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50 leçons audio · 11 h 39 d’écoute · 14 minutes par leçon
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Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 50 leçons se déroulent toutes de cette façon.
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À la fin de cette leçon, vous saurez lire un essai russe de 600 mots sur la famille et les générations, puis le résumer en 180 à 250 mots, en style nominal : рост числа́ разво́дов, сниже́ние рожда́емости. Vous aurez aussi tenu, en vous enregistrant, un monologue de trois à cinq minutes sur votre propre famille, et pris en cursive une dictée de 80 mots.
Le cours complet de russe se télécharge : 50 leçons audio de 14 minutes, en fichiers MP3, pour un paiement unique de 49 €. Aucun abonnement, rien à résilier. La leçon 1 est plus haut, gratuite et complète.
Une leçon écrite, complément du cours audio. Cette page fait partie du cours de russe écrit de LIMBA, en accès libre. Il accompagne le cours de russe audio, 50 leçons de 14 minutes à télécharger en MP3 : le cours audio vous fait parler, ces leçons écrites vous apprennent à lire, à écrire et à comprendre la mécanique de la langue.
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Dans cette leçon, vous faites le bilan de l’unité 20, consacrée au génitif et au datif. Pas de grammaire nouvelle : dix-neuf mots nouveaux pour parler de la famille, un essai de 600 mots et trois productions, un résumé, un monologue et une dictée. Vous saurez :
Avant de commencer. Ce bilan porte sur les leçons 153 (les noms d’action et les chaînes de génitifs), 154 (le génitif après un verbe et après la négation), 155 (le génitif de cause et de destination), 156 (к + datif et le datif d’attribution), 157 (les phrases infinitives au datif), 158 (по, у, о) et 159 (l’accent mobile). Revoyez aussi le vocabulaire de la famille et des relations des leçons 122 (дове́рие, уваже́ние, ссо́ра) et 140 (поколе́ние, сва́дьба).
Durée. Deux heures environ, en deux séances : une heure pour les étapes et la lecture, une heure pour le résumé, le monologue et la dictée.
L’essai de cette leçon raconte comment la famille russe a changé en trois générations. On s’y marie, брак brak désignant l’union elle-même, et l’on divorce : разво́д razvód, le divorce, et развести́сь razviestís’, divorcer. La grand-mère a élevé une famille nombreuse, une многоде́тная семья́, de l’adjectif многоде́тный mnogodiétnyï ; ses petites-filles en ont rarement une, et la natalité, рожда́емость rojdáiemost’, baisse.
Chaque génération a ses valeurs, це́нности, de це́нность tsiénnost’. Les femmes défendent l’égalité des droits, равнопра́вие ravnopráviie, et le partage des devoirs, обя́занности, d’обя́занность obiázannost’, que pose le quotidien, быт byt. Les parents éduquent leurs enfants, воспи́тывать vospítyvat’ ; l’éducation qui en résulte est le воспита́ние vospitániie. Ils perdent un peu de leur autorité, авторите́т avtoritiét, tandis que les enfants gagnent en autonomie, самостоя́тельность samostoiátiel’nost’.
D’où le conflit, конфли́кт konflíkt, et parfois la rupture, разры́в razrýv, entre générations. Pour l’éviter, il faut communiquer, обща́ться obchtchát’sia ; la communication est l’обще́ние obchtchéniie, et la compréhension mutuelle, le взаимопонима́ние vzaimoponimániie. Il faut aussi briser quelques stéréotypes, стереоти́п stiereotíp, et savoir se réconcilier après s’être disputé : поссо́риться possórit’sia, puis помири́ться.
Les noms en -ость, -ние et -ство dominent : apprenez-les avec le génitif qui les suit, comme un bloc : воспита́ние дете́й, разры́в поколе́ний, равнопра́вие мужчи́н и же́нщин.
