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À la fin de cette leçon, vous saurez rapporter ce qu’on vous a dit, demandé ou ordonné, en changeant les personnes et les repères de temps : Он спроси́л, не хочу́ ли я ча́ю. Она́ веле́ла, что́бы я закры́л дверь. Vous saurez aussi ponctuer un dialogue à la russe et rendre compte d’une interview.
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Dans cette leçon, vous apprenez à rapporter fidèlement les paroles d’un autre. Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez le discours rapporté de la leçon 93, l’absence de concordance des temps (leçon 103), в тот моме́нт (leçon 100) et le vocabulaire du cinéma (leçon 134).
Durée. 55 minutes environ.
Au discours indirect introduit par что, le russe garde le temps de la phrase d’origine (leçons 93 et 103) : un présent reste un présent, un futur reste un futur. Mais tout ce qui dépend de celui qui parle change : les personnes (я → он), les possessifs (твой → мой) et, quand on rapporte plus tard ou ailleurs, les repères de lieu et de temps.
| Discours direct | Discours indirect | Sens |
|---|---|---|
| здесь | там | ici → là |
| сейча́с | тогда́, в тот моме́нт | maintenant → alors, à ce moment-là |
| сего́дня | в тот день v tot dien’ | aujourd’hui → ce jour-là |
| вчера́ | накану́не nakanoúnie | hier → la veille |
| за́втра | на сле́дующий день na sliédouiouchtchiï dien’ | demain → le lendemain |
Ces repères ne changent que si le moment ou le lieu ont changé : une phrase entendue ce matin et rapportée ce soir garde son сего́дня. Накану́не s’emploie aussi avec le génitif : накану́не пра́здника, la veille de la fête.
Six questions sur des phrases rapportées un autre jour : choisissez le repère, le possessif, le temps ou le cas qui convient.
Une question qui attend « oui » ou « non » se rapporte avec ли, placé juste après le mot sur lequel porte la question, le plus souvent le verbe mis en tête. Ce « si » ne se traduit jamais par е́сли, qui exprime une condition : *Я не по́мню, е́сли я закры́л дверь est un calque du français. Avec не… ли, la question devient plus prudente ou plus polie, sans valeur négative. Une question avec mot interrogatif (кто, где, когда́, почему́…) garde ce mot. Dans tous les cas, l’intonation de la question (ИК-2, ИК-3, leçons 11 et 13) disparaît : la phrase rapportée se lit comme une affirmation.
| Question posée | Question rapportée | Sens |
|---|---|---|
| «Ты хо́чешь ча́ю?» | Он спроси́л, хочу́ ли я ча́ю. | il m’a demandé si je voulais du thé |
| la même, plus prudente | Он спроси́л, не хочу́ ли я ча́ю. | … si, par hasard, je ne voulais pas de thé |
| «Где ты живёшь?» | Она́ спроси́ла, где я живу́. | elle m’a demandé où j’habitais |
| «Ты сде́лал уро́ки?» | Ма́ма спроси́ла, сде́лал ли я уро́ки. | maman m’a demandé si j’avais fait mes devoirs |
| «Вы не зна́ете, где по́чта?» | Тури́ст спроси́л, не зна́ю ли я, где по́чта. | le touriste m’a demandé si je savais où était la poste |
Cinq questions : rapportez des questions avec ли, не… ли ou le mot interrogatif, et écartez le calque avec если.
L’impératif ne se rapporte pas tel quel. On emploie un verbe d’ordre ou de demande, suivi de что́бы et du passé, quel que soit le temps (leçon 93). Trois verbes nouveaux : веле́ть vieliét’, ordonner, dire de, biaspectuel et surtout employé au passé (веле́л, веле́ла) ; приказа́ть prikazát’, ordonner avec autorité, imperfectif прика́зывать ; тре́бовать triébovat’, perfectif потре́бовать potriébovat’, exiger.
