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50 leçons audio · 11 h 39 d’écoute · 14 minutes par leçon
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Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 50 leçons se déroulent toutes de cette façon.
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À la fin de cette leçon, vous saurez suivre un débat en russe, objecter poliment, concéder un point et tenir bon sur l’essentiel : Позво́льте возрази́ть. Vous aurez aussi écrit une lettre personnelle en vingt minutes et tenu, en vous enregistrant, trois à cinq minutes de conversation sur un sujet qui vous touche.
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Une leçon écrite, complément du cours audio. Cette page fait partie du cours de russe écrit de LIMBA, en accès libre. Il accompagne le cours de russe audio, 50 leçons de 14 minutes à télécharger en MP3 : le cours audio vous fait parler, ces leçons écrites vous apprennent à lire, à écrire et à comprendre la mécanique de la langue.
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Dans cette leçon, vous faites le bilan de l’unité 19, consacrée à la conversation et à l’argumentation. Pas de grammaire nouvelle, mais dix-neuf mots nouveaux pour débattre, un débat de 600 mots et deux productions, l’une écrite, l’autre orale. Vous saurez :
Avant de commencer. Ce bilan porte sur les leçons 145 (les mots du discours), 146 (exclamations et émotions), 147 (reprocher, se justifier), 148 (douter, supposer, affirmer), 149 (la lettre personnelle), 150 (la politesse officielle) et 151 (la mise en relief). Revoyez aussi возрази́ть et собесе́дник (leçon 141), аргуме́нт et то́чка зре́ния (leçon 120).
Durée. Deux heures environ, en deux séances : une heure pour les étapes et la lecture, une heure pour l’écriture, la dictée et l’enregistrement.
Les mots du discours marquent les articulations de la parole. On énumère avec во-пе́рвых, во-вторы́х, кро́ме того́, наприме́р ; on s’écarte du sujet avec кста́ти ou ме́жду про́чим, et l’on y revient avec вернёмся к + datif ; on conclut avec ита́к, в о́бщем, одни́м сло́вом. Les particules же et ведь rappellent une évidence ; -то détache un thème pour l’opposer à un autre. Dans la conversation enregistrée de l’étape 5, visez au moins cinq de ces mots.
Quatre questions : deux mots du discours à choisir, une forme après вернёмся к, puis une particule.
Pour réagir avec force, l’exclamative commence par како́й, ну и ou что за ; en ИК-5, la voix monte sur како́й, reste haute et descend après l’accent du nom ; en ИК-6, elle monte sur le mot central et ne redescend pas. Avec там, ou sur la mélodie coupée de l’ИК-7, elle dit le contraire de ses mots : c’est l’ironie. On reproche avec заче́м, зря, ou на́до бы́ло + infinitif perfectif ; on se justifie avec про́сто ou де́ло в том, что… Pour nier une accusation, on emploie l’imperfectif : il nie l’action elle-même.
Quatre questions : une exclamative, un reproche avec надо было, le sens de l’imperfectif nié, puis le mot du reproche.
Les mots modaux dosent la certitude : вряд ли doute, скоре́е всего́ suppose, безусло́вно affirme. Les formes courtes gardent leur construction : уве́рен в + prépositionnel, согла́сен с + instrumental, вы́нужден + infinitif. Pour mettre un mot en relief, on le fait précéder d’и́менно ou de да́же, ou on le rejette en fin de phrase, là où tombe l’accent de phrase ; отню́дь не et далеко́ не contredisent.
Quatre questions : un mot modal, deux formes courtes avec leur construction, puis la mise en relief.
Voici les mots du débat. L’argument que l’on avance est un до́вод dóvod, synonyme d’origine russe d’аргуме́нт (leçon 120) ; on lui oppose une objection, возраже́ние vozrajéniie, de возража́ть (leçon 127), ou un contre-argument, контраргуме́нт kontrargoumiént. Chacun défend, отста́ивать otstáivat’, sa position, пози́ция pozítsiia, face à son contradicteur, l’оппоне́нт opponiént, qui n’est pas un ennemi. Le débat public ou télévisé, деба́ты diebáty, n’existe qu’au pluriel.
L’animateur veille au ton, тон ton : on ne doit pas переходи́ть на ли́чности pieriekhodít’ na lítchnosti, passer aux attaques personnelles, mais parler по существу́ po souchtchestvoú, sur le fond. On salue un argument ве́ский viéskiï, de poids ; on relève une contradiction, противоре́чие protivoriétchiie, quand l’autre se contredit : противоре́чить protivoriétchit’ + datif. On dénonce une idée fausse, заблужде́ние zabloujdiéniie, ou l’ironie de l’adversaire, иро́ния (leçon 134).
