
Apprenez l’espagnol avec l’application LIMBA
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Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 41 leçons se déroulent toutes de cette façon.
La suite du cours est dans l’application LIMBA, gratuite sur iPhone et Android : je télécharge l’application.
À la fin de cette leçon, vous saurez dire ce qui vous agace, vous déçoit ou vous fait peur dans ce que font les autres : Me molesta que griten, Me da miedo que haya un temblor. Vous saurez aussi vous plaindre poliment auprès d’un voisin : Con todo respeto, ¿le molestaría bajar el volumen?
Le cours d’espagnol se suit dans l’application LIMBA : des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur iPhone, iPad et Android. L’application est gratuite, et les deux premières leçons aussi. La leçon 1 s’écoute également plus haut sur cette page, en entier.
Une leçon écrite, complément du cours audio. Cette page fait partie du cours d’espagnol écrit de LIMBA, en accès libre. Il accompagne le cours d’espagnol audio de l’application LIMBA, en leçons de 14 minutes : le cours audio vous fait parler, ces leçons écrites vous apprennent à lire, à écrire et à comprendre la mécanique de la langue.
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À la leçon précédente, le subjonctif a servi à dire la joie et la surprise. Il sert tout autant à dire ce qui ne va pas : l’agacement, l’inquiétude, la peur, le regret. La mécanique ne change pas, seul le sentiment change. Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez les verbes de sentiment de la leçon 181 : cette leçon applique la même règle. Les formes du subjonctif présent sont aux leçons 171, 172 et 173, le verbe molestar à la leçon 106, et la vie d’un immeuble, avec el horario de silencio, à la leçon 173.
Durée. 45 minutes environ.
Molestar, « agacer, déranger », se construit comme gustar : ce qui agace est le sujet, la personne agacée est le pronom me, te, le, nos, les. Deux autres expressions suivent le même modèle : fastidiar, « embêter », et dar rabia, « mettre en rage ». Si ce qui agace est l’action d’une autre personne, on emploie que + subjonctif ; si c’est votre propre action, l’infinitif suffit.
| Expression | Même sujet : infinitif | Autre sujet : que + subjonctif |
|---|---|---|
| me molesta | Me molesta esperar. | Me molesta que griten. |
| me fastidia | Me fastidia madrugar. | Me fastidia que el perro ladre. |
| me da rabia | Me da rabia perder. | Me da rabia que no respeten la fila. |
Le verbe s’accorde avec ce qui agace : me molesta el grito, mais me molestan los gritos. Devant que, il reste au singulier. Gardez-vous enfin de l’indicatif : *Me molesta que gritan est fautif, car un sentiment sur l’action d’autrui demande le subjonctif, Me molesta que griten. Le français fait d’ailleurs de même : « ça m’agace qu’ils crient ».
Cinq phrases à compléter par la forme qui convient : subjonctif, indicatif ou infinitif.
Trois expressions encore, toujours sur le modèle de gustar : preocupar, « inquiéter », dar miedo, « faire peur », et asustar, « effrayer ». Vous connaissez déjà preocuparse de la leçon 70 : Me preocupo por mi hijo, « je m’inquiète pour mon fils ». Ici, c’est la chose qui inquiète : Me preocupa que mi hijo maneje de noche.
| Personne | Expression | Français |
|---|---|---|
| a mí | me da miedo que llueva | j’ai peur qu’il pleuve |
| a ti | te preocupa que llueva | tu t’inquiètes qu’il pleuve |
| a él / a ella / a usted | le asusta que llueva | la pluie lui fait peur ; vous fait peur |
| a nosotros / a nosotras | nos da miedo que llueva | nous avons peur qu’il pleuve |
| a ellos / a ellas / a ustedes | les preocupa que llueva | ils s’inquiètent qu’il pleuve ; vous vous inquiétez |
Avec un nom pluriel, dar s’accorde et miedo ne bouge pas : Me dan miedo las arañas. Et pour dire qu’une personne prend peur, on emploie la forme pronominale asustarse : Mi hija se asusta con los truenos, « ma fille a peur du tonnerre ».
Cinq phrases à compléter par la forme qui convient au sens et au sujet.