Quand l’ordre s’adresse à celui qui doit agir, l’infinitif suffit : веле́ть, приказа́ть et посове́товать mettent cette personne au datif, попроси́ть à l’accusatif. Потре́бовать prend aussi un simple complément, au génitif ou à l’accusatif : потре́бовать объясне́ний, потре́бовать кни́гу жа́лоб.
| Verbe | что́бы + passé | Personne + infinitif, ou complément |
|---|---|---|
| веле́ть | Она́ веле́ла, что́бы я закры́л дверь. | Она́ веле́ла мне закры́ть дверь. |
| приказа́ть | Нача́льник приказа́л, что́бы все бы́ли на рабо́те в во́семь. | Нача́льник приказа́л всем быть на рабо́те в во́семь. |
| попроси́ть | Сосе́д попроси́л, что́бы мы не шуме́ли. | Сосе́д попроси́л нас не шуме́ть. |
| потре́бовать | Клие́нт потре́бовал, что́бы ему́ да́ли кни́гу жа́лоб. | Клие́нт потре́бовал кни́гу жа́лоб. |
Dans l’ordre : elle m’a dit de fermer la porte ; le chef a ordonné que tout le monde soit au travail à huit heures ; le voisin nous a demandé de ne pas faire de bruit ; le client a exigé le registre des réclamations. De même : Врач веле́л мне не кури́ть, le médecin m’a ordonné de ne pas fumer.
Cinq ordres ou demandes à rapporter : choisissez la forme du verbe, du pronom ou du nom.
Сказа́ть ne suffit pas toujours à rendre le ton d’une réplique. Les verbes du tableau, tous perfectifs, le précisent. Placés après la réplique, ils entraînent l’inversion du sujet, comme en français : «…», — сказа́л он.
| Verbe | Sens | Exemple |
|---|---|---|
| воскли́кнуть vosklíknout’ | s’écrier | «Как здесь краси́во!» — воскли́кнула она́. |
| заме́тить zamiétit’ | faire remarquer | «Уже́ по́здно», — заме́тила ба́бушка. |
| возрази́ть vozrazít’ | objecter | «Но э́то не так!» — возрази́л он. |
| доба́вить | ajouter (leçon 72) | «И ещё одно́», — доба́вил дире́ктор. |
| уточни́ть outotchnít’ | préciser, demander une précision | «А во ско́лько?» — уточни́ла она́. |
| прошепта́ть procheptát’ | chuchoter | «Я тебя́ люблю́», — прошепта́л он. |
| кри́кнуть kríknout’ | crier (une fois) | «Осторо́жно!» — кри́кнул оте́ц. |
Pour parler bas, l’adverbe шёпотом chiópotom, à voix basse : Она́ сказа́ла э́то шёпотом. Заме́тить a deux sens : заме́тить оши́бку, remarquer une erreur, et «…», — заме́тил он, a-t-il fait remarquer. Enfin, une exclamation se rapporte avec воскли́кнуть, что… : Она́ воскли́кнула, что там о́чень краси́во.
Cinq répliques : choisissez le verbe qui rend le ton indiqué entre parenthèses, puis la bonne construction.
Le russe encadre la parole rapportée de кавы́чки kavýtchki, les guillemets « », que l’on appelle familièrement ёлочки, les petits sapins. Si les mots de l’auteur précèdent, ils se terminent par un двоето́чие dvoietótchiie, deux-points, et la citation commence par une majuscule. S’ils suivent, la citation se ferme par une запята́я zapiatáia, virgule, un point d’interrogation ou un восклица́тельный знак vosklitsátiel’nyï znak, point d’exclamation ; viennent ensuite un тире́ tiré, tiret, et une minuscule. Insérés au milieu, ils sont encadrés par deux tirets. Le point final se place après les guillemets.
