
Apprenez l’espagnol avec l’application LIMBA
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Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 41 leçons se déroulent toutes de cette façon.
La suite du cours est dans l’application LIMBA, gratuite sur iPhone et Android : je télécharge l’application.
À la fin de cette leçon, vous saurez donner un conseil personnel au conditionnel : deberías descansar, yo que tú, hablaría con ella. Vous saurez aussi mettre un ami en garde et l’aider à faire la paix après une dispute : Te advierto que el orgullo no vale la pena.
Le cours d’espagnol se suit dans l’application LIMBA : des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur iPhone, iPad et Android. L’application est gratuite, et les deux premières leçons aussi. La leçon 1 s’écoute également plus haut sur cette page, en entier.
Une leçon écrite, complément du cours audio. Cette page fait partie du cours d’espagnol écrit de LIMBA, en accès libre. Il accompagne le cours d’espagnol audio de l’application LIMBA, en leçons de 14 minutes : le cours audio vous fait parler, ces leçons écrites vous apprennent à lire, à écrire et à comprendre la mécanique de la langue.
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Un ami s’est disputé avec sa compagne, une collègue hésite, votre frère va faire une bêtise : c’est le moment de conseiller. Le conditionnel (condicional), que vous employez déjà pour demander poliment, sert aussi à donner un conseil sans l’imposer. Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez deber + infinitif à la leçon 108 et le conditionnel de politesse (podría, me gustaría) à la leçon 132. Les radicaux irréguliers du futur de la leçon 131 servent à l’étape 2, et les faux amis de la leçon 77 préparent l’étape 4.
Durée. 45 minutes environ.
Le conditionnel des verbes réguliers se forme sur l’infinitif entier, auquel on ajoute -ía, -ías, -ía, -íamos, -ían, avec la tilde partout. Deux verbes suffisent pour la plupart des conseils : deber et poder. Deber est régulier (debería) ; poder garde le radical irrégulier du futur, podr- : podría.
| Personne | deber | poder | Français |
|---|---|---|---|
| yo | debería | podría | je devrais ; je pourrais |
| tú | deberías | podrías | tu devrais ; tu pourrais |
| él / ella / usted | debería | podría | il, elle devrait ; vous devriez |
| nosotros / nosotras | deberíamos | podríamos | nous devrions ; nous pourrions |
| ellos / ellas / ustedes | deberían | podrían | ils, elles devraient ; vous devriez |
Comparez avec la leçon 108. Debes descansar présente une obligation, presque un ordre ; Deberías descansar, « tu devrais te reposer », laisse la décision à l’autre. C’est la forme naturelle du conseil entre amis. Podrías + infinitif propose une piste parmi d’autres : « tu pourrais ». Pour un conseil négatif, placez simplement no devant : No deberías trabajar tanto.
Le même podrías sert donc à deux choses : demander un service (¿Podrías ayudarme?, leçon 132) et suggérer (Podrías invitarla al cine). Le point d’interrogation et le contexte font la différence.
En Amérique. Pour conseiller plusieurs amis, on emploie partout ustedes : Ustedes deberían hacer las paces. L’Espagne emploie ici la forme de vosotros, que vous reconnaîtrez sur la page tú, usted et ustedes.
Cinq phrases à compléter par la forme du conditionnel qui convient au sujet et à la situation.
Pour vous mettre à la place de votre ami, deux formules se disent indifféremment : yo que tú et yo en tu lugar, « à ta place ». Avec une personne que vous vouvoyez, dites yo en su lugar. Retenez-les telles quelles : elles sont suivies d’un verbe au conditionnel de la première personne, puisque c’est vous qui imaginez votre propre réaction.
| Infinitif | Conditionnel (yo) | Français |
|---|---|---|
| hablar | hablaría | je parlerais |
| esperar | esperaría | j’attendrais |
| escribir | escribiría | j’écrirais |
| hacer | haría | je ferais |
| decir | diría | je dirais |
| tener | tendría | j’aurais |
| salir | saldría | je sortirais |
Les verbes réguliers gardent l’infinitif entier ; les irréguliers reprennent le radical du futur : haré donne haría, diré donne diría, tendré donne tendría. Le piège du francophone est de conjuguer le verbe à la personne de l’autre : *yo que tú, hablarías est fautif, car « à ta place, je parlerais » garde la première personne. On dit yo que tú, hablaría.
