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Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 41 leçons se déroulent toutes de cette façon.
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À la fin de cette leçon, vous saurez former le plus-que-parfait du subjonctif et l’employer pour dire votre surprise ou votre incrédulité devant un fait déjà accompli : No podía creer que lo hubiera hecho. Vous saurez aussi raconter un procès, du juge à la sentence : Nos sorprendió que la jueza lo hubiera absuelto.
Le cours d’espagnol se suit dans l’application LIMBA : des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur iPhone, iPad et Android. L’application est gratuite, et les deux premières leçons aussi. La leçon 1 s’écoute également plus haut sur cette page, en entier.
Une leçon écrite, complément du cours audio. Cette page fait partie du cours d’espagnol écrit de LIMBA, en accès libre. Il accompagne le cours d’espagnol audio de l’application LIMBA, en leçons de 14 minutes : le cours audio vous fait parler, ces leçons écrites vous apprennent à lire, à écrire et à comprendre la mécanique de la langue.
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Après Me alegró que vinieras, voici le fait qui vous étonne parce qu’il s’était produit avant votre réaction : il demande le plus-que-parfait du subjonctif. Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez le plus-que-parfait de l’indicatif de la leçon 152 (había hecho), le passé du subjonctif de la leçon 188 (haya hecho) et l’imparfait du subjonctif irrégulier de la leçon 222 (tuviera) et si hubiera, vu à la leçon 224. La concordance des temps de la leçon 231 sert à l’étape 2.
Durée. 50 minutes environ.
Le plus-que-parfait du subjonctif (pretérito pluscuamperfecto de subjuntivo) se construit comme tous les temps composés : l’auxiliaire haber, ici à l’imparfait du subjonctif, suivi du participe. Vous connaissez déjà hubiera : c’est la forme en -ra de haber, tirée de hubieron, comme tuviera vient de tuvieron.
| Personne | Forme en -ra | Forme en -se (à reconnaître) | Français |
|---|---|---|---|
| yo | hubiera hecho | hubiese hecho | que j’aie fait |
| tú | hubieras hecho | hubieses hecho | que tu aies fait |
| él / ella / usted | hubiera hecho | hubiese hecho | qu’il, qu’elle ait fait ; que vous ayez fait |
| nosotros / nosotras | hubiéramos hecho | hubiésemos hecho | que nous ayons fait |
| ellos / ellas / ustedes | hubieran hecho | hubiesen hecho | qu’ils, qu’elles aient fait ; que vous ayez fait |
Trois règles suffisent. Le participe ne s’accorde jamais : que ella hubiera llegado. Les pronoms se placent devant l’auxiliaire : que lo hubiera hecho, que se hubieran ido. La forme de nosotros porte la tilde : hubiéramos. Les participes irréguliers sont ceux de la leçon 101 (hecho, dicho, vuelto…), plus absuelto, de absolver, « acquitter ».
En Amérique. La forme en -ra domine nettement : hubiera hecho à l’oral comme à l’écrit courant. Hubiese hecho se lit surtout dans la presse, les textes juridiques et les romans ; il suffit de le reconnaître. La page fabriquer le subjonctif présente les deux séries.
Cinq phrases à compléter par la forme du plus-que-parfait du subjonctif qui convient au sujet et au sens.
Le plus-que-parfait du subjonctif est le jumeau du plus-que-parfait de l’indicatif. Quand vous constatez un fait antérieur, vous dites había hecho. Quand ce même fait vous étonne, vous indigne ou vous paraît incroyable, le verbe principal appelle le subjonctif et había devient hubiera.
| On constate (indicatif) | On s’étonne (subjonctif) |
|---|---|
| Supe que Tomás había vendido la casa. | No podía creer que Tomás hubiera vendido la casa. |
| Era verdad que la testigo había mentido. | Me sorprendió que la testigo hubiera mentido. |
| Estaba claro que el ladrón se había escapado. | Era increíble que el ladrón se hubiera escapado. |
Le verbe principal décide ensuite du temps. Au présent, le fait accompli se dit au passé du subjonctif, vu à la leçon 188 : Me sorprende que Julia no haya llamado. Au passé, il passe au plus-que-parfait du subjonctif : Me sorprendió que Julia no hubiera llamado. Et si le fait est simultané ou postérieur au verbe principal, on garde l’imparfait du subjonctif de la leçon 231 : Le pedí que me llamara al día siguiente.
