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Leçon 47 — Je sais que… Quand… Parce que…

À la fin de cette leçon, vous saurez relier deux propositions pour dire ce que vous savez, pensez ou ignorez : Я зна́ю, что он до́ма. Ia znáiou, tchto on dóma. Vous saurez aussi dire quand une chose arrive et pourquoi : Я не́ был на рабо́те, потому́ что был бо́лен. Ia nié byl na rabótie, potomoú tchto byl bólien.

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Dans cette leçon, vous passez de la phrase simple à la phrase complexe : deux propositions reliées par une virgule et un petit mot. Vous saurez :

Avant de commencer. Revoyez le passé de быть byt’ et de быва́ть byvát’ (leçon 41), куда́ koudá (leçon 38), во ско́лько vo skól’ko (leçon 42) et le datif мне mnie (leçon 44).

Durée. 45 minutes environ.

Étape 1 · Я зна́ю, что… : la complétive

Après un verbe de parole ou de pensée, знать, ду́мать, говори́ть, по́мнить znat’, doúmat’, govorít’, pómnit’, la seconde proposition commence par что tchto, « que ». Une virgule le précède toujours, et, dans une phrase soignée, il ne s’omet pas. Ce что tchto n’est pas accentué : il se prononce « chto », sans appui, d’un trait avec la suite.

Deux verbes nouveaux donnent deux formules d’opinion. Счита́ть stchitát’, estimer, se conjugue comme чита́ть tchitát’, et son сч se lit « chtch » : Я счита́ю, что… Ia stchitáiou, tchto… Наде́яться nadiéiat’sia, espérer, prend -сь après une voyelle, comme ката́ться katát’sia (leçon 41 : ката́лась katálas’) : наде́юсь, наде́ешься… наде́ются nadiéious’, nadiéiech’sia… nadiéioutsia.

Le dernier exemple montre que le russe ignore la concordance des temps : la subordonnée garde le temps des paroles rapportées. Il disait Я рабо́таю в ба́нке Ia rabótaiou v bánkie : le présent reste, là où le français passe à l’imparfait. Le passé рабо́тал rabótal voudrait dire « qu’il avait travaillé ».

À vous

Cinq questions : le mot qui relie deux phrases, la ponctuation, deux verbes à conjuguer, puis le temps du verbe après что.

  1. Он дома. Я знаю. → Я знаю, ___ он дома.
  2. La phrase correctement ponctuée est ___
  3. Я ___, что вы меня понимаете. (J’espère que vous me comprenez.)
  4. Я ___, что это правильно. (J’estime que c’est juste.)
  5. Il disait : Я работаю в банке. → Он говорил, что ___ в банке.

Étape 2 · Я не зна́ю, где… : l’interrogative indirecte

Une question devient une subordonnée sans changer ni l’ordre des mots ni le mot interrogatif : Где он живёт? Gdie on jiviót ? → Я не зна́ю, где он живёт. Ia nie znáiou, gdie on jiviót. On garde кто, что, где, куда́, когда́, во ско́лько kto, tchto, gdie, koudá, kogdá, vo skól’ko, et la virgule ; le point d’interrogation ne reste que si la phrase entière pose une question. Comme après что tchto, le temps de la question directe est conservé.

La phrase Я не понима́ю. Ia nie ponimáiou., entendue dans la leçon audio 3, devient ainsi une principale : Я не понима́ю, что вы говори́те. Ia nie ponimáiou, tchto vy govorítie., je ne comprends pas ce que vous dites ; Я не понима́ю, почему́ он не звони́т. Ia nie ponimáiou, potchemoú on nie zvonít., je ne comprends pas pourquoi il ne téléphone pas.

Dans la première, что tchto n’est plus la conjonction de l’étape 1, mais un pronom, « ce que », complément de говори́те govorítie : celui-là porte l’accent.

À vous

Cinq questions : transformez quatre questions directes en subordonnées après Я не знаю, puis trouvez la phrase où что porte l’accent.

  1. Где он живёт? → Я не знаю, ___
  2. Кто это? → Я не знаю, ___
  3. Куда они идут? → Я не знаю, ___
  4. Когда у нас перерыв? → Я не знаю, ___
  5. Le что accentué, qui signifie ce que, se trouve dans ___

Étape 3 · когда́ : la subordonnée de temps

Когда́ Kogdá pose une question, ou ouvre une subordonnée de temps. Celle-ci se sépare de la principale par une virgule et se place avant ou après elle. Le plus souvent, les deux verbes sont au même temps : le présent des deux côtés pour une habitude, le passé des deux côtés pour une période révolue.