Vous dites lo siento depuis la leçon 3 sans savoir que c’est le verbe sentir, « regretter ; ressentir ». Il diphtongue au présent, comme querer. Avec lui, la personne qui regrette est le sujet : Siento que no puedas venir, « je regrette que tu ne puisses pas venir ».
| Personne | sentir | Français |
|---|---|---|
| yo | siento | je regrette |
| tú | sientes | tu regrettes |
| él / ella / usted | siente | il, elle regrette ; vous regrettez |
| nosotros / nosotras | sentimos | nous regrettons |
| ellos / ellas / ustedes | sienten | ils, elles regrettent ; vous regrettez |
| vos (Río de la Plata et Amérique centrale) | sentís | tu regrettes |
Decepcionar, « décevoir », revient au modèle de gustar : Me decepciona que no vengas, « je suis déçu que tu ne viennes pas ».
Le dernier exemple montre l’autre sens de sentir : « sentir, avoir l’impression ». Là, on constate un fait perçu, et l’indicatif revient : siento que está. Le subjonctif ne sert qu’au regret : siento que esté.
Cinq phrases à compléter par la forme qui convient au sens et au sujet.
Soportar et aguantar, « supporter », se conjuguent comme des verbes ordinaires en -ar : la personne qui ne supporte plus est le sujet. Attention au faux ami : soportar veut dire « supporter, endurer », jamais « soutenir quelqu’un, encourager ». Pour l’action d’autrui, on retrouve que + subjonctif.
Pour vous plaindre sans fâcher votre voisin, suivez quatre temps, avec les formules de politesse des leçons 132 et 158 :
En Amérique. L’enceinte se dit el parlante en Amérique du Sud et la bocina au Mexique ; en Espagne : el altavoz. Hacer escándalo, « faire du tapage », est très courant dans toute l’Amérique.
Cinq phrases à compléter par le mot ou la forme qui convient.
À Medellín, dans le quartier de Laureles, Valeria frappe à la porte de son voisin du dessus, don Hernán. Lisez le dialogue à voix haute et relevez chaque subjonctif après un sentiment.
— Bonsoir, don Hernán. Excusez-moi de vous déranger. Vous avez un moment ? — Bonsoir, Valeria. Bien sûr, entrez. Que puis-je pour vous ? — Merci, je voulais seulement vous parler une minute. Je n’aime pas faire d’esclandre, c’est pour ça que je viens chez vous. Sauf votre respect, hier soir la fête a duré jusqu’à trois heures du matin. Vous avez mis l’enceinte sur le balcon et la musique était à fond. — Oh, pardon ! C’était l’anniversaire de mon fils. Je ne me suis pas rendu compte qu’on l’entendait autant. — Je le comprends, et je suis contente que vous fêtiez en famille. Mais ça m’agace que le bruit ne finisse jamais : ma fille a des examens et elle ne peut pas dormir. Les murs sont très minces et on entend tout, les cris aussi. À deux heures, à vrai dire, je n’en pouvais plus. — Vous avez raison. Je regrette beaucoup que votre fille ne puisse pas se reposer. — Il y a autre chose. Votre chien aboie toute la journée quand vous n’êtes pas là. Ça m’inquiète qu’il soit seul tant d’heures, et ma fille a peur qu’il s’échappe. — Toute la journée ? Je ne le savais pas. Ma femme et moi, nous travaillons loin. Je vais demander à mon neveu de le sortir l’après-midi. — Je vous en remercie. Et une dernière chose : dimanche, à sept heures du matin, quelqu’un a utilisé une perceuse. C’était vous ? — Non, ce n’était pas chez moi. Je crois que c’était le voisin du troisième, qui refait sa cuisine. Moi aussi, ça m’embête qu’il fasse autant de bruit si tôt. — Alors je vais écrire à la gérance. Le règlement dit que les heures de silence commencent à dix heures du soir. — Très bien. Et je vous promets une chose : à partir de dix heures, on éteint l’enceinte. Je ne veux pas que les voisins pensent que nous sommes insupportables. — Merci beaucoup, don Hernán ! Je suis contente que nous puissions parler ainsi, calmement. — À votre service, chère voisine. Saluez votre fille. Bonne chance pour les examens !
