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Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 41 leçons se déroulent toutes de cette façon.
La suite du cours est dans l’application LIMBA, gratuite sur iPhone et Android : je télécharge l’application.
À la fin de cette leçon, vous saurez raconter un fait divers lu ou vécu, avec ses circonstances, ses antécédents et ses imprévus : Eran las dos de la madrugada cuando hubo una explosión. Vous saurez aussi réagir à un récit avec ¡No puede ser! ou ¡Qué susto!
Le cours d’espagnol se suit dans l’application LIMBA : des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur iPhone, iPad et Android. L’application est gratuite, et les deux premières leçons aussi. La leçon 1 s’écoute également plus haut sur cette page, en entier.
Une leçon écrite, complément du cours audio. Cette page fait partie du cours d’espagnol écrit de LIMBA, en accès libre. Il accompagne le cours d’espagnol audio de l’application LIMBA, en leçons de 14 minutes : le cours audio vous fait parler, ces leçons écrites vous apprennent à lire, à écrire et à comprendre la mécanique de la langue.
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Un choc, un incendie, un voleur qui s’enfuit : le fait divers réunit tous les outils de l’unité pour raconter le passé. Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez le plus-que-parfait de la leçon 152, le récit complet de la leçon 154, al + infinitif de la leçon 156 et le se involontaire de la leçon 157. Les exclamations de la leçon 88 servent à l’étape 5.
Durée. 50 minutes environ.
Un fait divers se dit un suceso : attention, ce n’est pas un succès, qui se dit el éxito. Le récit s’ouvre presque toujours sur le fait principal, au prétérit (pretérito perfecto simple), souvent avec hubo, le prétérit de haber, toujours au singulier : Hubo un incendio, Hubo dos muertos.
| Le fait | Les personnes | Les actions |
|---|---|---|
| el choque, le choc | el testigo, le témoin | atropellar, renverser |
| el incendio, l’incendie | el bombero, le pompier | rescatar, secourir |
| la explosión, l’explosion | la víctima, la victime | sobrevivir, survivre |
| el humo, la fumée | el ladrón, le voleur | huir, escaparse, fuir, s’échapper |
La víctima reste féminin même pour un homme : está herida. El testigo, lui, devient la testigo pour une femme.
En Amérique. Un fait arrivé aujourd’hui se raconte au prétérit : Hoy hubo un choque en la avenida. En Espagne, on dirait plutôt hoy ha habido un choque, au passé composé. La page les temps composés détaille ce partage.
Cinq phrases à compléter par le mot qui convient au fait divers.
Un bon récit pose d’abord les circonstances à l’imparfait (pretérito imperfecto) : l’heure, le temps qu’il faisait, ce que l’on était en train de faire. Puis l’événement arrive au prétérit, souvent annoncé par de repente ou en ese momento.
| Le décor (imparfait) | L’événement (prétérit) |
|---|---|
| Eran las once de la noche | cuando hubo una explosión. |
| Llovía mucho y la calle estaba oscura | y de repente un camión chocó contra el bus. |
| Yo estaba durmiendo | cuando mi vecina empezó a gritar. |
| Mientras la cajera contaba la plata, | un ladrón entró a la tienda. |
Quand les événements s’enchaînent, ils restent tous au prétérit : El ladrón entró, agarró la plata y huyó. Ne passez pas par le passé composé français, « il est entré, il a pris » : chaque action achevée prend le prétérit. La page prétérit ou imparfait reprend ce partage en détail.
Cinq phrases à compléter par la forme qui convient : décor à l’imparfait ou événement au prétérit.
Pour dire ce qui s’était passé auparavant, la cause d’un incendie par exemple, employez le plus-que-parfait (pluscuamperfecto) : había, habías, había, habíamos, habían + participe. Ya le renforce volontiers.
Le participe de huir s’écrit sans tilde : había huido. Et avec un verbe pronominal, le pronom se place devant había : se había escapado, jamais *había escapádose, forme fautive à ne pas imiter.
