
Apprenez l’espagnol avec l’application LIMBA
Les deux premières leçons sont gratuites !
Des leçons audio de 14 minutes, sur votre téléphone
Gratuite sur iPhone, iPad et Android. Sur ordinateur, ouvrez cette page sur votre téléphone, ou cherchez « LIMBA cours de langues audio » dans votre boutique d’applications.
Les deux premières leçons s’écoutent sans rien payer ; l’accès à tout le cours se prend ensuite par abonnement, dans l’application.
Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 41 leçons se déroulent toutes de cette façon.
La suite du cours est dans l’application LIMBA, gratuite sur iPhone et Android : je télécharge l’application.
À la fin de cette leçon, vous saurez réfuter un argument dans un débat de société en concédant d’abord ce qui est vrai : Es cierto que hay problemas; ahora bien, eso no quita que la integración sea posible. Vous saurez ensuite rectifier avec précision : No vinieron a quitar empleos, sino a trabajar.
Le cours d’espagnol se suit dans l’application LIMBA : des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur iPhone, iPad et Android. L’application est gratuite, et les deux premières leçons aussi. La leçon 1 s’écoute également plus haut sur cette page, en entier.
Une leçon écrite, complément du cours audio. Cette page fait partie du cours d’espagnol écrit de LIMBA, en accès libre. Il accompagne le cours d’espagnol audio de l’application LIMBA, en leçons de 14 minutes : le cours audio vous fait parler, ces leçons écrites vous apprennent à lire, à écrire et à comprendre la mécanique de la langue.
← Leçon précédente : Leçon 292 : Un reclamo formal : exiger une réparation · Sommaire des 300 leçons · Leçon suivante → Leçon 294 : Les presento mi proyecto : l’exposé oral
Dans un débat, on convainc en reconnaissant ce qui est vrai avant de montrer ce qui ne l’est pas. Cette leçon met la concession et la réfutation au service d’un sujet qui divise l’Amérique latine : l’accueil des migrants. Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez pero et sino de la leçon 129, que + subjonctif en tête et el hecho de que de la leçon 244, puis la concession des leçons 247 et 248 : cette leçon les réunit dans un même débat.
Durée. 50 minutes environ.
Une réfutation solide commence par une concession : vous reconnaissez le fait que l’autre avance, puis vous montrez qu’il ne mène pas à sa conclusion. Le fait concédé reste à l’indicatif, parce que vous l’admettez comme vrai : es cierto que, es verdad que, reconozco que, admito que et si bien se construisent avec l’indicatif. La rectification qui suit change de mode avec eso no quita que, « cela n’empêche pas que », toujours suivi du subjonctif.
Le connecteur neuf ahora bien, « cela dit, or », marque le tournant vers l’objection. Il suit un point ou un point-virgule, et une virgule le suit.
| Concession (indicatif) | Tournant | Objection |
|---|---|---|
| Es cierto que la ciudad tiene pocos recursos, | pero | puede organizarse mejor. |
| Si bien hay problemas en los hospitales, | — | la acogida es un deber. |
| Reconozco que el debate es difícil; | ahora bien, | hay que tenerlo. |
| Hay casos de delincuencia; | eso no quita que | la mayoría sea honesta. |
Cinq phrases de débat à compléter par la forme ou le connecteur qui convient.
Pour attaquer la conclusion qu’on tire d’un fait, l’espagnol place ce fait en tête, introduit par que ou el hecho de que, et le met au subjonctif, même s’il est vrai : il n’est plus affirmé, il devient le sujet d’un jugement. Suit souvent no significa que ou no quiere decir que + subjonctif.
| Le fait (subjonctif) | Le jugement | La conclusion refusée (subjonctif) |
|---|---|---|
| Que alguien esté indocumentado | no significa que | haya cometido un delito. |
| El hecho de que una familia no hable bien el idioma | no quiere decir que | no quiera integrarse. |
| Que haya prejuicios | no significa que | todo el mundo rechace a los migrantes. |
Cinq phrases à compléter par la forme qui convient : fait en tête ou conclusion refusée.
Après une négation, le français dit « mais » dans deux cas que l’espagnol distingue. Si la seconde partie remplace la première, on emploie sino : c’est la rectification, le geste central de la réfutation. Si la seconde partie s’ajoute à la première sans la contredire, on emploie pero. Devant un verbe conjugué, sino devient sino que.
| Mot | Emploi | Exemple |
|---|---|---|
| sino | remplace un nom, un adjectif, un infinitif | El problema no es la migración, sino la falta de integración. |
| sino que | remplace par un verbe conjugué | No cerraron la frontera, sino que organizaron la acogida. |
| pero | ajoute sans remplacer | No tienen papeles, pero trabajan y pagan impuestos. |
| no solo... sino también | ajoute en renchérissant | No solo piden asilo, sino también un trabajo legal. |
Test simple : si vous pouvez dire « non pas... mais au contraire », c’est sino. La forme *no vinieron a quitar empleos, pero a trabajar est fautive : il faut sino.
Six phrases à compléter par pero, sino ou sino que.