Cinq phrases à compléter par la forme ou le mot qui convient après la formule.
Pour avertir quelqu’un, le verbe est advertir, « avertir, mettre en garde ». Il change de voyelle comme preferir : e devient ie au présent, et i aux troisièmes personnes du prétérit, comme pidió. Le verbe neuf mentir, « mentir », suit exactement le même modèle.
| Personne | advertir | mentir |
|---|---|---|
| yo | advierto | miento |
| tú | adviertes | mientes |
| él / ella / usted | advierte | miente |
| nosotros / nosotras | advertimos | mentimos |
| ellos / ellas / ustedes | advierten | mienten |
| vos (Río de la Plata, Amérique centrale) | advertís | mentís |
Au prétérit : advertí, advertiste, advirtió, advertimos, advirtieron ; de même mentí, mintió, mintieron. Autour de ce verbe, quelques tournures simples servent à prévenir un ami :
Pour l’instant, la mise en garde négative passe par le conditionnel : no deberías + infinitif ou yo que tú, no + conditionnel. L’ordre négatif direct demande un autre mode, vu plus tard.
Cinq phrases à compléter par la forme ou la tournure qui convient pour mettre en garde.
Pour conseiller un ami fâché, il faut les mots de la dispute. Le premier est un faux ami, comme ceux de la leçon 77 : discutir veut dire « discuter », mais dans un couple ou une famille il signifie le plus souvent « se disputer ». Anoche discutí con mi esposa annonce une dispute. Pour une conversation tranquille, hablar évite tout malentendu.
Quelques familles de mots aident à retenir. Los celos, « la jalousie », est un nom masculin pluriel ; on dit tener celos, à côté de l’adjectif celoso de la leçon 107. El orgullo, « la fierté » ou « l’orgueil », vient avec orgulloso. La mentira est le nom de mentir. Notez enfin deux expressions utiles au moment du conseil : valer la pena, « valoir la peine », avec la forme valgo au présent de yo, et l’adjectif tonto, « bête, idiot ».
Cinq phrases à compléter par le mot ou l’expression qui convient à la dispute ou à la réconciliation.
À Guadalajara, au Mexique, Diego appelle son amie Mariana après une dispute avec sa copine Paola. Lisez à voix haute et relevez chaque conseil au conditionnel.
— Allô ? Mariana, tu as un moment ? J’ai besoin d’un conseil. — Bien sûr, Diego. Qu’est-ce qui s’est passé ? — Hier soir, je me suis disputé avec Paola. Ça a été une dispute très moche. — Encore ? Et pourquoi vous vous êtes disputés ? — Par jalousie. Elle a vu un message de mon ex sur mon portable et elle s’est vexée. Moi, je lui ai dit qu’elle ne me fait pas confiance, et elle est rentrée chez elle. — Et que disait le message ? — Rien d’important : « Joyeux anniversaire ! ». Mais c’est que je n’avais rien dit à Paola de ce message. — Écoute, Diego, à ta place, je lui parlerais aujourd’hui même. — Moi ? Pourquoi est-ce que je dois demander pardon ? Elle ne m’a pas fait confiance. — C’est vrai, mais toi non plus, tu ne lui as pas dit la vérité. Ce n’est pas un mensonge, mais presque. À ta place, je m’excuserais pour ça. Et elle pourrait s’excuser pour sa jalousie. — C’est que… j’ai ma fierté. — L’orgueil n’en vaut pas la peine, Diego. Paola n’est pas ton ennemie : c’est ta copine. Tu devrais l’appeler et lui dire : « Je suis désolé, j’ai été idiot ». — Et je fais quoi ? Elle ne veut peut-être pas me parler. — Tu pourrais d’abord lui envoyer un message. Mais je te préviens d’une chose : tu ne devrais plus mentir. Un mensonge de plus, et elle ne va plus jamais te faire confiance. — Tu as raison. Je vais l’appeler maintenant. Tu crois qu’on va faire la paix ? — Sûrement. Vous vous aimez beaucoup. Mais écoute-la aussi : dans un couple, la confiance se joue à deux. Le lendemain : — Mariana, on s’est réconciliés ! Nous avons parlé deux heures, je lui ai demandé pardon et elle aussi s’est excusée. — Super ! Tu vois ? Ça en valait la peine.