Cinq phrases à compléter par la forme qui dit ce qui s’était passé avant.
Le se involontaire raconte l’imprévu, al + infinitif relie deux actions simultanées, le gérondif dit comment on agit. Voici d’abord le prétérit de huir, qui glisse un y entre deux voyelles.
| Personne | huir | Français |
|---|---|---|
| yo | hui | j’ai fui |
| tú | huiste | tu as fui |
| él / ella / usted | huyó | il, elle a fui ; vous avez fui |
| nosotros / nosotras | huimos | nous avons fui |
| ellos / ellas / ustedes | huyeron | ils, elles ont fui ; vous avez fui |
Hui s’écrit sans tilde : l’Académie le compte pour une seule syllabe. Comme leyó à la leçon 84, huyó et huyeron prennent un y. Escaparse, lui, est un verbe régulier en -ar, le plus souvent pronominal dans ce sens : se escapó, se escaparon.
Cinq phrases à compléter par la forme qui convient à l’imprévu, à la simultanéité ou à la fuite.
Deux formules neuves s’ajoutent à celles de la leçon 88 ; retenez-les telles quelles. ¡No puede ser! dit l’incrédulité, ¡Qué susto! la peur ressentie ou imaginée. Le cri ¡auxilio!, enfin, est celui de la victime qui appelle à l’aide.
| Pour dire | Formule |
|---|---|
| l’incrédulité | ¡No puede ser!, ¿En serio?, ¡No me digas! |
| la peur | ¡Qué susto!, ¡Dios mío! |
| le soulagement | ¡Menos mal!, ¡Qué suerte! |
| la compassion | ¡Qué pena!, ¡Pobre! |
| l’appel à l’aide | ¡Auxilio! |
Cinq réponses à compléter par la réaction qui convient au récit.
À Cali, en Colombie, Mariana arrive en retard au bureau. Son collègue Esteban lui demande ce qui s’est passé. Lisez à voix haute et relevez le décor, les faits, ce qui s’était passé avant et les imprévus.
— Mariana, qu’est-ce qui t’est arrivé ? Tu es arrivée en retard et tu as l’air fatiguée. — Oh, Esteban ! Hier soir, il y a eu un incendie dans mon immeuble. — Ce n’est pas possible ! Que s’est-il passé ? — Il était environ deux heures du matin. J’étais en train de dormir et tout à coup, j’ai entendu une explosion. En ouvrant la porte de l’appartement, j’ai vu beaucoup de fumée dans l’escalier. — Quelle peur ! — Oui, énormément. Doña Gloria, ma voisine du troisième étage, criait au secours par la fenêtre. Je suis descendue en courant avec les enfants du deuxième étage. Dehors, il y avait déjà presque tous les voisins, et dix minutes plus tard, les pompiers et la police sont arrivés. — Et doña Gloria ? — Les pompiers l’ont secourue par la fenêtre. Elle était blessée à une main, mais elle a survécu. On l’a emmenée à l’hôpital en ambulance. — Heureusement. Et pourquoi l’incendie a-t-il commencé ? — En fait, don Hernán, le monsieur du premier étage, avait cuisiné très tard et il a oublié d’éteindre la cuisinière. Ensuite, il s’est endormi sur le canapé. En entendant l’explosion, il s’est réveillé et il est sorti par la porte de derrière. — Mon Dieu ! Et qui a appelé les pompiers ? — Une témoin, la dame de la boutique du coin. Elle était encore en train de fermer sa boutique, elle a vu la fumée et elle les a appelés tout de suite. — Il y a eu des morts ? — Non, personne n’est mort. Le chat de don Hernán s’est échappé, mais ce matin nous l’avons trouvé sur le toit. — Quelle chance ! Et ton appartement ? — Il n’a rien, mais tout sent la fumée. — Pauvre Mariana. Tu veux un café ? — Oui, s’il te plaît. Et un très grand !
