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À la fin de cette leçon, vous saurez dire qu’une chose est impossible, demander ce qu’il faut faire ou annoncer l’inévitable sans aucun verbe « pouvoir » ni « devoir » : Мне не откры́ть э́ту дверь. Кому́ идти́? Быть дождю́. Vous saurez aussi poser un décor en quelques phrases d’un seul mot, comme un écrivain russe : Ночь. Тишина́. Темне́ет.
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Dans cette leçon, vous découvrez deux phrases sans sujet au nominatif : la phrase infinitive, où la personne est au datif, et la phrase à un seul membre. Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez le datif avec на́до, ну́жно et нельзя́ (leçon 44), les prédicatifs de la météo comme жа́рко et темно́ (leçon 61), тишина́ (leçon 101), les tours не́чего + infinitif et лень (leçon 123), рассве́т (leçon 125) et молча́ть (leçon 137).
Durée. 60 minutes environ.
Le russe n’a pas besoin du verbe « pouvoir » pour dire l’impossibilité : le datif de la personne, la négation не et un infinitif perfectif suffisent. Мне не откры́ть э́ту дверь : je n’arriverai pas à ouvrir cette porte, quoi que je fasse. La phrase est plus expressive que Я не могу́ откры́ть : l’obstacle vient des circonstances.
| Avec не мочь | Phrase infinitive | Français |
|---|---|---|
| Я не могу́ откры́ть э́ту дверь. | Мне не откры́ть э́ту дверь. | Je n’arriverai pas à ouvrir cette porte. |
| Ты не мо́жешь э́того поня́ть. | Тебе́ э́того не поня́ть. | Toi, tu ne peux pas comprendre ça. |
| Авто́бус здесь не мо́жет прое́хать. | Авто́бусу здесь не прое́хать. | Un bus ne peut pas passer ici. |
| Мы уже́ не мо́жем успе́ть на по́езд. | Нам уже́ не успе́ть на по́езд. | Nous n’aurons plus le temps d’attraper le train. |
| Никто́ не мо́жет его́ догна́ть. | Его́ не догна́ть. | Impossible de le rattraper. |
Le datif peut désigner une chose aussi bien qu’une personne : Авто́бусу здесь не прое́хать. Sans datif, la phrase devient générale : Его́ не догна́ть, de догна́ть dognát’, rattraper. L’infinitif est le plus souvent perfectif, car on parle d’un résultat qu’on n’atteindra pas.
Cinq questions : la personne au datif, deux infinitifs à choisir, puis le sens de deux phrases.
Sans négation, la phrase infinitive pose une question sur ce qu’il faut faire : c’est la question délibérative. Elle peut aussi annoncer une obligation prévue. Avec бы (leçon 117), elle exprime un souhait ou une crainte. Dans tous les cas, la personne concernée est au datif, jamais au nominatif.
Пове́рить poviérit’ est le perfectif de ве́рить (leçon 45) : il se construit avec le datif de la personne, пове́рить ему́, ou avec в + accusatif, пове́рить в судьбу́. Dans Тебе́ за́втра ра́но встава́ть, personne ne donne d’ordre : la phrase constate ce qui vous attend. La formule Что (же) мне де́лать?, que dois-je faire ?, est à apprendre telle quelle ; же y ajoute le désarroi.
Cinq questions : deux pronoms au datif, le sens d’une question, la valeur d’une phrase, puis un souhait avec бы.
L’infinitif seul donne un ordre sec, militaire ou administratif. Il apparaît sur les panneaux et dans la bouche d’un supérieur ; entre adultes, il est impoli. Встать vstat’, se lever, est le perfectif de встава́ть ; замолча́ть zamoltchát’, se taire, marque l’entrée dans le silence, quand молча́ть dit le silence qui dure.
Вперёд vpieriód, en avant, s’oppose à наза́д (leçon 83). Dans la langue littéraire et les proverbes, быть + datif annonce un événement inévitable. Le prédicatif суждено́ soujdienó, il est écrit, et l’adverbe неизбе́жно nieizbiéjno, inévitablement, disent la même fatalité ; le nom рок rok désigne le destin, et aussi la musique rock.
Так бы́ло суждено́ et le proverbe Чему́ быть, того́ не минова́ть sont des formules : apprenez-les d’un bloc, sans analyser le verbe ancien минова́ть, éviter.