Écrivez chaque phrase en espagnol, tildes et signes d’ouverture compris, puis comparez avec le corrigé.
| Espagnol | Français | Remarque |
|---|---|---|
| preocupar | inquiéter | Comme gustar : me preocupa que + subjonctif. |
| dar miedo | faire peur | Me da miedo que + subjonctif ; me dan miedo las arañas. |
| sentir | regretter ; ressentir | Diphtongue e > ie : siento ; siento que + subjonctif, « je regrette que ». |
| el parlante | l’enceinte, le haut-parleur | Amérique du Sud ; la bocina au Mexique ; en Espagne : el altavoz. |
| ladrar | aboyer | Verbe régulier en -ar : el perro ladra. |
| soportar | supporter | Faux ami : jamais « soutenir » ; no soporto que + subjonctif. |
| insoportable | insupportable | Adjectif invariable en genre : un ruido insoportable, una música insoportable. |
| decepcionar | décevoir | Comme gustar : me decepciona que + subjonctif. |
| dar rabia | énerver, mettre en rage | Me da rabia que + subjonctif. |
| el escándalo | le vacarme, le scandale | Hacer escándalo, faire du tapage (Amérique). |
| a todo volumen | à fond (son) | Poner la música a todo volumen. |
| aguantar | supporter, tenir le coup | No aguanto que + subjonctif ; ya no aguanto más. |
| fastidiar | agacer, embêter | Comme gustar : me fastidia que + subjonctif. |
| con todo respeto | sauf votre respect | Formule qui adoucit une plainte ou un désaccord. |
| el taladro | la perceuse | Nom masculin : el ruido del taladro. |
| el grito | le cri | De la famille de gritar (leçon 155). |
| asustar | faire peur, effrayer | Me asusta que + subjonctif ; asustarse, avoir peur. |
Douze questions sur toute la leçon : le subjonctif après un sentiment, l’infinitif quand le sujet est le même, la lecture et le vocabulaire.
La page de référence le subjonctif après que rassemble tous les verbes de sentiment, de volonté et de doute qui commandent le subjonctif. Réécoutez aussi le cours audio en guettant les plaintes et les regrets, et retrouvez toutes les leçons dans le sommaire du cours écrit.
La leçon suivante vous apprend à donner un avis ou un conseil sans viser personne, avec es importante que et d’autres tournures en es + adjectif + que.
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Trois cents leçons progressives, des premiers sons jusqu’au programme du niveau B2, dans l’espagnol d’Amérique latine, chacune avec ses exercices corrigés. Elles complètent le cours audio : l’oreille d’un côté, la lecture et l’écriture de l’autre.
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Des leçons de 14 minutes, entièrement à l’oreille : j’écoute, je répète à voix haute, je parle ; après les leçons, des exercices écrits fixent ce que j’ai entendu. L’application est gratuite à télécharger sur iPhone, iPad et Android, et les deux premières leçons sont offertes.
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La leçon 1 est aussi en haut de cette page, gratuite et en entier : je l’écoute ici, sans compte à créer.
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Parce qu’un sentiment sur l’action d’une autre personne demande le subjonctif, comme en français : « ça m’agace qu’ils crient ». *Me molesta que gritan est donc fautif ; la forme juste est Me molesta que griten.
Quand la personne qui ressent est aussi celle qui agit : Me da miedo manejar de noche, j’ai peur de conduire. Si quelqu’un d’autre agit, on passe à que + subjonctif : Me da miedo que manejes de noche.
Le sens est voisin, la construction diffère. Molestar se construit comme gustar : me molesta. Soportar et aguantar ont pour sujet la personne : no soporto, no aguantamos. Dans les deux cas, l’action d’autrui se met au subjonctif.
Non. Au sens de « regretter », oui : Siento que no puedas venir. Au sens de « avoir l’impression », on garde l’indicatif : Siento que algo no está bien. Le contexte dit lequel des deux sens est voulu.
Excusez-vous d’abord, Disculpe la molestia, puis dites ce que vous ressentez plutôt qu’un reproche, Con todo respeto, me molesta que la música esté tan fuerte, et demandez au conditionnel : ¿Le molestaría bajar el volumen?
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