Pas de mot « si » obligatoire, pas de mode conditionnel. Un suffixe posé sur le verbe suffit à poser une condition — et un autre exprime ce qui aurait pu être.
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Ajouté au verbe, il transforme la proposition en hypothèse : « si tu viens », « si j'ai le temps ». Il se place après le suffixe de temps, avant celui de personne, selon l'ordre habituel.
Un mot signifiant « si » existe aussi et se place en tête de proposition. Il n'est pas obligatoire : le suffixe suffit. Quand les deux se combinent, l'hypothèse est simplement soulignée.
La proposition conditionnelle vient avant la principale, comme toutes les subordonnées turques. Voir l'ordre des mots.
« Si tu viens, nous irons » : l'hypothèse est ouverte, elle peut se produire. Le verbe de la subordonnée porte simplement le suffixe de condition, et la principale se met au futur ou à l'aoriste.
« Si tu étais venu, nous serions allés » : l'hypothèse ne s'est pas réalisée, ou ne peut pas l'être. Le turc combine alors le suffixe de condition avec un élément de passé, dans la subordonnée comme dans la principale.
C'est ici que le turc remplace notre conditionnel : la principale prend un suffixe de futur suivi d'un élément de passé, ce qui donne l'équivalent exact de « je serais allé ». Voir la copule suffixée.
Le turc n'a pas de mode conditionnel comme le français. Il obtient le même résultat en empilant des suffixes qu'il possède déjà — condition, passé, futur — selon des combinaisons régulières. Il n'y a donc aucune conjugaison nouvelle à apprendre, seulement des assemblages. Voir l'agglutination.
Comme souvent en turc, un suffixe utile ne sert pas qu'à une chose.
Combiné à certaines particules, il exprime le regret ou le désir : « si seulement… ». C'est une tournure très courante.
« Et si on partait ? » se construit avec ce suffixe, souvent accompagné de la particule interrogative.
Suivi d'un mot signifiant « aussi », il donne « même si », « quand bien même ». Une combinaison figée à apprendre entière.
Un dernier point de vigilance. Le français emploie le conditionnel pour la politesse — « je voudrais », « pourriez-vous ». Le turc ne le fait pas : c'est l'aoriste, souvent à la forme interrogative, qui remplit ce rôle. Transposer notre conditionnel de politesse en turc produit une phrase bancale.
Un chapitre plus simple qu'il n'en a l'air. Ce qui effraie dans le conditionnel français — la concordance, les formes irrégulières — n'existe pas ici. Il n'y a qu'un suffixe et des combinaisons régulières. Notre cours de turc les met en situation, en leçons audio de quatorze minutes.
Trente-sept pages qui se répondent — des deux règles qui gouvernent toute la langue jusqu'aux phrases complexes. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
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Par un suffixe de condition ajouté au verbe. Un mot signifiant « si » existe aussi mais n'est pas obligatoire : le suffixe suffit, et les deux ensemble soulignent l'hypothèse.
Non. Il obtient le même résultat en empilant des suffixes qu'il possède déjà — condition, passé, futur — selon des combinaisons régulières. Aucune conjugaison nouvelle à apprendre.
La condition réalisable prend le seul suffixe de condition. La condition irréelle y ajoute un élément de passé, dans la subordonnée comme dans la principale.
Non, le turc ne fonctionne pas ainsi. C'est l'aoriste, souvent à la forme interrogative, qui exprime la politesse. Transposer notre « je voudrais » produit une phrase bancale.
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