| Mots de l’auteur | Exemple |
|---|---|
| avant | Он сказа́л: «Я согла́сен». |
| après | «Я согла́сен», — сказа́л он. / «Вы согла́сны?» — спроси́л он. |
| au milieu | «Я согла́сен, — сказа́л он, — но то́лько на оди́н день». |
| dans un dialogue | — Вы давно́ здесь живёте? — спроси́л корреспонде́нт. |
Dans un dialogue, chaque ре́плика riéplika, réplique, va à la ligne et commence par un tiret, sans guillemets. Пряма́я речь priamáia rietch’, le discours direct, s’oppose à ко́свенная речь kósviennaia rietch’, le discours indirect ; une цита́та tsitáta, citation, se met entre guillemets. Rendre compte d’un интервью́ interv’ioú, nom neutre indéclinable, c’est passer de l’un à l’autre : В интервью́ актри́са сказа́ла, что никогда́ не чита́ет реце́нзий. Votre собесе́дник sobiessiédnik, interlocuteur, peut aussi se taire : Мой собесе́дник до́лго молча́л, пото́м отве́тил: «Не зна́ю».
Quatre formules à apprendre telles quelles. по слова́м po slovám + génitif : selon (les propos de) : по слова́м режиссёра, по её слова́м ; Цити́рую: «…» Tsitírouiou : « … » : je cite : « … » ; Повтори́те, пожа́луйста, вопро́с. Povtorítie, pojálouïsta, voprós. : pouvez-vous répéter la question, s’il vous plaît ? ; Он спроси́л, не хочу́ ли я ча́ю. On sprossíl, nie khotchoú li ia tcháiou. : il m’a demandé si je voulais du thé.
Quatre questions : la ponctuation du discours direct, puis ses noms russes.
La veille de la première de son documentaire, une jeune réalisatrice imaginaire, А́нна Орло́ва, répond dans un café au correspondant d’un journal de Kazan. Lisez l’interview, ponctuée à la russe, puis l’article que le journaliste écrit le lendemain, jour de la première. Soulignez-y chaque verbe introducteur.
Интервью́ с режиссёром
— А́нна, за́втра премье́ра ва́шего фи́льма. Почему́ вы вы́брали э́ту те́му? — спроси́л корреспонде́нт.
— Потому́ что Во́лга — моя́ ро́дина! — воскли́кнула А́нна. — Я вы́росла в дере́вне на её берегу́, и в мое́й семье́ все всегда́ лови́ли ры́бу.
— Бы́ло ли тру́дно снима́ть?
— Извини́те, здесь о́чень гро́мко игра́ет му́зыка. Повтори́те, пожа́луйста, вопро́с.
— Я спроси́л, тру́дно ли бы́ло снима́ть фильм, — повтори́л корреспонде́нт.
— Тру́дно, но интере́сно. Мы снима́ли не одно́ ле́то, а два го́да, — уточни́ла она́. — Ры́бу на Во́лге ло́вят да́же зимо́й, в моро́з.
— Зна́чит, ваш фильм пока́зывает рабо́ту на реке́?
— Не то́лько. Документа́льный фильм — э́то не но́вости, — возрази́ла А́нна. — Я расска́зываю не о фа́ктах, а о лю́дях: о де́душке, об отце́ и о сы́не, о трёх поколе́ниях одно́й семьи́.
— Вы не бои́тесь кри́тиков?
— Нет, — отве́тила она́, улыба́ясь. — Кри́тики пи́шут реце́нзии, а зри́тели смо́трят фи́льмы. За́втра они́ всё уви́дят са́ми.
— А над чем вы рабо́таете сейча́с?
— Я вам скажу́, то́лько не пиши́те об э́том, — прошепта́ла она́. — Мой сле́дующий фильм бу́дет о Байка́ле. А лу́чший фильм — тот, кото́рый я ещё не сняла́.
«Во́лга — моя́ ро́дина»
Накану́не премье́ры своего́ фи́льма режиссёр А́нна Орло́ва отве́тила на вопро́сы на́шего корреспонде́нта в кафе́ на на́бережной. Фильм пока́жут сего́дня ве́чером в кинотеа́тре «Ро́дина».