Pour finir, on concède : пойти́ на усту́пку, avec усту́пка oustoúpka, d’уступи́ть (leçon 117). On cherche l’accord, согла́сие soglássiie, et l’on tente de переубеди́ть pierieoubiedít’ l’autre, de le faire changer d’avis. Celui qui ne démord pas стои́т на своём, de стоя́ть на своём stoiát’ na svoióm ; à la fin, chacun peut оста́ться при своём мне́нии ostát’sia pri svoióm mniénii, rester sur ses positions.
Huit formules du débat, à apprendre telles quelles.
Quatre formules du débat à compléter : un nom à choisir, puis trois cas exigés par un verbe ou par une préposition.
Deux productions closent l’unité. À l’écrit, une lettre personnelle de 100 à 150 mots, en 20 minutes, sur le plan de la leçon 149 : formule d’appel, nouvelles, manque, questions, vœux, formule finale. Le manque se dit avec скуча́ть по + datif ; avec нас et вас, la langue soignée garde по нас, по вас. Le sujet de la lettre vous attend dans la rubrique Écrire.
À l’oral, enregistrez-vous trois à cinq minutes, par exemple sur votre téléphone, sur l’un de ces sujets : la ville ou la campagne, vos études, une dispute qui s’est bien terminée. Parlez sans lire ; quelques mots clés notés sur une fiche suffisent. Choisissez ты ou вы selon l’auditeur imaginé, et tenez-vous-y. Le lendemain, réécoutez-vous et remplissez la grille, en cochant pour chaque ligne « oui », « presque » ou « pas encore ». Pour chaque « pas encore », refaites les exercices de la leçon indiquée, puis enregistrez-vous de nouveau une semaine plus tard.
| Critère | Je me demande… | Leçons |
|---|---|---|
| la fluidité | Ai-je parlé trois minutes au moins, sans lire et sans longue па́уза ? | 145 |
| les mots du discours | En ai-je placé au moins cinq : во-пе́рвых, кста́ти, ита́к… ? | 145 |
| l’intonation | Mes exclamations ont-elles la mélodie de l’ИК-5 ou de l’ИК-6 ? Mon ironie, en ИК-7, s’entend-elle ? | 146 |
| les cas | Les constructions sont-elles justes : скуча́ть по, согла́сен с, уве́рен в ? | 148, 149 |
| l’aspect | Ai-je choisi le bon aspect sous la négation et après на́до бы́ло ? | 147 |
| le registre | Ai-je gardé ты ou вы d’un bout à l’autre, avec l’impératif qui convient ? | 150 |
| le relief | Ai-je mis l’essentiel en valeur : и́менно, да́же, mot rejeté en fin de phrase ? | 151 |
Pour démarrer, une première phrase suffit : Сего́дня я хочу́ объясни́ть, почему́ я живу́ в го́роде. — Aujourd’hui, je veux vous expliquer pourquoi je vis en ville.
Quatre questions : trois formes de la lettre personnelle, puis une exigence de la grille.
Une émission de radio du soir. L’animatrice reçoit l’architecte Oleg Petrovitch, qui défend la grande ville, et Daria, une journaliste partie de Moscou pour un village. L’émission et les personnes sont imaginaires. Lisez le débat deux fois : d’abord pour suivre les positions, puis en soulignant les mots des étapes 1 à 4. Répondez ensuite aux dix questions avant d’ouvrir la traduction.
Уе́хать из го́рода?
Деба́ты на ра́дио
Веду́щая. До́брый ве́чер, дороги́е слу́шатели! Сего́дня в на́шей переда́че деба́ты на те́му, о кото́рой спо́рят все: на́до ли уезжа́ть из большо́го го́рода в дере́вню? У нас в гостя́х архите́ктор Оле́г Петро́вич Его́ров и журнали́ст Да́рья Миро́нова, кото́рая три го́да наза́д уе́хала из Москвы́ в дере́вню. Да́рья, начнём с вас. Почему́ вы уе́хали?
Да́рья. Во-пе́рвых, в дере́вне ти́ше, во-вторы́х, деше́вле. В Москве́ я снима́ла ма́ленькую кварти́ру и плати́ла за неё полови́ну зарпла́ты. Кро́ме того́, я рабо́таю до́ма, за компью́тером. Тепе́рь у меня́ свой дом с са́дом, и ка́ждое у́тро я ви́жу из окна́ лес и о́зеро, а не про́бки.