Dans le dernier exemple, la subordonnée se passe du verbe « être », comme la plupart des phrases russes au présent : Сего́дня дождь. Siegódnia dojd’.

Une formule. Dans Когда́ я был студе́нтом… Kogdá ia byl stoudiéntom…, quand j’étais étudiant, le nom prend après был byl la finale de l’instrumental, un cas que vous étudierez à la leçon 54. Une femme dit Когда́ я была́ студе́нткой… Kogdá ia bylá stoudiéntkoï… Retenez-les telles quelles.

À vous

Cinq questions : le temps du verbe dans trois phrases avec когда, le mot interrogatif d’une question, puis la formule de l’étudiant.

  1. Когда я жил в Париже, я часто ___ в театре.
  2. Когда я был в Москве, я ___ по-русски.
  3. Когда я ___, я слушаю музыку. (Quand je lis, j’écoute de la musique.)
  4. ___ ты обедаешь? — В час.
  5. Quand j’étais étudiant… se dit ___

Étape 4 · Pourquoi ? потому́ что et поэ́тому

Почему́? Potchemoú ? demande la cause ; on répond par потому́ что potomoú tchto, parce que. Dans la phrase, une virgule le précède ; en réponse, il ouvre la phrase. Поэ́тому Poètomou, c’est pourquoi, annonce au contraire la conséquence : la cause vient d’abord.

Un même fait, dit de deux façons
La cause, après la principaleLa conséquence, après la cause
Я до́ма, потому́ что сего́дня выходно́й. Ia dóma, potomoú tchto siegódnia vykhodnóï.Сего́дня выходно́й, поэ́тому я до́ма. Siegódnia vykhodnóï, poètomou ia dóma.
Он ма́ло отдыха́ет, потому́ что мно́го рабо́тает. On málo otdykháiet, potomoú tchto mnógo rabótaiet.Он мно́го рабо́тает, поэ́тому ма́ло отдыха́ет. On mnógo rabótaiet, poètomou málo otdykháiet.

Les deux mots se ressemblent : потому́ что potomoú tchto regarde en arrière, vers la cause, поэ́тому poètomou en avant, vers la conséquence. Pour dire que vous étiez malade, retenez la formule был бо́лен byl bólien, была́ больна́ bylá bol’ná : c’est une forme courte d’adjectif, que vous étudierez à la leçon 49.

À vous

Six questions : choisissez entre потому что et поэтому dans quatre phrases, complétez une réponse à почему, puis trouvez le mot qui demande la cause.

  1. Сегодня выходной, ___ я дома.
  2. Я учу русский язык, ___ люблю Россию. (…parce que j’aime la Russie.)
  3. Я был болен, ___ я не был на работе.
  4. Он мало отдыхает, ___ много работает. (…parce qu’il travaille beaucoup.)
  5. Почему ты не был на работе? — ___ я был болен.
  6. Pour demander la cause, on dit ___

Étape 5 · Commenter : жаль, к сча́стью, по-мо́ему

Plusieurs mots disent ce que l’on pense de ce que l’on raconte. Жаль, что… Jal’, tchto…, dommage que, et Стра́нно, что… Stránno, tchto…, c’est étrange que, introduisent une complétive, comme la formule Я бою́сь, что… Ia boioús’, tchto…, j’ai peur que. Deux formules emploient le datif мне mnie : Мне ка́жется, что… Mnie kájetsia, tchto…, il me semble que, et Мне жаль. Mnie jal’., je regrette. Employé seul, Наде́юсь! Nadiéious’ ! signifie « je l’espère ».

D’autres mots s’insèrent dans la phrase entre virgules : к сожале́нию k sojaliéniiou, malheureusement, к сча́стью k stchást’iou, heureusement, по-мо́ему po-móiemou, à mon avis, то есть to iest’, c’est-à-dire (une virgule devant lui, aucune juste après : в суббо́ту, то есть за́втра v soubbótou, to iest’ závtra), mais aussi ка́жется kájetsia (leçon 7) et зна́чит znátchit (leçon 16). Sur le modèle de по-мо́ему po-móiemou, retenez по-тво́ему, по-ва́шему po-tvóiemou, po-váchemou, à ton avis, à votre avis. Вообще́ Voobchtché renforce une négation : Я вообще́ не курю́. Ia voobchtché nie kourioú., je ne fume pas du tout.