En absoluto, « pas du tout », refuse sans détour ; ce faux ami ne veut presque jamais dire « absolument ». Lejos de, connu pour le lieu, se construit aussi avec un infinitif pour retourner un argument : la mesure produit l’inverse de ce qu’on attend.
Un refugiado fuit un danger et peut pedir asilo ; une personne indocumentada vit sans papiers en règle. Le verbe acoger, « accueillir », change son g en j devant o et a pour garder le son de la jota : acojo, acoja.
| Personne | Indicatif | Subjonctif |
|---|---|---|
| yo | acojo | acoja |
| tú | acoges | acojas |
| vos (Río de la Plata, Amérique centrale) | acogés | acojás |
| él / ella / usted | acoge | acoja |
| nosotros / nosotras | acogemos | acojamos |
| ellos / ellas / ustedes | acogen | acojan |
Enfin, ne confondez pas el prejuicio, « le préjugé », et el perjuicio, « le préjudice », vu à la leçon 292 : Así nacen los prejuicios, « c’est ainsi que naissent les préjugés ».
En Amérique. Le débat public parle volontiers de migrantes, mot large qui couvre l’arrivée et le départ, et de personnes indocumentadas ; en Espagne, on entend plus souvent inmigrantes et sin papeles. Quant à acoger, il s’emploie sans gêne partout, malgré la prudence qui entoure coger (leçon 289).
Cinq phrases à compléter par la locution ou le mot qui convient.
À Barranquilla, en Colombie, une radio réunit trois invités sur l’arrivée des migrants vénézuéliens. Relevez chaque concession et chaque sino.
Daniela : Bonjour. Aujourd’hui, nous parlons d’un sujet qui divise beaucoup de familles à Barranquilla : l’arrivée de migrants. Nous recevons M. Hernán Rojas, commerçant du centre-ville, l’avocate Yolanda Peña, qui travaille avec des réfugiés, et Luis Mendoza, Vénézuélien, qui vit ici depuis cinq ans. Monsieur Rojas, vous avez la parole.
Hernán : Merci. Je veux être clair : je n’ai rien contre les Vénézuéliens. Cela dit, il est vrai que la ville n’était pas préparée. Les hôpitaux sont pleins, les écoles publiques n’ont plus de place et, dans ma rue, il y a de plus en plus de vendeurs sans autorisation. Qu’on me dise que c’est de la xénophobie me paraît injuste.
Yolanda : Si vous permettez… Personne ne nie qu’il y ait des problèmes, monsieur Rojas. Même si les hôpitaux ont moins de moyens qu’avant, cela n’empêche pas que la plupart des migrants travaillent et paient des impôts. Le problème n’est pas la migration, mais l’absence d’une politique migratoire sérieuse.
Hernán : La plupart ? Pardon de vous interrompre, mais beaucoup n’ont pas de papiers. Ils sont sans papiers et travaillent dans la rue.
Yolanda : Laissez-moi terminer. Qu’une personne soit sans papiers ne signifie pas qu’elle ait commis un délit. Beaucoup de ces gens ont fui la pauvreté ou ont demandé l’asile, et attendent une réponse depuis des mois. Loin d’aider, les expulser ne crée que davantage d’exclusion.
Daniela : Luis, vous êtes arrivé comme migrant. Qu’en pensez-vous ?
Luis : Eh bien, je comprends la peur de M. Rojas. C’est vrai que nous sommes arrivés nombreux en même temps, et que ça n’a été facile pour personne. Mais nous ne sommes pas venus prendre le travail de qui que ce soit, nous sommes venus travailler. J’étais ingénieur à Maracaibo ; ici, j’ai commencé en vendant des arepas dans la rue, et aujourd’hui j’ai une petite boutique avec deux employés colombiens. Cela dit, quand un Vénézuélien commet un délit, on en parle dans toutes les informations ; quand il ouvre un commerce, personne n’en parle. C’est ainsi que naissent les préjugés. Et je vous dis autre chose : le racisme et la discrimination existent aussi. On a refusé de louer un appartement à ma femme à cause de son accent.
Yolanda : Exactement. Discriminer quelqu’un pour son origine ou pour sa religion est illégal en Colombie, même si beaucoup de gens ne le savent pas.
Daniela : Monsieur Rojas, croyez-vous que le pays doit fermer la frontière ?
Hernán : Pas du tout. Je ne demande pas qu’on ferme la frontière, mais qu’il y ait plus de contrôle et plus de soutien du gouvernement pour les villes qui accueillent autant de monde. Même si l’accueil est un devoir, ce ne sont pas les quartiers pauvres seuls qui peuvent le payer.
Yolanda : Là-dessus, nous sommes d’accord. L’intégration a besoin de moyens : des écoles, la santé, un travail légal. Que le gouvernement accueille les réfugiés ne suffit pas ; il faut les accompagner ensuite.
Daniela : Voilà un point d’accord. Merci beaucoup à tous les trois.