Cinq questions : un ordre à compléter, le sens d’un panneau, le registre d’un ordre, puis deux phrases de fatalité.
Les verbes de la nature et du temps qui passe n’ont pas de sujet : ils s’emploient à la troisième personne du singulier, et au passé au neutre.
| Présent | Passé (perfectif) | Français |
|---|---|---|
| Темне́ет. | Стемне́ло. | La nuit tombe. / Il fait nuit. |
| Света́ет. | Рассвело́. | Le jour se lève. / Il fait jour. |
| Холода́ет. | Похолода́ло. | Il fraîchit. / Il a fraîchi. |
| Вечере́ет. | — | Le soir tombe. |
Темне́ть tiemniét’ et son perfectif стемне́ть stiemniét’ disent la nuit qui vient ; света́ть svietát’ et рассвести́ rassviestí, le jour ; холода́ть kholodát’, le froid ; вечере́ть vietchieriét’ est littéraire. Un nom seul peut aussi poser un décor : Ночь. Тишина́. Les prédicatifs en -о décrivent l’atmosphère : ду́шно doúchno, on étouffe, ти́хо tíkho, c’est calme, моро́зно morózno, il gèle, et жа́рко (leçon 61).
La фо́рточка et le сквозня́к. La фо́рточка fórtotchka est le petit battant d’une fenêtre russe, qu’on ouvre pour aérer. Le сквозня́к skvozniák, le courant d’air, est redouté : Закро́й дверь, сквозня́к!
Six questions : un verbe impersonnel à choisir, le sens d’une phrase, une forme du passé, le sens d’un mot, le type d’une phrase, puis un prédicatif.
Les prédicatifs en -о jugent une action à l’infinitif : невозмо́жно nievozmójno, c’est impossible, необходи́мо nieobkhodímo, il faut, бессмы́сленно biessmýslienno, cela ne sert à rien, опа́сно opásno, c’est dangereux, невыноси́мо nievynossímo, c’est insupportable. Avec un datif, ils décrivent l’état d’une personne : Мне смешно́ smiechnó, ça me fait rire, comme Ей лень (leçon 123). Пора́, жаль et нельзя́ fonctionnent de même.
| Construction | Exemple | Français |
|---|---|---|
| prédicatif + infinitif | Спо́рить с ним бессмы́сленно. | Discuter avec lui ne sert à rien. |
| prédicatif + infinitif | Необходи́мо сро́чно позвони́ть врачу́. | Il faut appeler le médecin d’urgence. |
| prédicatif seul | Но́чью здесь опа́сно. | C’est dangereux ici la nuit. |
| adverbe + prédicatif | Здесь невыноси́мо жа́рко. | Il fait une chaleur insupportable ici. |
| mot invariable + что | Жаль, что ты не пришёл. | Dommage que tu ne sois pas venu. |
| datif + не до + génitif | Мне не до сме́ха. | Je n’ai pas le cœur à rire. |
La tournure не до nie do + génitif est une formule : Ему́ не до нас, il a d’autres soucis que nous. Retenez aussi опа́сность opásnost’, le danger, угро́за ougróza, la menace, трево́га trievóga, l’inquiétude ou l’alerte, et предчу́вствие priedtchoústviie, le pressentiment, dont le premier в ne se prononce pas : У меня́ плохо́е предчу́вствие.
Cinq questions : le cas après не до, puis quatre mots à choisir d’après la traduction.
Lisez cette nouvelle deux fois : pour l’histoire, puis en relevant les phrases infinitives et les phrases à un seul membre. La famille est imaginaire.
Гроза́ на да́че
Ле́тний ве́чер. Ду́шно. В саду́ ти́хо, да́же пти́цы молча́т. Вечере́ет.
Ба́бушка сиди́т у окна́ и смо́трит на облака́. Они́ уже́ совсе́м чёрные.
— Быть грозе́, — говори́т она́. — У меня́ плохо́е предчу́вствие.
— Кака́я там гроза́! — смеётся внук Ми́ша. — Прогно́з обеща́л со́лнце.
Ба́бушка не спо́рит. Прогно́зам она́ не ве́рит, она́ ве́рит своему́ предчу́вствию.
Но ма́ма смо́трит на облака́ с трево́гой. Ей за́втра ра́но встава́ть: у неё рабо́та в го́роде. На́до е́хать сейча́с, пока́ нет дождя́. Маши́на стои́т в гараже́. Па́па идёт открыва́ть дверь, но дверь не открыва́ется. Он пыта́ется ещё раз, пото́м ещё.
