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À la fin de cette leçon, vous comprendrez le russe que l’on parle entre amis, avec ses formes réduites, ses interjections et ses mots de remplissage : Щас приду́! Чё ты? Да ла́дно! Vous saurez aussi lire un récit littéraire, en nommer le narrateur, le nœud et le dénouement, et redire en style neutre ce qui s’y passe.
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Dans cette leçon, vous allez aux deux extrémités de la langue : le russe rapide des amis et le russe soigné des livres. Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez зря à la leçon 118, коро́че et вообще́ à la leçon 145, le тире́ du discours direct à la leçon 141 et les gérondifs de la leçon 187.
Durée. 80 minutes environ.
À l’oral rapide, les mots fréquents se contractent : сейча́с devient щас chtchas, что devient чё tchio, ничего́ devient ничё nitchió, ты́сяча devient ты́ща týchtcha, вообще́ devient ваще́ vachtché, здра́вствуйте devient здра́сьте zdrás’tie.
Ces formes sont à comprendre, pas à écrire dans un examen : on les rencontre dans les films, les messages et les romans contemporains. Le vocatif tronqué (Маш! pour Ма́ша, Пап! pour па́па) et la réduction des patronymes (Марь Ива́нна pour Мари́я Ива́новна) appartiennent au même registre : on parle ainsi à une voisine, mais on lui écrit son nom entier.
Six questions : retrouvez la forme neutre de quatre formes réduites, puis reconnaissez deux formes tronquées.
Les interjections disent l’émotion : ой oï, la surprise ou une petite douleur ; ух oukh, l’admiration ou l’effort ; эх ekh, le regret ; ну и nou i + nom, une exclamation souvent ironique. Да ла́дно! da ládno marque l’incrédulité ou l’apaisement, selon l’intonation ; Да ну! da nou, déjà vu en leçon 146, « pas possible ! ».
Les jugements rapides reprennent des mots connus : зря (leçon 118) reproche un acte inutile ; ещё бы iechtchió by confirme avec force ; как же так kak jie tak exprime l’incompréhension indignée ; молоде́ц molodiéts félicite, y compris une femme : Ма́ша, молоде́ц! On donne raison par Ты прав (à une femme, Ты права́), on doute par Вряд ли.
Six formules à retenir telles quelles. Щас приду́! — J’arrive ! Чё ты? — Ничё. — Qu’est-ce qui te prend ? — Rien. Да ла́дно! / Да ну! — Sans blague ! / Pas possible ! Зря ты э́то сказа́л. — Tu as eu tort de dire ça. — Пойдёшь? — Ещё бы! — Tu viens ? — Et comment ! Как же так? Ты же обеща́л! — Comment ça ? Tu avais promis !
Six situations : choisissez l’interjection ou le jugement qui leur convient.
Ти́па típa et как бы kak by atténuent ou approximent (« genre », « en quelque sorte ») ; коро́че annonce qu’on abrège ; блин blin, au sens propre « la crêpe », remplace un juron. Фигня́ fig-niá signifie « bêtise, truc sans importance ». Прики́нь prikín’ (« imagine ») et прям priam (pour пря́мо) sont typiques des jeunes.
On les comprend, on les évite à l’écrit et devant un examinateur. Le plus souvent, il suffit de les retirer : Он не хоте́л приходи́ть.
Cinq questions : le rôle de trois mots de remplissage, le sens de прикинь, puis l’équivalent neutre de фигня.
Le récit écrit aime les gérondifs (войдя́, не поднима́я), les participes, l’inversion du sujet en début de récit (Шёл дождь.) et le passé narratif. Le discours direct s’ouvre par un tiret ; la proposition de l’auteur suit après une virgule (ou le point d’interrogation) et un tiret, avec une minuscule. Les répliques gardent particules et diminutifs.
Pour en parler, on nomme le расска́зчик rasskáztchik (le narrateur, зч prononcé щ), les персона́жи piersonáji, l’эпизо́д epizód, la завя́зка zaviázka (le nœud), la кульмина́ция koul’minátsiia et la развя́зка razviázka (le dénouement) d’une по́весть póviest’, plus longue qu’un расска́з et plus courte qu’un рома́н. On parle de повествова́ние poviestvovániie от пе́рвого лица́ quand le narrateur dit « je ».
