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Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 41 leçons se déroulent toutes de cette façon.
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À la fin de cette leçon, vous saurez choisir entre supe et sabía, conocí et conocía, quise, pude et tuve, selon ce que vous voulez dire. Vous saurez aussi raconter une découverte ou un échec : Supe la verdad, pero no hubo manera de hablar con él.
Le cours d’espagnol se suit dans l’application LIMBA : des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur iPhone, iPad et Android. L’application est gratuite, et les deux premières leçons aussi. La leçon 1 s’écoute également plus haut sur cette page, en entier.
Une leçon écrite, complément du cours audio. Cette page fait partie du cours d’espagnol écrit de LIMBA, en accès libre. Il accompagne le cours d’espagnol audio de l’application LIMBA, en leçons de 14 minutes : le cours audio vous fait parler, ces leçons écrites vous apprennent à lire, à écrire et à comprendre la mécanique de la langue.
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Entre le prétérit (pretérito perfecto simple) et l’imparfait, vous choisissez déjà l’événement ou le cadre. Avec cinq verbes courants, ce choix change le sens même du verbe : sabía, « je savais », supe, « j’ai appris ». Thème de la leçon : les secrets de famille. Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez le prétérit et l’imparfait des leçons 93, 96 et 154, les prétérits forts de la leçon 81 et saber et conocer à la leçon 47.
Durée. 50 minutes environ.
L’imparfait décrit un état qui dure, le prétérit un événement. Pour saber, l’événement est le moment où l’on commence à savoir : Supe la verdad, « j’ai appris la vérité ». Pour conocer, c’est la première rencontre : Conocí a su padre, « j’ai fait la connaissance de son père ».
| Infinitif | Imparfait : l’état | Prétérit : l’événement |
|---|---|---|
| saber | sabía : je savais | supe : j’ai appris, j’ai découvert |
| conocer | conocía : je connaissais | conocí : j’ai fait la connaissance de, j’ai rencontré |
En Amérique. Le prétérit sert même pour une découverte du jour : Hoy supe la noticia, « j’ai appris la nouvelle aujourd’hui ». L’Espagne emploie plus volontiers un temps composé dans ce cas. La page prétérit ou imparfait détaille ces verbes à double sens.
Six phrases à compléter par la forme qui convient : l’état à l’imparfait, la découverte ou la rencontre au prétérit.
À l’imparfait, quería décrit un désir, sans dire si l’on a agi. Au prétérit, quise + infinitif raconte une tentative, « j’ai essayé ». Au négatif, no quería, c’est « je n’avais pas envie » ; no quise, « j’ai refusé ».
Pour un refus, vous avez aussi negarse a + infinitif, « refuser de », qui diphtongue au présent (me niego a) et devient régulier au prétérit : me negué, se negó. Enfin, ocultar, « cacher, dissimuler », est plus soutenu que esconder : on dit ocultar la verdad.
Cinq questions : choisissez la forme ou le mot qui convient au sens.
À l’imparfait, podía décrit une capacité, sans dire si elle a servi. Au prétérit, pude raconte une réussite, « j’ai réussi à », et no pude un échec : Lo intenté todo, pero no pude.
Pour un échec plus fort, retenez la locution no hubo manera de + infinitif, « il n’y a pas eu moyen de ». Hubo reste au singulier, comme tout haber impersonnel. Retenez aussi sacar a la luz, « mettre au jour », et alejarse de, « s’éloigner de ».
Cinq phrases à compléter : la capacité à l’imparfait, la réussite ou l’échec au prétérit.
Tenía décrit une possession ou un état : Mi abuelo tenía una casa en Medellín. Tuve raconte ce que l’on a reçu ou ce qui est arrivé : tuve noticias, « j’ai eu des nouvelles », tuvo un hijo, « il a eu un fils ». Avec que, la différence est fine : tenía que llamar dit l’obligation sans dire si on l’a remplie ; tuve que llamar dit qu’on l’a remplie, « j’ai dû appeler, et je l’ai fait ».
Le piège vient du passé composé français : ne le calquez pas. « J’ai appris la nouvelle » se dit supe la noticia, jamais *aprendí la noticia, car aprender sert à étudier.
| Verbe | Imparfait | Prétérit |
|---|---|---|
| saber | sabía : je savais | supe : j’ai appris |
| conocer | conocía : je connaissais | conocí : j’ai rencontré |
| querer | quería : je voulais | quise : j’ai essayé ; no quise : j’ai refusé |
| poder | podía : je pouvais | pude : j’ai réussi ; no pude : j’ai échoué |
| tener | tenía : j’avais | tuve : j’ai eu, j’ai reçu |
Côté famille recomposée : le mari de votre mère est el padrastro, l’épouse de votre père la madrastra, à ne pas confondre avec el suegro et la suegra, les parents du conjoint. Avec un seul parent commun, on a un medio hermano ou una media hermana ; sans parent commun, un hermanastro. On parle aussi du padre biológico et des padres adoptivos.