— Мне не откры́ть э́ту дверь, — говори́т он наконе́ц. — Замо́к совсе́м ста́рый.
— Дай я попро́бую! — кричи́т Ми́ша.
— Тебе́ её то́же не откры́ть. Тут нужна́ си́ла.
Тем вре́менем темне́ет. Вдруг — си́льный уда́р, пото́м ещё оди́н. Начина́ется гроза́. В до́ме нет све́та. Ба́бушка ста́вит на стол све́чи, Ми́ша прино́сит фона́рик.
— Холода́ет, — говори́т па́па. — Закро́й фо́рточку, сквозня́к.
Идёт си́льный дождь. По доро́ге уже́ бежи́т вода́. Ма́ма хо́чет позвони́ть на рабо́ту, но телефо́н молчи́т: интерне́та то́же нет.
— Что же нам де́лать? — спра́шивает ма́ма. — Да́же е́сли дверь откро́ется, маши́не по на́шей доро́ге сейча́с не прое́хать.
— Позвони́ть сосе́ду? У него́ больша́я маши́на.
— Бессмы́сленно: он то́же в го́роде.
— Ну что, пове́рить прогно́зу и́ли ба́бушке? — смеётся Ми́ша. Но па́пе не до сме́ха.
— Кому́ идти́ у́тром с ма́мой на ста́нцию? Э́то далеко́.
— Тебе́ и идти́, — отвеча́ет ба́бушка па́пе. — Электри́чка ра́но у́тром. А сейча́с всем спать! Чему́ быть, того́ не минова́ть.
Ми́ша до́лго не мо́жет засну́ть. В ко́мнате темно́, за окно́м шуми́т ве́тер. Ему́ не стра́шно, ему́ интере́сно: что бу́дет у́тром? Всю ночь идёт дождь. Пото́м гроза́ ухо́дит. Ночь. Тишина́.
Света́ет. Па́па открыва́ет окно́: в до́ме уже́ не ду́шно, а прохла́дно и ти́хо. В саду́ пти́цы уже́ пою́т. Па́па берёт на ку́хне други́е ключи́, подхо́дит к гаражу́ — и дверь сра́зу открыва́ется.
— Па́па, вчера́ у тебя́ был ключ от до́ма! — смеётся Ми́ша.
Тепе́рь смешно́ и па́пе. Но маши́не по доро́ге всё равно́ не прое́хать, и ма́ма с па́пой иду́т на ста́нцию пешко́м.
— Не опозда́ть бы! — говори́т ма́ма.
— Успе́ете, — улыба́ется ба́бушка. — Ра́но ещё. А вчера́ так бы́ло суждено́: все бы́ли до́ма, все вме́сте.
Un orage à la datcha
Un soir d’été. Il fait lourd. Le jardin est calme, même les oiseaux se taisent. Le soir tombe.
Grand-mère est assise près de la fenêtre et regarde les nuages. Ils sont déjà tout noirs.
« Il y aura un orage, c’est sûr, dit-elle. J’ai un mauvais pressentiment.
— Un orage, tu parles, grand-mère ! rit son petit-fils Micha. La météo a annoncé du soleil. »
Grand-mère ne discute pas. Elle ne croit pas aux prévisions, elle croit à son pressentiment.
Mais maman regarde les nuages avec inquiétude. Elle doit se lever tôt demain : elle travaille en ville. Il faut partir maintenant, tant qu’il ne pleut pas. La voiture est au garage. Papa va ouvrir la porte, mais la porte ne s’ouvre pas. Il essaie encore une fois, puis encore une.
« Pas moyen d’ouvrir cette porte, dit-il enfin. La serrure est toute vieille.
— Laisse-moi essayer ! crie Micha.
— Toi non plus, tu n’y arriveras pas. Il faut de la force. »
Pendant ce temps, la nuit tombe. Soudain, un grand coup, puis un autre. L’orage éclate. Il n’y a plus d’électricité dans la maison. Grand-mère pose des bougies sur la table, Micha apporte la lampe de poche.
« Il fraîchit, dit papa. Ferme le vasistas, il y a un courant d’air. »
Il pleut très fort. L’eau court déjà sur le chemin. Maman veut appeler son travail, mais le téléphone reste muet : il n’y a pas non plus d’Internet.