Cinq questions : un gérondif, une inversion, la ponctuation du discours direct, puis deux mots de l’analyse.
Deux textes écrits pour ce cours, aux personnages imaginaires. Dans le premier, Dima et Macha s’écrivent, puis se parlent à la datcha : lisez vite, comme on parle. Le second raconte le même épisode, des années plus tard, à la manière d’une nouvelle : lisez lentement, en soulignant les gérondifs.
Сообще́ния, 8 h 40
Ди́ма: Маш, ты где? Электри́чка че́рез де́сять мину́т!
Ма́ша: Щас приду́! Ваще́ не успева́ю, блин.
Ди́ма: Чё случи́лось?
Ма́ша: Ничё. Коро́че, бегу́!
На да́че, в по́лдень
— Ну и пого́да! Дождь, хо́лодно…
— Да ла́дно, ничё. Щас откро́ем дом, вы́пьем ча́ю. Ключи́ у тебя́?
— Ой… Я забы́ла ключи́!
— Да ну! Как же так? Ты же обеща́ла!
— Зря ты так. Я их, ти́па, на стол положи́ла, что́бы не забы́ть…
— Эх… Ну и что тепе́рь?
— Прики́нь, у Марь Ива́нны, ка́жется, есть ещё оди́н ключ. Пойдёшь со мной?
— Ещё бы! Одна́ ты тут под дождём не оста́нешься.
У Марь Ива́нны
— Здра́сьте, Марь Ива́нна! У вас наш ключ не оста́лся?
— Здра́вствуй, Ди́мочка! Оста́лся, коне́чно. Вот он. Да вы совсе́м замёрзли!
— Вы пра́вы, замёрзли. Ух ты, а э́то что, пиро́г?
— С я́блоками. Бери́те, бери́те.
— Ага́, спаси́бо! Марь Ива́нна, вы прям молоде́ц!
Шёл ме́лкий осе́нний дождь. Электри́чка, опозда́в на де́сять мину́т, наконе́ц останови́лась у ма́ленькой ста́нции, и мы с Ма́шей вы́шли после́дними. До да́чи бы́ло полчаса́ пешко́м: снача́ла по́лем, пото́м ле́сом, по у́зкой тропи́нке. Ма́ша шла мо́лча, не поднима́я головы́, а я нёс рюкза́к и ду́мал о том, что зря мы пое́хали в тако́й день.
Дом, постро́енный ещё мои́м де́душкой, стоя́л на краю́ дере́вни, у са́мого ле́са. В де́тстве я проводи́л здесь ка́ждое ле́то, но пото́м приезжа́л ре́дко. Подойдя́ к две́ри, Ма́ша откры́ла су́мку, до́лго в ней что́-то иска́ла и вдруг, испуга́вшись, посмотре́ла на меня́.
— Ключи́… — сказа́ла она́ ти́хо. — Я оста́вила их до́ма, на столе́.
Я хоте́л отве́тить что́-то ре́зкое, но, заме́тив её взгляд, ничего́ не сказа́л.
Темне́ло. В лесу́ шуме́л ве́тер, дождь шёл всё сильне́е, и мы стоя́ли под ста́рым де́ревом, не зна́я, что де́лать. Электри́чка в го́род уходи́ла то́лько ве́чером, а позвони́ть бы́ло нельзя́: здесь, у ле́са, никогда́ не́ было свя́зи. Ма́ша, вздохну́в, сказа́ла, что во всём винова́та она́ одна́. Я отве́тил, что винова́т я: ведь э́то я предложи́л пое́хать. Мы спо́рили, пото́м до́лго молча́ли, и мне вдруг ста́ло так оби́дно, как быва́ет то́лько в де́тстве.
И тут в окне́ сосе́днего до́ма появи́лся свет.
— Мари́я Ива́новна! — воскли́кнул я. — У неё же есть ещё оди́н ключ! Де́душка всегда́ оставля́л ей ключ, уезжа́я на зи́му.
Обра́довавшись, мы пошли́ к сосе́дям. Мари́я Ива́новна, пожила́я же́нщина, кото́рая когда́-то учи́ла в шко́ле моего́ отца́, встре́тила нас так, как бу́дто давно́ ждала́. Она́ ни о чём не спроси́ла. Посмотре́в на нас, она́ то́лько сказа́ла:
— Да вы совсе́м замёрзли, Ди́мочка. Сади́тесь, сейча́с бу́дем пить чай.
