
Apprenez l’espagnol avec l’application LIMBA
Les deux premières leçons sont gratuites !
Des leçons audio de 14 minutes, sur votre téléphone
Gratuite sur iPhone, iPad et Android. Sur ordinateur, ouvrez cette page sur votre téléphone, ou cherchez « LIMBA cours de langues audio » dans votre boutique d’applications.
Les deux premières leçons s’écoutent sans rien payer ; l’accès à tout le cours se prend ensuite par abonnement, dans l’application.
Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 41 leçons se déroulent toutes de cette façon.
La suite du cours est dans l’application LIMBA, gratuite sur iPhone et Android : je télécharge l’application.
À la fin de cette leçon, vous saurez comparer une attitude à une situation imaginaire : Habla como si fuera el jefe, Actuó como si no hubiera pasado nada. Vous saurez aussi décrire un comportement agaçant et reconnaître l’ironie d’une phrase : ¡Ni que fuera el presidente!
Le cours d’espagnol se suit dans l’application LIMBA : des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur iPhone, iPad et Android. L’application est gratuite, et les deux premières leçons aussi. La leçon 1 s’écoute également plus haut sur cette page, en entier.
Une leçon écrite, complément du cours audio. Cette page fait partie du cours d’espagnol écrit de LIMBA, en accès libre. Il accompagne le cours d’espagnol audio de l’application LIMBA, en leçons de 14 minutes : le cours audio vous fait parler, ces leçons écrites vous apprennent à lire, à écrire et à comprendre la mécanique de la langue.
← Leçon précédente : Leçon 258 : Cuanto más leo, más entiendo : les comparatives complexes · Sommaire des 300 leçons · Leçon suivante → Leçon 260 : Bilan 26 : argumenter avec méthode
Un collègue qui parle comme s’il était le patron, un ami qui fait comme si de rien n’était, une remarque qui veut dire le contraire de ce qu’elle dit : pour décrire ces attitudes, l’espagnol emploie como si suivi du subjonctif, là où le français garde l’indicatif. Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez l’imparfait du subjonctif des leçons 221 et 222, les conditionnelles irréelles de la leçon 223 et le plus-que-parfait du subjonctif de la leçon 232 : cette leçon les remet au travail.
Durée. 50 minutes environ.
Como si, « comme si », compare ce que l’on voit à une situation qui n’est pas vraie. Comme la phrase avec si irréel de la leçon 223, elle demande l’imparfait du subjonctif (pretérito imperfecto de subjuntivo). Le français dit « comme s’il était », à l’imparfait de l’indicatif ; l’espagnol dit como si fuera. Cette forme compare à une situation imaginaire du même moment que l’action principale.
| Personne | ser | saber |
|---|---|---|
| yo | como si fuera | como si supiera |
| tú | como si fueras | como si supieras |
| él / ella / usted | como si fuera | como si supiera |
| nosotros / nosotras | como si fuéramos | como si supiéramos |
| ellos / ellas / ustedes | como si fueran | como si supieran |
Que le verbe principal soit au présent ou au passé, l’imparfait du subjonctif ne bouge pas : Habla como si fuera el jefe, Habló como si fuera el jefe. Les formes *como si era, *como si sea et *como si sería sont fautives ; dites como si fuera.
En Amérique. Après como si, la forme en -ra domine nettement : como si fuera, como si tuviera. La forme en -se (fuese, tuviese) se lit surtout à l’écrit soigné ; reconnaissez-la, mais employez -ra.
Cinq phrases à compléter par la forme qui convient après como si.