Cinq questions : trois formes à choisir dans les phrases de l’étape, le sens d’une expression, puis le mot qui désigne le quotidien.
Pour parler des générations, l’unité 20 vous a donné tous les outils. Le tableau les rassemble, avec un exemple pris dans le thème de la famille.
| Construction | Exemple | Leçon |
|---|---|---|
| nom d’action + génitif | воспита́ние дете́й, рост числа́ разво́дов | 153 |
| verbe + génitif | тре́бовать уваже́ния, боя́ться одино́чества, слу́шаться роди́телей | 154 |
| négation + génitif | У них нет взаимопонима́ния. | 154 |
| cause, destination | из-за бы́та, от одино́чества ; для взаимопонима́ния | 155 |
| к + datif, datif d’attribution | стреми́ться к самостоя́тельности, отноше́ние к ста́ршим ; пода́рок ба́бушке | 156 |
| phrase infinitive au datif | Роди́телям и де́тям не поня́ть друг дру́га? | 157 |
| по, у, о | по воскресе́ньям ; проси́ть сове́та у ма́тери ; спор о бы́те | 158 |
Dans le résumé, transformez les phrases verbales de l’auteur en noms d’action, suivis d’une chaîne de génitifs : Де́ти ста́ли самостоя́тельными devient рост самостоя́тельности дете́й ; Разво́дов ста́ло бо́льше devient рост числа́ разво́дов.
Cinq questions : quatre formes à choisir selon la construction de l’unité, puis une phrase verbale à passer au style nominal.
Un résumé n’est ni une traduction ni un commentaire : il redit, plus court et avec vos mots, ce que pense l’auteur. Procédez en quatre temps.
N’ajoutez pas votre opinion : elle viendra dans le monologue de l’étape 4. Pour présenter le sujet, on dit В статье́ речь идёт о + prépositionnel ; pour opposer deux personnes ou deux époques, la formule в отли́чие от + génitif, « contrairement à », est très utile.
Cinq formules à apprendre telles quelles.
Cinq questions : trois formes à choisir dans les formules du résumé, une transformation au style nominal, puis une règle de la méthode.
Après le résumé, c’est à vous de parler. Enregistrez-vous trois à cinq minutes, par exemple sur votre téléphone, sur le sujet Моя́ семья́ и конфли́кт поколе́ний. Parlez sans lire : quelques mots clés notés sur une fiche suffisent. Suivez ce plan :
Le lendemain, réécoutez-vous et remplissez la grille, en cochant pour chaque ligne « oui », « presque » ou « pas encore ». Pour chaque « pas encore », refaites les exercices de la leçon indiquée, puis enregistrez-vous de nouveau une semaine plus tard.
| Critère | Je me demande… | Leçons |
|---|---|---|
| la durée | Ai-je parlé trois minutes au moins, sans lire ? | — |
| le vocabulaire | Ai-je réemployé cinq mots de l’essai au moins : брак, разво́д, быт, равнопра́вие, обще́ние… ? | 160 |
| le génitif après un verbe | Ai-je employé тре́бовать, боя́ться ou слу́шаться avec le génitif ? | 154 |
| к + datif | Ai-je dit vers quoi l’on tend ou comment l’on se comporte : стреми́ться к, отноше́ние к ? | 156 |
| la phrase infinitive | Ai-je placé une phrase comme Нам не поня́ть друг дру́га ? | 157 |
| les accents mobiles | Ai-je bien dit жила́, была́, при́нято ? | 159 |
La dictée, enfin, reprend un paragraphe de l’essai, de 80 mots environ. Son texte vous attend dans la rubrique Écrire, après la lecture : ne le regardez pas avant.
Cinq questions : trois phrases du monologue à compléter, un accent mobile, puis une exigence de la grille.
Un essai paru dans une revue de société en ligne, écrit pour ce cours ; la famille qu’il décrit est imaginaire. Lisez-le une première fois en quatre minutes, sans dictionnaire ni traduction, puis répondez sans relire aux six questions qui suivent. Environ un mot sur dix vous est encore inconnu : devinez-le par sa racine, son suffixe et le contexte.
