
Apprenez l’espagnol avec l’application LIMBA
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Les deux premières leçons s’écoutent sans rien payer ; l’accès à tout le cours se prend ensuite par abonnement, dans l’application.
Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 41 leçons se déroulent toutes de cette façon.
La suite du cours est dans l’application LIMBA, gratuite sur iPhone et Android : je télécharge l’application.
À la fin de cette leçon, vous saurez dire qu’un fait passé en précédait un autre : Cuando llegué, el avión ya había salido. Vous saurez aussi expliquer une correspondance manquée : Perdí la conexión porque el primer vuelo había salido con demora.
Le cours d’espagnol se suit dans l’application LIMBA : des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur iPhone, iPad et Android. L’application est gratuite, et les deux premières leçons aussi. La leçon 1 s’écoute également plus haut sur cette page, en entier.
Une leçon écrite, complément du cours audio. Cette page fait partie du cours d’espagnol écrit de LIMBA, en accès libre. Il accompagne le cours d’espagnol audio de l’application LIMBA, en leçons de 14 minutes : le cours audio vous fait parler, ces leçons écrites vous apprennent à lire, à écrire et à comprendre la mécanique de la langue.
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Quand vous racontez, deux faits passés ne se suivent pas toujours dans l’ordre où vous les dites. Pour signaler que l’un était déjà accompli quand l’autre est arrivé, l’espagnol emploie, comme le français, le plus-que-parfait (pretérito pluscuamperfecto). Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez le prétérit et l’imparfait des leçons 93 et 96 : ils fournissent le moment de référence du récit. Les participes de la leçon 101 et la forme había de la leçon 94 sont les deux pièces du nouveau temps. La leçon 151 vous a montré comment l’Amérique emploie le prétérit.
Durée. 45 minutes environ.
Le plus-que-parfait se forme avec l’imparfait de haber, suivi du participe. Vous connaissez déjà había, « il y avait » : ici, la même forme sert d’auxiliaire et se conjugue aux cinq personnes. Le participe régulier se termine en -ado pour les verbes en -ar et en -ido pour les verbes en -er et en -ir.
| Personne | haber à l’imparfait | salir | Français |
|---|---|---|---|
| yo | había | había salido | j’étais sorti |
| tú | habías | habías salido | tu étais sorti |
| él / ella / usted | había | había salido | il, elle était sorti(e) ; vous étiez sorti |
| nosotros / nosotras | habíamos | habíamos salido | nous étions sortis |
| ellos / ellas / ustedes | habían | habían salido | ils, elles étaient sortis ; vous étiez sortis |
Trois remarques. La tilde se pose toujours sur le í : había, habíamos. La forme de yo et celle de la troisième personne sont identiques : ajoutez le pronom quand le contexte ne suffit pas. Enfin, l’auxiliaire est toujours haber, là où le français hésite entre « avoir » et « être », et le participe ne s’accorde jamais : « elle était partie » se dit ella había salido, et *ella había salida est fautif. Le participe reste en -o avec tous les sujets.
Cinq phrases à compléter par la forme du plus-que-parfait, ou le participe seul, qui convient au sujet.
Les participes irréguliers des leçons 101 et 104 reviennent tels quels : seul l’auxiliaire change. Les pronoms se placent devant había, et aucun pronom ne s’intercale entre l’auxiliaire et le participe : Ya lo había visto, « je l’avais déjà vu », No me había dicho nada, « il ne m’avait rien dit ». Le verbe irse garde son pronom au même endroit : Ya se había ido, « il était déjà parti ».
| Infinitif | Participe | Exemple | Français |
|---|---|---|---|
| hacer | hecho | Ya había hecho la maleta. | J’avais déjà fait ma valise. |
| decir | dicho | Nadie me había dicho nada. | Personne ne m’avait rien dit. |
| ver | visto | Nunca había visto una pista tan larga. | Je n’avais jamais vu une piste aussi longue. |
| escribir | escrito | Ya le había escrito un mensaje. | Je lui avais déjà écrit un message. |
| poner | puesto | Habían puesto un anuncio en la pantalla. | Ils avaient mis une annonce sur l’écran. |
| volver | vuelto | Mi hermano todavía no había vuelto. | Mon frère n’était pas encore rentré. |
| abrir | abierto | Ya habían abierto la puerta de embarque. | Ils avaient déjà ouvert la porte d’embarquement. |
| romper | roto | Alguien había roto mi maleta. | Quelqu’un avait cassé ma valise. |
Les petits mots ya, todavía no et nunca se mettent d’ordinaire devant le groupe ; l’ordre había ya salido existe, mais il sonne littéraire. On dit ya había salido, « il était déjà parti », comme on dit ya lo había visto.