Six questions : choisissez la forme de tener ou de saber, ou le mot de la famille, qui convient.
À Medellín, en Colombie, Valeria raconte comment un testament a changé sa famille. Relevez chaque supe, sabía, quise ou pude, et demandez-vous pourquoi ce temps.
Me llamo Valeria y vivo en Medellín. Siempre pensé que conocía bien a mi familia. Mis padres se divorciaron cuando yo tenía seis años, y después mi mamá se casó con Hernán, mi padrastro. Hernán tenía un hijo, Mateo, que se convirtió en mi hermanastro. Crecimos juntos, aunque no teníamos ningún parentesco de sangre.
Con mi papá, la relación era difícil. Después del divorcio, se alejó de nosotros y casi nunca llamaba. Yo no sabía por qué. Durante años quise entender ese distanciamiento, pero no hubo manera de hablar con él del tema: cada vez que yo le preguntaba algo, cambiaba de tema.
El año pasado murió mi abuelo, el padre de mi papá. Una semana después del entierro, la abogada de la familia nos leyó el testamento. Mi abuelo dejaba su casa a sus dos nietos: a mí y a un joven que se llamaba Sebastián. Nadie dijo nada. Yo no conocía a ningún Sebastián. Esa misma noche supe la verdad: mi tía me confesó que Sebastián era mi medio hermano, el hijo que mi papá tuvo con otra mujer antes de casarse con mi mamá. Mi papá lo sabía desde siempre, pero lo ocultó durante treinta años. Mi abuelo, en cambio, decidió sacar la verdad a la luz en su testamento.
Llamé a mi papá y le pedí explicaciones, pero él se negó a hablar. Entonces busqué a Sebastián en las redes sociales: vivía en Cali y era profesor de música. Le escribí y al día siguiente tuve noticias suyas. Sebastián sabía que tenía una media hermana, pero nunca pudo encontrarme. Su padre biológico casi no existía para él: Óscar, el esposo de su mamá, lo adoptó cuando era bebé.
Un mes después viajé a Cali. Allá conocí a Sebastián y a su padre adoptivo. Cuando vi a Sebastián, me reí: tenía los mismos ojos que mi abuelo. Por fin pude entender el silencio de mi papá y su distanciamiento.
La reconciliación con mi papá tardó más. Un domingo, Sebastián y yo tocamos la puerta de su casa. Esta vez sí nos abrió, nos abrazó a los dos y lloró. Ese día supe que los lazos de una familia pueden romperse, pero también volver a unirse. Hoy la revelación del testamento ya no me duele: mi familia es complicada, pero ya no tiene secretos.
Je m’appelle Valeria et je vis à Medellín. J’ai toujours pensé que je connaissais bien ma famille. Mes parents ont divorcé quand j’avais six ans, puis ma mère s’est mariée avec Hernán, mon beau-père. Hernán avait un fils, Mateo, qui est devenu mon demi-frère par remariage. Nous avons grandi ensemble, même si nous n’avions aucun lien de sang.
Avec mon père, la relation était difficile. Après le divorce, il s’est éloigné de nous et n’appelait presque jamais. Je ne savais pas pourquoi. Pendant des années, j’ai essayé de comprendre cet éloignement, mais il n’y a pas eu moyen de lui en parler : chaque fois que je lui posais une question, il changeait de sujet.
L’année dernière, mon grand-père, le père de mon père, est mort. Une semaine après l’enterrement, l’avocate de la famille nous a lu le testament. Mon grand-père laissait sa maison à ses deux petits-enfants : à moi et à un jeune homme qui s’appelait Sebastián. Personne n’a rien dit. Je ne connaissais aucun Sebastián. Le soir même, j’ai appris la vérité : ma tante m’a avoué que Sebastián était mon demi-frère, le fils que mon père avait eu avec une autre femme avant d’épouser ma mère. Mon père le savait depuis toujours, mais il l’a caché pendant trente ans. Mon grand-père, lui, a décidé de révéler la vérité dans son testament.
J’ai appelé mon père et je lui ai demandé des explications, mais il a refusé de parler. Alors j’ai cherché Sebastián sur les réseaux sociaux : il vivait à Cali et il était professeur de musique. Je lui ai écrit et le lendemain j’ai eu de ses nouvelles. Sebastián savait qu’il avait une demi-sœur, mais il n’avait jamais réussi à me trouver. Son père biologique n’existait presque pas pour lui : Óscar, le mari de sa mère, l’avait adopté bébé.
Un mois plus tard, je suis allée à Cali. Là-bas, j’ai fait la connaissance de Sebastián et de son père adoptif. Quand j’ai vu Sebastián, j’ai ri : il avait les mêmes yeux que mon grand-père. J’ai enfin réussi à comprendre le silence de mon père et son éloignement.