À vous

Cinq questions : réagissez à trois situations, puis complétez la traduction de deux phrases.

  1. Votre ami n’est pas venu à la soirée : ___, что ты не был на вечеринке.
  2. Le bus aurait pu être en retard, mais non : ___, автобус был вовремя.
  3. Un ami vous invite, mais vous êtes pris : ___, я не могу.
  4. Je ne fume pas du tout. = Я ___ не курю.
  5. Il me semble qu’il ne comprend pas. = ___, что он не понимает.

Lecture · De retour au bureau

Ivan revient au travail après un jour d’absence ; une collègue l’accueille. Lisez le dialogue deux fois à voix haute, en vous arrêtant à chaque virgule : annonce-t-elle une complétive, une cause, une conséquence ou un mot glissé dans la phrase ?

— Приве́т, Ива́н! Почему́ ты не́ был вчера́ на рабо́те? Priviét, Iván ! Potchemoú ty nié byl vtcherá na rabótie ?

— Потому́ что я был бо́лен. Я весь день спал. Potomoú tchto ia byl bólien. Ia vies’ dien’ spal.

— Жаль! Вчера́ была́ встре́ча, и нача́льник спра́шивал, где ты. Jal’ ! Vtcherá bylá vstriétcha, i natchál’nik spráchival, gdie ty.

— Пра́вда? Я не знал, что была́ встре́ча. Právda ? Ia nie znal, tchto bylá vstriétcha.

— Да. Он ду́мает, что ты мно́го рабо́таешь, поэ́тому ты бо́лен. По-мо́ему, э́то пра́вда! Da. On doúmaiet, tchto ty mnógo rabótaiech’, poètomou ty bólien. Po-móiemou, èto právda !

— Мо́жет быть. А что ещё говори́л нача́льник? Mójet byt’. A tchto iechtchó govoríl natchál’nik ?

— Он говори́л, что в пя́тницу, то есть за́втра, у нас но́вый клие́нт. Он не́мец. On govoríl, tchto v piátnitsou, to iest’ závtra, ou nas nóvyï kliiént. On niémiets.

— К сожале́нию, я пло́хо говорю́ по-неме́цки. Я бою́сь, что он не говори́т по-ру́сски. K sojaliéniiou, ia plókho govorioú po-niemiétski. Ia boioús’, tchto on nie govorít po-roússki.

— Мне ка́жется, что он хорошо́ говори́т по-англи́йски. Mnie kájetsia, tchto on khorochó govorít po-anglíïski.

— К сча́стью, я говорю́ по-англи́йски! Когда́ я жил в Ло́ндоне, я мно́го говори́л по-англи́йски. K stchást’iou, ia govorioú po-anglíïski ! Kogdá ia jil v Lóndonie, ia mnógo govoríl po-anglíïski.

— Зна́чит, всё хорошо́! Znátchit, vsio khorochó !

— Наде́юсь! Nadiéious’ !

Voir la traduction

— Salut, Ivan ! Pourquoi n’étais-tu pas au travail hier ? — Parce que j’étais malade. J’ai dormi toute la journée. — Dommage ! Hier, il y avait une réunion, et le chef demandait où tu étais. — Vraiment ? Je ne savais pas qu’il y avait une réunion. — Oui. Il pense que tu travailles beaucoup, et que c’est pour cela que tu es malade. À mon avis, c’est vrai ! — Peut-être. Et qu’a dit d’autre le chef ? — Il a dit que vendredi, c’est-à-dire demain, nous avons un nouveau client. Il est allemand. — Malheureusement, je parle mal allemand. J’ai peur qu’il ne parle pas russe. — Il me semble qu’il parle bien anglais. — Heureusement, je parle anglais ! Quand j’habitais à Londres, je parlais beaucoup anglais. — Donc tout va bien ! — Je l’espère !