À l’oral, vous entendrez aussi l’imparfait du subjonctif pour un fait antérieur, quand le contexte suffit : Me molestó que no me invitaran. C’est courant et correct, mais dès que l’antériorité compte, surtout avec ya, préférez hubiera + participe.
Cinq phrases à compléter par la forme qui convient au verbe principal et au moment du fait.
Ces tournures demandent toutes le subjonctif ; au passé, le fait antérieur prend donc hubiera + participe. Deux d’entre elles sont nouvelles : asombrarse de que, « s’étonner que », qui garde sa préposition de, et parecer mentira que, « sembler incroyable que ».
Attention à une nuance. No podía creer que exprime la surprise devant un fait que l’on sait vrai. No creía que lo hubiera hecho, en revanche, exprime le doute : « je ne pensais pas qu’il l’ait fait ». Avec asombrarse, ne supprimez pas la préposition : *me asombré que se rencontre à l’oral, mais l’écrit soigné dit me asombré de que.
Cinq phrases sur les tournures de la surprise : choisissez la forme ou la phrase qui convient.
Les affaires de justice se prêtent bien à la surprise au passé. Voici les personnes du procès : el juez / la jueza, le juge, el fiscal / la fiscal, le procureur, el acusado / la acusada et el abogado de la defensa. Le procès, el juicio, a lieu dans el tribunal et se termine par la sentencia : l’accusé est déclaré culpable ou inocente, deux adjectifs qui ne changent pas au féminin.
Absolver diphtongue comme volver (lo absuelve) et son participe est irrégulier : que lo hubieran absuelto. En Amérique, la evidencia désigne très souvent la preuve présentée au procès.
Cinq phrases à compléter par le mot du procès qui convient.
À Guadalajara, au Mexique, Lupita retrouve son voisin Joaquín au lendemain d’un procès qui a remué le quartier. Lisez à voix haute et relevez chaque plus-que-parfait du subjonctif.
— Joaquín ! Tu es au courant ? Hier, le procès de don Hilario s’est terminé. — Le gardien de l’immeuble ? Oui, je l’ai vu aux informations. Quand tout a commencé, je n’arrivais pas à croire qu’on l’ait traîné devant la justice. — Moi non plus. Trente ans dans le quartier, toujours aimable, toujours honnête… Et tout à coup, la police dit qu’il a cambriolé la bijouterie du coin. — Et quelle preuve avait la procureure ? — Une vidéo de la caméra de la bijouterie : un homme grand, avec une casquette, qui ouvrait le coffre-fort à trois heures du matin. La procureure a dit que c’était lui et a demandé huit ans de prison. — Huit ans ! Et la défense ? — L’avocat de la défense était très nerveux. Mais il y a deux semaines, un témoin est apparu : Mme Ramírez, la voisine du troisième étage. Elle a déclaré que cette nuit-là, don Hilario était avec elle à l’hôpital, parce que son mari à elle était tombé dans l’escalier. — Et pourquoi ne l’a-t-elle pas dit avant ? — Parce qu’elle était à Tijuana chez sa fille et qu’elle n’était au courant de rien. Quand elle est rentrée et qu’elle a lu le journal, elle s’est étonnée que personne n’ait appelé l’hôpital pour vérifier. — Ça paraît incroyable que la police n’ait rien vérifié. — Et ensuite est venu le pire : sur la vidéo, l’homme avait un tatouage sur le bras. Don Hilario n’a aucun tatouage. — Alors qui était-ce ? — Tu ne peux pas imaginer ! C’était Gerardo, le neveu du propriétaire de la bijouterie. Il avait des dettes et connaissait le code du coffre-fort. — Ce n’est pas possible ! Il a volé son propre oncle ? — Exactement. Le pauvre homme n’arrivait pas à croire que son neveu lui ait fait ça. Il a pleuré au tribunal, devant tout le monde. — Et don Hilario ? — La juge l’a acquitté hier après-midi. Quand il est sorti du tribunal, tous les voisins l’attendaient et ils ont applaudi. Il a dit qu’il n’avait jamais douté de la justice, mais que cela lui avait fait mal que certains voisins aient pensé qu’il était coupable. — Le pauvre. Et Gerardo ? — Maintenant, c’est lui l’accusé. Si on le condamne, il peut passer cinq ans en prison. Ce qui m’a le plus surpris, c’est que personne ne l’ait soupçonné. — Moi aussi. Ça semblait incroyable qu’un garçon si bien élevé ait commis un délit pareil. — Enfin, au moins l’histoire a eu une fin juste. Ce qui est injuste, ce sont les deux mois que don Hilario a passés en prison avant le procès.