Écrivez chaque phrase en espagnol, tildes et signes d’ouverture compris, puis comparez avec le corrigé.
| Espagnol | Français | Remarque |
|---|---|---|
| el choque | le choc, la collision | Nom masculin, de la famille de chocar. |
| rescatar | secourir, sauver | Verbe régulier en -ar, avec le a personnel : rescataron a tres niños. |
| el incendio | l’incendie | Nom masculin ; le feu lui-même se dit el fuego. |
| el testigo / la testigo | le témoin | Même forme au féminin ; seul l’article change. |
| la explosión | l’explosion | Nom féminin en -ión, avec la tilde ; pluriel explosiones. |
| ¡No puede ser! | ce n’est pas possible ! | Formule d’incrédulité, à retenir telle quelle. |
| ¡Qué susto! | quelle peur ! | Formule ; el susto est connu depuis la leçon 88. |
| el bombero / la bombera | le pompier | Nom masculin et féminin ; au pluriel, los bomberos. |
| sobrevivir | survivre | Verbe régulier en -ir, comme vivir : sobrevivió. |
| el ladrón / la ladrona | le voleur / la voleuse | Pluriel sans tilde : los ladrones. |
| el suceso | le fait divers, l’événement | Faux ami : pas le succès (el éxito). |
| escaparse | s’échapper | Verbe pronominal régulier : se escapó, se había escapado. |
| la víctima | la victime | Toujours féminin, même pour un homme : la víctima está herida. |
| huir | fuir | -uyo : huyo ; prétérit huyó, huyeron ; participe huido. |
| el humo | la fumée | Nom masculin, h muet. |
| atropellar | renverser (un piéton) | Verbe régulier en -ar, avec le a personnel : atropelló a un peatón. |
| ¡auxilio! | au secours ! | Interjection ; aussi ¡socorro! |
| el muerto / la muerta | le mort, la morte | Aussi adjectif : muerto = mort ; hubo dos muertos. |
Dix questions sur toute la leçon : les mots du fait divers, le décor et l’événement, l’antériorité, les imprévus, les réactions et la lecture.
La page de référence prétérit ou imparfait reprend le partage entre le décor et les événements, et la page les temps composés présente le plus-que-parfait et l’usage américain du passé composé. Réécoutez aussi le cours audio en guettant les récits au passé, et retrouvez toutes les leçons dans le sommaire du cours écrit.
La leçon suivante fait le bilan de l’unité : vous y vérifierez que vous racontez un événement passé avec son décor, son antériorité et ses imprévus.
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Trois cents leçons progressives, des premiers sons jusqu’au programme du niveau B2, dans l’espagnol d’Amérique latine, chacune avec ses exercices corrigés. Elles complètent le cours audio : l’oreille d’un côté, la lecture et l’écriture de l’autre.
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Des leçons de 14 minutes, entièrement à l’oreille : j’écoute, je répète à voix haute, je parle ; après les leçons, des exercices écrits fixent ce que j’ai entendu. L’application est gratuite à télécharger sur iPhone, iPad et Android, et les deux premières leçons sont offertes.
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La leçon 1 est aussi en haut de cette page, gratuite et en entier : je l’écoute ici, sans compte à créer.
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On dit el suceso, au pluriel los sucesos. Attention au faux ami : le succès se dit el éxito, jamais el suceso.
Parce qu’elle fait partie du décor : Eran las dos de la madrugada cuando hubo una explosión. L’imparfait montre la scène, le prétérit raconte ce qui arrive.
Quand vous remontez avant un moment déjà passé, par exemple pour donner la cause : El incendio empezó porque alguien había dejado la estufa prendida. Avec ya, il dit qu’une action était déjà terminée : El ladrón ya había huido.
Parce que víctima est un nom toujours féminin, quel que soit le sexe de la personne, comme « la victime » en français. L’adjectif s’accorde avec le nom : La víctima está herida.
On écrit hui, sans tilde : l’Académie compte ce mot pour une seule syllabe. En revanche, huyó porte la tilde, comme les prétérits de deux syllabes ou plus en -ió (leyó, salió) ; vio et dio, d’une seule syllabe, n’en prennent pas.
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