Мы сиде́ли у неё на ку́хне до ве́чера. Она́ угоща́ла нас пирого́м с я́блоками и расска́зывала о де́душке, кото́рого я почти́ не по́мнил. Ма́ша смея́лась, и я ви́дел, что она́ уже́ не се́рдится ни на себя́, ни на меня́. Бы́ло уже́ темно́, когда́ мы, поблагодари́в её, пошли́ домо́й. Дождь уже́ не шёл, и в лесу́ бы́ло ти́хо.
С тех пор прошло́ мно́го лет. Ма́ша давно́ ста́ла мое́й жено́й, но до сих пор, уезжа́я на да́чу, пре́жде всего́ проверя́ет, взяла́ ли она́ ключи́. А я, зна́я э́то, всегда́ беру́ с собо́й ещё одни́.
Dima : Macha, t’es où ? Le train part dans dix minutes ! — Macha : J’arrive ! Je suis carrément en retard, zut. — Dima : Qu’est-ce qui se passe ? — Macha : Rien. Bref, je cours !
À la datcha, à midi. — Quel temps ! La pluie, le froid… — Laisse tomber, ça va. On ouvre la maison, on boit un thé. T’as les clés ? — Oh… J’ai oublié les clés ! — Pas possible ! Comment ça ? Tu avais promis ! — T’as tort de le prendre comme ça. Je les avais posées, genre, sur la table pour ne pas les oublier… — Ah… Et maintenant ? — Figure-toi, Maria Ivanovna a une autre clé, je crois. Tu viens avec moi ? — Et comment ! Je ne vais pas te laisser seule sous la pluie.
Chez Maria Ivanovna. — Bonjour ! Vous n’auriez pas notre clé ? — Bonjour, mon petit Dima ! Bien sûr. La voilà. Mais vous êtes gelés ! — C’est vrai. Waouh, et ça, c’est une tarte ? — Aux pommes. Servez-vous. — Ouais, merci ! Maria Ivanovna, vous êtes vraiment formidable !
Il tombait une fine pluie d’automne. Le train, en retard de dix minutes, s’arrêta enfin devant une petite gare, et nous descendîmes, Macha et moi, les derniers. Il y avait une demi-heure à pied jusqu’à la datcha : à travers champs d’abord, puis par la forêt, sur un sentier étroit. Macha marchait en silence, sans lever la tête ; je portais le sac à dos en pensant que nous avions eu tort de partir par un temps pareil.
La maison, construite encore par mon grand-père, se trouvait au bout du village, à l’orée de la forêt. Enfant, j’y passais tous les étés, mais ensuite j’y venais rarement. Arrivée à la porte, Macha ouvrit son sac, y chercha longtemps quelque chose et soudain, prise de peur, me regarda.
— Les clés… dit-elle doucement. Je les ai laissées chez moi, sur la table.
Je voulus répondre quelque chose de dur mais, voyant son regard, je ne dis rien.
La nuit tombait. Le vent bruissait dans la forêt, la pluie redoublait, et nous restions sous un vieil arbre, sans savoir que faire. Le train pour la ville ne partait que le soir, et impossible de téléphoner : ici, près de la forêt, il n’y avait jamais de réseau. Macha, avec un soupir, dit que tout était de sa faute à elle seule. Je répondis que c’était la mienne : c’était bien moi qui avais proposé de partir. Nous nous disputions, puis nous restâmes longtemps sans rien dire, et j’eus soudain autant de peine qu’on peut en avoir seulement dans l’enfance.
C’est alors qu’une lumière apparut à la fenêtre de la maison voisine.
— Maria Ivanovna ! m’écriai-je. Elle a une autre clé, voyons ! Grand-père lui laissait toujours une clé en partant pour l’hiver.
Tout heureux, nous allâmes chez les voisins. Maria Ivanovna, une femme âgée qui avait autrefois été l’institutrice de mon père, nous accueillit comme si elle nous attendait depuis longtemps. Elle ne posa aucune question. Après nous avoir regardés, elle dit seulement :
— Mais vous êtes gelés, mon petit Dima. Asseyez-vous, on va prendre le thé.