Cinq phrases à compléter par le participe ou le groupe qui convient.
Le récit avance au prétérit : chaque prétérit fixe un moment. Le plus-que-parfait recule d’un pas et dit ce qui était déjà fait à ce moment-là. Comparez ces deux phrases, qui ne racontent pas la même chose :
Le français suit la même logique, ce qui vous aide. Trois compagnons reviennent souvent avec ce temps : ya pour ce qui était déjà fait, todavía no pour ce qui ne l’était pas encore, et nunca avec hasta entonces, « jusque-là », pour une première fois.
| Moment du récit (prétérit) | Fait antérieur (plus-que-parfait) |
|---|---|
| Cuando llegué a la terminal, | el último bus ya había salido. |
| Cuando empezó la reunión, | la jefa todavía no había llegado. |
| En 2019 volé a Santiago. | Hasta entonces nunca había volado. |
| Me llamó a las nueve, | pero yo ya me había dormido. |
Quand les actions se suivent simplement dans l’ordre, restez au prétérit : Cené, me bañé y me acosté. Le plus-que-parfait ne sert que si vous revenez en arrière.
Six phrases à compléter : choisissez le prétérit si les faits se suivent, le plus-que-parfait si l’un précède l’autre.
Pour dire « le temps que j’arrive, c’était trop tard », l’espagnol a une locution précieuse : para cuando + prétérit, puis ya + plus-que-parfait. Para cuando llegué, ya se había ido : au moment où je suis arrivé, il était déjà parti. Pour donner la cause d’un problème, porque introduit souvent un plus-que-parfait, et lamentablemente, « malheureusement », annonce poliment la mauvaise nouvelle.
En Amérique. La demora est le mot courant pour un retard, à côté de el retraso. Au Mexique et en Amérique centrale, on présente el pase de abordar ; en Espagne, la tarjeta de embarque. À bord, l’Espagne parle de la azafata (mot aussi courant dans le Cône Sud), l’Amérique de la auxiliar de vuelo ou de la aeromoza. Voyez la page le mot change de pays.
Six phrases à compléter par le mot ou la locution qui convient au voyage.
Daniela, qui vit à Bogotá, devait rejoindre Lima avec une escale à Panamá. Son amie Rosa l’attendait à l’aéroport de Lima. Le soir, Daniela l’appelle. Lisez à voix haute et relevez chaque plus-que-parfait.
— Allô ? Daniela ? Je t’ai attendue deux heures à l’aéroport. Où es-tu ? — Oh, Rosa, je suis vraiment désolée ! Je suis encore à Panamá. J’ai raté ma correspondance. — Pas possible ! Qu’est-ce qui s’est passé ? — Tout a commencé à Bogotá. Je suis arrivée tôt à l’aéroport, j’ai passé le contrôle de sécurité et je me suis assise dans la salle d’attente. Une heure plus tard, j’ai entendu une annonce : le vol avait deux heures de retard à cause d’un orage. — Deux heures ? Quel dommage ! — Oui. Jusque-là, je n’avais jamais attendu un vol aussi longtemps. Enfin, l’équipage est arrivé et l’embarquement a commencé. Mais l’avion a attendu encore une demi-heure sur la piste avant le décollage. — Donc tu es arrivée très tard à Panamá. — Exactement. Au moment où nous sommes arrivés, le vol pour Lima était déjà parti. J’ai couru dans tout le terminal, mais à la porte d’embarquement il n’y avait plus personne. — Et personne ne t’a aidée ? — Si, une hôtesse de l’air très aimable. Elle m’a cherché un autre itinéraire, avec un changement à Quito, mais malheureusement il n’y avait plus de places pour aujourd’hui. Finalement, elle m’a donné une carte d’embarquement pour demain à sept heures, sur un vol direct. — Et où vas-tu dormir ? — Dans un hôtel près de l’aéroport. La compagnie le paie. — Heureusement. Et ta valise ? — Ça, c’est une autre histoire. Quand je l’ai demandée, ils l’avaient déjà envoyée à Lima sur un autre vol. — Sérieusement ? Alors je vais la récupérer demain et je t’attends avec elle à dix heures. — Merci, Rosa ! Tu es la meilleure amie du monde.