Я спроси́л, почему́ она́ вы́брала э́ту те́му. А́нна воскли́кнула, что Во́лга — её ро́дина: она́ вы́росла в дере́вне на берегу́ реки́, и в её семье́ все всегда́ лови́ли ры́бу.
Пото́м я спроси́л, тру́дно ли бы́ло снима́ть. Режиссёр сказа́ла, что там о́чень гро́мко игра́ет му́зыка, и попроси́ла меня́ повтори́ть вопро́с. Она́ отве́тила, что бы́ло тру́дно, но интере́сно, и уточни́ла, что снима́ли два го́да: ры́бу на Во́лге ло́вят да́же зимо́й.
Когда́ я заме́тил, что её фильм пока́зывает рабо́ту на реке́, А́нна возрази́ла, что документа́льный фильм — не но́вости. По её слова́м, она́ расска́зывает не о фа́ктах, а о лю́дях, о трёх поколе́ниях одно́й семьи́.
Я спроси́л, не бои́тся ли она́ кри́тиков. Улыба́ясь, режиссёр отве́тила, что не бои́тся, и доба́вила, что сего́дня ве́чером зри́тели всё уви́дят са́ми. Цити́рую: «Кри́тики пи́шут реце́нзии, а зри́тели смо́трят фи́льмы».
Я спроси́л, над чем она́ сейча́с рабо́тает. О сле́дующем фи́льме она́ рассказа́ла мне шёпотом и попроси́ла, что́бы я об э́том не писа́л. Я обеща́л молча́ть.
По слова́м А́нны Орло́вой, лу́чший фильм — тот, кото́рый она́ ещё не сняла́.
Interview d’une réalisatrice. — Anna, c’est demain la première de votre film. Pourquoi avez-vous choisi ce sujet ? demande le correspondant. — Parce que la Volga, c’est mon pays natal ! s’écrie Anna. J’ai grandi dans un village sur ses rives, et dans ma famille, tout le monde a toujours pêché. — Le tournage a-t-il été difficile ? — Excusez-moi, la musique est très forte ici. Pouvez-vous répéter la question, s’il vous plaît ? — Je vous demandais si le tournage avait été difficile, répète le correspondant. — Difficile, mais intéressant. Nous n’avons pas tourné un seul été, mais deux ans, précise-t-elle. Sur la Volga, on pêche même en hiver, par grand froid. — Votre film montre donc le travail sur le fleuve ? — Pas seulement. Un documentaire, ce n’est pas le journal télévisé, objecte Anna. Je ne parle pas de faits, mais de gens : du grand-père, du père et du fils, de trois générations d’une même famille. — Vous ne craignez pas les critiques ? — Non, répond-elle en souriant. Les critiques écrivent des comptes rendus, et les spectateurs regardent des films. Demain, ils verront tout par eux-mêmes. — Et sur quoi travaillez-vous en ce moment ? — Je vais vous le dire, mais n’écrivez rien là-dessus, chuchote-t-elle. Mon prochain film portera sur le Baïkal. Et le meilleur film, c’est celui que je n’ai pas encore tourné.
« La Volga, c’est mon pays natal ». La veille de la première de son film, la réalisatrice Anna Orlova a répondu aux questions de notre correspondant dans un café du quai. Le film sera projeté ce soir au cinéma Rodina. Je lui ai demandé pourquoi elle avait choisi ce sujet. Anna s’est écriée que la Volga était son pays natal : elle a grandi dans un village au bord du fleuve, et dans sa famille, tout le monde a toujours pêché. Puis je lui ai demandé si le tournage avait été difficile. Elle a dit que la musique était très forte et m’a prié de répéter la question. Elle a répondu que cela avait été difficile mais intéressant, et a précisé que le tournage avait duré deux ans : sur la Volga, on pêche même en hiver. Quand j’ai fait remarquer que son film montrait le travail sur le fleuve, Anna a objecté qu’un documentaire n’était pas un journal d’information. Selon elle, elle parle non de faits, mais de gens, de trois générations d’une même famille. Je lui ai demandé si, par hasard, elle ne craignait pas les critiques. En souriant, elle a répondu que non et a ajouté que ce soir, les spectateurs verraient tout par eux-mêmes. Je cite : « Les critiques écrivent des comptes rendus, et les spectateurs regardent des films. » Je lui ai demandé sur quoi elle travaillait en ce moment. Elle m’a parlé de son prochain film à voix basse et m’a demandé de n’en rien écrire. J’ai promis de me taire. Selon Anna Orlova, le meilleur film est celui qu’elle n’a pas encore tourné.