Écrivez chaque phrase en espagnol, tildes et signes d’ouverture compris, puis comparez avec le corrigé.
| Espagnol | Français | Remarque |
|---|---|---|
| el juicio | le procès ; le jugement | Nom masculin. |
| el acusado / la acusada | l’accusé, l’accusée | Avec le a personnel : absolvieron al acusado. |
| culpable | coupable | Adjectif invariable en genre. |
| inocente | innocent | Adjectif invariable en genre. |
| la sentencia | le verdict, le jugement rendu | Rendre le verdict : dictar sentencia. |
| el juez / la jueza | le juge | Pluriel los jueces. |
| la condena | la condamnation, la peine | Nom féminin. |
| condenar | condamner | Condenar a diez años de cárcel. |
| absolver | acquitter | Diphtongue o > ue : absuelve ; participe irrégulier absuelto. |
| el delito | le délit, l’infraction | Cometer un delito. |
| el crimen | le crime | Pluriel los crímenes. |
| la evidencia | la preuve (judiciaire) ; l’évidence | Au sens de preuve, très courant en Amérique. |
| el tribunal | le tribunal | Nom masculin. |
| la cárcel | la prison | Nom féminin, avec tilde. |
| el fiscal / la fiscal | le procureur | Même forme au masculin et au féminin. |
| la defensa | la défense (au procès) | Nom féminin : el abogado de la defensa. |
| la justicia | la justice | Nom féminin. |
| asombrarse | s’étonner | Verbe pronominal : asombrarse de que + subjonctif. |
| parecer mentira | sembler incroyable | Locution suivie du subjonctif : Parecía mentira que lo hubiera hecho. |
| injusto | injuste | Contraire de justo (leçon 211). |
Douze questions sur toute la leçon : formes, choix du temps, surprise, lecture et vocabulaire.
La page de référence fabriquer le subjonctif reprend les deux séries de l’imparfait du subjonctif, en -ra et en -se. La page les temps composés range ce temps à côté de había hecho et haya hecho. Réécoutez aussi le cours audio et retrouvez toutes les leçons dans le sommaire du cours écrit.
La leçon suivante met de l’ordre dans tout cela : vous y apprendrez à choisir parmi les quatre temps du subjonctif selon le temps du verbe principal et l’antériorité du fait.
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Trois cents leçons progressives, des premiers sons jusqu’au programme du niveau B2, dans l’espagnol d’Amérique latine, chacune avec ses exercices corrigés. Elles complètent le cours audio : l’oreille d’un côté, la lecture et l’écriture de l’autre.
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Avec l’imparfait du subjonctif de haber et le participe, qui reste invariable : hubiera, hubieras, hubiera, hubiéramos, hubieran + hecho, dicho, llamado. Les pronoms se placent devant l’auxiliaire : que lo hubiera hecho.
En Amérique latine, dites hubiera : c’est la forme de la conversation et de l’écrit courant. Hubiese a le même sens ; vous le lirez dans la presse, les textes juridiques et les romans, mais vous n’avez pas besoin de l’employer.
Le temps du verbe principal. Après un présent, le fait accompli se dit au passé du subjonctif : Me sorprende que no haya llamado. Après un passé, il passe au plus-que-parfait du subjonctif : Me sorprendió que no hubiera llamado.
Parce que le verbe se construit avec de devant son complément, comme dans me asombré de su respuesta, et que la préposition reste devant que. À l’oral, on l’entend parfois tomber, mais l’écrit soigné la garde : Me asombré de que nadie hubiera llamado.
Il peut, mais en Amérique on l’emploie très souvent au sens de « preuve », en particulier dans un procès : La fiscal presentó la evidencia. Dans ce contexte, traduisez par « la preuve » ou « les preuves ».
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