Le turc n'a ni « qui », ni « que », ni « dont ». Il a des participes — et ils font à eux seuls tout le travail de nos propositions relatives.
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Une forme verbale qui garde les propriétés d'un verbe — elle peut avoir des compléments, porter la négation, exprimer un temps — mais qui se comporte dans la phrase comme un adjectif.
Comme tout adjectif turc, il se place avant le nom qu'il qualifie. Et comme toute proposition turque, il entraîne avec lui tous ses compléments, qui le précèdent également. Le groupe entier vient donc avant le nom.
C'est cette architecture qui donne aux phrases turques leur profil si particulier : de longues séquences de précisions, puis le mot qu'elles qualifient, puis seulement le verbe principal. Voir l'ordre des mots.
Le turc emploie des participes différents selon que le nom qualifié est le sujet ou non de l'action décrite. C'est la clé de tout ce chapitre.
« L'homme qui court », « le livre qui est tombé ». Un participe spécifique s'emploie, formé sur la racine du verbe. Il ne porte aucune marque de personne, puisque le sujet est précisément le nom qualifié.
C'est le plus simple des participes, et le premier à installer.
« Le livre que j'ai lu », « la ville où je suis allé », « l'homme dont j'ai parlé ». Ici, le sujet de l'action est quelqu'un d'autre — et le turc emploie un second participe, qui porte un suffixe possessif indiquant qui accomplit l'action.
Cette construction couvre indifféremment ce que le français répartit entre « que », « où », « dont », « auquel ». C'est une seule forme pour une demi-douzaine de nos relatifs. Voir les relatives.
Chacune de ces deux séries existe au passé-présent et au futur. Le participe futur — le même suffixe que le temps futur — sert pour ce qui n'a pas encore eu lieu.
Parce qu'il marque le passage entre deux niveaux. Tant qu'on ne maîtrise pas les participes, on parle par phrases courtes et juxtaposées. Dès qu'on les maîtrise, on peut préciser, nuancer, décrire — bref, tenir une conversation d'adulte.
Et parce qu'ils débordent largement la subordination :
Employé sans nom, un participe se substantive et prend les cas et le pluriel.
Une part du lexique courant est constituée de participes figés, devenus des noms ou des adjectifs ordinaires.
Combinés à la copule, ils produisent des nuances aspectuelles. Voir la copule suffixée.
La difficulté n'est pas la formation, qui est régulière, mais le choix entre les deux séries, et la capacité à construire le groupe à l'envers du français. C'est une gymnastique mentale qui demande des semaines, pas des heures.
Ne l'abordez pas trop tôt. Installez d'abord les temps simples, les cas et la possession. Les participes ne deviennent naturels que lorsque tout le reste est devenu automatique. Notre cours de turc les introduit progressivement, en leçons audio de quatorze minutes.
Trente-sept pages qui se répondent — des deux règles qui gouvernent toute la langue jusqu'aux phrases complexes. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
Une forme verbale qui garde les propriétés d'un verbe — compléments, négation, temps — mais se comporte comme un adjectif et se place avant le nom qu'elle qualifie.
Parce que le turc distingue selon que le nom qualifié est ou non le sujet de l'action. « L'homme qui court » et « le livre que j'ai lu » emploient deux formes différentes.
Par le même participe que « que » : une seule forme couvre ce que le français répartit entre « que », « où », « dont » et « auquel ».
Après les temps simples, les cas et la possession. Les participes ne deviennent naturels que lorsque le reste est automatique — c'est une gymnastique de plusieurs semaines.
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