
Apprenez l’espagnol avec l’application LIMBA
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Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 41 leçons se déroulent toutes de cette façon.
La suite du cours est dans l’application LIMBA, gratuite sur iPhone et Android : je télécharge l’application.
À la fin de cette leçon, vous saurez choisir entre l’indicatif et le subjonctif après les verbes à double construction : Te digo que vienes informe, Te digo que vengas demande. Vous saurez aussi demander une précision et dissiper un malentendu sans froisser personne : No te lo tomes a mal, lo que quiero decir es que…
Le cours d’espagnol se suit dans l’application LIMBA : des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur iPhone, iPad et Android. L’application est gratuite, et les deux premières leçons aussi. La leçon 1 s’écoute également plus haut sur cette page, en entier.
Une leçon écrite, complément du cours audio. Cette page fait partie du cours d’espagnol écrit de LIMBA, en accès libre. Il accompagne le cours d’espagnol audio de l’application LIMBA, en leçons de 14 minutes : le cours audio vous fait parler, ces leçons écrites vous apprennent à lire, à écrire et à comprendre la mécanique de la langue.
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Certains verbes changent de sens selon le mode qui les suit. Avec l’indicatif, ils transmettent une information ; avec le subjonctif, ils transmettent un ordre, un regret ou une réaction que l’on admet. Le même verbe decir peut ainsi annoncer un fait ou donner une consigne. Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez le subjonctif de volonté de la leçon 174, les sentiments de la leçon 182 et l’opinion niée de la leçon 185. Le discours rapporté des leçons 228 et 239 sert à l’étape 1, quand le verbe introducteur est au passé.
Durée. 50 minutes environ.
Quand decir rapporte un fait, il est suivi de l’indicatif. Quand il rapporte un ordre ou une demande, il est suivi du subjonctif. Le français change de construction, « dire que » contre « dire de » ; l’espagnol garde que et change seulement le mode. Les verbes escribir et repetir fonctionnent de la même façon.
| Phrase | Mode | Sens |
|---|---|---|
| Te digo que vienes. | indicatif | je t’annonce que tu viens |
| Te digo que vengas. | subjonctif | je te dis de venir |
| Dice que llega tarde. | indicatif | il dit qu’il arrive en retard |
| Dice que llegues temprano. | subjonctif | il dit d’arriver tôt |
| Me escribió que estaba enferma. | indicatif | elle m’a écrit qu’elle était malade |
| Me escribió que la llamara. | subjonctif | elle m’a écrit de l’appeler |
Ne calquez pas « dire de » : *te digo de venir est fautif. On dit Te digo que vengas. Au passé, la concordance de la leçon 239 s’applique : l’ordre passe à l’imparfait du subjonctif, Nos dijo que fuéramos puntuales, et l’information garde l’indicatif, Nos dijo que la reunión era a las nueve.
Six phrases à compléter : le sens est indiqué après le tiret ; choisissez le mode qui l’exprime.
Avec l’indicatif, sentir que veut dire « avoir l’impression que », « sentir que » : on perçoit un fait. Avec le subjonctif, il veut dire « regretter que », comme lo siento : on réagit à un fait. Le mot mucho signale souvent le regret : Siento mucho que…
Rappelez-vous que sentir diphtongue au présent, siento, et change au prétérit, sintió, sintieron.
Cinq phrases à compléter selon le sens : impression ou regret.
Avec l’indicatif, entender que et comprender que signifient « je crois comprendre que » : on reçoit une information. Avec le subjonctif, ils signifient « je trouve normal que » : on admet la réaction de l’autre. Le français fait la même différence : « je comprends que tu pars » contre « je comprends que tu sois fâché ».
Le verbe suponer se conjugue comme poner : supongo, supuse. Pour supposer un fait probable, supongo que prend l’indicatif : Supongo que Andrés ya sabe la noticia. La forme *supongo que sepa est fautive ; dites supongo que sabe. Pour poser une hypothèse d’école, on emploie l’impératif supón que ou la formule supongamos que, « supposons que » (retenez-la telle quelle), suivis du subjonctif : Supongamos que el cliente diga que no: ¿qué hacemos?
Six phrases à compléter : information reçue, réaction admise ou supposition.