Relisez нача́льник спра́шивал, где ты natchál’nik spráchival, gdie ty : le chef a demandé Где Ива́н? Gdie Iván ?, au présent et sans verbe, et la subordonnée garde ce présent, là où le français dit « où tu étais ».

Écrire · À vous de relier

Écrivez chaque réponse en cursive dans votre cahier, puis comparez avec le corrigé.

Corrigé
  • Я зна́ю, что он рабо́тает в ба́нке. Ia znáiou, tchto on rabótaiet v bánkie.
  • Я не зна́ю, где живёт нача́льник. Ia nie znáiou, gdie jiviót natchál’nik.
  • Когда́ я был в Москве́, я ча́сто быва́л в теа́тре. Kogdá ia byl v Moskvié, ia tchásto byvál v tieátrie. (toute fin au passé convient)
  • Сего́дня дождь, поэ́тому я сижу́ до́ма. Siegódnia dojd’, poètomou ia sijoú dóma.
  • Жаль, что ты не была́ на вечери́нке! Jal’, tchto ty nie bylá na vietchierínkie !
  • Ива́н не́ был на рабо́те, потому́ что он был бо́лен. Нача́льник говори́л, что в пя́тницу у них но́вый клие́нт. Iván nié byl na rabótie, potomoú tchto on byl bólien. Natchál’nik govoríl, tchto v piátnitsou ou nikh nóvyï kliiént. (у них ou nikh : vous ne faites pas partie de l’équipe)

Vocabulaire de la leçon

Les quatorze mots nouveaux de la leçon 47
RusseTranscriptionFrançaisRemarque
почему́potchemoúpourquoi ?Adverbe interrogatif ; réponse : потому́ что… potomoú tchto… ; intonation des questions à mot interrogatif (leçon 11).
потому́ чтоpotomoú tchtoparce queConjonction ; virgule devant dans la phrase ; что tchto s’y lit « chto ».
поэ́томуpoètomouc’est pourquoi, doncAdverbe ; annonce la conséquence ; à ne pas confondre avec потому́ что potomoú tchto, qui donne la cause.
когда́kogdáquandAdverbe interrogatif et conjonction ; никогда́ nikogdá (leçon 31) en est la forme négative.
счита́тьstchitát’compter ; estimer, considérer1re conjugaison : счита́ю, счита́ешь… stchitáiou, stchitáiech’… ; сч se lit « chtch » ; perfectif посчита́ть postchitát’ (compter).
наде́ятьсяnadiéiat’siaespérerImperfectif : наде́юсь, наде́ешься… наде́ются nadiéious’, nadiéiech’sia… nadiéioutsia ; Наде́юсь! Nadiéious’ ! = je l’espère.
боя́тьсяboiát’siaavoir peur, craindreImperfectif, 2e conjugaison : бою́сь, бои́шься… боя́тся boioús’, boích’sia… boiátsia ; vous le verrez suivi d’un génitif à la leçon 97.
жальjal’dommageMot prédicatif : Жаль, что… Jal’, tchto… ; Мне жаль. Mnie jal’. = je regrette (datif, leçon 44).
к сожале́ниюk sojaliéniioumalheureusementLocution, entre virgules : К сожале́нию, я не могу́. K sojaliéniiou, ia nie mogoú.
к сча́стьюk stchást’iouheureusementLocution, entre virgules ; сч se lit « chtch » ; de сча́стье stchást’ie, le bonheur.
по-мо́емуpo-móiemouà mon avisAdverbe, entre virgules ; по-тво́ему, по-ва́шему po-tvóiemou, po-váchemou = à ton, à votre avis ; trait d’union, comme по-ру́сски po-roússki.
то естьto iest’c’est-à-direLocution ; une virgule devant, aucune juste après ; abrégé à l’écrit en т. е. t. ie.
вообще́voobchtchéen général ; (avec не) pas du toutAdverbe : Я вообще́ не курю́. Ia voobchtché nie kourioú. ; deux о se suivent.
стра́нноstránnoc’est étrange, c’est bizarreMot prédicatif : Стра́нно, что… Stránno, tchto… ; de стра́нный stránnyï, étrange ; la phrase impersonnelle viendra à la leçon 61.

Bilan

Toute la leçon

Dix questions sur toute la leçon : deux interrogatives indirectes, le temps après что, когда au présent, deux formules, une conséquence, то есть, puis deux questions sur le dialogue.