Quand la situation imaginaire est antérieure à l’action principale, on passe au plus-que-parfait du subjonctif (pretérito pluscuamperfecto de subjuntivo) de la leçon 232 : hubiera + participe. Le français fait la même chose avec « comme s’il avait été », au plus-que-parfait de l’indicatif.
| Personne | pasar | Français |
|---|---|---|
| yo | como si hubiera pasado | comme si j’étais passé |
| tú | como si hubieras pasado | comme si tu étais passé |
| él / ella / usted | como si hubiera pasado | comme s’il, si elle était passé(e) ; comme si vous étiez passé |
| nosotros / nosotras | como si hubiéramos pasado | comme si nous étions passés |
| ellos / ellas / ustedes | como si hubieran pasado | comme s’ils, si elles étaient passé(e)s ; comme si vous étiez passés |
Comparez les deux temps. Me mira como si no me conociera : il ne me connaît pas, maintenant, en me regardant. Me mira como si le hubiera hecho algo : je lui aurais fait quelque chose avant, et il me regarde ainsi aujourd’hui.
Cinq phrases à compléter : situation du même moment ou situation antérieure ?
Pour parler de ceux qui jouent un rôle, voici les verbes et les adjectifs de la leçon.
| Espagnol | Exemple | Français |
|---|---|---|
| presumir de | Presume de su carro nuevo. | Il se vante de sa nouvelle voiture. |
| fingir | Finjo que estoy ocupado. | Je fais semblant d’être occupé. |
| hacerse el tonto | Cuando le pregunto por la plata, se hace el tonto. | Quand je lui parle de l’argent, il fait l’idiot. |
| disimular | Estaba triste, pero disimuló toda la cena. | Elle était triste, mais elle n’en a rien laissé voir de tout le dîner. |
| actuar | Actúa como si fuera el dueño. | Il agit comme s’il était le propriétaire. |
| creerse | Se cree el más inteligente del grupo. | Il se croit le plus intelligent du groupe. |
| creído | ¡Qué creída es tu prima! | Qu’elle est prétentieuse, ta cousine ! |
| arrogante | Es arrogante con los meseros. | Il est arrogant avec les serveurs. |
| hipócrita | Critica a todos, pero hace lo mismo: es un hipócrita. | Il critique tout le monde, mais il fait pareil : c’est un hypocrite. |
| el sabelotodo | Mi cuñado es un sabelotodo. | Mon beau-frère est un je-sais-tout. |
Quelques formes à surveiller. Fingir change son g en j devant o et a, comme le veut la prononciation : finjo, mais finges, fingió, fingiera. Actuar porte la tilde sur le u aux formes accentuées sur le radical : actúo, actúas, actúa, actúan, mais actuamos. Il veut dire « agir » et aussi « jouer », pour un acteur : Mi prima actúa en una serie. Dans hacerse el tonto, l’article et l’adjectif s’accordent : Ana se hace la tonta, ellos se hacen los tontos. Arrogante et hipócrita ont une seule forme pour les deux genres : un hombre hipócrita, una mujer hipócrita ; de même el sabelotodo et la sabelotodo.
Six phrases à compléter par le mot ou la forme qui convient.
L’ironie (la ironía) consiste à dire le contraire de ce que l’on pense. À un collègue qui arrive à midi, on lance ¡Qué temprano! ; après une heure d’attente, ¡Qué rápido!. Le contexte dit qu’il ne faut pas comprendre la phrase littéralement. La formule ¡ni que fuera...!, à retenir telle quelle, sert à ramener quelqu’un à sa juste place : elle répond à une attitude exagérée en montrant que la situation imaginaire n’est pas vraie. Le verbe suit la personne : ¡Ni que fueras el presidente!, « comme si tu étais le président ! », c’est-à-dire « tu n’es pas le président ».
Una indirecta est une allusion piquante, qui vise quelqu’un sans le nommer ; elle se lance : lanzar una indirecta. Insinuar porte la tilde comme actuar : insinúo, insinúas, insinúa. Dar a entender se conjugue sur dar : me dio a entender, le doy a entender. Enfin, ¡Qué puntual!, dit à quelqu’un qui arrive en retard, est un reproche.
Cinq phrases à compléter par le mot ou la forme qui convient.
À Guadalajara, au Mexique, Ximena et Rodrigo sortent d’une réunion et parlent de leur nouveau collègue, Esteban. Lisez à voix haute et relevez chaque como si : la situation imaginaire est-elle du même moment ou antérieure ?