Оле́г Петро́вич. Ну и карти́на! Как в кино́! Позво́льте возрази́ть. Вы ведь рабо́таете до́ма, а большинство́ люде́й так рабо́тать не мо́жет. Врачу́, учи́телю, продавцу́ нужна́ рабо́та ря́дом. И́менно в го́роде есть рабо́та.
Да́рья. Я с ва́ми не совсе́м согла́сна. Сего́дня мно́го люде́й мо́жет рабо́тать до́ма хоть два дня в неде́лю.
Оле́г Петро́вич. А теа́тры, музе́и, друзья́? Я живу́ в це́нтре Москвы́ и э́тим горжу́сь. А в дере́вне? Како́й там теа́тр!
Да́рья. Теа́тр-то у нас как раз есть: в сосе́днем го́роде, в двадцати́ киломе́трах.
Оле́г Петро́вич. Два́дцать киломе́тров! Ну и расстоя́ние! А зимо́й, в снегопа́д? А е́сли ребёнок заболе́ет? Что за глу́пая иде́я — бро́сить Москву́!
Да́рья. Я не говори́ла, что в дере́вне легко́. Зи́мы у нас тру́дные, э́то пра́вда. Но в Москве́ я тра́тила на доро́гу два часа́ в день. Два часа́ в про́бках и в метро́ — ра́зве э́то жизнь?
Оле́г Петро́вич. Зна́чит, на́до бы́ло снять кварти́ру ря́дом с рабо́той! И вообще́ молоды́е лю́ди, кото́рые бегу́т из го́рода, ничего́ не понима́ют в жи́зни!
Веду́щая. Оле́г Петро́вич, не переходи́те на ли́чности! Говори́те по существу́.
Оле́г Петро́вич. Извини́те за тон. По существу́: вряд ли все захотя́т жить в дере́вне. Го́род даёт рабо́ту, хоро́шие шко́лы, больни́цы. И ещё оди́н до́вод: е́сли все уе́дут из городо́в, ка́ждый бу́дет стро́ить свой дом и свою́ доро́гу. Что тогда́ бу́дет с приро́дой?
Веду́щая. Да́рья, что вы отве́тите ва́шему оппоне́нту?
Да́рья. Э́то ве́ский до́вод, тут я с ним согла́сна. Но у меня́ есть контраргуме́нт: почти́ в ка́ждой дере́вне есть дома́, где никто́ не живёт. Не на́до стро́ить но́вые, на́до жить в ста́рых.
Оле́г Петро́вич. Скоре́е всего́, вы пра́вы. Но жизнь в дере́вне отню́дь не проста́. Кто бу́дет ремонти́ровать э́ти ста́рые дома́? Вы са́ми?
Да́рья. Да, сама́, вме́сте с му́жем. Мы уже́ сде́лали ремо́нт кры́ши, и мне э́то…
Оле́г Петро́вич. Заче́м же вы тогда́ учи́лись в университе́те? Что́бы ремонти́ровать кры́ши?
Да́рья. Не перебива́йте меня́! Я ещё не всё сказа́ла. Мне э́то нра́вится!
Веду́щая. Кста́ти, Да́рья, а как там с рабо́той? Где рабо́тают ва́ши сосе́ди?
Да́рья. Че́стно говоря́, рабо́ты в дере́вне ма́ло. Почти́ все сосе́ди вы́нуждены ка́ждый день е́здить в го́род.
Оле́г Петро́вич. Вот ви́дите! Вы противоре́чите себе́: говори́те, что в дере́вне хорошо́, а лю́ди ка́ждый день е́здят в го́род!
Да́рья. Э́то не так! Никако́го противоре́чия тут нет. Я не говорю́, что в дере́вне всё прекра́сно. Де́ло в том, что у челове́ка до́лжен быть вы́бор. Я про́сто хоте́ла жить по-друго́му.
Оле́г Петро́вич. По-друго́му! Вы са́ми не зна́ете, чего́ хоти́те!
Веду́щая. Вернёмся к на́шему вопро́су. Оле́г Петро́вич, Да́рья вас переубеди́ла?
Оле́г Петро́вич. Меня́ переубеди́ть тру́дно, вы зна́ете. Но я гото́в пойти́ на усту́пку: для тех, кто рабо́тает до́ма, дере́вня, пожа́луй, хоро́ший вариа́нт. Там, безусло́вно, ти́ше и деше́вле. Но для большинства́ люде́й и́менно го́род — э́то рабо́та и бу́дущее.
Да́рья. Я гото́ва согласи́ться, что дере́вня не для всех: да́же у нас далеко́ не все остаю́тся по́сле пе́рвой зимы́. Но ду́мать, что у дере́вни нет бу́дущего, — э́то заблужде́ние.
