
Apprenez l’espagnol avec l’application LIMBA
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Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 41 leçons se déroulent toutes de cette façon.
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À la fin de cette leçon, vous saurez affirmer une opinion à l’indicatif, Creo que va a ganar, et la nier au subjonctif, No creo que gane. Vous saurez aussi justifier et nuancer un pronostic sur un match : No pienso que sea fácil, porque el otro equipo es el favorito.
Le cours d’espagnol se suit dans l’application LIMBA : des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur iPhone, iPad et Android. L’application est gratuite, et les deux premières leçons aussi. La leçon 1 s’écoute également plus haut sur cette page, en entier.
Une leçon écrite, complément du cours audio. Cette page fait partie du cours d’espagnol écrit de LIMBA, en accès libre. Il accompagne le cours d’espagnol audio de l’application LIMBA, en leçons de 14 minutes : le cours audio vous fait parler, ces leçons écrites vous apprennent à lire, à écrire et à comprendre la mécanique de la langue.
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Vous savez déjà dire ce que vous pensez avec creo que et me parece que. Cette leçon ajoute le revers : quand on nie son opinion, le verbe qui suit passe au subjonctif. Terrain d’entraînement : le prochain match de la sélection. Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez creo que et en mi opinión à la leçon 128, puis les formes du présent du subjonctif aux leçons 171, 172 et 173 : toute l’étape 2 en dépend. Le changement de c en qu de busqué, vu à la leçon 84, revient avec se clasifique.
Durée. 50 minutes environ.
Quand vous affirmez une opinion, vous la présentez comme vraie : le verbe qui suit creo que, pienso que ou me parece que reste à l’indicatif, au présent, au futur, au prétérit ou avec ir a. Comme en français.
Pour répondre à une question d’opinion sans répéter le verbe, l’espagnol dit Creo que sí, « je crois que oui », ou Creo que no, « je crois que non ». Gardez la tilde de sí : sans elle, si veut dire « si ».
Cinq phrases à compléter par la forme qui convient à une opinion affirmée.
Mettez maintenant no devant le verbe d’opinion : le fait est mis en doute, et le verbe qui suit passe au présent du subjonctif.
| Opinion affirmée : indicatif | Opinion niée : subjonctif | Français |
|---|---|---|
| Creo que gana. | No creo que gane. | Je ne crois pas qu’il gagne. |
| Pienso que es el favorito. | No pienso que sea el favorito. | Je ne pense pas qu’il soit le favori. |
| Me parece que juegan bien. | No me parece que jueguen bien. | Il ne me semble pas qu’ils jouent bien. |
| Creo que hay muchos goles. | No creo que haya muchos goles. | Je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de buts. |
| Creo que se clasifican. | No creo que se clasifiquen. | Je ne crois pas qu’ils se qualifient. |
| Creo que empatamos. | No creo que empatemos. | Je ne crois pas que nous fassions match nul. |
Les formes sont celles des leçons 171 à 173 : ganar donne gane, perder donne pierda, apostar donne apueste, et les irréguliers à part donnent sea, haya, vaya, esté. Deux verbes du football changent leur orthographe pour garder leur son : jugar fait juegue, avec la diphtongue et le u de llegué, et clasificarse fait se clasifique, avec le qu de busqué.
Le présent du subjonctif vaut aussi pour l’avenir : No creo que gane mañana, « je ne crois pas qu’il gagne demain ». Le futur après no creo que est à éviter : on n’écrit pas *no creo que ganará, mais no creo que gane. Un fait passé demandera un autre temps du subjonctif, vu plus loin.
Cinq phrases à compléter par la forme qui convient à une opinion niée.
