
Apprenez l’espagnol avec l’application LIMBA
Les deux premières leçons sont gratuites !
Des leçons audio de 14 minutes, sur votre téléphone
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Les deux premières leçons s’écoutent sans rien payer ; l’accès à tout le cours se prend ensuite par abonnement, dans l’application.
Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 41 leçons se déroulent toutes de cette façon.
La suite du cours est dans l’application LIMBA, gratuite sur iPhone et Android : je télécharge l’application.
À la fin de cette leçon, vous saurez adoucir une demande avec l’imparfait de politesse : Quería pedirle un favor, Venía a preguntar por el departamento. Vous saurez aussi demander un service délicat à un voisin ou à un employé, puis le remercier : ¿Le importaría regar mis plantas? Se lo agradezco mucho.
Le cours d’espagnol se suit dans l’application LIMBA : des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur iPhone, iPad et Android. L’application est gratuite, et les deux premières leçons aussi. La leçon 1 s’écoute également plus haut sur cette page, en entier.
Une leçon écrite, complément du cours audio. Cette page fait partie du cours d’espagnol écrit de LIMBA, en accès libre. Il accompagne le cours d’espagnol audio de l’application LIMBA, en leçons de 14 minutes : le cours audio vous fait parler, ces leçons écrites vous apprennent à lire, à écrire et à comprendre la mécanique de la langue.
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Demander un service à quelqu’un que l’on connaît peu, le portier, l’administratrice de l’immeuble, le voisin du dessus, demande du tact. L’espagnol, comme le français, dispose pour cela d’un outil discret : l’imparfait (pretérito imperfecto) employé pour le présent. Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez les formules de politesse de la leçon 66, qui vous apprenait à aborder un inconnu, et le conditionnel poli de la leçon 132 : cette leçon les combine. Les formes de l’imparfait viennent de la leçon 91, et les pronoms placés après l’infinitif, comme dans pedirle, de la leçon 116.
Durée. 45 minutes environ.
Vous connaissez l’imparfait pour décrire le passé et dire ce qui se répétait. Il a un autre emploi, que le français partage : quand vous dites « je voulais vous demander », vous ne parlez pas d’hier, vous demandez maintenant, mais en reculant d’un pas. L’espagnol fait exactement la même chose : Quería pedirle un favor. Le présent Quiero pedirle un favor est correct, mais plus direct ; l’imparfait laisse à l’autre la place de refuser.
| Présent, direct | Imparfait, adouci | Français |
|---|---|---|
| Quiero hablar con usted. | Quería hablar con usted. | Je voulais vous parler. |
| Vengo a preguntar por el departamento. | Venía a preguntar por el departamento. | Je venais me renseigner sur l’appartement. |
| Llamo para avisarle. | Llamaba para avisarle. | J’appelais pour vous prévenir. |
| Necesito una copia de la llave. | Necesitaba una copia de la llave. | J’avais besoin d’un double de la clé. |
| Busco al portero. | Buscaba al portero. | Je cherchais le gardien. |
Cet emploi concerne surtout quelques verbes de souhait et de démarche : querer, venir a, llamar, necesitar, buscar, pensar, et desear, que vous verrez à l’étape 2. N’oubliez pas la tilde des verbes en -er et en -ir : quería, venía ; les verbes en -ar n’en ont qu’à nosotros (llamábamos) : llamaba, necesitaba. Le prétérit, lui, ne joue jamais ce rôle : Quise hablar con usted veut dire « j’ai essayé de vous parler », ce qui raconte une tentative passée. Pour monter encore d’un cran, il reste quisiera, vu à la leçon 132.
Cinq demandes à adoucir : choisissez l’imparfait de politesse qui convient au sujet.
L’imparfait de politesse sert aussi de l’autre côté du comptoir. Dans une boutique, à la réception d’un hôtel ou à la loge de l’immeuble, la portería, on vous accueille souvent par ¿Qué deseaba?, « que désiriez-vous ? ». Personne ne vous interroge sur hier : c’est une façon respectueuse de demander ce que vous voulez maintenant. Retenez-la telle quelle. Le verbe desear, « désirer, souhaiter », est un verbe régulier en -ar, plus soutenu que querer. Il sert aussi aux vœux : Le deseo un buen viaje.
| Celui qui accueille | Celui qui demande | Français |
|---|---|---|
| ¿Qué deseaba? | Quería hablar con la administradora. | Que désiriez-vous ? — Je voulais parler à la gérante. |
| ¿Qué se le ofrece? | Buscaba a la señora Restrepo. | Que puis-je pour vous ? — Je cherchais Mme Restrepo. |
| A la orden, ¿qué deseaba? | Necesitaba una copia de la llave. | À votre service, que désiriez-vous ? — J’avais besoin d’un double de la clé. |
| Buenas tardes, ¿qué deseaba? | Deseaba dejar un paquete para el 502. | Bonjour, que désiriez-vous ? — Je souhaitais laisser un colis pour le 502. |
Remarquez l’écho : à une question à l’imparfait, on répond volontiers à l’imparfait. Celui qui dirige l’immeuble, encaisse les charges et organise les réparations est el administrador ou la administradora ; le portier, el portero, se tient à la portería, à l’entrée.