Семья́: три поколе́ния, три ми́ра
Ка́ждый из нас зна́ет слова́ «Отцы́ и де́ти». Так называ́ется рома́н Турге́нева, но сего́дня так говоря́т о конфли́кте поколе́ний. Мно́гие счита́ют, что семья́ в на́ше вре́мя исчеза́ет: бра́ков ста́ло ме́ньше, разво́дов — бо́льше, а дете́й стано́вится всё ме́ньше. Так ли э́то? Посмо́трим на три поколе́ния одно́й обы́чной семьи́ из Москвы́.
Ба́бушка, Ни́на Петро́вна, давно́ на пе́нсии. Она́ вы́шла за́муж в два́дцать лет: в её молоды́е го́ды так бы́ло при́нято. Снача́ла сва́дьба, пото́м де́ти, а о разво́де никто́ и не ду́мал. У Ни́ны Петро́вны че́тверо дете́й — настоя́щая многоде́тная семья́. Она́ рабо́тала на заво́де, а по вечера́м гото́вила, стира́ла и убира́ла: все дома́шние обя́занности бы́ли на ней. Муж до́ма ничего́ не де́лал, и никто́ не ви́дел в э́том пробле́мы. Оте́ц по́льзовался в семье́ больши́м авторите́том: де́ти слу́шались роди́телей и не спо́рили с ни́ми. «Мы боя́лись отца́, но уважа́ли его́», — вспомина́ет Ни́на Петро́вна.
Её дочь О́льга вы́шла за́муж в два́дцать пять лет, а че́рез де́сять лет развела́сь. Причи́на была́ проста́я: ссо́ры из-за бы́та. О́льга рабо́тала и стро́ила карье́ру, а муж счита́л, что ку́хня — де́ло жены́. В отли́чие от ма́тери, О́льга не боя́лась одино́чества и не хоте́ла жить так, как жила́ её мать. Для неё равнопра́вие мужчи́н и же́нщин — не сло́во из газе́ты, а при́нцип жи́зни. Дочь она́ воспи́тывала одна́ и с де́тства учи́ла её самостоя́тельности: «Реша́й сама́, но отвеча́й за свой вы́бор». Ба́бушка снача́ла не понима́ла дочь, но сейча́с говори́т, что О́льга была́ права́.
Ма́ше два́дцать во́семь лет. Она́ инжене́р, мно́го рабо́тает и хорошо́ зараба́тывает. Она́ уже́ три го́да живёт с молоды́м челове́ком, но без бра́ка: сва́дьбу они́ пока́ не плани́руют. Ма́ша хо́чет снача́ла доби́ться успе́ха в профе́ссии, а ребёнка откла́дывает «на пото́м». Ба́бушка э́того не понима́ет: «В твоём во́зрасте у меня́ уже́ бы́ло дво́е дете́й!» Ма́ша отвеча́ет, что вре́мя тепе́рь друго́е. Сове́та у роди́телей она́ про́сит ре́дко: Ма́ша стреми́тся к самостоя́тельности и сама́ реша́ет, как ей жить. Зато́ с ба́бушкой она́ ка́ждый день обща́ется в соцсе́тях: на пе́нсии Ни́на Петро́вна ста́ла писа́ть сообще́ния.
Конфли́кт поколе́ний в э́той семье́, коне́чно, есть. Ссо́ры случа́ются из-за де́нег, из-за бы́та, из-за взгля́дов на жизнь. Иногда́ по́сле ссо́ры О́льга и Ма́ша не звоня́т друг дру́гу це́лую неде́лю, но пото́м всё равно́ ми́рятся. Ба́бушка тре́бует уваже́ния к тради́циям, мать — понима́ния, дочь — дове́рия. Ка́ждое поколе́ние име́ет свои́ це́нности, и ка́жется, что разры́в поколе́ний неизбе́жен. Ста́ршим тру́дно поня́ть, почему́ молоды́е не спеша́т с бра́ком; молоды́м — почему́ ста́ршие так боя́тся разво́да.