« Que faire ? demande maman. Même si la porte s’ouvre, une voiture ne pourra pas passer sur notre chemin maintenant.
— Appeler le voisin ? Il a une grosse voiture.
— Ça ne sert à rien : il est en ville, lui aussi.
— Alors, on croit la météo ou grand-mère ? » rit Micha. Mais papa n’a pas le cœur à rire.
« Qui accompagne maman à la gare demain matin ? C’est loin.
— C’est toi qui iras, répond grand-mère à papa. Le train de banlieue part tôt le matin. Et maintenant, tout le monde au lit ! Ce qui doit arriver arrivera. »
Micha met longtemps à s’endormir. Il fait noir dans la chambre, dehors le vent fait du bruit. Il n’a pas peur, il est curieux : que se passera-t-il demain matin ? Toute la nuit, il pleut. Puis l’orage s’éloigne. La nuit. Le silence.
Le jour se lève. Papa ouvre la fenêtre : on n’étouffe plus dans la maison, il fait frais et calme. Au jardin, les oiseaux chantent déjà. Papa prend d’autres clés à la cuisine, s’approche du garage, et la porte s’ouvre aussitôt.
« Papa, hier, tu avais la clé de la maison ! » rit Micha.
Maintenant, papa aussi trouve ça drôle. Mais une voiture ne peut toujours pas passer sur le chemin, et maman et papa vont à la gare à pied.
« Pourvu qu’on ne soit pas en retard ! dit maman.
— Vous aurez le temps, sourit grand-mère. Il est encore tôt. Et hier, c’était écrit : tout le monde était à la maison, tous ensemble. »
Écrivez chaque réponse en cursive, puis comparez avec le corrigé.
| Russe | Transcription | Français | Remarque |
|---|---|---|---|
| темне́ть | tiemniét’ | s’assombrir ; (impers.) la nuit tombe | Impersonnel : темне́ет ; perfectif стемне́ть. |
| стемне́ть | stiemniét’ | faire nuit | Perfectif ; стемне́ло : il fait nuit (maintenant). |
| света́ть | svietát’ | (impers.) le jour se lève | Seulement à la 3e personne : света́ет ; perfectif рассвести́. |
| рассвести́ | rassviestí | (impers.) faire jour | Perfectif ; seulement рассветёт, рассвело́ ; même racine que рассве́т (leçon 125). |
| холода́ть | kholodát’ | (impers.) il fraîchit | Холода́ет ; perfectif похолода́ть : похолода́ло. |
| вечере́ть | vietchieriét’ | (impers.) le soir tombe | Вечере́ет ; style littéraire ; de ве́чер. |
| ду́шно | doúchno | on étouffe, il fait lourd | В ко́мнате ду́шно ; Мне ду́шно : j’étouffe. |
| ти́хо | tíkho | doucement ; c’est calme | De ти́хий (leçon 19) ; Ти́хо! : Silence ! ; comparatif ти́ше. |
| моро́зно | morózno | il gèle, il fait un froid sec | De моро́з (leçon 61) ; Сего́дня моро́зно. |
| смешно́ | smiechnó | c’est drôle ; avoir envie de rire | Мне смешно́ : ça me fait rire ; adjectif смешно́й. |
| невозмо́жно | nievozmójno | c’est impossible | + infinitif ; Э́то невозмо́жно! |
| невыноси́мо | nievynossímo | c’est insupportable ; de façon insupportable | невыноси́мо жа́рко ; adjectif невыноси́мый. |
| бессмы́сленно | biessmýslienno | c’est absurde, cela ne sert à rien | без + смысл (leçon 92) ; + infinitif. |
| необходи́мо | nieobkhodímo | il est nécessaire, il faut | Plus soutenu que на́до et ну́жно (leçon 44) ; + infinitif. |
| неизбе́жно | nieizbiéjno | inévitablement ; c’est inévitable | Adjectif неизбе́жный, forme courte неизбе́жен. |
| суждено́ | soujdienó | il est écrit, c’est le destin | + datif + infinitif : Ему́ бы́ло суждено́ стать поэ́том. |
| рок | rok | le destin, la fatalité ; le rock | злой рок : le mauvais sort ; aussi la musique. |
| предчу́вствие | priedtchoústviie | le pressentiment | Le в de -вств- ne se prononce pas ; плохо́е предчу́вствие. |
| трево́га | trievóga | l’inquiétude ; l’alerte | с трево́гой : avec inquiétude ; пожа́рная трево́га : l’alarme incendie. |
| опа́сно | opásno | c’est dangereux | + infinitif ; adjectif опа́сный. |