— Rodrigo, tu as vu ce qui s’est passé à la réunion ? — Bien sûr que je l’ai vu. Esteban a parlé comme s’il était le chef de toute l’équipe. Et ça ne fait que deux mois qu’il est dans l’entreprise ! — Depuis le premier jour, il se vante de tout : de son master, de sa voiture, de ses voyages. — Ce qui m’a le plus agacé, c’est l’histoire de Laura. Elle a présenté sa proposition et il l’a interrompue au bout de deux minutes. — Oui, et ensuite il lui a expliqué son propre projet, comme si elle ne le connaissait pas. Comme s’il était le directeur ! — C’est un je-sais-tout. Et un peu arrogant aussi : il n’écoute personne. — Et tu as vu Laura ? Elle n’a rien laissé paraître. Elle a souri, elle a pris des notes et elle n’a rien dit. À sa place, je n’aurais pas pu. — Mais le meilleur est venu après. Quand le directeur lui a demandé le rapport d’octobre, Esteban a fait l’idiot. — Sérieusement ? Qu’est-ce qu’il a dit ? — Rien. Il a regardé l’écran comme si personne ne lui avait rien demandé. Et ensuite il a fait comme si de rien n’était : il a continué à parler de ses idées. — Alors Laura lui a lancé une pique, non ? Je l’ai entendue. — Oui. Elle lui a dit : Quelle chance nous avons, Esteban ! Que ferions-nous sans toi ? — De l’ironie pure. Nous l’avons tous compris, sauf lui. Il se croit si intelligent qu’il ne comprend pas les piques. — Qu’il est prétentieux ! Et en plus, il est un peu hypocrite : avec le directeur, il est très aimable, mais avec nous, il est autoritaire. — Tu crois que le directeur s’en rend compte ? — Je crois que oui. À la fin de la réunion, il lui a laissé entendre que le rapport était urgent. Il lui a dit : Esteban, demain je le veux sur mon bureau, sans faute. — Et lui, qu’est-ce qu’il a répondu ? — Que oui, bien sûr, comme si le rapport était presque prêt. Je doute qu’il l’ait commencé. — Dis donc, tu insinues qu’il ment ? — Je n’insinue rien. Je dis seulement ce que j’ai vu. — Bon, la prochaine réunion est jeudi. On va voir s’il continue à parler comme s’il en savait plus que tout le monde. — S’il continue comme ça, je vais lui dire quelque chose. Avec beaucoup d’humour, bien sûr. — Surtout pas ! Mieux vaut faire comme si de rien n’était et attendre. Tôt ou tard, la vérité finit par sortir.
Écrivez chaque phrase en espagnol, tildes et signes d’ouverture compris, puis comparez avec le corrigé.
| Espagnol | Français | Remarque |
|---|---|---|
| como si | comme si | Suivi de l’imparfait ou du plus-que-parfait du subjonctif, jamais de l’indicatif : como si fuera, como si hubiera sido. |
| presumir | se vanter, frimer | Verbe régulier en -ir ; presumir de algo. |
| fingir | feindre, faire semblant | Le g devient j devant o : finjo ; fingir que + indicatif. |
| hacerse el tonto | faire l’idiot, faire semblant de ne pas comprendre | Accord : hacerse la tonta, hacerse los tontos. |
| disimular | dissimuler, faire comme si de rien n’était | Verbe régulier en -ar. |
| actuar | agir ; jouer (acteur) | Tilde sur le u accentué : actúo, actúas, mais actuamos. |
| creerse | se croire | Sans préposition : Se cree el jefe. |
| creído | prétentieux, vaniteux | Familier : ¡Qué creído es!, ¡Qué creída es! |
| arrogante | arrogant | Invariable en genre. |
| hipócrita | hypocrite | Invariable en genre ; aussi nom : es un hipócrita. |
| el sabelotodo / la sabelotodo | le je-sais-tout | Familier ; une seule forme, l’article marque le genre. |
| la ironía | l’ironie | Nom féminin ; tilde sur le í du hiatus. |
| la indirecta | la pique, l’allusion | Nom féminin ; lanzar una indirecta. |
| insinuar | insinuer | Tilde sur le u accentué : insinúo, insinúas. |
| dar a entender | laisser entendre | Se conjugue sur dar : me dio a entender que... |
| ¡ni que fuera...! | comme si c’était... ! | Formule ironique : ¡Ni que fuera el presidente! |
Douze questions sur toute la leçon : les deux temps après como si, les attitudes, l’ironie, la lecture et l’usage américain.
