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Cours de languesLe causatif

Le causatif : le suffixe qui s'empile sur lui-même

« Mourir », « tuer », « faire tuer », « faire faire tuer ». Le turc fabrique tout cela avec un seul suffixe répété — et c'est parfaitement ordinaire.

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Le principe

Un suffixe ajouté à la racine fait passer du sens « faire quelque chose » au sens « faire en sorte que quelqu'un le fasse ». Le verbe gagne un participant : celui qui ordonne, et celui qui exécute.

C'est ainsi que le turc forme des paires que le français exprime par deux verbes distincts. Là où nous avons « mourir » et « tuer », « apprendre » et « enseigner », « manger » et « nourrir », le turc a une racine et un suffixe.

La conséquence pour votre vocabulaire est considérable. Connaître une racine, c'est souvent connaître deux ou trois verbes français. C'est l'un des endroits où l'agglutination fait gagner le plus de temps. Voir l'agglutination.

Ce qui étonne les francophones

Le suffixe se répète

Rien n'empêche d'ajouter un second causatif au premier, puis un troisième. Chaque niveau ajoute un intermédiaire dans la chaîne : je fais faire à quelqu'un qui fait faire à quelqu'un d'autre.

En pratique, deux niveaux sont courants et trois restent compréhensibles. Le turc fabrique ainsi en un mot ce que le français doit étaler sur une proposition entière.

Il a plusieurs formes

Contrairement à la plupart des suffixes turcs, le causatif en compte quatre ou cinq, et le choix ne se déduit pas entièrement d'une règle. Il dépend de la forme de la racine, mais certaines répartitions sont simplement héritées.

C'est, avec l'aoriste, le second endroit où le turc demande un peu de mémoire. La solution est la même : apprendre les verbes causatifs courants comme des mots à part entière, plutôt que d'essayer de les construire.

Il change la construction de la phrase

Ajouter un causatif redistribue les cas. Celui qui exécute l'action passe au datif ou à une autre marque, selon la structure du verbe d'origine. Ce n'est pas arbitraire, mais cela demande de revoir toute la phrase et non seulement le verbe. Voir les six cas.

Où vous le rencontrerez

Partout, et souvent sans le reconnaître. Une grande part du vocabulaire turc courant est constituée de causatifs figés, dont les locuteurs eux-mêmes ne perçoivent plus la construction.

Les verbes du soin, de l'enseignement, de la cuisine, de la réparation, de l'administration sont massivement des causatifs : faire chauffer, faire savoir, faire entrer, faire asseoir, faire signer. Le français les rend par des verbes simples que rien ne rapproche entre eux.

Il se combine librement avec les autres suffixes de la famille — le passif, le réfléchi et le réciproque — dans un ordre fixe. Un verbe peut ainsi porter trois de ces suffixes à la suite avant même d'arriver au temps et à la personne.

La difficulté réelle est à l'écoute. Un verbe causatif est plus long, et sa racine s'y trouve parfois déformée. Vous pouvez connaître le verbe simple et ne pas reconnaître sa version causative — c'est le passage obligé, et il se franchit par l'exposition.

Un investissement rentable. Comprendre le causatif, c'est multiplier son vocabulaire sans apprendre un seul mot nouveau. Et c'est comprendre pourquoi les verbes turcs sont si longs. Notre cours de turc vous les fait entendre en contexte, en leçons audio de quatorze minutes.

Passez à la pratique

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Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le causatif en turc ?

Un suffixe qui fait passer du sens « faire quelque chose » au sens « faire en sorte que quelqu'un le fasse ». C'est ainsi que le turc relie « mourir » et « tuer », ou « apprendre » et « enseigner ».

Peut-on empiler plusieurs causatifs ?

Oui. Chaque niveau ajoute un intermédiaire dans la chaîne. Deux niveaux sont courants, trois restent compréhensibles — le turc fabrique en un mot ce que le français étale sur une proposition.

Pourquoi le causatif a-t-il plusieurs formes ?

Parce que le choix dépend de la forme de la racine, mais que certaines répartitions sont simplement héritées. C'est, avec l'aoriste, le second endroit où le turc demande un peu de mémoire.

Le causatif change-t-il la phrase ?

Oui, il redistribue les cas : celui qui exécute l'action passe au datif ou à une autre marque selon le verbe d'origine. Il faut donc revoir toute la phrase, pas seulement le verbe.

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