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Leçon 271 — Supe la verdad, conocí a su padre : les verbes qui changent de sens

À la fin de cette leçon, vous saurez choisir entre supe et sabía, conocí et conocía, quise, pude et tuve, selon ce que vous voulez dire. Vous saurez aussi raconter une découverte ou un échec : Supe la verdad, pero no hubo manera de hablar con él.

Le cours d’espagnol se suit dans l’application LIMBA : des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur iPhone, iPad et Android. L’application est gratuite, et les deux premières leçons aussi. La leçon 1 s’écoute également plus haut sur cette page, en entier.

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Entre le prétérit (pretérito perfecto simple) et l’imparfait, vous choisissez déjà l’événement ou le cadre. Avec cinq verbes courants, ce choix change le sens même du verbe : sabía, « je savais », supe, « j’ai appris ». Thème de la leçon : les secrets de famille. Vous saurez :

Avant de commencer. Revoyez le prétérit et l’imparfait des leçons 93, 96 et 154, les prétérits forts de la leçon 81 et saber et conocer à la leçon 47.

Durée. 50 minutes environ.

Étape 1 · Saber et conocer : savoir ou apprendre, connaître ou rencontrer

L’imparfait décrit un état qui dure, le prétérit un événement. Pour saber, l’événement est le moment où l’on commence à savoir : Supe la verdad, « j’ai appris la vérité ». Pour conocer, c’est la première rencontre : Conocí a su padre, « j’ai fait la connaissance de son père ».

Deux verbes, deux sens selon le temps
InfinitifImparfait : l’étatPrétérit : l’événement
sabersabía : je savaissupe : j’ai appris, j’ai découvert
conocerconocía : je connaissaisconocí : j’ai fait la connaissance de, j’ai rencontré

En Amérique. Le prétérit sert même pour une découverte du jour : Hoy supe la noticia, « j’ai appris la nouvelle aujourd’hui ». L’Espagne emploie plus volontiers un temps composé dans ce cas. La page prétérit ou imparfait détaille ces verbes à double sens.

À vous

Six phrases à compléter par la forme qui convient : l’état à l’imparfait, la découverte ou la rencontre au prétérit.

  1. Cuando era niña, yo no ___ que tenía una media hermana.
  2. El día del entierro, ___ la verdad sobre mi abuelo.
  3. ¿Cuándo ___ tú que eras hijo adoptivo?
  4. ___ a mi madrastra en la boda de mi papá, en 2015.
  5. Cuando me casé, mi suegra ya ___ bien a toda mi familia.
  6. Mis padres se ___ en una fiesta de la universidad, en 1990.

Étape 2 · Querer : vouloir, essayer, refuser

À l’imparfait, quería décrit un désir, sans dire si l’on a agi. Au prétérit, quise + infinitif raconte une tentative, « j’ai essayé ». Au négatif, no quería, c’est « je n’avais pas envie » ; no quise, « j’ai refusé ».

Pour un refus, vous avez aussi negarse a + infinitif, « refuser de », qui diphtongue au présent (me niego a) et devient régulier au prétérit : me negué, se negó. Enfin, ocultar, « cacher, dissimuler », est plus soutenu que esconder : on dit ocultar la verdad.

À vous

Cinq questions : choisissez la forme ou le mot qui convient au sens.

  1. Yo ___ saber la verdad, pero tenía miedo de preguntar.
  2. ___ llamar a mi papá tres veces, pero no contestó.
  3. Pour dire « Ma tante a refusé de parler », on écrit :
  4. Mi hermano ___ leer el testamento del abuelo.
  5. Mi abuela no quería que nadie supiera nada: ___ la carta en un cajón.

Étape 3 · Poder : réussir ou échouer

À l’imparfait, podía décrit une capacité, sans dire si elle a servi. Au prétérit, pude raconte une réussite, « j’ai réussi à », et no pude un échec : Lo intenté todo, pero no pude.

Pour un échec plus fort, retenez la locution no hubo manera de + infinitif, « il n’y a pas eu moyen de ». Hubo reste au singulier, comme tout haber impersonnel. Retenez aussi sacar a la luz, « mettre au jour », et alejarse de, « s’éloigner de ».

À vous

Cinq phrases à compléter : la capacité à l’imparfait, la réussite ou l’échec au prétérit.