En Amérique. Avec le portier, l’administrateur ou un voisin plus âgé, on vouvoie volontiers avec usted, et l’on met don ou doña devant le prénom : don Hernán. L’Espagne passe plus vite au tutoiement. En Colombie, usted s’entend même entre proches : voyez la page tú, usted et ustedes.
Cinq échanges d’accueil : choisissez la forme ou le mot qui convient.
L’imparfait annonce la demande ; le conditionnel (condicional) de la leçon 132 la formule. Vous connaissez ¿Podría...?, me gustaría, quisiera et ¿Le molestaría...?. Voici une formule de plus, très courante : ¿Le importaría...?, « cela vous dérangerait-il de... ? », suivie d’un infinitif. Elle se construit comme gustar : le désigne la personne à qui l’on parle en usted ; à un ami, on dit ¿Te importaría...?, à plusieurs personnes, ¿Les importaría...?.
| Espagnol | Français | Registre |
|---|---|---|
| Ayúdeme con la maleta. | Aidez-moi avec la valise. | impératif : un ordre poli |
| ¿Me ayuda con la maleta? | Vous m’aidez avec la valise ? | présent : simple et courant |
| ¿Podría ayudarme con la maleta? | Pourriez-vous m’aider ? | conditionnel : poli |
| ¿Le importaría ayudarme con la maleta? | Cela vous dérangerait-il de m’aider ? | conditionnel : prudent |
| ¿Sería tan amable de ayudarme con la maleta? | Auriez-vous l’amabilité de m’aider ? | conditionnel : très soutenu |
Attention à la réponse. On vous demande si cela vous dérange : pour accepter, il faut donc dire non. No, para nada ou No, claro que no servent à accepter : « pas du tout », « bien sûr que non ». Un sí seul serait ambigu ; si vous voulez dire oui, ajoutez ce que vous allez faire : Con gusto, ahorita lo hago. Les deux outils se combinent très bien : l’imparfait ouvre, le conditionnel demande.
Cinq demandes et réponses polies : choisissez la forme qui convient.
Une demande délicate, delicado, se construit en quatre temps. On s’excuse d’abord du dérangement, la molestia ; attention, c’est un faux ami, qui n’a rien à voir avec une « molestation ». On annonce ensuite la demande à l’imparfait, on l’explique avec es que, on la formule au conditionnel, et l’on remercie avec agradecer.
Deux verbes neufs demandent un peu d’attention. Agradecer, « remercier, être reconnaissant de », fait agradezco avec yo, comme conozco ; la chose dont on remercie est le complément direct, d’où Le agradezco su ayuda et Se lo agradezco. Au conditionnel, Le agradecería una respuesta remercie d’avance. Regar, « arroser », change e en ie au présent comme pensar : riego, riegas, riega, regamos, riegan ; au prétérit, il prend un u devant e comme llegué : regué.
Cinq phrases à compléter par le mot ou la forme qui convient.
À Medellín, dans le quartier de Laureles, Valeria découvre une fuite chez elle juste avant de partir en voyage. Elle passe à la loge, puis chez la gérante, puis chez son voisin. Lisez à voix haute et relevez chaque imparfait de politesse.
Dans le bureau de la gérante :
Le soir, dans le couloir :
— Bonjour, don Hernán. Pardonnez-moi de vous déranger. — À votre service, mademoiselle Valeria. Que désiriez-vous ? — Je voulais parler à la gérante. Elle est dans l’immeuble ? — Oui, doña Gloria est dans son bureau, au rez-de-chaussée. Il s’est passé quelque chose ? — C’est qu’il y a une fuite d’eau dans ma salle de bains. Ce matin, le plafond était mouillé et maintenant il goutte. — Quel ennui ! C’est sûrement l’appartement du dessus. Entrez, entrez.
— Entrez, Valeria. Que puis-je pour vous ? — Pardonnez-moi de vous déranger, doña Gloria. Je venais vous prévenir qu’il y a une fuite au plafond de ma salle de bains. Pourriez-vous envoyer le plombier aujourd’hui même ? — Bien sûr, je m’occupe de l’entretien. Je l’appelle tout de suite. — Je vous en suis très reconnaissante. Et je voulais vous demander autre chose : samedi, je pars en voyage à Carthagène. Cela vous dérangerait-il de garder une clé à la loge ? Le plombier va devoir entrer. — Pas du tout. Don Hernán la gardera.
— Bonsoir, don Álvaro. Je voulais vous demander un service un peu délicat. — Je vous écoute, voisine. — Je pars une semaine à Carthagène. Cela vous dérangerait-il d’arroser mes plantes ? Elles sont très délicates et elles ont besoin d’eau tous les deux jours. — Bien sûr que non. Ma femme et moi arrosons les nôtres tous les matins. — Et, si ce n’est pas trop vous demander, pourriez-vous recevoir un colis pour moi mardi ? — Avec grand plaisir, Valeria. Vous nous avez beaucoup aidés pour le déménagement. — Merci mille fois, don Álvaro. Je vous en suis vraiment reconnaissante. Je vous rapporte un souvenir de Carthagène. — Bon voyage, voisine !
