« Je sais qu'il est parti » devient, en turc, « je sais son être-parti ». La subordonnée entière se transforme en nom — et se décline comme tel.
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Ce que les dictionnaires présentent comme l'infinitif turc est en réalité un nom verbal : un mot qui désigne l'action et qui se comporte grammaticalement comme un nom ordinaire.
Il prend les cas, les suffixes possessifs, parfois le pluriel. Il peut être sujet, complément d'objet, complément de lieu. Bref, tout ce qu'un nom peut faire, il le fait.
Il existe plusieurs suffixes de ce type, et ils ne sont pas interchangeables. Certains désignent l'action comme un concept, d'autres comme un fait accompli, d'autres encore comme un événement à venir.
C'est leur usage principal. « Je sais qu'il est parti », « je pense qu'il viendra », « j'ai entendu qu'il était malade » : dans chaque cas, le turc transforme la subordonnée en nom verbal porteur d'un suffixe possessif, puis le traite comme le complément d'objet du verbe principal.
Le suffixe possessif est essentiel : c'est lui qui indique qui accomplit l'action de la subordonnée. Voir le génitif et la possession.
« Je veux partir », « il est difficile de comprendre », « commencer à travailler » : le turc emploie un nom verbal, au cas exigé par le verbe principal. Voir pouvoir, devoir, falloir.
Une part importante du lexique turc est constituée de noms verbaux figés, devenus des mots autonomes : des noms d'actions, d'états, de résultats. Reconnaître le suffixe permet souvent de deviner le sens d'un mot inconnu. Voir les emprunts et la réforme.
Chaque verbe principal exige un nom verbal particulier, et un cas particulier. Cela ne se déduit d'aucune règle : le verbe et sa construction s'apprennent ensemble, comme en français on apprend que l'on « commence à » mais que l'on « finit de ».
Le turc dispose de trois familles d'outils pour subordonner, et il est utile de savoir laquelle sert à quoi.
Pour qualifier un nom : « le livre que j'ai lu ». Voir les participes et les relatives.
Pour faire de la subordonnée un élément nominal de la phrase : « je sais qu'il est parti ».
Pour relier deux actions dans le temps ou la manière : « en partant », « après être parti ». Voir les gérondifs.
Ces trois familles reposent sur la même idée : le turc ne relie pas ses propositions par des conjonctions, il transforme le verbe subordonné. Les conjonctions existent, empruntées pour la plupart, mais elles restent minoritaires et souvent perçues comme moins élégantes.
Le chapitre qui fait passer à l'aisance. Sans les noms verbaux, on ne peut ni rapporter des paroles, ni exprimer une opinion, ni raconter ce qu'on a appris. C'est la porte d'entrée dans la conversation nuancée — et elle demande de l'exposition plus que de l'étude. Notre cours de turc est entièrement audio, en leçons de quatorze minutes.
Trente-sept pages qui se répondent — des deux règles qui gouvernent toute la langue jusqu'aux phrases complexes. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
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Non. Ce que les dictionnaires présentent comme tel est un nom verbal : un mot qui désigne l'action et se comporte comme un nom ordinaire, prenant les cas, les possessifs et parfois le pluriel.
En transformant la subordonnée en nom verbal porteur d'un suffixe possessif, traité comme le complément d'objet du verbe principal — littéralement « je sais son être-parti ».
Cela ne se déduit d'aucune règle : chaque verbe principal exige un nom verbal et un cas particuliers. Le verbe et sa construction s'apprennent ensemble.
Elles existent, empruntées pour la plupart, mais restent minoritaires. Le turc préfère transformer le verbe subordonné plutôt que relier deux propositions par un mot.
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