  1. Después de muchos intentos, por fin ___ hablar con mi medio hermano.
  2. Busqué el testamento toda la tarde y al final no ___ encontrarlo.
  3. De niña, no ___ entender el silencio de mi papá.
  4. Lo intentamos todo esa noche, pero no ___ manera de convencerlo.
  5. Después de la discusión, mi primo ___ de la familia y dejó de llamar.

Étape 4 · Tener, le piège du français et la famille recomposée

Tenía décrit une possession ou un état : Mi abuelo tenía una casa en Medellín. Tuve raconte ce que l’on a reçu ou ce qui est arrivé : tuve noticias, « j’ai eu des nouvelles », tuvo un hijo, « il a eu un fils ». Avec que, la différence est fine : tenía que llamar dit l’obligation sans dire si on l’a remplie ; tuve que llamar dit qu’on l’a remplie, « j’ai dû appeler, et je l’ai fait ».

Le piège vient du passé composé français : ne le calquez pas. « J’ai appris la nouvelle » se dit supe la noticia, jamais *aprendí la noticia, car aprender sert à étudier.

Les cinq verbes à double sens
VerbeImparfaitPrétérit
sabersabía : je savaissupe : j’ai appris
conocerconocía : je connaissaisconocí : j’ai rencontré
quererquería : je voulaisquise : j’ai essayé ; no quise : j’ai refusé
poderpodía : je pouvaispude : j’ai réussi ; no pude : j’ai échoué
tenertenía : j’avaistuve : j’ai eu, j’ai reçu

Côté famille recomposée : le mari de votre mère est el padrastro, l’épouse de votre père la madrastra, à ne pas confondre avec el suegro et la suegra, les parents du conjoint. Avec un seul parent commun, on a un medio hermano ou una media hermana ; sans parent commun, un hermanastro. On parle aussi du padre biológico et des padres adoptivos.

À vous

Six questions : choisissez la forme de tener ou de saber, ou le mot de la famille, qui convient.

  1. Cuando yo era niña, mi abuelo ___ una casa enorme en Medellín.
  2. Ayer ___ noticias de mi hermanastro, que vive en Chile.
  3. Mi papá ___ un hijo con otra mujer en 1994.
  4. Pour dire « J’ai dû lui dire la vérité, et je l’ai fait », on écrit :
  5. Pour dire « J’ai appris la nouvelle hier », on écrit :
  6. El esposo de mi mamá no es mi padre: es mi ___.

Lecture · La carta del abuelo

À Medellín, en Colombie, Valeria raconte comment un testament a changé sa famille. Relevez chaque supe, sabía, quise ou pude, et demandez-vous pourquoi ce temps.

Me llamo Valeria y vivo en Medellín. Siempre pensé que conocía bien a mi familia. Mis padres se divorciaron cuando yo tenía seis años, y después mi mamá se casó con Hernán, mi padrastro. Hernán tenía un hijo, Mateo, que se convirtió en mi hermanastro. Crecimos juntos, aunque no teníamos ningún parentesco de sangre.

Con mi papá, la relación era difícil. Después del divorcio, se alejó de nosotros y casi nunca llamaba. Yo no sabía por qué. Durante años quise entender ese distanciamiento, pero no hubo manera de hablar con él del tema: cada vez que yo le preguntaba algo, cambiaba de tema.

El año pasado murió mi abuelo, el padre de mi papá. Una semana después del entierro, la abogada de la familia nos leyó el testamento. Mi abuelo dejaba su casa a sus dos nietos: a mí y a un joven que se llamaba Sebastián. Nadie dijo nada. Yo no conocía a ningún Sebastián. Esa misma noche supe la verdad: mi tía me confesó que Sebastián era mi medio hermano, el hijo que mi papá tuvo con otra mujer antes de casarse con mi mamá. Mi papá lo sabía desde siempre, pero lo ocultó durante treinta años. Mi abuelo, en cambio, decidió sacar la verdad a la luz en su testamento.

Llamé a mi papá y le pedí explicaciones, pero él se negó a hablar. Entonces busqué a Sebastián en las redes sociales: vivía en Cali y era profesor de música. Le escribí y al día siguiente tuve noticias suyas. Sebastián sabía que tenía una media hermana, pero nunca pudo encontrarme. Su padre biológico casi no existía para él: Óscar, el esposo de su mamá, lo adoptó cuando era bebé.