Rapportez au discours indirect deux phrases du cours audio : la question Где вы живёте? (leçon audio 6), qu’un passant vous a posée, et l’affirmation Я хорошо́ говорю́ по-англи́йски (leçon audio 3), faite par une amie.
Он спроси́л, где я живу́. Она́ сказа́ла, что хорошо́ говори́т по-англи́йски. Le présent reste un présent ; seules les personnes changent.
Écrivez dans votre cahier, puis comparez avec le corrigé.
— Вы не зна́ете, где по́чта? — спроси́л сосе́д.
— Зна́ю, — отве́тил я. — А что вы хоти́те отпра́вить?
— Я хочу́ отпра́вить посы́лку до́чери, — сказа́л он.
— Но сего́дня воскресе́нье, по́чта закры́та, — заме́тил я.
— Я забы́л об э́том! — воскли́кнул он.
— Приходи́те за́втра, — посове́товал я.
Pour le compte rendu, comparez avec l’article de la lecture ; il peut aussi commencer ainsi : Корреспонде́нт спроси́л А́нну Орло́ву, почему́ она́ вы́брала э́ту те́му. Она́ воскли́кнула, что Во́лга — её ро́дина. А́нна попроси́ла его́ повтори́ть вопро́с…
| Russe | Transcription | Français | Remarque |
|---|---|---|---|
| веле́ть | vieliét’ | ordonner, dire de | Biaspectuel ; велю́, вели́шь ; surtout au passé. |
| приказа́ть | prikazát’ | ordonner | Perfectif ; прикажу́, прика́жешь ; imperfectif прика́зывать ; + datif. |
| воскли́кнуть | vosklíknout’ | s’écrier | Perfectif ; imperfectif восклица́ть ; surtout à l’écrit. |
| заме́тить | zamiétit’ | remarquer, apercevoir ; faire remarquer | Perfectif ; заме́чу, заме́тишь (т → ч) ; imperfectif замеча́ть. |
| возрази́ть | vozrazít’ | objecter, répliquer | Perfectif ; возражу́, возрази́шь (з → ж) ; imperfectif возража́ть (leçon 127) ; + datif. |
| уточни́ть | outotchnít’ | préciser ; demander une précision | Perfectif ; уточню́, уточни́шь ; imperfectif уточня́ть. |
| прошепта́ть | procheptát’ | chuchoter, murmurer | Perfectif ; прошепчу́, проше́пчешь ; imperfectif шепта́ть. |
| кри́кнуть | kríknout’ | crier (une fois), lancer un cri | Perfectif ponctuel de крича́ть (leçon 97) ; кри́кну, кри́кнешь. |
| тре́бовать | triébovat’ | exiger, réclamer | Imperfectif ; тре́бую, тре́буешь. |
| потре́бовать | potriébovat’ | exiger (une fois) | Perfectif de тре́бовать. |
| накану́не | nakanoúnie | la veille ; la veille de | Adverbe ; préposition + génitif : накану́не пра́здника. |
| на сле́дующий день | na sliédouiouchtchiï dien’ | le lendemain | Remplace за́втра ; на сле́дующее у́тро : le lendemain matin. |
| в тот день | v tot dien’ | ce jour-là | Remplace сего́дня ; в тот же день : le jour même. |
| интервью́ | interv’ioú | l’interview, l’entretien (presse) | Nom neutre indéclinable ; т et е durs ; дать интервью́. |
| собесе́дник | sobiessiédnik | l’interlocuteur | Nom masculin ; féminin собесе́дница. |
| ре́плика | riéplika | la réplique | Nom féminin ; au théâtre comme dans une conversation. |
| цита́та | tsitáta | la citation | Nom féminin ; verbe цити́ровать (цити́рую). |
| кавы́чки | kavýtchki | les guillemets | Nom pluriel ; génitif кавы́чек ; в кавы́чках : entre guillemets. |
| двоето́чие | dvoietótchiie | les deux-points | Nom neutre ; de два et то́чка. |
