sa photo est accrochée au mur, à côté de l’icône. Et voici son mari, assis dans un vieux fauteuil. Il écoute, et il a fermé les yeux. Pourquoi, à votre avis ? Peut-être voit-il ce fils qu’il n’a pas vu depuis longtemps.
— Remarquez la tasse de thé que la maîtresse de maison a oubliée sur la table. Aujourd’hui, pour elle, l’essentiel, c’est la lettre. La lumière qui tombe de la fenêtre est celle du soir : le jour s’achève, et la famille attend, attend toujours. Beaucoup de visiteurs demandent qui est cette femme. On dit que c’est la mère du peintre, mais nous ne savons pas si c’est vrai.
— Et maintenant, regardez à gauche. Vous voyez ici l’esquisse que Vetrov a peinte deux ans plus tôt. Sur l’esquisse, la femme est assise seule près de la fenêtre : le mari n’y est pas encore. La galerie a acheté le tableau en 1925 au petit-fils du peintre, qui vivait à Moscou. Des questions ? Alors suivez-moi dans la salle suivante.
Relevez dans la notice quatre participiales, puis retrouvez la relative du guide qui dit la même chose.
Écrivez chaque réponse dans votre cahier, puis comparez avec le corrigé.
| Russe | Transcription | Français | Remarque |
|---|---|---|---|
| изображён | izobrajón | représenté | Participe court d’изобрази́ть (perf.) : изображена́, -о́, -ы́ ; forme longue изображённый. |
| предста́влен | priedstávlien | présenté, représenté | De предста́вить (perf.) ; accent fixe sur -ста́-. |
| вы́ставлен | výstavlien | exposé | De вы́ставить (perf.) ; même famille que вы́ставка (leçon 59). |
| напи́сан | napíssan | écrit ; peint (un tableau) | Déjà vu en leçon 132. De написа́ть (leçon 51) : un tableau « s’écrit », il ne se dessine pas. |
| пере́дний план | pieriédniï plan | le premier plan | на пере́днем пла́не : au premier plan ; aussi au figuré : вы́йти на пере́дний план. |
| за́дний план | zádniï plan | l’arrière-plan | на за́днем пла́не : à l’arrière-plan. |
| фон | fon | le fond, l’arrière-plan | на фо́не + génitif : sur fond de, sur l’arrière-plan de. |
| полотно́ | polotnó | la toile (le tableau) | Pluriel поло́тна, génitif pluriel поло́тен : l’accent recule ; aussi la toile de lin. |
| холст | kholst | la toile (support du peintre) | Accent final hors du nominatif : холста́, на холсте́. |
| портре́т | portriét | le portrait | портре́т + génitif : портре́т жены́. |
| пейза́ж | pieïzáj | le paysage | Genre pictural et vue réelle ; finale assourdie « pieïzách ». |
| натюрмо́рт | natiourmórt | la nature morte | Emprunt au français, masculin en russe. |
| автопортре́т | avtoportriét | l’autoportrait | авто- (inaccentué) : « soi-même », devant портре́т. |
| ико́на | ikóna | l’icône | Peinture religieuse sur bois ; Андре́й Рублёв en est le maître le plus célèbre. |
| фре́ска | friéska | la fresque | Génitif pluriel фре́сок (voyelle mobile). |
| скульпту́ра | skoul’ptoúra | la sculpture | L’œuvre et l’art ; le sculpteur : ску́льптор (à reconnaître). |
| живопи́сец | jivopíssiets | le peintre (artiste) | Voyelle mobile : живопи́сца, живопи́сцы ; plus soutenu que худо́жник (leçon 171). |
| ма́стер | mástier | le maître ; l’artisan, l’ouvrier qualifié | Pluriel мастера́ (accent final) ; ма́стер пейза́жа : un maître du paysage. |
| галере́я | galieriéia | la galerie (d’art) | Третьяко́вская галере́я, à Moscou ; в галере́е. |
| экспози́ция | ekspozítsia | l’exposition permanente, l’accrochage | Une exposition temporaire est une вы́ставка. |
| эски́з | eskíz | l’esquisse, l’étude | эски́з к + datif : l’esquisse d’une œuvre ; finale assourdie « eskís ». |
