L’application LIMBA
Douze langues, en leçons audio de 14 minutes
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Le français emploie « se » pour tout. Le turc distingue ce qu’on se fait à soi-même de ce qu’on se fait l’un à l’autre — et les deux suffixes ne se ressemblent pas.
Tous les cours LIMBA se suivent dans l’application, gratuite sur iPhone, iPad et Android ; les deux premières leçons de chaque cours sont offertes, et des exercices écrits suivent les leçons.
Le cours vous fait parler sans passer par l’écrit ; ces pages vous donnent l’écrit et la règle, si vous les voulez. Les deux vont ensemble, aucun n’exige l’autre.
Notre pronom « se » recouvre au moins trois choses différentes. « Il se lave » : il lave lui-même. « Ils se regardent » : chacun regarde l’autre. « Ça se vend bien » : personne en particulier ne le vend.
Le turc sépare ces trois cas avec trois suffixes distincts. Le troisième est le passif, traité ailleurs. Les deux premiers font l’objet de cette page.
Le réfléchi indique que l’action revient sur celui qui l’accomplit. Il s’ajoute à la racine, avant le temps et la personne, comme tous les suffixes de cette famille.
Le réciproque indique que plusieurs participants agissent les uns sur les autres. C’est le suffixe de « se rencontrer », « se disputer », « s’écrire ».
Voici son intérêt principal, et il déborde largement la grammaire du pronom « se ».
Ce même suffixe sert à exprimer l’idée de faire quelque chose ensemble, ou de faire quelque chose collectivement, sans qu’il y ait réciprocité à proprement parler. Plusieurs personnes courent ensemble, chantent ensemble, travaillent de concert : un seul suffixe le dit.
Il exprime aussi, avec certains verbes, une idée de dispersion ou d’action désordonnée accomplie par plusieurs — une nuance que le français ne peut rendre qu’avec un adverbe.
C’est pourquoi il faut se méfier de la traduction mécanique : un verbe portant ce suffixe ne correspond pas forcément à un verbe pronominal français. Il vaut mieux apprendre ces verbes comme des unités.
Beaucoup de verbes réfléchis turcs ont pris un sens propre, éloigné du verbe de base. Le suffixe est là, historiquement, mais le sens ne se déduit plus. Ce sont des mots du vocabulaire, pas des constructions à fabriquer.
Pour un réfléchi véritablement productif, le turc emploie plutôt un mot signifiant « soi-même », accompagné des suffixes possessifs — une construction parallèle, plus explicite. Voir les pronoms.
Les quatre suffixes — réfléchi, réciproque, causatif, passif — peuvent se combiner, et leur ordre n’est pas libre.
Il suit la logique du sens : chaque suffixe s’applique à ce qui le précède. Un causatif suivi d’un passif signifie « avoir été fait faire » ; l’ordre inverse signifierait autre chose.
Le point de vigilance est phonétique. Ces suffixes sont courts et se ressemblent : une seule consonne peut séparer un réciproque d’un passif, un réfléchi d’un causatif. À la lecture, on les distingue ; à l’oreille, dans un débit normal, beaucoup moins.
C’est l’une des raisons pour lesquelles le turc paraît difficile à comprendre alors qu’il est facile à construire. La difficulté est dans l’écoute, pas dans la règle — un constat qui vaut pour une grande partie de cette grammaire. Voir les mutations de consonnes.
Ce qu’il faut travailler. Non pas produire ces formes, ce qui viendra naturellement, mais les repérer dans un mot entendu. Cela ne s’obtient que par l’exposition répétée. Notre cours de turc est entièrement audio, en leçons de quatorze minutes.
Chaque question porte sur les deux suffixes présentés ci-dessus et sur l’ordre des suffixes de voix. Touchez une réponse, puis Correction.
Cinquante-neuf pages qui se répondent — de l’harmonie vocalique à l’ordre des suffixes du verbe, des six cas au discours rapporté, avec des exercices corrigés sur chacune. Une langue où tout se colle au bout du mot, dans un ordre qui ne varie jamais.
Lire une règle n’a jamais fait parler personne. Quatorze minutes par jour, vous écoutez, vous répétez à voix haute, et la langue s’installe ; après les leçons, des exercices écrits fixent ce que vous avez entendu.
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Le réfléchi indique que l’action revient sur celui qui l’accomplit — « il se lave ». Le réciproque indique que plusieurs participants agissent les uns sur les autres — « ils se regardent ». Le turc a deux suffixes distincts.
Oui, à exprimer l’idée de faire quelque chose ensemble ou collectivement, sans réciprocité véritable — et parfois une nuance de dispersion que le français ne rend qu’avec un adverbe.
Pas vraiment : beaucoup ont pris un sens propre, éloigné du verbe de base. Pour un réfléchi productif, le turc emploie plutôt un mot signifiant « soi-même » avec les suffixes possessifs.
Parce qu’ils sont courts et se ressemblent : une seule consonne peut séparer un réciproque d’un passif. On les distingue à la lecture, beaucoup moins à l’oreille dans un débit normal.
Plus de 10 000 personnes ont appris avec la méthode LIMBA depuis sa création. Les douze cours sont dans l’application LIMBA, gratuite à télécharger sur iPhone, iPad et Android. Les deux premières leçons de chaque cours sont offertes, et des exercices écrits suivent les leçons ; l’abonnement se prend ensuite dans l’application, et se résilie depuis votre téléphone. Les leçons s’écoutent en ligne.
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