Tout dépend de ce que nie le no. Dans Creo que Ecuador no gana, l’opinion reste affirmée, c’est le fait qui est nié : indicatif. Dans No creo que Ecuador gane, c’est l’opinion elle-même qui est niée : subjonctif. La seconde phrase est plus prudente.
| Ce qui est nié | Exemple | Mode |
|---|---|---|
| le fait | Creo que Ecuador no gana. | indicatif |
| l’opinion | No creo que Ecuador gane. | subjonctif |
| rien : réponse brève | Creo que no. / No creo. | pas de verbe |
La question ¿Crees que...? se construit le plus souvent avec l’indicatif : ¿Crees que van a ganar? Méfiez-vous aussi de pensar suivi d’un infinitif, vu à la leçon 98 : No pienso ir al estadio ne donne pas une opinion, il annonce une intention, « je n’ai pas l’intention d’aller au stade ».
Cinq questions : choisissez la forme ou le sens qui convient selon la place de la négation.
Après votre opinion, donnez la cause avec porque, ou mettez-la en tête avec como ; ajoutez un second argument avec además ou de hecho ; tirez la conséquence avec por eso ou así que. Pour nuancer, vous disposez de en mi opinión, para mí, depende, por lo menos, et d’aunque suivi de l’indicatif pour reconnaître un point avant de donner votre avis.
| Fonction | Mots | Exemple |
|---|---|---|
| donner la cause | porque, como | Como juega en su estadio, creo que gana. |
| ajouter un argument | además, de hecho | Además, tiene un buen entrenador. |
| conclure | por eso, así que | Por eso no creo que pierda. |
| nuancer | depende, por lo menos, aunque | Aunque es difícil, creo que se clasifica. |
En Amérique. Le subjonctif après no creo que est le même des deux côtés de l’Atlantique ; c’est le vocabulaire du football qui voyage mal. Le supporter est el hincha en Amérique du Sud, el aficionado au Mexique, et le terrain est la cancha là où l’Espagne dit plutôt el campo. Voyez la page le mot change de pays.
Cinq phrases à compléter par le mot ou la forme qui convient au raisonnement.
À Barranquilla, en Colombie, Andrés, sa sœur Mariana et leur voisin don Hernán parlent du match de ce soir. Lisez à voix haute et soulignez chaque opinion affirmée ou niée.
— Mariana, tu crois que la sélection va gagner ce soir ? — Je crois que oui. L’équipe joue très bien en ce moment et le public du stade aide toujours. De plus, le nouvel entraîneur fait confiance aux jeunes joueurs, et ils ont faim de victoire. — Moi, je ne crois pas que ce soit si facile. L’Argentine est la favorite du championnat et ses joueurs savent gagner des matchs difficiles. — Eh bien moi, je pense que nous allons faire match nul, dit don Hernán. Il y a un mois, la sélection a perdu contre l’Uruguay, et le score a été de trois à zéro. À vrai dire, je ne pense pas que l’équipe soit prête pour une victoire contre l’Argentine. — Don Hernán, vous n’avez jamais d’espoir ! — Ce n’est pas ça. Je suis supporter de la sélection depuis cinquante ans et je connais cette équipe. Quand il y a beaucoup de pression, les joueurs deviennent nerveux. — Pour moi, le problème, c’est l’arbitre : au dernier match, il s’est trompé deux fois. — Je ne crois pas que l’arbitre décide du match, Andrés. Ce sont les joueurs qui marquent les buts. — Bon, on parie ? Moi, je parie mille pesos que nous faisons match nul, comme dit don Hernán. — Et moi, je parie sur la victoire : deux à un pour la Colombie. — Moi, je ne parie pas d’argent, mais je vais vous dire une chose : si nous gagnons ce soir, nous nous qualifions pour la Coupe du monde. Et à mon avis, c’est plus important que tout l’argent du quartier. — Et à quelle place est la Colombie en ce moment ? — Troisième. Avec une défaite, elle descend à la cinquième et elle dépend des résultats d’autres matchs. — Alors je ne crois pas que les joueurs dorment beaucoup aujourd’hui. Et moi non plus, je ne vais pas dormir ! — Pourvu que nous gagnions ! On se voit au stade à sept heures, et après le match, on fête ça avec un asado à la maison.