Un mes después viajé a Cali. Allá conocí a Sebastián y a su padre adoptivo. Cuando vi a Sebastián, me reí: tenía los mismos ojos que mi abuelo. Por fin pude entender el silencio de mi papá y su distanciamiento.

La reconciliación con mi papá tardó más. Un domingo, Sebastián y yo tocamos la puerta de su casa. Esta vez sí nos abrió, nos abrazó a los dos y lloró. Ese día supe que los lazos de una familia pueden romperse, pero también volver a unirse. Hoy la revelación del testamento ya no me duele: mi familia es complicada, pero ya no tiene secretos.

Voir la traduction

Je m’appelle Valeria et je vis à Medellín. J’ai toujours pensé que je connaissais bien ma famille. Mes parents ont divorcé quand j’avais six ans, puis ma mère s’est mariée avec Hernán, mon beau-père. Hernán avait un fils, Mateo, qui est devenu mon demi-frère par remariage. Nous avons grandi ensemble, même si nous n’avions aucun lien de sang.

Avec mon père, la relation était difficile. Après le divorce, il s’est éloigné de nous et n’appelait presque jamais. Je ne savais pas pourquoi. Pendant des années, j’ai essayé de comprendre cet éloignement, mais il n’y a pas eu moyen de lui en parler : chaque fois que je lui posais une question, il changeait de sujet.

L’année dernière, mon grand-père, le père de mon père, est mort. Une semaine après l’enterrement, l’avocate de la famille nous a lu le testament. Mon grand-père laissait sa maison à ses deux petits-enfants : à moi et à un jeune homme qui s’appelait Sebastián. Personne n’a rien dit. Je ne connaissais aucun Sebastián. Le soir même, j’ai appris la vérité : ma tante m’a avoué que Sebastián était mon demi-frère, le fils que mon père avait eu avec une autre femme avant d’épouser ma mère. Mon père le savait depuis toujours, mais il l’a caché pendant trente ans. Mon grand-père, lui, a décidé de révéler la vérité dans son testament.

J’ai appelé mon père et je lui ai demandé des explications, mais il a refusé de parler. Alors j’ai cherché Sebastián sur les réseaux sociaux : il vivait à Cali et il était professeur de musique. Je lui ai écrit et le lendemain j’ai eu de ses nouvelles. Sebastián savait qu’il avait une demi-sœur, mais il n’avait jamais réussi à me trouver. Son père biologique n’existait presque pas pour lui : Óscar, le mari de sa mère, l’avait adopté bébé.

Un mois plus tard, je suis allée à Cali. Là-bas, j’ai fait la connaissance de Sebastián et de son père adoptif. Quand j’ai vu Sebastián, j’ai ri : il avait les mêmes yeux que mon grand-père. J’ai enfin réussi à comprendre le silence de mon père et son éloignement.

La réconciliation avec mon père a pris plus de temps. Un dimanche, Sebastián et moi avons frappé à la porte de sa maison. Cette fois, il nous a ouvert, il nous a serrés dans ses bras tous les deux et il a pleuré. Ce jour-là, j’ai compris que les liens d’une famille peuvent se rompre, mais aussi se renouer. Aujourd’hui, la révélation du testament ne me fait plus mal : ma famille est compliquée, mais elle n’a plus de secrets.

Écrire · Racontez une découverte

Choisissez le temps qui donne le bon sens au verbe, puis comparez avec le corrigé.

Corrigé
  • Supe la verdad el día del entierro.
  • No sabía que tenía un medio hermano.
  • Conocí a mi madrastra en Lima.
  • Mi tío no quiso leer el testamento. ou Mi tío se negó a leer el testamento.
  • No hubo manera de convencerlo, pero al final pude hablar con él.
  • Par exemple : Hace dos años supe que mi mamá era hija adoptiva. Yo no sabía nada: mis abuelos ocultaron la verdad durante cincuenta años. Quise buscar a sus padres biológicos, pero no pude encontrarlos.