А́втор счита́ет, что де́ло не так пло́хо. Семья́ не исчеза́ет, она́ стано́вится друго́й. Да, многоде́тных семе́й ста́ло ме́ньше, а сниже́ние рожда́емости — пробле́ма для всей страны́. Но в совреме́нной семье́ бо́льше равнопра́вия и ме́ньше стереоти́пов: мужчи́не, кото́рый гото́вит обе́д и гуля́ет с ребёнком, уже́ никто́ не удивля́ется. Роди́тели ме́ньше крича́т на дете́й и бо́льше объясня́ют. Авторите́т тепе́рь не даю́т вме́сте с ро́лью отца́ и́ли ма́тери: его́ на́до заслужи́ть.
По мне́нию а́втора, гла́вная пробле́ма совреме́нной семьи́ — не разво́ды и не соцсе́ти, а то, что в ней ма́ло обще́ния. Мы мно́го пи́шем друг дру́гу, но ма́ло разгова́риваем. Ве́чером роди́тели смо́трят в телефо́н, де́ти — то́же, и вся семья́ молчи́т. Взаимопонима́ние не прихо́дит само́: для него́ нужны́ вре́мя и интере́с к друго́му челове́ку. В семье́ Ни́ны Петро́вны, наприме́р, при́нято обе́дать вме́сте по воскресе́ньям. За столо́м спо́рят, иногда́ ссо́рятся, но бы́стро ми́рятся: здесь у́чатся слу́шать друг дру́га.
Ита́к, «отцы́ и де́ти» бы́ли всегда́, и конфли́кт поколе́ний — норма́льная часть жи́зни. Но разры́в поколе́ний не неизбе́жен. С одно́й стороны́, молоды́м нужна́ самостоя́тельность; с друго́й стороны́, им нужны́ сове́т и подде́ржка ста́рших. Е́сли ста́ршие отно́сятся к вы́бору дете́й с уваже́нием, а де́ти не забыва́ют о роди́телях, семья́ остаётся семьёй — в любо́м ве́ке. Всё зави́сит от нас сами́х.
Six questions de sens général, à faire sans relire l’essai.
Relisez l’essai, crayon en main, et relevez dix mots que vous ne connaissiez pas avant cette leçon. Pour chacun, cherchez la racine connue et le suffixe, devinez le sens, puis vérifiez dans le corrigé et dans le vocabulaire de la leçon.
Le contexte aide autant que la racine : че́тверо дете́й — настоя́щая многоде́тная семья́ explique le mot nouveau par la phrase qui le précède.
La famille : trois générations, trois mondes
Chacun de nous connaît les mots « Pères et fils ». C’est le titre d’un roman de Tourgueniev, mais aujourd’hui on parle ainsi du conflit des générations. Beaucoup pensent que la famille, à notre époque, disparaît : il y a moins de mariages, plus de divorces, et les enfants sont de moins en moins nombreux. Est-ce bien vrai ? Regardons trois générations d’une famille ordinaire de Moscou.
La grand-mère, Nina Petrovna, est à la retraite depuis longtemps. Elle s’est mariée à vingt ans : dans sa jeunesse, c’était l’usage. D’abord le mariage, ensuite les enfants, et personne ne songeait même au divorce. Nina Petrovna a quatre enfants : une vraie famille nombreuse. Elle travaillait à l’usine, et le soir elle faisait la cuisine, la lessive et le ménage : toutes les tâches ménagères reposaient sur elle. Son mari ne faisait rien à la maison, et personne n’y voyait de problème. Le père avait une grande autorité dans la famille : les enfants obéissaient à leurs parents et ne discutaient pas avec eux. « Nous avions peur de notre père, mais nous le respections », se souvient Nina Petrovna.