| тире́ | tiré | le tiret | Nom neutre indéclinable ; р et е durs. |
| запята́я | zapiatáia | la virgule | Nom féminin décliné comme un adjectif : запято́й ; ста́вить запяту́ю. |
| восклица́тельный знак | vosklitsátiel’nyï znak | le point d’exclamation | Locution masculine ; вопроси́тельный знак : le point d’interrogation. |
| пряма́я речь | priamáia rietch’ | le discours direct | Locution féminine ; contraire : ко́свенная речь. |
| ко́свенная речь | kósviennaia rietch’ | le discours indirect | Locution féminine ; ко́свенный вопро́с : l’interrogation indirecte. |
| шёпотом | chiópotom | à voix basse, en chuchotant | Adverbe, de шёпот, le chuchotement ; contraire : гро́мко. |
Neuf questions sur toute la leçon : temps et repères, questions et ordres rapportés, verbes introducteurs, ponctuation, puis deux questions sur la lecture.
Trois pages de référence prolongent cette leçon : pas de concordance des temps, les subordonnées et la ponctuation.
La leçon suivante vous apprendra à hésiter avec un infinitif seul, à lire les interdictions des panneaux et à citer des proverbes russes.
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Deux cents leçons progressives, de l’alphabet cyrillique jusqu’au programme du niveau B2, chacune avec ses exercices corrigés. Elles complètent le cours audio : l’oreille d’un côté, la lecture et l’écriture de l’autre.
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Non. Le russe garde le temps des paroles d’origine : «Я прие́ду за́втра» devient Она́ сказа́ла, что прие́дет на сле́дующий день, avec un futur là où le français met un conditionnel. Ce qui change, ce sont les personnes, les possessifs et, si l’on rapporte plus tard ou ailleurs, les repères : здесь devient там, вчера́ devient накану́не.
Parce que е́сли exprime une condition : Е́сли он придёт, мы пойдём в кино́. Le « si » d’une question rapportée se rend par ли, placé après le mot sur lequel porte la question : Я не зна́ю, придёт ли он. La phrase *Я не зна́ю, е́сли он придёт est un calque du français.
Rien au sens : la question n’est pas négative. Не… ли la rend plus prudente ou plus polie, comme le « par hasard » ou le « ne… pas » de « il m’a demandé si je ne voulais pas du thé ». On l’entend souvent dans les offres et les demandes discrètes : Он спроси́л, не зна́ю ли я, где по́чта.
Avec un verbe d’ordre ou de demande, веле́ть, приказа́ть, попроси́ть ou потре́бовать, suivi de что́бы et du passé : Она́ веле́ла, что́бы я закры́л дверь. Si l’ordre s’adresse à celui qui doit agir, l’infinitif suffit ; la personne se met au datif après веле́ть ou приказа́ть, à l’accusatif après попроси́ть : Врач веле́л мне не кури́ть ; Ма́ма попроси́ла меня́ купи́ть хлеб.
Après les guillemets : Он сказа́л: «Я согла́сен». Si la citation se termine par un point d’interrogation ou d’exclamation, ce signe reste à l’intérieur et l’on n’ajoute pas de point : Он спроси́л: «Вы согла́сны?» Quand les mots de l’auteur suivent, la virgule se place après les guillemets, avant le tiret : «Я согла́сен», — сказа́л он.
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