Écrivez chaque phrase en espagnol, tildes et signes d’ouverture compris, en tutoyant sauf indication contraire, puis comparez avec le corrigé.
| Espagnol | Français | Remarque |
|---|---|---|
| yo que tú | à ta place | Formule suivie du conditionnel : yo que tú, hablaría con ella. |
| yo en tu lugar | à ta place | Suivie du conditionnel ; avec usted : yo en su lugar. |
| discutir | se disputer ; discuter | Faux ami : dans un couple, le plus souvent « se disputer ». |
| la discusión | la dispute ; la discussion | Nom féminin en -sión : tener una discusión. |
| reconciliarse | se réconcilier | Verbe pronominal régulier : nos reconciliamos. |
| los celos | la jalousie | Nom masculin pluriel : tener celos de alguien. |
| disculparse | s’excuser | Disculparse con alguien por algo. |
| pedir perdón | demander pardon | Pedir change e en i : le pido perdón. |
| ofenderse | se vexer | Verbe pronominal régulier : se ofendió. |
| el orgullo | la fierté, l’orgueil | Nom masculin, de la famille de orgulloso. |
| mentir | mentir | Diphtongue e > ie : miento ; prétérit mintió. |
| la mentira | le mensonge | Nom féminin, à l’inverse du français : decir una mentira. |
| hacer las paces | faire la paix, se réconcilier | Toujours au pluriel : hicimos las paces. |
| valer la pena | valoir la peine | Valer fait valgo avec yo : vale la pena. |
| advertir | avertir, mettre en garde | Diphtongue e > ie : advierto ; prétérit advirtió. |
| el enemigo / la enemiga | l’ennemi, l’ennemie | Nom masculin ou féminin selon la personne. |
| tonto | bête, idiot | Adjectif, souvent employé comme nom : fui un tonto. |
Douze questions sur toute la leçon : le conditionnel de conseil, la formule yo que tú, la mise en garde, la lecture et le vocabulaire.
La page de référence futur et conditionnel reprend la formation du conditionnel, ses radicaux irréguliers et ses différents emplois, de la politesse au conseil. Réécoutez aussi le cours audio en guettant les terminaisons en -ía, et retrouvez toutes les leçons dans le sommaire du cours écrit.
La leçon suivante emploie le même conditionnel pour une autre tâche : supposer ce qui s’est passé, comme l’heure qu’il était quand quelqu’un a appelé, et décrire une personne inconnue.
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Trois cents leçons progressives, des premiers sons jusqu’au programme du niveau B2, dans l’espagnol d’Amérique latine, chacune avec ses exercices corrigés. Elles complètent le cours audio : l’oreille d’un côté, la lecture et l’écriture de l’autre.
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Des leçons de 14 minutes, entièrement à l’oreille : j’écoute, je répète à voix haute, je parle ; après les leçons, des exercices écrits fixent ce que j’ai entendu. L’application est gratuite à télécharger sur iPhone, iPad et Android, et les deux premières leçons sont offertes.
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La leçon 1 est aussi en haut de cette page, gratuite et en entier : je l’écoute ici, sans compte à créer.
Gratuit sur ce site : le cours d’espagnol écrit, en 300 leçons, pas à pas et avec des exercices corrigés — pour lire et écrire ce que l’application vous apprend à dire.
Debes descansar présente une obligation, presque un ordre. Deberías descansar, au conditionnel, donne un conseil et laisse la décision à l’autre : c’est la forme habituelle entre amis.
Oui, les deux signifient « à ta place » et se construisent avec le conditionnel : yo que tú, hablaría con ella, yo en tu lugar, hablaría con ella. Avec une personne que vous vouvoyez, dites yo en su lugar.
Parce que vous imaginez votre propre réaction : « à ta place, je parlerais ». Le verbe reste à la première personne. La forme *yo que tú, hablarías est fautive ; dites yo que tú, hablaría.
Il peut, mais entre proches il signifie le plus souvent « se disputer » : Discutí con mi novia annonce une dispute. Pour une conversation tranquille, employez hablar.
Avec te advierto que..., ten cuidado ou un conditionnel négatif : No deberías mentirle, Yo que tú, no haría eso. Ces tournures restent amicales.
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