Sa fille Olga s’est mariée à vingt-cinq ans et, dix ans plus tard, elle a divorcé. La raison était simple : des disputes à cause du quotidien. Olga travaillait et faisait carrière, et son mari estimait que la cuisine était l’affaire de la femme. Contrairement à sa mère, Olga n’avait pas peur de la solitude et ne voulait pas vivre comme avait vécu sa mère. Pour elle, l’égalité des hommes et des femmes n’est pas un mot de journal, mais un principe de vie. Elle a élevé sa fille seule et, dès l’enfance, elle lui a appris l’autonomie : « Décide toi-même, mais assume ton choix. » D’abord, la grand-mère n’a pas compris sa fille, mais aujourd’hui elle dit qu’Olga avait raison.
Macha a vingt-huit ans. Elle est ingénieure, travaille beaucoup et gagne bien sa vie. Elle vit depuis trois ans avec un jeune homme, mais sans être mariée : ils ne prévoient pas encore de mariage. Macha veut d’abord réussir dans son métier, et elle remet l’enfant « à plus tard ». La grand-mère ne le comprend pas : « À ton âge, j’avais déjà deux enfants ! » Macha répond que les temps ont changé. Elle demande rarement conseil à ses parents : Macha aspire à l’autonomie et décide elle-même comment vivre. En revanche, elle échange chaque jour avec sa grand-mère sur les réseaux sociaux : à la retraite, Nina Petrovna s’est mise à écrire des messages.
Le conflit des générations, bien sûr, existe dans cette famille. Les disputes éclatent à cause de l’argent, du quotidien, des façons de voir la vie. Parfois, après une dispute, Olga et Macha ne s’appellent pas d’une semaine entière, mais elles finissent toujours par se réconcilier. La grand-mère exige le respect des traditions, la mère de la compréhension, la fille de la confiance. Chaque génération a ses valeurs, et il semble que la rupture entre générations soit inévitable. Les aînés ont du mal à comprendre pourquoi les jeunes ne se pressent pas de se marier ; les jeunes, pourquoi les aînés ont tellement peur du divorce.
L’auteur estime que la situation n’est pas si mauvaise. La famille ne disparaît pas, elle change. Certes, les familles nombreuses sont moins nombreuses, et la baisse de la natalité est un problème pour tout le pays. Mais il y a dans la famille moderne plus d’égalité et moins de stéréotypes : un homme qui prépare le déjeuner et promène l’enfant n’étonne plus personne. Les parents crient moins sur leurs enfants et leur expliquent davantage. L’autorité ne vient plus avec le rôle de père ou de mère : il faut la mériter.
Selon l’auteur, le principal problème de la famille moderne, ce ne sont ni les divorces ni les réseaux sociaux, mais le manque de communication. Nous nous écrivons beaucoup, mais nous nous parlons peu. Le soir, les parents regardent leur téléphone, les enfants aussi, et toute la famille se tait. La compréhension mutuelle ne vient pas toute seule : il lui faut du temps et de l’intérêt pour l’autre. Dans la famille de Nina Petrovna, par exemple, il est d’usage de déjeuner ensemble le dimanche. À table, on discute, on se dispute parfois, mais on se réconcilie vite : ici, on apprend à s’écouter.
Ainsi, « les pères et les fils » ont toujours existé, et le conflit des générations est une part normale de la vie. Mais la rupture entre générations n’est pas inévitable. D’un côté, les jeunes ont besoin d’autonomie ; de l’autre, ils ont besoin du conseil et du soutien des aînés. Si les aînés respectent le choix des enfants, et si les enfants n’oublient pas leurs parents, la famille reste une famille, à toutes les époques. Tout dépend de nous-mêmes.