Écrivez chaque phrase en espagnol, tildes et signes d’ouverture compris, puis comparez avec le corrigé.
| Espagnol | Français | Remarque |
|---|---|---|
| la conexión | la correspondance (transport) ; la connexion | Nom féminin en -ción : perder la conexión, rater sa correspondance. |
| la demora | le retard | Très courant en Amérique : salir con demora ; synonyme de el retraso. |
| para cuando | au moment où (déjà) | Suivi du prétérit, puis de ya + plus-que-parfait : Para cuando llegué, ya se había ido. |
| el despegue | le décollage | Nom masculin, de la famille de despegar. |
| el embarque | l’embarquement | Nom masculin : la puerta de embarque. |
| el pase de abordar | la carte d’embarquement | Mexique, Amérique centrale ; en Espagne : la tarjeta de embarque. |
| la tripulación | l’équipage | Nom féminin en -ción, singulier collectif. |
| el transbordo | le changement (de ligne, d’avion) | Hacer transbordo, sans article. |
| el anuncio | l’annonce | Nom masculin, contrairement au français. |
| la ruta | l’itinéraire, la ligne | Nom féminin : la ruta más barata. |
| la pista | la piste | Nom féminin : en la pista. |
| lamentablemente | malheureusement | Adverbe en -mente, souvent en tête de phrase. |
| el auxiliar de vuelo / la auxiliar de vuelo | le steward / l’hôtesse de l’air | Même forme aux deux genres ; en Espagne : la azafata. |
| hasta entonces | jusque-là, jusqu’à ce moment-là | Souvent avec nunca : Hasta entonces nunca había volado. |
| la sala de espera | la salle d’attente | Nom féminin, de la famille de esperar. |
Douze questions sur toute la leçon : les formes du plus-que-parfait, l’antériorité, la lecture et le vocabulaire du voyage.
La page de référence les temps composés présente le plus-que-parfait à côté des autres temps formés avec haber, et la page prétérit ou imparfait montre comment le prétérit et l’imparfait se partagent un récit. Réécoutez aussi le cours audio en guettant les formes en había, et retrouvez toutes les leçons dans le sommaire du cours écrit.
La leçon suivante vous apprend à dire depuis combien de temps durait une situation passée, pour raconter des retrouvailles après des années.
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Trois cents leçons progressives, des premiers sons jusqu’au programme du niveau B2, dans l’espagnol d’Amérique latine, chacune avec ses exercices corrigés. Elles complètent le cours audio : l’oreille d’un côté, la lecture et l’écriture de l’autre.
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Des leçons de 14 minutes, entièrement à l’oreille : j’écoute, je répète à voix haute, je parle ; après les leçons, des exercices écrits fixent ce que j’ai entendu. L’application est gratuite à télécharger sur iPhone, iPad et Android, et les deux premières leçons sont offertes.
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La leçon 1 est aussi en haut de cette page, gratuite et en entier : je l’écoute ici, sans compte à créer.
Gratuit sur ce site : le cours d’espagnol écrit, en 300 leçons, pas à pas et avec des exercices corrigés — pour lire et écrire ce que l’application vous apprend à dire.
Avec l’imparfait de haber — había, habías, había, habíamos, habían — suivi du participe : había salido, habíamos hecho. Les participes irréguliers sont ceux que vous connaissez déjà : hecho, dicho, visto, puesto, vuelto.
Non, jamais après haber. On dit ella se había ido et las niñas se habían dormido ; *ella se había ida est fautif, même si le français dit « elle était partie ». L’auxiliaire est toujours haber.
Avec le prétérit, les deux faits se suivent : il part après votre arrivée. Avec le plus-que-parfait, son départ précède votre arrivée : quand vous arrivez, il n’est plus là. Le mot ya renforce cette idée de « déjà ».
Para cuando signifie « au moment où », avec l’idée que c’était déjà trop tard. Il est suivi du prétérit, et la suite de la phrase emploie ya + plus-que-parfait : Para cuando llegamos, el vuelo ya había salido.
Au Mexique et en Amérique centrale, on dit el pase de abordar. En Espagne, on dit la tarjeta de embarque. De même, l’hôtesse de l’air est la auxiliar de vuelo en Amérique, et la azafata en Espagne.
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