Оле́г Петро́вич. Ну коне́чно! Бу́дущее — э́то огурцы́ и карто́шка!
Да́рья. Вот она́, ва́ша иро́ния! Хва́тит! Вы меня́ не слу́шаете!
Веду́щая. Ита́к, како́й вы́вод? Оле́г Петро́вич, ва́ше после́днее сло́во.
Оле́г Петро́вич. Го́род — э́то рабо́та и жизнь, дере́вня — э́то о́тдых.
Да́рья. Како́й там о́тдых! Но пусть ка́ждый реша́ет сам. А Оле́га Петро́вича я пригла́шаю к нам в дере́вню: пусть посмо́трит сам.
Веду́щая. Ка́жется, ка́ждый оста́лся при своём мне́нии. Оле́г Петро́вич стои́т на своём: бу́дущее — в больши́х города́х. Да́рья отста́ивает свою́ пози́цию: у челове́ка до́лжен быть вы́бор. Но согла́сие всё-таки есть: дере́вня — не для всех. Возраже́ний нет? Спаси́бо на́шим гостя́м и вам, дороги́е слу́шатели! До встре́чи че́рез неде́лю!
Dix questions sur le débat : qui défend quelle position, avec quels arguments, quelles concessions.
Quitter la ville ? Un débat à la radio.
L’animatrice. Bonsoir, chers auditeurs ! Notre émission propose aujourd’hui un débat sur un sujet dont tout le monde discute : faut-il quitter la grande ville pour la campagne ? Nous recevons l’architecte Oleg Petrovitch Iegorov et la journaliste Daria Mironova, qui a quitté Moscou pour un village il y a trois ans. Daria, commençons par vous. Pourquoi êtes-vous partie ?
Daria. Premièrement, c’est plus calme à la campagne ; deuxièmement, c’est moins cher. À Moscou, je louais un petit appartement et j’y laissais la moitié de mon salaire. En outre, je travaille à la maison, sur mon ordinateur. Maintenant, j’ai ma maison à moi, avec un jardin, et chaque matin je vois de ma fenêtre la forêt et le lac, et non des embouteillages.
Oleg Petrovitch. Joli tableau ! On se croirait au cinéma ! Permettez-moi d’objecter. Vous travaillez à la maison, voyons, alors que la plupart des gens ne peuvent pas travailler ainsi. Un médecin, un enseignant, un vendeur ont besoin d’un travail tout près. C’est justement en ville qu’il y a du travail.
Daria. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous. Aujourd’hui, beaucoup de gens peuvent travailler à la maison au moins deux jours par semaine.
Oleg Petrovitch. Et les théâtres, les musées, les amis ? J’habite dans le centre de Moscou, et j’en suis fier. Et à la campagne ? Un théâtre ? Vous plaisantez !
Daria. Un théâtre, justement, nous en avons un : dans la ville voisine, à vingt kilomètres.
Oleg Petrovitch. Vingt kilomètres ! Belle distance ! Et en hiver, sous la neige ? Et si un enfant tombe malade ? Quelle idée stupide, quitter Moscou !
Daria. Je n’ai jamais dit que la vie à la campagne était facile. Nos hivers sont durs, c’est vrai. Mais à Moscou, je passais deux heures par jour dans les transports. Deux heures dans les embouteillages et dans le métro, vous appelez ça une vie ?
Oleg Petrovitch. Alors il fallait louer un appartement près de votre travail ! Et d’ailleurs, les jeunes qui fuient la ville ne comprennent rien à la vie !
L’animatrice. Oleg Petrovitch, pas d’attaques personnelles ! Venez-en au fait.
Oleg Petrovitch. Excusez-moi pour le ton. Sur le fond : il est peu probable que tout le monde veuille vivre à la campagne. La ville offre du travail, de bonnes écoles, des hôpitaux. Et encore un argument : si tout le monde quitte les villes, chacun construira sa maison et sa route. Que deviendra la nature ?
L’animatrice. Daria, que répondez-vous à votre contradicteur ?
Daria. C’est un argument de poids, là, je suis d’accord avec lui. Mais j’ai un contre-argument : presque chaque village a des maisons où personne ne vit. Inutile d’en construire de nouvelles, il faut vivre dans les anciennes.
Oleg Petrovitch. Vous avez très probablement raison. Mais la vie à la campagne n’est nullement simple. Qui va remettre en état ces vieilles maisons ? Vous-même ?
Daria. Oui, moi-même, avec mon mari. Nous avons déjà refait le toit, et ça me…
Oleg Petrovitch. Mais alors, pourquoi donc avez-vous fait des études ? Pour refaire des toits ?