Écrivez chaque phrase en espagnol, tildes et signes d’ouverture compris, en vouvoyant votre interlocuteur quand il y en a un, puis comparez avec le corrigé.
| Espagnol | Français | Remarque |
|---|---|---|
| ahora bien | cela dit, or | Connecteur pour réfuter après une concession, suivi d’une virgule. |
| en absoluto | pas du tout | Faux ami : dans l’usage courant, ne veut pas dire « absolument ». |
| lejos de | loin de | + infinitif : lejos de resolver el problema. |
| el migrante / la migrante | le migrant, la migrante | Même forme au masculin et au féminin. |
| migratorio | migratoire | Adjectif : la política migratoria. |
| la integración | l’intégration | Nom féminin en -ción, de la famille de integrarse. |
| el asilo | l’asile | Pedir asilo, sans article. |
| el refugiado / la refugiada | le réfugié, la réfugiée | Personne qui fuit un danger. |
| la xenofobia | la xénophobie | Nom féminin ; x initial prononcé comme un s. |
| la acogida | l’accueil | Nom féminin, de la famille de acoger. |
| acoger | accueillir | G > j devant o et a : acojo, acoja. |
| el racismo | le racisme | Nom masculin. |
| la discriminación | la discrimination | Nom féminin en -ción. |
| discriminar | discriminer | Verbe régulier en -ar ; a devant une personne. |
| indocumentado | sans papiers | Adjectif, aussi nom : los indocumentados. |
| el prejuicio | le préjugé | Faux ami : le préjudice se dit el perjuicio. |
| deportar | expulser, déporter | Verbe régulier en -ar, courant pour l’expulsion d’un étranger. |
| la religión | la religion | Tilde au singulier ; pluriel sans tilde : religiones. |
Douze questions sur toute la leçon : concession, subjonctif en tête, rectification, locutions neuves, lecture et vocabulaire.
La page de référence Cuando, para que, aunque reprend la concession au subjonctif et à l’indicatif, avec aunque, si bien et por más que. La page Y, e, o, u détaille pero, et la page la négation détaille sino. Voyez aussi le cours audio et le sommaire du cours écrit.
La leçon suivante vous apprend à présenter un projet devant un public, à en annoncer le plan et à en défendre les objectifs.
← Leçon précédente : Leçon 292 : Un reclamo formal : exiger une réparation · Sommaire des 300 leçons · Leçon suivante → Leçon 294 : Les presento mi proyecto : l’exposé oral
Trois cents leçons progressives, des premiers sons jusqu’au programme du niveau B2, dans l’espagnol d’Amérique latine, chacune avec ses exercices corrigés. Elles complètent le cours audio : l’oreille d’un côté, la lecture et l’écriture de l’autre.
← Leçon précédente : Leçon 292 : Un reclamo formal : exiger une réparation · Sommaire des 300 leçons · Leçon suivante → Leçon 294 : Les presento mi proyecto : l’exposé oral
Des leçons de 14 minutes, entièrement à l’oreille : j’écoute, je répète à voix haute, je parle ; après les leçons, des exercices écrits fixent ce que j’ai entendu. L’application est gratuite à télécharger sur iPhone, iPad et Android, et les deux premières leçons sont offertes.
Gratuite sur iPhone, iPad et Android. Sur ordinateur, ouvrez cette page sur votre téléphone, ou cherchez « LIMBA cours de langues audio » dans votre boutique d’applications.
La leçon 1 est aussi en haut de cette page, gratuite et en entier : je l’écoute ici, sans compte à créer.
Gratuit sur ce site : le cours d’espagnol écrit, en 300 leçons, pas à pas et avec des exercices corrigés — pour lire et écrire ce que l’application vous apprend à dire.
Parce que le fait n’est plus affirmé : il devient le sujet d’un jugement que l’on discute. Que alguien esté indocumentado no significa que haya cometido un delito ne dit pas si la personne est sans papiers, il juge ce que cela signifie. Le français fait de même : « qu’il soit sans papiers ne signifie pas ».
Le sens est proche : tous deux opposent. Pero relie deux parties d’une même phrase et sert à tous les registres. Ahora bien ouvre souvent une nouvelle phrase, après un point ou un point-virgule, et appartient au registre soutenu du débat et de l’écrit argumenté.
Non, c’est un faux ami : en absoluto veut dire « pas du tout ». À la question ¿Está de acuerdo?, la réponse En absoluto est un refus net. Pour approuver, on dit Por supuesto ou Claro.
Devant un verbe conjugué : No cerraron la frontera, sino que organizaron la acogida. Devant un nom, un adjectif ou un infinitif, sino suffit : No vinieron a quitar empleos, sino a trabajar.
Pour garder le son de la jota de l’infinitif acoger. Devant o et a, le g se prononcerait comme dans « gare » ; on l’écrit donc j : acojo au présent, acoja et acojan au subjonctif. Devant e et i, le g reste : acoges, acogimos.
Des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur votre téléphone. L’application est gratuite, et les deux premières leçons d’espagnol aussi.
Gratuite sur iPhone, iPad et Android. Sur ordinateur, ouvrez cette page sur votre téléphone, ou cherchez « LIMBA cours de langues audio » dans votre boutique d’applications.
Les leçons s’écoutent en ligne : une connexion Internet est nécessaire. Une question avant de commencer : info@limbaaudio.com.