Un malentendu naît souvent d’une phrase ambiguë ou d’un sous-entendu que l’on prend au pied de la lettre. Pour le dissiper, on demande une précision, puis on nuance. Pour corriger ce que l’autre a compris, la négation de decir fait passer la complétive au subjonctif quand on rejette ce contenu, comme après no creo que : No digo que sea fácil, No quise decir que fueras grosero.
| Espagnol | Français |
|---|---|
| ¿Qué quieres decir con eso? | Qu’est-ce que tu veux dire par là ? |
| ¿Me podrías precisar la hora? | Pourrais-tu me préciser l’heure ? |
| ¿Lo dices literalmente? | Tu le dis au pied de la lettre ? |
| Lo que quiero decir es que… | Ce que je veux dire, c’est que… |
| Déjame matizar. | Laisse-moi nuancer. |
| Creo que te malinterpreté. | Je crois que je t’ai mal compris. |
| No te lo tomes a mal. | Ne le prends pas mal. |
Le verbe precisar a deux sens. Au sens de « préciser », il a pour complément ce que l’on précise, la hora, ou s’emploie seul. Il veut aussi dire « avoir besoin de », et se construit alors comme necesitar : Preciso que me mandes el archivo, « j’ai besoin que tu m’envoies le fichier ». Le verbe matizar change son z en c devant e : maticé.
En Amérique. Au sens d’« avoir besoin », precisar est très courant en Amérique, en particulier au Río de la Plata : Preciso ayuda. Il reste compris partout, mais necesitar demeure le verbe le plus neutre.
Six phrases à compléter par le mot ou la forme qui convient.
À Monterrey, au Mexique, Esteban, un ingénieur chilien arrivé il y a trois mois, demande conseil à sa collègue Mariana après un dîner chez un autre collègue. Relevez chaque verbe à double construction et le mode qui le suit.
— Mariana, tu as un petit moment ? J’ai besoin que tu m’expliques quelque chose. — Bien sûr, Esteban. Qu’est-ce qui s’est passé ? — Vendredi, Rodrigo m’a invité à dîner chez lui. Il m’a dit d’arriver à huit heures, alors je suis arrivé à huit heures pile. Il était encore sous la douche et sa femme n’avait même pas commencé à cuisiner. J’ai senti que j’arrivais au mauvais moment. — Oh, je comprends que tu te sois senti mal à l’aise. Mais ici, une invitation ne s’interprète souvent pas au pied de la lettre : l’heure est presque un sous-entendu. Les gens arrivent à neuf heures, et l’hôte le sait. — Mais moi, j’avais compris que le dîner était à huit heures. Au Chili aussi, on arrive un peu en retard à une fête, mais pour un dîner, la ponctualité est une forme de politesse. — Laisse-moi nuancer : tous les Mexicains ne sont pas comme ça, ça dépend de la personne et de la région. À une réunion de travail, par exemple, personne n’arrive avec une heure de retard. — Il y a autre chose. Pendant le dîner, j’ai demandé à Rodrigo combien il gagnait. J’ai senti que la question ne lui a pas plu. J’ai été grossier ? — Un peu. Ne le prends pas mal, mais parler de salaire avec quelqu’un que tu ne connais pas bien, c’est presque un tabou. — Quelle honte ! Et à la fin de la soirée, il m’a dit que sa maison était ma maison. Je lui ai répondu qu’alors j’allais revenir tous les samedis, pour plaisanter. Il a souri, mais je suppose qu’il n’a pas trouvé ça très drôle. — Cette phrase non plus ne se prend pas au pied de la lettre : elle veut dire que tu es le bienvenu, pas que tu peux venir quand tu veux. — Que c’est compliqué ! Dans mon pays, nous sommes plus directs. Ce que je veux dire, c’est que je ne veux offenser personne, mais parfois je ne vois pas les subtilités. — Je te comprends. Regarde un autre exemple : notre chef ne va jamais te dire que ton rapport est mauvais. Il va te dire qu’il lui manque un petit quelque chose. Autrement dit, que tu le corriges. — Alors, quand lundi il m’a dit de revoir les données, ce n’était pas juste un conseil ? — Non. Il te disait de le faire le jour même. Je te le dis pour qu’il n’y ait plus de confusion. — Je crois que je l’ai complètement mal compris. Pour moi, l’ambiguïté, c’est le plus difficile. — C’est normal au début. Mon conseil : quand quelque chose te paraît ambigu, demande avec franchise et avec le sourire. Par exemple : « Tu pourrais me préciser à quelle heure j’arrive ? » Personne ne va se vexer. — Et si on me dit qu’on se voit ahorita ? — Ah, ahorita ! Ça peut être dans cinq minutes ou dans trois heures. C’est une autre nuance. — Merci, Mariana. Je regrette de t’avoir pris autant de temps. — Pas du tout. J’adore que tu me poses la question.