Nous restâmes dans sa cuisine jusqu’au soir. Elle nous régala d’une tarte aux pommes et nous parla de mon grand-père, dont je ne me souvenais presque pas. Macha riait, et je voyais qu’elle n’en voulait plus ni à elle-même ni à moi. Il faisait déjà nuit quand, après l’avoir remerciée, nous rentrâmes. Il ne pleuvait plus, et la forêt était silencieuse.
Bien des années ont passé depuis. Macha est depuis longtemps ma femme, mais aujourd’hui encore, quand elle part à la datcha, elle vérifie avant tout qu’elle a pris les clés. Et moi, le sachant, j’en emporte toujours un autre jeu.
Dix répliques à récrire en russe neutre, comme pour une lettre ou un examen.
1. Сейча́с приду́. 2. Что с тобо́й? 3. Ничего́, норма́льно. 4. Э́то сто́ит три ты́сячи. 5. Я совсе́м не понима́ю. 6. Здра́вствуйте, Мари́я Ива́новна! 7. Он не хоте́л приходи́ть. 8. Мы опозда́ли. 9. К сожале́нию, ещё и дождь. 10. Он сам всё сде́лал!
Un dialogue à ponctuer. Rétablissez tirets et virgules : Где ключи́ спроси́л я. Я оста́вила их до́ма отве́тила Ма́ша не поднима́я головы́. Как же так удиви́лся я. Ты же обеща́ла.
— Где ключи́? — спроси́л я.
— Я оста́вила их до́ма, — отве́тила
Ма́ша, не поднима́я головы́.
— Как же так? — удиви́лся я. — Ты же обеща́ла!
Un relevé. Relevez dans le récit les gérondifs, le participe et les inversions, puis dites l’effet de chacun. Répondez ensuite en russe : Кто расска́зчик? Кто персона́жи? Где завя́зка, кульмина́ция и развя́зка?
Gérondifs perfectifs, action achevée avant le verbe principal : опозда́в, подойдя́, испуга́вшись, заме́тив, вздохну́в, обра́довавшись, посмотре́в, поблагодари́в. Gérondifs imperfectifs, action simultanée : не поднима́я, не зна́я, уезжа́я, зна́я. Participe : постро́енный. Inversions : Шёл ме́лкий осе́нний дождь, В лесу́ шуме́л ве́тер, прошло́ мно́го лет, в окне́ сосе́днего до́ма появи́лся свет ; le verbe en tête pose le décor ou marque le temps qui passe.
Расска́зчик — Ди́ма, повествова́ние идёт от пе́рвого лица́. Персона́жи — расска́зчик, Ма́ша и Мари́я Ива́новна. Завя́зка — забы́тые ключи́; кульмина́ция — ве́чер под дождём, когда́ ка́ждый счита́ет себя́ винова́тым; развя́зка — ключ у сосе́дки и чай на ку́хне.
À voix haute. Racontez l’épisode en deux minutes, en style neutre, sans un seul mot familier. Commencez par В суббо́ту Ди́ма и Ма́ша пое́хали на да́чу…
| Russe | Transcription | Français | Remarque |
|---|---|---|---|
| щас | chtchas | tout de suite (familier) | Forme orale de сейча́с ; ne pas écrire. |
| чё | tchio | quoi ; pourquoi (familier) | Forme orale de что. |
| ничё | nitchió | rien ; ça va (familier) | Forme orale de ничего́. |
| ты́ща | týchtcha | mille (familier) | Nom féminin ; forme orale de ты́сяча ; génitif pluriel тыщ. |
| ваще́ | vachtché | carrément, du tout (familier) | Forme orale de вообще́. |
| здра́сьте | zdrás’tie | bonjour (familier) | Forme orale de здра́вствуйте. |
| да ла́дно | da ládno | allons donc ! sans blague ! laisse tomber | Incrédulité ou apaisement selon l’intonation. |
| да ну | da nou | pas possible ! ; bof | Déjà vu en leçon 146. Да ну тебя́! : fiche-moi la paix ! |
| ой | oï | oh ! aïe ! | Surprise, petite douleur. |
| ух | oukh | ouah ! ouf ! | Ух ты! : waouh ! (formule déjà vue en leçon 146) |
| эх | ekh | hélas ! ah ! | Regret, déception. |
| ну и | nou i | quel… ! (exclamation) | Suivi du nominatif : Ну и пого́да! |
| ещё бы | iechtchió by | et comment ! évidemment ! | Locution. |
| как же так | kak jie tak | comment ça ? comment est-ce possible ? | Incompréhension, reproche. |
| молоде́ц | molodiéts | bravo ! ; quelqu’un de bien | Nom masculin ; génitif молодца́ ; aussi pour une femme. |
| фигня́ | fig-niá | une bêtise, un truc sans intérêt (familier) | Nom féminin ; à éviter à l’écrit. |