| опа́сность | opásnost’ | le danger | Опа́сности нет : il n’y a pas de danger. |
| угро́за | ougróza | la menace | угро́за + génitif : угро́за дождя́. |
| пове́рить | poviérit’ | croire | Perfectif de ве́рить (leçon 45) ; + datif (personne) ou в + accusatif. |
| встать | vstat’ | se lever | Perfectif de встава́ть (leçon 27) ; вста́ну, вста́нешь ; Всем встать! |
| замолча́ть | zamoltchát’ | se taire | Perfectif d’entrée de молча́ть (leçon 137) ; замолчу́, замолчи́шь. |
| догна́ть | dognát’ | rattraper | Perfectif ; догоню́, дого́нишь ; passé догна́л, догнала́ ; imperfectif догоня́ть. |
| сквозня́к | skvozniák | le courant d’air | Génitif сквозняка́ ; les Russes le redoutent. |
| фо́рточка | fórtotchka | le vasistas (petit battant de fenêtre) | Génitif pluriel фо́рточек ; typique des fenêtres russes. |
| вперёд | vpieriód | en avant | Contraire de наза́д (leçon 83) ; ё toujours accentué. |
| не до | nie do | ne pas avoir la tête à | Datif + не до + génitif : Мне не до сме́ха ; Ему́ не до нас. |
Dix questions : quatre sur la phrase infinitive, deux sur les phrases à un seul membre, une formule, puis trois questions sur la nouvelle.
Écrivez environ 120 mots sur une situation sans issue : une panne, un train manqué. Employez trois phrases infinitives (impossibilité, délibération, fatalité) et ouvrez par deux phrases à un seul membre : Ночь. Хо́лодно.
Deux pages de référence prolongent cette leçon : les tournures impersonnelles et le cas datif. Cherchez ensuite, dans une nouvelle russe, une phrase faite d’un seul nom.
La leçon suivante poursuit le travail sur la phrase russe.
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Deux cents leçons progressives, de l’alphabet cyrillique jusqu’au programme du niveau B2, chacune avec ses exercices corrigés. Elles complètent le cours audio : l’oreille d’un côté, la lecture et l’écriture de l’autre.
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Les deux phrases disent l’impossibilité, mais pas de la même façon. Я не могу́ откры́ть э́ту дверь constate un fait, presque neutre. Мне не откры́ть э́ту дверь présente l’obstacle comme insurmontable, venu des circonstances : quoi que je fasse, je n’y arriverai pas. La phrase infinitive est plus expressive, et souvent plus résignée.
Parce que la phrase porte sur un résultat qu’on n’atteindra pas : ouvrir la porte, comprendre, attraper le train. On dit donc Тебе́ э́того не поня́ть, Нам не успе́ть. L’imperfectif après не prend un autre sens, celui de l’inutilité ou de l’interdiction : Не кури́ть! Défense de fumer.
Seulement par jeu. L’infinitif seul est l’ordre d’un supérieur, d’un militaire, d’un huissier ou d’un panneau : Не кури́ть!, Молча́ть! Entre adultes, il paraît grossier ; employez l’impératif, adouci au besoin par пожа́луйста : Вста́ньте, пожа́луйста.
Un malheur va arriver, c’est inévitable. Le verbe быть à l’infinitif, suivi du datif d’un nom, annonce ce qui doit se produire : Быть дождю́, Быть грозе́. Le tour appartient à la langue littéraire et populaire, aux proverbes et aux récits ; dans la conversation courante, on dit plutôt Бу́дет дождь.
Il n’y en a pas. Ces verbes de la nature sont impersonnels : ils s’emploient à la troisième personne du singulier au présent, au neutre au passé, sans aucun sujet, là où le français met un « il » vide. On dit Темне́ет, la nuit tombe, et Стемне́ло, il fait nuit ; Света́ет, le jour se lève, et Рассвело́, il fait jour.
Avec un datif pour la personne et un génitif pour ce qui ne l’intéresse pas en ce moment : Мне не до сме́ха, je n’ai pas le cœur à rire ; Ему́ не до нас, il a d’autres soucis que nous. La tournure dit qu’on est trop occupé ou trop inquiet pour penser à autre chose.
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