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À la fin de cette leçon, vous saurez relier deux idées avec cuyo, l’équivalent de « dont » suivi d’un nom : una pintora cuyos autorretratos son famosos. Vous saurez aussi présenter un artiste, sa technique, son œuvre maîtresse et son influence, comme le fait un article de presse.
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Les articles de presse qui présentent un peintre, une exposition ou un musée emploient souvent un relatif que la conversation évite : cuyo. Il traduit « dont » quand ce « dont » est suivi d’un nom, et il s’accorde avec ce nom. Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez les possessifs de la leçon 118 : cuyo remplace un su. Les relatifs avec préposition des leçons 201 et 202 servent à l’étape 3, et les relatifs soutenus el cual, la cual de la leçon 266 reviennent dans la lecture. Le vocabulaire de l’art de la leçon 71 est supposé connu.
Durée. 45 minutes environ.
Partez de deux phrases dont la seconde contient un possessif : Frida Kahlo es una pintora mexicana. Sus autorretratos son famosos. Pour les relier, cuyo prend la place de sus : Frida Kahlo es una pintora mexicana cuyos autorretratos son famosos. « Frida Kahlo est une peintre mexicaine dont les autoportraits sont célèbres. »
Règle d’or : cuyo s’accorde avec le nom qui le suit, la chose possédée, jamais avec le possesseur. Autorretratos est masculin pluriel : cuyos, même si Frida Kahlo est une femme.
| Forme | Exemple | Français |
|---|---|---|
| cuyo (masculin singulier) | Es un muralista cuyo trabajo conozco bien. | C’est un muraliste dont je connais bien le travail. |
| cuya (féminin singulier) | Es un pintor cuya obra maestra está en Quito. | C’est un peintre dont le chef-d’œuvre est à Quito. |
| cuyos (masculin pluriel) | Es una pintora cuyos lienzos son enormes. | C’est une peintre dont les toiles sont immenses. |
| cuyas (féminin pluriel) | Es una ciudad cuyas paredes están llenas de murales. | C’est une ville dont les murs sont couverts de fresques. |
Deux différences avec le français. Aucun article après cuyo : jamais *cuyos los autorretratos, mais cuyos autorretratos. Et le nom suit aussitôt cuyo : « dont je connais bien le travail » devient cuyo trabajo conozco bien.
Cinq phrases à compléter par la forme de cuyo qui s’accorde avec le nom qui suit.
Quand le nom possédé dépend d’une préposition, celle-ci se place devant cuyo, et l’ensemble ouvre la relative : Es un museo. En sus salas hay obras de Orozco. devient Es un museo en cuyas salas hay obras de Orozco. Là où le français passe par « duquel », l’espagnol garde cuyo, accordé avec le nom qui suit.
| Groupe | Exemple | Français |
|---|---|---|
| en cuyas | Es un museo en cuyas salas hay obras de Orozco. | C’est un musée dans les salles duquel il y a des œuvres d’Orozco. |
| de cuya | Es una pintora de cuya vida sabemos poco. | C’est une peintre de la vie de laquelle nous savons peu de chose. |
| con cuyo | Es el director con cuyo apoyo se hizo la exposición. | C’est le directeur grâce au soutien duquel l’exposition a eu lieu. |
| por cuyas | Es un barrio por cuyas calles pasan muchos turistas. | C’est un quartier dans les rues duquel passent beaucoup de touristes. |
| a cuyo | Es una artista a cuyo taller van estudiantes de todo el país. | C’est une artiste à l’atelier de laquelle viennent des étudiants de tout le pays. |
La préposition est celle de la phrase de départ : pasar por las calles donne por cuyas calles. L’ordre ne varie pas : préposition, cuyo, nom.
Cinq phrases à compléter par le groupe qui convient, accordé avec le nom qui suit.
Voici le piège du francophone. En français, « dont » sert à deux choses : exprimer une possession (« le peintre dont les tableaux… ») et remplacer un complément en « de » (« le tableau dont je te parle », car on parle de quelque chose). L’espagnol ne réserve cuyo qu’au premier cas. Pour le second, il reprend la préposition du verbe avec les relatifs des leçons 201 et 202 : del que, de la que, de quien, ou del cual à l’écrit soutenu.
| Français | Espagnol | Pourquoi |
|---|---|---|
| le peintre dont les tableaux sont célèbres | el pintor cuyos cuadros son famosos | « dont » + nom possédé : cuyo |
| le tableau dont je te parle | el cuadro del que te hablo | hablar de : del que |
| l’œuvre dont je me souviens | la obra de la que me acuerdo | acordarse de : de la que |
| la muraliste dont tout le monde parle | la muralista de quien todo el mundo habla | une personne : de quien possible |
| la technique dont tu as besoin | la técnica que necesitas | necesitar se construit sans préposition : que |
Ne traduisez donc jamais « dont » mot à mot : demandez-vous d’abord s’il est suivi d’un nom possédé.
À l’oral, beaucoup de gens contournent cuyo avec que et un possessif : *un pintor que sus obras son famosas, tournure fautive à l’écrit. Reformulez plutôt : un pintor que tiene obras famosas.