Écrivez en cursive dans votre cahier, sans regarder les modèles, puis comparez avec les corrigés. D’abord, passez au style nominal ces cinq phrases verbales, en commençant par un nom d’action suivi du génitif.
Résumez l’essai en 180 à 250 mots, selon la méthode de l’étape 3 : la thèse avec А́втор счита́ет, что…, trois arguments, la conclusion avec По мне́нию а́втора… Placez au moins trois noms d’action suivis du génitif, et n’ajoutez pas votre opinion.
Un résumé possible, de 200 mots environ :
В статье́ «Семья́: три поколе́ния, три ми́ра» речь идёт о конфли́кте поколе́ний и о судьбе́ совреме́нной семьи́. А́втор счита́ет, что семья́ не исчеза́ет, а стано́вится друго́й. Ка́ждое поколе́ние — свой мир.
Снача́ла а́втор расска́зывает о трёх поколе́ниях одно́й семьи́. Ба́бушка ра́но вы́шла за́муж и воспита́ла че́тверо дете́й. Все дома́шние обя́занности бы́ли на ней, а оте́ц по́льзовался в семье́ больши́м авторите́том. Её дочь развела́сь из-за бы́та, стро́ила карье́ру и воспи́тывала дочь одна́. Вну́чка живёт с молоды́м челове́ком без бра́ка и откла́дывает рожде́ние ребёнка.
Зате́м а́втор пока́зывает причи́ны конфли́кта: у ка́ждого поколе́ния свои́ це́нности. Ста́ршие тре́буют уваже́ния к тради́циям, молоды́е стремя́тся к самостоя́тельности. Ссо́ры случа́ются из-за де́нег, из-за бы́та и из-за взгля́дов на жизнь.
Пото́м а́втор пи́шет, что мно́гие ви́дят пробле́му в ро́сте числа́ разво́дов, а сниже́ние рожда́емости — пробле́ма для всей страны́. Но, в отли́чие от про́шлого, в совреме́нной семье́ бо́льше равнопра́вия и ме́ньше стереоти́пов: мужчи́не, кото́рый гото́вит обе́д, уже́ никто́ не удивля́ется. Авторите́т роди́телей тепе́рь на́до заслужи́ть.
По мне́нию а́втора, гла́вная пробле́ма — ма́ло обще́ния: для взаимопонима́ния нужны́ вре́мя и интере́с друг к дру́гу. Наприме́р, в э́той семье́ при́нято обе́дать вме́сте по воскресе́ньям. В конце́ а́втор де́лает вы́вод, что разры́в поколе́ний не неизбе́жен: е́сли ста́ршие с уваже́нием отно́сятся к вы́бору дете́й, а де́ти не забыва́ют о роди́телях, семья́ остаётся семьёй.
Vérifiez les points clés : la thèse dès la deuxième phrase, les noms d’action (сниже́ние рожда́емости, рост числа́ разво́дов, рожде́ние ребёнка), к + datif (стремя́тся к самостоя́тельности), et aucune phrase à la première personne.
Le volet ci-dessous contient le deuxième paragraphe de l’essai, sans la citation finale : 80 mots environ. Demandez à quelqu’un de vous le lire lentement, ou lisez-en une phrase à voix haute, refermez le volet et écrivez-la de mémoire, en cursive. Corrigez-vous ensuite en trois passages : les lettres, puis les terminaisons de génitif (дете́й, Ни́ны Петро́вны, роди́телей, пробле́мы), enfin les accents mobiles, en relisant à voix haute вы́шла, бы́ло, бы́ли.