Vocabulaire de la leçon

Les dix-sept mots nouveaux de la leçon 271
EspagnolFrançaisRemarque
el parentescola parenté, le lien de parentéNom masculin : no tenemos ningún parentesco.
el distanciamientol’éloignement, la prise de distanceNom masculin, en -miento ; de la famille de la distancia.
la reconciliaciónla réconciliationNom féminin en -ción ; verbe reconciliarse, déjà vu.
la revelaciónla révélationNom féminin en -ción ; verbe revelar, déjà vu.
el medio hermano / la media hermanale demi-frère / la demi-sœurUn parent commun ; medio s’accorde : media hermana, medios hermanos.
el padrastrole beau-père (mari de la mère)Ne pas confondre avec el suegro, le père du conjoint.
la madrastrala belle-mère (épouse du père)Ne pas confondre avec la suegra, la mère du conjoint.
adoptivoadoptifAdjectif : los padres adoptivos, un hijo adoptivo.
biológicobiologiqueAdjectif, avec tilde : el padre biológico.
ocultarcacher, dissimulerPlus soutenu que esconder : ocultar la verdad.
sacar a la luzrévéler, mettre au jourLocution : sacar la verdad a la luz.
el testamentole testamentNom masculin : leer el testamento.
alejarses’éloignerVerbe pronominal, avec de : alejarse de la familia.
el lazole lienNom masculin, souvent au pluriel : los lazos de familia.
negarse arefuser deDiphtongue e > ie au présent : me niego a ; + infinitif ; au prétérit, no quise dit aussi « j’ai refusé ».
no hubo manerail n’y a pas eu moyenLocution, avec de + infinitif ; elle raconte un échec.
el hermanastro / la hermanastrale demi-frère / la demi-sœur (par remariage)Sans parent commun ; à distinguer de medio hermano.

Bilan

Toute la leçon

Douze questions : les verbes à double sens, la famille et la lecture.

  1. Cuando ___ que mi papá tenía otro hijo, lloré toda la noche.
  2. Mi suegro ___ cuarenta años cuando conoció a mi suegra.
  3. Sebastián y Valeria tienen el mismo padre, pero no la misma madre: son ___.
  4. Mateo y Valeria no tienen ningún ___ de sangre: son hermanastros.
  5. Dans Quise abrir la puerta, pero la llave no funcionaba, quise signifie :
  6. Dans la lecture, le père de Valeria s’est éloigné après :
  7. Dans la lecture, Valeria découvre l’existence de Sebastián grâce :
  8. Después de años de distanciamiento, por fin llegó la ___ entre padre e hija.
  9. No hubo manera ___ convencer a mi papá.
  10. Hoy ___ la noticia y todavía no lo puedo creer.
  11. La ___ del testamento cambió la vida de toda la familia.
  12. Óscar crio a Sebastián, pero no es su padre ___: es su padre adoptivo.

Pour aller plus loin

La page de référence prétérit ou imparfait présente les verbes qui changent de sens selon le temps. Réécoutez aussi le cours audio, et retrouvez toutes les leçons dans le sommaire du cours écrit.

La leçon suivante vous fait découvrir l’imparfait de la presse et du roman, qui raconte un événement.

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Questions fréquentes

Quelle différence entre supe et sabía ?

Sabía décrit un état : « je savais ». Supe raconte le moment où ce savoir commence : « j’ai appris, j’ai découvert ». No sabía que tenía un medio hermano dit l’ignorance ; Supe la verdad el día del entierro dit la découverte.

Conocí veut-il dire « j’ai connu » ?

Le plus souvent, il veut dire « j’ai fait la connaissance de » : Conocí a mi madrastra en Quito parle d’une première rencontre. Pour une connaissance installée, l’espagnol emploie l’imparfait : Conocía bien a tu abuelo, « je connaissais bien ton grand-père ».

No quise et no quería, est-ce la même chose ?

Non. No quería décrit une absence d’envie, sans dire ce que l’on a fait. No quise raconte un refus : « j’ai refusé ». Pour le même sens, vous pouvez dire me negué a + infinitif : Me negué a firmar.

Comment dire « j’ai appris la nouvelle » ?

Avec supe ou me enteré de : Supe la noticia ayer, Me enteré de la noticia ayer. Le verbe aprender sert à étudier une langue ou une leçon ; *aprendí la noticia est donc un calque du français à éviter.

Faut-il dire medio hermano ou hermanastro ?

Cela dépend du lien. Un medio hermano partage avec vous un parent, le père ou la mère. Un hermanastro est l’enfant de votre padrastro ou de votre madrastra : vous n’avez aucun parent commun, donc aucun parentesco de sang.

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