Cinq phrases à compléter par le relatif correct à l’écrit : cuyo seulement devant un nom possédé.
Une présentation d’artiste suit presque toujours le même ordre : qui il est, ce qu’il peint et comment, son œuvre principale, son influence, où l’on voit son travail. Cuyo y ajoute une information sans ouvrir de nouvelle phrase.
| Pour dire… | Espagnol | Français |
|---|---|---|
| qui | Fue un pintor colombiano cuyas figuras tienen mucho volumen. | Ce fut un peintre colombien dont les personnages ont beaucoup de volume. |
| la technique | Su técnica mezcla pintura y madera sobre el lienzo. | Sa technique mêle peinture et bois sur la toile. |
| le sujet | Sus cuadros representan la vida del campo. | Ses tableaux représentent la vie à la campagne. |
| une personne peinte | Retrató a su madre muchas veces. | Il a fait le portrait de sa mère à de nombreuses reprises. |
| l’œuvre principale | Su obra maestra es un mural de veinte metros. | Son chef-d’œuvre est une fresque de vingt mètres. |
| l’influence | El muralismo influyó en su pintura. | Le muralisme a influencé sa peinture. |
| aujourd’hui | Sus obras forman parte de la colección de varios museos. | Ses œuvres font partie de la collection de plusieurs musées. |
Trois verbes à bien construire. Representar se dit d’une œuvre qui montre un sujet : El cuadro representa un mercado. Retratar veut dire « faire le portrait de » et prend le a personnel devant une personne : Retrató a su esposa ; au sens figuré, il signifie « dépeindre » : Su obra retrata la pobreza del campo. Enfin, influir se construit avec en (« influencer quelqu’un ») et glisse un y entre deux voyelles : influye, influyen au présent, influyó, influyeron au prétérit, mais influimos. Le nom : la influencia de Rivera en los pintores jóvenes.
Cinq phrases à compléter par le mot qui convient à la présentation d’un artiste.
Un quotidien de Lima présente une peintre péruvienne imaginaire. Relevez chaque forme de cuyo et le nom avec lequel elle s’accorde.
Lima recibe a una pintora cuyas obras recorren el mundo
La galería Mirador, cuyas salas están en una casona colonial del barrio de Barranco, inaugura este jueves la exposición Tierra y memoria, de la pintora peruana Rosa Mamani. La exposición incluye cuarenta obras: pinturas, retratos y tres esculturas de madera.
Mamani nació en 1979 en un pueblo de Puno, cerca del lago Titicaca. Hija de campesinos, empezó a dibujar de niña con los colores que su madre usaba para los tejidos. Estudió en la Escuela Nacional de Bellas Artes de Lima y, en 2005, recibió una beca para estudiar en la Ciudad de México, donde descubrió el muralismo.
La influencia de Diego Rivera y de David Alfaro Siqueiros, cuyos murales vio por primera vez en la capital mexicana, se nota en sus lienzos de gran tamaño, en los cuales retrata la vida diaria de los pueblos andinos: los mercados, las fiestas, las mujeres con sus tejidos. Sin embargo, Mamani no copia a los maestros mexicanos. Su técnica, en la cual mezcla pintura y lana de alpaca sobre el lienzo, es completamente suya.
Su obra maestra, Las hijas del lago, es un retrato de cinco generaciones de mujeres de su familia, cuyas caras miran directamente al público. El cuadro, el cual fue pintado en 2018, forma parte desde el año pasado de la colección de un museo de Nueva York.
—No pinto para los museos —declaró la artista a este periódico—. Pinto para mi abuela, cuya historia nunca contó nadie.
En los últimos años, sus obras se mostraron en galerías de Bogotá, Santiago, Madrid y Tokio. Algunos artistas jóvenes, cuyos primeros trabajos acompañan la exposición en la última sala, reconocen la influencia de Mamani. —Ella nos enseñó que el arte contemporáneo también puede hablar quechua —afirma Julián Condori, de veinticuatro años, cuya pintura abstracta usa los colores de los tejidos andinos.
La exposición estará abierta hasta el 15 de marzo, de martes a domingo, de diez de la mañana a siete de la noche. La entrada es gratis.
Lima accueille une peintre dont les œuvres font le tour du monde. La galerie Mirador, dont les salles se trouvent dans une grande maison coloniale du quartier de Barranco, inaugure ce jeudi l’exposition Terre et mémoire, de la peintre péruvienne Rosa Mamani. L’exposition comprend quarante œuvres : peintures, portraits et trois sculptures en bois.
Mamani est née en 1979 dans un village de la région de Puno, près du lac Titicaca. Fille de paysans, elle a commencé à dessiner enfant avec les couleurs que sa mère utilisait pour les tissages. Elle a étudié à l’École nationale des beaux-arts de Lima et, en 2005, elle a obtenu une bourse pour étudier à Mexico, où elle a découvert le muralisme.