| ра́ма | ráma | le cadre (d’un tableau, d’une fenêtre) | в ра́ме : encadré. |
| кисть | kist’ | le pinceau ; la main (du poignet aux doigts) | Féminin en -ь ; кисть Ре́пина : la main, le style de Répine. |
| вышеука́занный | vychieoukázannyï | susmentionné, indiqué ci-dessus | Langue administrative : по вышеука́занному а́дресу. |
| нижеподписа́вшийся | nijiepodpissávchiïsia | le soussigné | Se décline comme un adjectif : féminin нижеподписа́вшаяся, pluriel нижеподписа́вшиеся. |
| прилага́емый | prilagáiemyï | ci-joint, joint | Participe passif présent de прилага́ть, joindre (perf. приложи́ть). |
| рассма́триваемый | rassmátrivaiemyï | examiné, considéré, en question | Participe passif présent de рассма́тривать (examiner) ; в рассма́триваемый пери́од. |
| изуча́емый | izoutcháiemyï | étudié | Participe passif présent d’изуча́ть ; изуча́емый язы́к : la langue étudiée. |
| ука́занный | oukázannyï | indiqué, mentionné | Participe passé passif d’указа́ть (perf. : укажу́, ука́жешь) ; в ука́занный срок : dans le délai indiqué. |
Neuf questions sur toute la leçon : trois sur la lecture, quatre transformations et accords, puis deux mots du musée et des papiers.
Deux pages de référence prolongent cette leçon : les participes et les relatives en кото́рый.
La leçon suivante met le gérondif en action : remplacer une subordonnée de temps, de cause, de condition ou de concession par une gérondive.
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Deux cents leçons progressives, de l’alphabet cyrillique jusqu’au programme du niveau B2, chacune avec ses exercices corrigés. Elles complètent le cours audio : l’oreille d’un côté, la lecture et l’écriture de l’autre.
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La leçon 1 est en haut de cette page, gratuite et en entier : je l’écoute avant de payer, sans compte à créer et sans carte bancaire.
À l’écrit soigné : notice de musée, rapport, article, lettre officielle. Le participe y resserre la phrase : карти́на, напи́санная в 1889 году́. À l’oral, et même dans une lettre amicale, la relative reste plus naturelle : карти́на, кото́рую он написа́л в 1889 году́. Un guide de musée lit le catalogue avec des participes, mais le raconte avec des relatives.
Non. Seules se transforment celles où кото́рый est sujet, au nominatif, qui donnent un participe actif, ou complément d’objet direct, à l’accusatif, qui donnent un participe passif. Дом, в кото́ром я живу́, ou une relative en где, куда́, чей, n’ont pas d’équivalent participial : gardez la relative.
Parce qu’elle se comporte alors comme un adjectif épithète, collé au nom : вы́ставленные в э́том за́ле портре́ты. Placée après le nom, elle forme une incise, comme une relative, et s’encadre de virgules : портре́ты, вы́ставленные в э́том за́ле, … La seconde place est la plus courante ; la première fait plus livresque.
Avec ce qui est représenté, qui est le sujet grammatical, même placé après le participe : изображён мужчи́на, изображена́ же́нщина, изображено́ окно́, изображены́ лес и река́. Cherchez donc d’abord le nom au nominatif, puis accordez.
Seulement dans une déclaration ou une demande officielle, où la formule est attendue : Я, нижеподписа́вшийся…, прожива́ющий по а́дресу: … Une femme écrit нижеподписа́вшаяся, прожива́ющая. Dans une lettre ordinaire, ces participes sonneraient comme un formulaire : commencez simplement par Уважа́емый + prénom et patronyme.
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