Écrivez chaque phrase en choisissant le mode qui exprime le sens voulu, tildes comprises, puis comparez avec le corrigé.
| Espagnol | Français | Remarque |
|---|---|---|
| malinterpretar | mal interpréter | Verbe régulier en -ar : te malinterpreté. |
| interpretar | interpréter | Verbe régulier en -ar ; au passif réfléchi : no se interpreta así. |
| la puntualidad | la ponctualité | Nom féminin en -dad, de la famille de puntual. |
| la franqueza | la franchise | Nom féminin : hablar con franqueza. |
| el tabú | le tabou | Pluriel tabúes ou tabús. |
| el sobreentendido | le sous-entendu | Nom masculin, en un seul mot. |
| la sutileza | la subtilité | Nom féminin, souvent au pluriel : las sutilezas. |
| precisar | préciser ; avoir besoin de | Au sens d’« avoir besoin », courant en Amérique : preciso que me ayudes. |
| la confusión | la confusion | Nom féminin en -ción ; la tilde disparaît au pluriel : confusiones. |
| la ambigüedad | l’ambiguïté | Le tréma fait entendre le u, comme dans pingüino. |
| el matiz | la nuance | Nom masculin, à l’inverse du français ; pluriel matices. |
| matizar | nuancer | Le z devient c devant e : maticé. |
| ambiguo | ambigu | Adjectif, sans tréma : una frase ambigua. |
| literalmente | littéralement, au pied de la lettre | Adverbe en -mente. |
| lo que quiero decir es que | ce que je veux dire, c’est que | Formule pour préciser sa pensée. |
| grosero | grossier, mal élevé | Adjectif : ¿Fui grosero? |
| la cortesía | la politesse, la courtoisie | Nom féminin, tilde sur le i. |
| tomarse a mal | mal prendre | Locution : No te lo tomes a mal. |
Douze questions sur toute la leçon : le mode après decir, sentir, comprender et suponer que, les formules du malentendu, la lecture et le vocabulaire.
La page de référence le subjonctif après que classe les verbes qui demandent le subjonctif et ceux qui changent de sens avec le mode, comme decir et sentir. La page le discours rapporté reprend la concordance des ordres au passé. Réécoutez aussi le cours audio en guettant les dice que, et retrouvez toutes les leçons dans le sommaire du cours écrit.
La leçon suivante vous apprend à décrire une scène vue ou entendue, la vi bailar, et à dire ce qui a provoqué une réaction.
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Trois cents leçons progressives, des premiers sons jusqu’au programme du niveau B2, dans l’espagnol d’Amérique latine, chacune avec ses exercices corrigés. Elles complètent le cours audio : l’oreille d’un côté, la lecture et l’écriture de l’autre.
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Des leçons de 14 minutes, entièrement à l’oreille : j’écoute, je répète à voix haute, je parle ; après les leçons, des exercices écrits fixent ce que j’ai entendu. L’application est gratuite à télécharger sur iPhone, iPad et Android, et les deux premières leçons sont offertes.
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La leçon 1 est aussi en haut de cette page, gratuite et en entier : je l’écoute ici, sans compte à créer.
Gratuit sur ce site : le cours d’espagnol écrit, en 300 leçons, pas à pas et avec des exercices corrigés — pour lire et écrire ce que l’application vous apprend à dire.
Parce que l’espagnol ne calque pas « dire de » : quand decir transmet un ordre, il garde que et passe au subjonctif. Te digo que vengas veut dire « je te dis de venir », alors que Te digo que vienes annonce un fait.
Les deux : le mode tranche. Avec l’indicatif, c’est une impression, Siento que no me escuchas. Avec le subjonctif, c’est un regret, Siento que no puedas venir.
Demandez-vous si vous recevez une information ou si vous admettez une réaction. Entiendo que llegas mañana vérifie un fait ; Entiendo que estés molesto reconnaît que la réaction de l’autre est normale. Le français fait la même différence avec « je comprends que ».
Non : supongo que présente un fait probable et prend l’indicatif, supongo que sabe. Le subjonctif n’apparaît qu’avec l’hypothèse d’école, introduite par supón que ou supongamos que.
Les deux. En Amérique, surtout au Río de la Plata, on l’emploie souvent comme necesitar : Preciso que me ayudes. Pour demander une précision, on dit ¿Me podrías precisar la hora?
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