La réconciliation avec mon père a pris plus de temps. Un dimanche, Sebastián et moi avons frappé à la porte de sa maison. Cette fois, il nous a ouvert, il nous a serrés dans ses bras tous les deux et il a pleuré. Ce jour-là, j’ai compris que les liens d’une famille peuvent se rompre, mais aussi se renouer. Aujourd’hui, la révélation du testament ne me fait plus mal : ma famille est compliquée, mais elle n’a plus de secrets.
Choisissez le temps qui donne le bon sens au verbe, puis comparez avec le corrigé.
| Espagnol | Français | Remarque |
|---|---|---|
| el parentesco | la parenté, le lien de parenté | Nom masculin : no tenemos ningún parentesco. |
| el distanciamiento | l’éloignement, la prise de distance | Nom masculin, en -miento ; de la famille de la distancia. |
| la reconciliación | la réconciliation | Nom féminin en -ción ; verbe reconciliarse, déjà vu. |
| la revelación | la révélation | Nom féminin en -ción ; verbe revelar, déjà vu. |
| el medio hermano / la media hermana | le demi-frère / la demi-sœur | Un parent commun ; medio s’accorde : media hermana, medios hermanos. |
| el padrastro | le beau-père (mari de la mère) | Ne pas confondre avec el suegro, le père du conjoint. |
| la madrastra | la belle-mère (épouse du père) | Ne pas confondre avec la suegra, la mère du conjoint. |
| adoptivo | adoptif | Adjectif : los padres adoptivos, un hijo adoptivo. |
| biológico | biologique | Adjectif, avec tilde : el padre biológico. |
| ocultar | cacher, dissimuler | Plus soutenu que esconder : ocultar la verdad. |
| sacar a la luz | révéler, mettre au jour | Locution : sacar la verdad a la luz. |
| el testamento | le testament | Nom masculin : leer el testamento. |
| alejarse | s’éloigner | Verbe pronominal, avec de : alejarse de la familia. |
| el lazo | le lien | Nom masculin, souvent au pluriel : los lazos de familia. |
| negarse a | refuser de | Diphtongue e > ie au présent : me niego a ; + infinitif ; au prétérit, no quise dit aussi « j’ai refusé ». |
| no hubo manera | il n’y a pas eu moyen | Locution, avec de + infinitif ; elle raconte un échec. |
| el hermanastro / la hermanastra | le demi-frère / la demi-sœur (par remariage) | Sans parent commun ; à distinguer de medio hermano. |
Douze questions : les verbes à double sens, la famille et la lecture.
La page de référence prétérit ou imparfait présente les verbes qui changent de sens selon le temps. Réécoutez aussi le cours audio, et retrouvez toutes les leçons dans le sommaire du cours écrit.
La leçon suivante vous fait découvrir l’imparfait de la presse et du roman, qui raconte un événement.
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Trois cents leçons progressives, des premiers sons jusqu’au programme du niveau B2, dans l’espagnol d’Amérique latine, chacune avec ses exercices corrigés. Elles complètent le cours audio : l’oreille d’un côté, la lecture et l’écriture de l’autre.
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Des leçons de 14 minutes, entièrement à l’oreille : j’écoute, je répète à voix haute, je parle ; après les leçons, des exercices écrits fixent ce que j’ai entendu. L’application est gratuite à télécharger sur iPhone, iPad et Android, et les deux premières leçons sont offertes.
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Gratuit sur ce site : le cours d’espagnol écrit, en 300 leçons, pas à pas et avec des exercices corrigés — pour lire et écrire ce que l’application vous apprend à dire.
Sabía décrit un état : « je savais ». Supe raconte le moment où ce savoir commence : « j’ai appris, j’ai découvert ». No sabía que tenía un medio hermano dit l’ignorance ; Supe la verdad el día del entierro dit la découverte.
Le plus souvent, il veut dire « j’ai fait la connaissance de » : Conocí a mi madrastra en Quito parle d’une première rencontre. Pour une connaissance installée, l’espagnol emploie l’imparfait : Conocía bien a tu abuelo, « je connaissais bien ton grand-père ».
Non. No quería décrit une absence d’envie, sans dire ce que l’on a fait. No quise raconte un refus : « j’ai refusé ». Pour le même sens, vous pouvez dire me negué a + infinitif : Me negué a firmar.
Avec supe ou me enteré de : Supe la noticia ayer, Me enteré de la noticia ayer. Le verbe aprender sert à étudier une langue ou une leçon ; *aprendí la noticia est donc un calque du français à éviter.
Cela dépend du lien. Un medio hermano partage avec vous un parent, le père ou la mère. Un hermanastro est l’enfant de votre padrastro ou de votre madrastra : vous n’avez aucun parent commun, donc aucun parentesco de sang.
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