À Medellín, Siga, « continuez », est la façon habituelle d’inviter à entrer.
Écrivez chaque phrase en vouvoyant avec usted, tildes et signes d’ouverture compris, puis comparez avec le corrigé.
| Espagnol | Français | Remarque |
|---|---|---|
| el administrador / la administradora | le gérant, le syndic (d’immeuble) | Il dirige l’immeuble et organise les réparations. |
| la portería | la loge du gardien, l’accueil de l’immeuble | Nom féminin ; on y trouve el portero (leçon 127). |
| la molestia | le dérangement, la gêne | Faux ami : pas « molestation ». Disculpe la molestia. |
| ¿Qué deseaba? | que désiriez-vous ? | Formule d’accueil à l’imparfait de politesse ; elle porte sur le présent. |
| desear | désirer, souhaiter | Verbe régulier en -ar, plus soutenu que querer : Le deseo un buen viaje. |
| si no es mucha molestia | si ce n’est pas trop vous demander | Formule, en tête ou en fin de demande. |
| agradecer | remercier, être reconnaissant de | -zco : agradezco ; conditionnel le agradecería. |
| la fuga | la fuite (d’eau, de gaz) | Hay una fuga de agua. |
| regar | arroser | e > ie : riego ; g > gu au prétérit : regué. |
| la planta | la plante | Nom féminin ; rappelez-vous aussi la planta baja, le rez-de-chaussée (leçon 58). |
| ¿Le importaría...? | cela vous dérangerait-il de... ? | Formule suivie d’un infinitif ; pour accepter, on répond No, para nada. |
| el mantenimiento | l’entretien, la maintenance | Nom masculin : el mantenimiento del edificio. |
| delicado | délicat | Adjectif : un tema delicado, una planta delicada. |
Douze questions sur toute la leçon : l’imparfait de politesse, le conditionnel, les verbes neufs, la lecture et le vocabulaire.
La page de référence politesse et titres réunit les formules d’accueil, l’emploi de don et doña et les degrés de la demande. La page prétérit ou imparfait rappelle les emplois de l’imparfait, dont celui de politesse. Réécoutez aussi le cours audio et retrouvez toutes les leçons dans le sommaire du cours écrit.
La leçon suivante vous apprend à raconter un fait divers lu ou vécu, avec ses circonstances, ce qui s’était passé avant et ses imprévus.
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Trois cents leçons progressives, des premiers sons jusqu’au programme du niveau B2, dans l’espagnol d’Amérique latine, chacune avec ses exercices corrigés. Elles complètent le cours audio : l’oreille d’un côté, la lecture et l’écriture de l’autre.
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Des leçons de 14 minutes, entièrement à l’oreille : j’écoute, je répète à voix haute, je parle ; après les leçons, des exercices écrits fixent ce que j’ai entendu. L’application est gratuite à télécharger sur iPhone, iPad et Android, et les deux premières leçons sont offertes.
Gratuite sur iPhone, iPad et Android. Sur ordinateur, ouvrez cette page sur votre téléphone, ou cherchez « LIMBA cours de langues audio » dans votre boutique d’applications.
La leçon 1 est aussi en haut de cette page, gratuite et en entier : je l’écoute ici, sans compte à créer.
Gratuit sur ce site : le cours d’espagnol écrit, en 300 leçons, pas à pas et avec des exercices corrigés — pour lire et écrire ce que l’application vous apprend à dire.
Parce qu’il met une petite distance entre la demande et la personne qui la reçoit, exactement comme le français « je voulais vous demander ». Quería pedirle un favor ne parle pas du passé : la demande est actuelle, mais elle laisse à l’autre la liberté de refuser.
Surtout avec des verbes de souhait et de démarche : querer, desear, venir a, llamar, necesitar, buscar, pensar. Le prétérit ne joue jamais ce rôle : quise raconte une tentative passée.
Ce n’est pas obligatoire, mais c’est naturel : Quería hablar con la administradora, Buscaba al portero. Le présent, Quiero hablar con la administradora, reste correct, simplement plus direct.
En disant non, puisque la question demande si cela vous dérange : No, para nada ou No, claro que no. Si vous préférez dire oui, ajoutez ce que vous allez faire : Con gusto, ahorita lo hago.
Non, c’est un faux ami. La molestia est le dérangement, la gêne : Disculpe la molestia, si no es mucha molestia. Le verbe molestar, vu à la leçon 77, veut dire « déranger ».
Des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur votre téléphone. L’application est gratuite, et les deux premières leçons d’espagnol aussi.
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Les leçons s’écoutent en ligne : une connexion Internet est nécessaire. Une question avant de commencer : info@limbaaudio.com.