| блин | blin | zut ! mince ! (aussi : la crêpe) | Interjection familière ; nom masculin au sens propre. |
| ти́па | típa | genre, du style (familier) | Particule ; de тип, au génitif. |
| как бы | kak by | en quelque sorte, comme qui dirait | Mot de remplissage à l’oral. |
| прики́нь | prikín’ | imagine ! figure-toi ! (familier) | Impératif de прики́нуть. |
| прям | priam | carrément, vraiment (familier) | Forme orale de пря́мо. |
| расска́зчик | rasskáztchik | le narrateur ; le conteur | Nom masculin ; зч se prononce comme щ. |
| персона́ж | piersonáj | le personnage | Nom masculin ; génitif персона́жа. |
| по́весть | póviest’ | la nouvelle longue, le court roman | Nom féminin ; entre le расска́з et le рома́н. |
| эпизо́д | epizód | l’épisode, la scène | Nom masculin. |
| повествова́ние | poviestvovániie | la narration, le récit | Nom neutre ; от пе́рвого лица́ : à la première personne. |
| завя́зка | zaviázka | le nœud de l’intrigue, l’événement déclencheur | Nom féminin ; de завяза́ть, nouer. |
| кульмина́ция | koul’minátsiia | le point culminant, le climax | Nom féminin. |
| развя́зка | razviázka | le dénouement | Nom féminin ; de развяза́ть, dénouer. |
Douze questions sur toute la leçon : formes réduites, interjections, jugements, dialogue et récit, mots de l’analyse.
Trois pages de référence prolongent cette leçon : le vocatif familier, же, ведь et вот et les diminutifs, pour Ди́мочка et ses semblables.
La leçon suivante reste du côté des livres, avec une nouvelle page de récit à lire et à commenter.
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Deux cents leçons progressives, de l’alphabet cyrillique jusqu’au programme du niveau B2, chacune avec ses exercices corrigés. Elles complètent le cours audio : l’oreille d’un côté, la lecture et l’écriture de l’autre.
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La leçon 1 est en haut de cette page, gratuite et en entier : je l’écoute avant de payer, sans compte à créer et sans carte bancaire.
Ce n’est pas nécessaire. Ces formes réduites appartiennent à l’oral rapide et familier : il faut les comprendre, car vous les entendrez dans les films et les lirez dans les messages, mais un étranger qui dit сейча́с, что et вообще́ ne choque personne. À l’écrit, dans une lettre ou à un examen, seule la forme complète convient.
Non. Блин blin désigne au sens propre la crêpe ; comme interjection, il remplace un juron, à la manière de notre « mince » ou « zut ». Il reste familier : on l’entend entre amis, pas dans une réunion de travail ni dans un texte écrit.
Oui. Молоде́ц molodiéts est un nom masculin, mais il s’emploie tel quel pour féliciter une femme : Ма́ша, молоде́ц! Au pluriel, pour plusieurs personnes, on dit молодцы́.
Placer le verbe avant le sujet est un procédé classique du récit russe : la phrase pose le décor, comme un « il pleuvait » français, avant que l’action ne commence. On trouve la même inversion pour marquer le temps qui passe : Прошло́ мно́го лет.
Chaque réplique s’ouvre par un tiret. Quand la proposition de l’auteur suit, on met une virgule, ou le point d’interrogation ou d’exclamation de la réplique, puis un tiret, et la proposition commence par une minuscule : — Ты куда́? — спроси́л оте́ц. Si la réplique reprend, un nouveau tiret l’annonce. Les guillemets, les кавы́чки, servent plutôt aux citations dans le corps d’un paragraphe.
La longueur et l’ampleur. Le расска́з est un récit court, centré sur un épisode ; le рома́н est long, divisé en chapitres, avec de nombreux personnages ; la по́весть póviest’ se place entre les deux, et le français la rend par « nouvelle » ou « court roman ».
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