  1. Ты знаешь, ___ фильм? — В восемь.
  2. Он спрашивает, ___ мы идём. (Il demande où nous allons.)
  3. Il disait : Я живу в Лондоне. → Он говорил, что ___ в Лондоне.
  4. Когда ___, я сижу дома. (Quand il pleut, je reste à la maison.)
  5. Она не была на работе, потому что была ___. (…parce qu’elle était malade.)
  6. Ты много работаешь, ___ ты болен.
  7. ___, это правильно? (À votre avis, c’est juste ?)
  8. В пятницу, ___ завтра, у нас новый клиент.
  9. Почему Иван не был вчера на работе?
  10. Что говорил начальник?

Pour aller plus loin

Trois pages de référence prolongent cette leçon : les subordonnées, exprimer la cause et pas de concordance des temps. Réécoutez aussi la leçon 3 du cours audio de russe : son Я не понима́ю. Ia nie ponimáiou. peut désormais ouvrir une phrase plus longue.

La leçon suivante, la dernière de l’unité, en fait le bilan : le passé, l’heure, le datif et l’accusatif des personnes, et les phrases reliées de cette leçon.

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Le cours de russe écrit, leçon par leçon

Deux cents leçons progressives, de l’alphabet cyrillique jusqu’au programme du niveau B2, chacune avec ses exercices corrigés. Elles complètent le cours audio : l’oreille d’un côté, la lecture et l’écriture de l’autre.

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Le russe tel qu’on le parle

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Questions fréquentes

Peut-on omettre что, comme on omet parfois « that » en anglais ?

En principe, non. Dans une phrase soignée, что tchto ne s’omet pas après un verbe comme знать znat’, ду́мать doúmat’ ou говори́ть govorít’ : Я ду́маю, что э́то пра́вильно. Ia doúmaiou, tchto èto právil’no. Il est toujours précédé d’une virgule. Gardez-le toujours : la langue parlée l’omet parfois (Я ду́маю, он до́ма. Ia doúmaiou, on dóma.), mais sa présence n’est jamais fautive.

Pourquoi Он говори́л, что рабо́тает se traduit-il par « il disait qu’il travaillait » ?

Parce que le russe ignore la concordance des temps : la subordonnée garde le temps qu’avaient les paroles au moment où on les a prononcées. Il disait Я рабо́таю Ia rabótaiou, au présent ; la phrase rapportée garde donc рабо́тает rabótaiet. Le passé Он говори́л, что рабо́тал в ба́нке. On govoríl, tchto rabótal v bánkie. signifierait « il disait qu’il avait travaillé dans une banque ». La page pas de concordance des temps détaille ce mécanisme.

Quelle différence entre потому́ что et поэ́тому ?

Ils disent la même relation dans les deux sens. Потому́ что potomoú tchto, parce que, introduit la cause : Я до́ма, потому́ что сего́дня выходно́й. Ia dóma, potomoú tchto siegódnia vykhodnóï. Поэ́тому poètomou, c’est pourquoi, introduit la conséquence, une fois la cause posée : Сего́дня выходно́й, поэ́тому я до́ма. Siegódnia vykhodnóï, poètomou ia dóma. Seul потому́ что potomoú tchto répond à почему́? potchemoú ?

Pourquoi что est-il accentué dans Я не понима́ю, что вы говори́те ?

Parce qu’il n’y est pas une conjonction, mais un pronom : il signifie « ce que » et sert de complément au verbe говори́те govorítie. Ce pronom se prononce avec appui. La conjonction, dans Я зна́ю, что он до́ма. Ia znáiou, tchto on dóma., se dit au contraire sans appui, d’un trait avec la suite. À l’écrit, les deux ont la même forme et la même virgule.

Faut-il une virgule avant когда́ et потому́ что ?

Oui : en russe, une virgule sépare toujours la subordonnée de la principale. Quand la subordonnée vient en tête, la virgule la ferme : Когда́ я чита́ю, я слу́шаю му́зыку. Kogdá ia tchitáiou, ia sloúchaiou moúzykou. Seule exception apparente, la réponse qui commence par Потому́ что… Potomoú tchto… : rien ne la précède. Les mots glissés dans la phrase, comme к сожале́нию k sojaliéniiou ou по-мо́ему po-móiemou, se placent eux aussi entre virgules.

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