L’influence de Diego Rivera et de David Alfaro Siqueiros, dont elle a vu les fresques pour la première fois dans la capitale mexicaine, se remarque dans ses toiles de grand format, dans lesquelles elle dépeint la vie quotidienne des villages andins : les marchés, les fêtes, les femmes avec leurs tissages. Pourtant, Mamani ne copie pas les maîtres mexicains. Sa technique, dans laquelle elle mêle peinture et laine d’alpaga sur la toile, n’appartient qu’à elle.
Son chef-d’œuvre, Les Filles du lac, est un portrait de cinq générations de femmes de sa famille, dont les visages regardent le public droit dans les yeux. Le tableau, qui a été peint en 2018, fait partie depuis l’an dernier de la collection d’un musée de New York.
« Je ne peins pas pour les musées, a déclaré l’artiste à notre journal. Je peins pour ma grand-mère, dont personne n’a jamais raconté l’histoire. »
Ces dernières années, ses œuvres ont été montrées dans des galeries de Bogotá, Santiago, Madrid et Tokyo. Quelques jeunes artistes, dont les premiers travaux accompagnent l’exposition dans la dernière salle, reconnaissent l’influence de Mamani. « Elle nous a appris que l’art contemporain peut aussi parler quechua », affirme Julián Condori, vingt-quatre ans, dont la peinture abstraite reprend les couleurs des tissages andins.
L’exposition sera ouverte jusqu’au 15 mars, du mardi au dimanche, de dix heures à dix-neuf heures. L’entrée est gratuite.
Écrivez chaque phrase en espagnol, tildes comprises, puis comparez avec le corrigé.
| Espagnol | Français | Remarque |
|---|---|---|
| cuyo / cuya / cuyos / cuyas | dont (+ nom) | S’accorde avec la chose possédée, sans article après : un pintor cuyas obras. |
| el muralismo | le muralisme | Mouvement mexicain de peinture murale : Rivera, Orozco, Siqueiros. |
| el muralista / la muralista | le muraliste, la muraliste | Même forme aux deux genres, seul l’article change. |
| el pintor / la pintora | le peintre, la peintre | De la famille de pintar (leçon 47). |
| la obra maestra | le chef-d’œuvre | Au pluriel : las obras maestras. |
| la galería | la galerie | Galerie d’art : una galería de arte contemporáneo. |
| el autorretrato | l’autoportrait | Le genre que Frida Kahlo a rendu célèbre. |
| el retrato | le portrait | un retrato de su madre. |
| la pintura | la peinture | L’art, la matière ou le tableau : una pintura abstracta. |
| el lienzo | la toile | Nom masculin, à l’inverse du français. |
| la escultura | la sculpture | una escultura de madera. |
| la técnica | la technique | Mot esdrújulo : tilde sur le e de l’antépénultième syllabe (téc-ni-ca). |
| la colección | la collection | Féminin en -ción ; tilde au singulier seulement : las colecciones. |
| la influencia | l’influence | la influencia de Rivera en los pintores jóvenes. |
| influir | influencer | Un y entre deux voyelles : influye, influyó ; se construit avec en. |
| representar | représenter | Verbe régulier en -ar : El cuadro representa un mercado. |
| retratar | faire le portrait de, dépeindre | a personnel devant une personne : Retrató a su esposa. |
| contemporáneo | contemporain | Adjectif : el arte contemporáneo, la escultura contemporánea. |
| abstracto | abstrait | Adjectif : una pintura abstracta. |
Douze questions sur toute la leçon : l’accord de cuyo, la préposition qui le précède, les « dont » qui ne sont pas cuyo, la lecture et le vocabulaire.
La page de référence les relatives et « dont » reprend cuyo avec les autres relatifs et présente en détail toutes les traductions de « dont ». Réécoutez aussi le cours audio pour garder l’oreille entraînée, et retrouvez toutes les leçons dans le sommaire du cours écrit.
La leçon suivante vous apprend à rédiger un compte rendu concis avec le participe absolu, comme Terminada la reunión, firmamos el acuerdo, et avec l’infinitif composé.
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Avec le nom qui le suit, c’est-à-dire la chose possédée, jamais avec le possesseur : un pintor cuyas obras, una pintora cuyos lienzos. Comme su et sus, il s’accorde avec le possédé, mais il varie aussi en genre : cuyo, cuya.
Non. Le français dit « dont les tableaux », mais l’espagnol écrit cuyos cuadros, sans article : *cuyos los cuadros est fautif. Le nom possédé suit directement cuyo.
Non, seulement quand « dont » est suivi d’un nom possédé. « Le tableau dont je te parle » se dit el cuadro del que te hablo, car il vient de hablar de ; « la technique dont tu as besoin » se dit la técnica que necesitas, car necesitar est direct.
Beaucoup de locuteurs disent *un pintor que sus obras son famosas, mais cette tournure est jugée fautive à l’écrit. Écrivez un pintor cuyas obras son famosas, ou reformulez simplement : un pintor que tiene obras famosas.
Oui, en : Rivera influyó en muchos pintores, là où le français dit « a influencé de nombreux peintres ». Notez aussi le y des formes influye, influyó et influyeron.
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