Ба́бушка, Ни́на Петро́вна, давно́ на пе́нсии. Она́ вы́шла за́муж в два́дцать лет: в её молоды́е го́ды так бы́ло при́нято. Снача́ла сва́дьба, пото́м де́ти, а о разво́де никто́ и не ду́мал. У Ни́ны Петро́вны че́тверо дете́й — настоя́щая многоде́тная семья́. Она́ рабо́тала на заво́де, а по вечера́м гото́вила, стира́ла и убира́ла: все дома́шние обя́занности бы́ли на ней. Муж до́ма ничего́ не де́лал, и никто́ не ви́дел в э́том пробле́мы. Оте́ц по́льзовался в семье́ больши́м авторите́том: де́ти слу́шались роди́телей и не спо́рили с ни́ми.
Pièges fréquents : за́муж, sans ь final ; че́тверо дете́й, au génitif pluriel après le collectif ; пробле́мы, au génitif après la négation de не ви́дел.
| Russe | Transcription | Français | Remarque |
|---|---|---|---|
| це́нность | tsiénnost’ | la valeur (morale) | Nom féminin ; souvent au pluriel : семе́йные це́нности ; de цена́ (leçon 50). |
| воспита́ние | vospitániie | l’éducation (morale), l’élevage des enfants | Nom neutre ; воспита́ние дете́й ; l’instruction scolaire se dit образова́ние. |
| воспи́тывать | vospítyvat’ | éduquer, élever (un enfant) | Imperfectif ; perfectif воспита́ть ; воспи́тывать дете́й в стро́гости : élever les enfants sévèrement. |
| брак | brak | le mariage (l’union) | Nom masculin ; la cérémonie est la сва́дьба (leçon 140) ; гражда́нский брак : l’union libre, dans l’usage courant. |
| разво́д | razvód | le divorce | Nom masculin sans suffixe, de разводи́ться ; пода́ть на разво́д : demander le divorce. |
| развести́сь | razviestís’ | divorcer | Perfectif : разведу́сь, разведёшься ; passé развёлся, развела́сь ; imperfectif разводи́ться ; с + instrumental. |
| равнопра́вие | ravnopráviie | l’égalité des droits | Nom neutre : равно́ + пра́во ; равнопра́вие мужчи́н и же́нщин. |
| конфли́кт | konflíkt | le conflit | Nom masculin ; конфли́кт поколе́ний ; adjectif конфли́ктный. |
| разры́в | razrýv | la rupture, le fossé | Nom masculin sans suffixe, de разорва́ть ; разры́в поколе́ний. |
| многоде́тный | mnogodiétnyï | qui a beaucoup d’enfants | Adjectif : мно́го + де́ти ; многоде́тная семья́ : une famille nombreuse, de trois enfants ou plus. |
| взаимопонима́ние | vzaimoponimániie | la compréhension mutuelle | Nom neutre : взаи́мный + понима́ние ; найти́ взаимопонима́ние. |
| авторите́т | avtoritiét | l’autorité (morale), le prestige | Nom masculin ; по́льзоваться авторите́том : avoir de l’autorité ; désigne aussi une personne qui fait autorité. |
| самостоя́тельность | samostoiátiel’nost’ | l’autonomie, l’indépendance | Nom féminin, de самостоя́тельный (leçon 122) ; стреми́ться к самостоя́тельности. |
| обя́занность | obiázannost’ | le devoir, l’obligation | Déjà vu en leçon 123. Nom féminin ; souvent au pluriel : дома́шние обя́занности, les tâches ménagères. |
| быт | byt | le quotidien, la vie domestique | Nom masculin ; génitif бы́та ; adjectif бытово́й : бытовы́е пробле́мы. |
| рожда́емость | rojdáiemost’ | la natalité | Nom féminin, mot de la démographie ; сниже́ние рожда́емости. |
| обще́ние | obchtchéniie | la communication, les échanges | Nom neutre, d’обща́ться ; обще́ние с + instrumental. |
| обща́ться | obchtchát’sia | communiquer, fréquenter | Imperfectif ; с + instrumental : обща́ться с ба́бушкой ; обща́ться в соцсе́тях. |
| стереоти́п | stiereotíp | le stéréotype | Nom masculin ; разру́шить стереоти́п : briser un stéréotype. |
| поссо́риться | possórit’sia | se disputer, se brouiller | Perfectif de ссо́риться ; с + instrumental ; contraire помири́ться, de мири́ться (leçon 121). |
Douze phrases à compléter, qui reprennent toute l’unité : génitif après un verbe et après la négation, génitif de cause, к + datif, datif d’attribution, phrase infinitive, по, у, о, accent mobile et style nominal.
