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Cours de languesLes gérondifs

Les gérondifs : les charnières de la phrase turque

En marchant, après être parti, dès qu'il arrive, sans rien dire. Le turc rend tout cela par des suffixes, et il en possède une bonne vingtaine.

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Ce qu'ils font

Un gérondif relie deux actions. Il transforme un verbe en une forme invariable qui précise quand, comment ou pourquoi l'action principale a lieu.

Contrairement aux participes, il ne qualifie pas un nom. Contrairement aux noms verbaux, il ne devient pas un élément nominal de la phrase. Il reste adverbial : il modifie le verbe principal.

Et comme tout ce qui subordonne en turc, il vient avant la proposition principale. Voir l'ordre des mots.

Les principales familles

La simultanéité et la manière

« En marchant », « en riant » : l'action secondaire accompagne la principale. C'est le gérondif le plus proche du nôtre, et le plus facile à installer. Il sert aussi à indiquer le moyen — « il est venu en courant ».

La succession

Plusieurs suffixes distinguent des nuances que le français rend par des locutions : « après avoir », « dès que », « aussitôt que », « une fois que ». Chacun a sa forme propre, et le choix est précis.

L'antériorité et la limite

« Avant de », « jusqu'à ce que », « depuis que » : ces relations se construisent généralement avec un nom verbal suivi d'une postposition, plutôt qu'avec un gérondif simple.

La négation adverbiale

Un suffixe particulier signifie « sans faire » : « il est parti sans rien dire ». C'est une forme extrêmement courante et très économique — un seul mot turc pour quatre mots français.

L'énumération

Le turc dispose aussi d'un suffixe qui enchaîne simplement des actions successives, là où le français répéterait « et ». Dans un récit, plusieurs verbes s'enchaînent ainsi avant que le dernier ne porte le temps et la personne pour tous. C'est ce qui rend les phrases turques si longues à l'oral, et si difficiles à suivre au début.

Pourquoi ils comptent plus qu'on ne croit

Trois raisons pratiques.

Ils sont invariables. Un gérondif ne porte ni personne, ni temps, ni négation conjuguée. C'est le verbe principal, à la fin, qui porte tout cela pour l'ensemble de la phrase. Cela allège considérablement la production — mais cela signifie aussi que vous devez attendre la fin pour savoir qui fait quoi et quand.

Ils remplacent nos conjonctions. Le turc préfère systématiquement un suffixe à un mot de liaison. Les conjonctions empruntées existent, mais un turc naturel les emploie peu.

Ils sont partout à l'oral. Dans une conversation ordinaire, les gérondifs sont bien plus fréquents que les relatives, parce qu'ils permettent d'enchaîner sans construire de groupe complexe.

La difficulté est leur nombre. Une vingtaine de suffixes avec des nuances fines, dont beaucoup se ressemblent à l'oreille. Personne ne les apprend tous d'un coup : on en installe cinq ou six qui couvrent l'essentiel, et les autres viennent par l'exposition.

Par lesquels commencer. Celui de la simultanéité, celui de la succession immédiate, et celui du « sans faire ». Trois suffixes, et vos phrases cessent d'être hachées. Notre cours de turc les fait revenir dans des récits réels, en leçons audio de quatorze minutes.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un gérondif en turc ?

Un suffixe qui transforme un verbe en forme invariable reliant deux actions : il précise quand, comment ou pourquoi l'action principale a lieu. Il reste adverbial et modifie le verbe principal.

Combien y en a-t-il ?

Une bonne vingtaine, avec des nuances fines. Personne ne les apprend tous d'un coup : on en installe cinq ou six qui couvrent l'essentiel, et les autres viennent par l'exposition.

Portent-ils la personne et le temps ?

Non, ils sont invariables. C'est le verbe principal, à la fin de la phrase, qui porte le temps, la personne et la négation pour l'ensemble.

Par lesquels commencer ?

Par celui de la simultanéité — « en marchant » —, celui de la succession immédiate — « dès que » — et celui qui signifie « sans faire ». Trois suffixes suffisent à fluidifier vos phrases.

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