La page de référence les phrases avec si rapproche como si des conditionnelles irréelles, qui emploient les mêmes temps du subjonctif. Réécoutez aussi le cours audio en guettant les formes en -ra, et retrouvez toutes les leçons dans le sommaire du cours écrit.
La leçon suivante fait le bilan de l’unité 26 : vous vérifierez que vous savez justifier, conclure, poser des conditions et structurer une argumentation.
← Leçon précédente : Leçon 258 : Cuanto más leo, más entiendo : les comparatives complexes · Sommaire des 300 leçons · Leçon suivante → Leçon 260 : Bilan 26 : argumenter avec méthode
Trois cents leçons progressives, des premiers sons jusqu’au programme du niveau B2, dans l’espagnol d’Amérique latine, chacune avec ses exercices corrigés. Elles complètent le cours audio : l’oreille d’un côté, la lecture et l’écriture de l’autre.
← Leçon précédente : Leçon 258 : Cuanto más leo, más entiendo : les comparatives complexes · Sommaire des 300 leçons · Leçon suivante → Leçon 260 : Bilan 26 : argumenter avec méthode
Des leçons de 14 minutes, entièrement à l’oreille : j’écoute, je répète à voix haute, je parle ; après les leçons, des exercices écrits fixent ce que j’ai entendu. L’application est gratuite à télécharger sur iPhone, iPad et Android, et les deux premières leçons sont offertes.
Gratuite sur iPhone, iPad et Android. Sur ordinateur, ouvrez cette page sur votre téléphone, ou cherchez « LIMBA cours de langues audio » dans votre boutique d’applications.
La leçon 1 est aussi en haut de cette page, gratuite et en entier : je l’écoute ici, sans compte à créer.
Gratuit sur ce site : le cours d’espagnol écrit, en 300 leçons, pas à pas et avec des exercices corrigés — pour lire et écrire ce que l’application vous apprend à dire.
Parce que como si compare à une situation qui n’est pas vraie, comme le si irréel de Si tuviera plata, viajaría. L’espagnol marque cette irréalité par le subjonctif : « comme s’il était » se dit como si fuera, et « comme s’il avait été », como si hubiera sido.
Cela dépend du moment de la situation imaginaire. Du même moment que l’action principale : imparfait, Me mira como si no me conociera. Antérieure : plus-que-parfait, Actuó como si no hubiera pasado nada.
Non. Habla como si fuera el jefe et Habló como si fuera el jefe gardent tous deux l’imparfait du subjonctif. Le présent du subjonctif n’apparaît jamais après como si.
C’est une formule ironique : elle répond à une attitude exagérée en rappelant que la situation n’est pas vraie. ¡Ni que fueras el presidente! signifie « comme si tu étais le président ! », donc « tu n’es pas le président ». Le verbe reste à l’imparfait du subjonctif.
Oui, l’article et l’adjectif suivent la personne : Julio se hace el tonto, Ana se hace la tonta, ellos se hacen los tontos. Le sens reste le même : faire semblant de ne pas comprendre.
Des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur votre téléphone. L’application est gratuite, et les deux premières leçons d’espagnol aussi.
Gratuite sur iPhone, iPad et Android. Sur ordinateur, ouvrez cette page sur votre téléphone, ou cherchez « LIMBA cours de langues audio » dans votre boutique d’applications.
Les leçons s’écoutent en ligne : une connexion Internet est nécessaire. Une question avant de commencer : info@limbaaudio.com.