Deux pages de référence prolongent ce bilan : le cas génitif et le cas datif. Elles rassemblent les emplois que l’unité 20 a vus un à un. Gardez aussi la grille de l’étape 4 : dans un mois, enregistrez-vous de nouveau sur le même sujet et comparez les deux enregistrements. Si vous suivez le cours audio de russe, réécoutez une leçon sur la famille avant de vous enregistrer, et imitez-en la mélodie.
La leçon suivante ouvre l’unité 21 : les compléments de temps et de destination, comme « en un an », « pour une semaine » ou « le train pour Moscou ».
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Deux cents leçons progressives, de l’alphabet cyrillique jusqu’au programme du niveau B2, chacune avec ses exercices corrigés. Elles complètent le cours audio : l’oreille d’un côté, la lecture et l’écriture de l’autre.
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50 leçons de 14 minutes, soit 11 h 39 d’écoute, en fichiers MP3. Je paie une fois, je reçois le lien par courriel, je télécharge le cours entier — ou je l’écoute en ligne.
La leçon 1 est en haut de cette page, gratuite et en entier : je l’écoute avant de payer, sans compte à créer et sans carte bancaire.
Notez d’abord la thèse en une phrase, А́втор счита́ет, что…, puis un argument par paragraphe important. Fermez ensuite le texte et récrivez de mémoire, en passant au style nominal : Разво́дов ста́ло бо́льше devient рост числа́ разво́дов. Un nom d’action suivi d’une chaîne de génitifs dit la même chose en moins de mots, et vous oblige à reformuler.
Брак est le mariage comme union durable, l’état de deux personnes mariées : жить в бра́ке, жить без бра́ка. Сва́дьба (leçon 140) est la cérémonie et la fête, qui dure un jour ou deux. On fête une сва́дьба, mais un брак peut finir par un разво́д.
Parce que стреми́ться exprime un mouvement vers un but, et que ce but se met après к, au datif, comme à la leçon 156. Les noms féminins en -ость font leur datif en -ости : к самостоя́тельности, к справедли́вости. On dit de même отноше́ние к ста́ршим, l’attitude envers les aînés.
C’est le titre d’un roman d’Ivan Tourgueniev, traduit en français par « Pères et fils ». Le roman met en scène l’opposition entre deux générations, si bien que son titre est devenu une expression : on l’emploie pour parler du конфли́кт поколе́ний, le conflit des générations, dans n’importe quelle famille et à n’importe quelle époque.
Réécoutez-vous le lendemain, la grille de l’étape 4 sous les yeux, et cochez pour chaque ligne « oui », « presque » ou « pas encore ». Vérifiez surtout la durée, les cinq mots de l’essai, les trois constructions de l’unité et les accents mobiles comme жила́ ou была́. Pour chaque « pas encore », refaites les exercices de la leçon indiquée, puis enregistrez-vous de nouveau une semaine plus tard.
50 leçons de 14 minutes, 11 h 39 d’écoute, en fichiers audio. Un seul paiement de 49 € — aucun abonnement, rien à résilier.
La leçon 1 est gratuite et complète, en haut de cette page : je l’écoute en entier avant de payer, sans compte à créer et sans carte bancaire.
Ce que je reçois : les 50 leçons audio du cours de russe, à télécharger sur mon téléphone, ma tablette ou mon ordinateur, ou à écouter en ligne — les deux options restent ouvertes. Une question avant d’acheter : info@limbaaudio.com.