Écrivez chaque phrase en espagnol, tildes comprises, puis comparez avec le corrigé.
| Espagnol | Français | Remarque |
|---|---|---|
| la selección | l’équipe nationale ; la sélection | Nom féminin en -ción ; la selección de Colombia. |
| el campeonato | le championnat | Nom masculin ; ganar el campeonato. |
| empatar | faire match nul | Verbe régulier en -ar ; subjonctif empate. Le nom el empate veut dire « le match nul ». |
| el hincha / la hincha | le supporter | Amérique du Sud ; au Mexique : el aficionado. |
| el gol | le but | Pluriel los goles ; marcar un gol, marquer un but. |
| el jugador / la jugadora | le joueur, la joueuse | De la famille de jugar. |
| la derrota | la défaite | Nom féminin ; con una derrota, en cas de défaite. |
| la victoria | la victoire | Nom féminin ; apostar a la victoria. |
| el entrenador / la entrenadora | l’entraîneur, l’entraîneuse | Selon la personne. |
| el árbitro / la árbitra | l’arbitre | Mot esdrújulo : tilde sur le a, même au féminin. |
| el mundial | la Coupe du monde | Nom masculin ; clasificarse al mundial. |
| favorito | favori | Adjectif, souvent avec l’article : el favorito, la favorita. |
| clasificarse | se qualifier | Verbe pronominal ; c > qu au subjonctif : no creo que se clasifique. |
| apostar | parier | Diphtongue o > ue : apuesto, apueste ; apostar a que + indicatif. |
| el marcador | le score | Nom masculin ; el marcador fue tres a cero. |
| la posición | la position, le classement | Nom féminin en -ción ; ¿en qué posición está? |
| el campeón / la campeona | le champion, la championne | Tilde au masculin singulier seulement : los campeones. |
Douze questions sur toute la leçon : l’opinion affirmée ou niée, la place de la négation, la lecture et le vocabulaire du football.
La page de référence le subjonctif après que range no creo que parmi les déclencheurs du subjonctif, avec la volonté et les sentiments. Réécoutez le cours audio et retrouvez toutes les leçons dans le sommaire du cours écrit.
La leçon suivante vous apprend à exprimer le doute ou la certitude face à une information, avec dudo que et está claro que, et à choisir le mode qui convient.
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Trois cents leçons progressives, des premiers sons jusqu’au programme du niveau B2, dans l’espagnol d’Amérique latine, chacune avec ses exercices corrigés. Elles complètent le cours audio : l’oreille d’un côté, la lecture et l’écriture de l’autre.
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Des leçons de 14 minutes, entièrement à l’oreille : j’écoute, je répète à voix haute, je parle ; après les leçons, des exercices écrits fixent ce que j’ai entendu. L’application est gratuite à télécharger sur iPhone, iPad et Android, et les deux premières leçons sont offertes.
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Parce que creo que présente le fait comme vrai à vos yeux : indicatif. Avec no creo que, vous le mettez en doute, et le doute appelle le subjonctif. La règle vaut pour pienso que et me parece que : No me parece que jueguen bien.
Presque. Dans Creo que no gana, l’opinion est affirmée et c’est le fait qui est nié : indicatif. Dans No creo que gane, c’est l’opinion qui est niée : subjonctif. La seconde tournure est plus prudente et plus courante pour contredire poliment.
Non : le présent du subjonctif suffit pour l’avenir. On dit No creo que gane mañana, et la forme *no creo que ganará est à éviter. Après creo que affirmatif, en revanche, le futur est permis : Creo que ganará.
Le plus souvent l’indicatif : ¿Crees que van a ganar? Vous entendrez parfois le subjonctif chez quelqu’un qui doute fort, mais l’indicatif est la tournure neutre, celle à employer.
Il veut dire « je n’ai pas l’intention d’y aller ». Suivi d’un infinitif, pensar exprime une intention, comme à la leçon 98. Pour nier une opinion, il faut que et un subjonctif : No pienso que vaya, « je ne pense pas qu’il y aille ».
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