Daria. Ne m’interrompez pas ! Je n’ai pas fini. Ça me plaît !
L’animatrice. Au fait, Daria, et le travail, là-bas, comment ça se passe ? Où travaillent vos voisins ?
Daria. À vrai dire, il y a peu de travail au village. Presque tous les voisins sont obligés d’aller en ville tous les jours.
Oleg Petrovitch. Vous voyez ! Vous vous contredisez : vous dites qu’on est bien à la campagne, et les gens vont en ville tous les jours !
Daria. Ce n’est pas vrai ! Il n’y a là aucune contradiction. Je ne dis pas que tout est merveilleux à la campagne. Le fait est que chacun doit avoir le choix. Je voulais simplement vivre autrement.
Oleg Petrovitch. Autrement ! Vous ne savez pas vous-même ce que vous voulez !
L’animatrice. Revenons à notre question. Oleg Petrovitch, Daria vous a-t-elle fait changer d’avis ?
Oleg Petrovitch. Il est difficile de me faire changer d’avis, vous le savez. Mais je suis prêt à faire une concession : pour ceux qui travaillent à la maison, la campagne est peut-être une bonne solution. C’est assurément plus calme et moins cher. Mais pour la plupart des gens, c’est justement la ville qui représente le travail et l’avenir.
Daria. Je veux bien admettre que la campagne n’est pas pour tout le monde : même chez nous, bien des gens ne restent pas après le premier hiver. Mais croire que la campagne n’a pas d’avenir, c’est une idée fausse.
Oleg Petrovitch. Mais bien sûr ! L’avenir, ce sont les concombres et les pommes de terre !
Daria. La voilà, votre ironie ! Ça suffit ! Vous ne m’écoutez pas !
L’animatrice. Alors, quelle conclusion ? Oleg Petrovitch, votre dernier mot.
Oleg Petrovitch. La ville, c’est le travail et la vie ; la campagne, c’est le repos.
Daria. Du repos ? Parlons-en ! Mais que chacun décide pour lui-même. Quant à Oleg Petrovitch, je l’invite chez nous, au village : qu’il voie par lui-même.
L’animatrice. Il semble que chacun soit resté sur ses positions. Oleg Petrovitch n’en démord pas : l’avenir est dans les grandes villes. Daria défend sa position : chacun doit avoir le choix. Mais il y a tout de même un accord : la campagne n’est pas pour tout le monde. Pas d’objections ? Merci à nos invités, et à vous, chers auditeurs ! Rendez-vous dans une semaine !
Écrivez en cursive dans votre cahier, sans regarder les modèles, puis comparez avec les corrigés. D’abord, six répliques du débat sont agressives : récrivez chacune poliment, avec les formules de l’étape 4 et la demande polie de la leçon 150.
D’autres versions sont possibles. L’essentiel : une formule d’objection, une demande polie ou un retour au fond, jamais d’attaque personnelle.
Vous êtes en Russie depuis trois mois. En 20 minutes et sans dictionnaire, écrivez à un proche resté en France une lettre de 100 à 150 mots, sur le plan de l’étape 5 : formule d’appel, nouvelles, manque, deux questions au moins, vœux et formule finale. Placez-y au moins trois mots du discours.
La lettre de Julie à sa mère, un modèle parmi d’autres :
Дорога́я ма́мочка!
Приве́т из Петербу́рга! Как ты? Как па́па? Извини́, что я до́лго не писа́ла: э́тот ме́сяц был о́чень тру́дный. Но у меня́ всё хорошо́. Я живу́ здесь уже́ три ме́сяца и учу́сь в университе́те. Ру́сский язы́к, коне́чно, сло́жный, но я ста́ла говори́ть гора́здо лу́чше. Вчера́ мы с друзья́ми це́лый ве́чер спо́рили, где лу́чше жить: в го́роде и́ли в дере́вне. И я говори́ла по-ру́сски!
Че́стно говоря́, я о́чень скуча́ю по тебе́, по па́пе и по на́шему са́ду. Иногда́ мне здесь тру́дно, но я не жале́ю, что прие́хала. А как дела́ у вас? Кста́ти, ты ещё рабо́таешь в библиоте́ке? Ба́бушка здоро́ва? Передава́й ей приве́т!
Пиши́ и береги́ себя́! Целу́ю, твоя́ Жюли́.
Vérifiez les points clés : скуча́ю по тебе́ au datif, trois mots du discours (коне́чно, че́стно говоря́, кста́ти), le passé au féminin (писа́ла, ста́ла, говори́ла, прие́хала) ; un homme écrirait писа́л et signerait твой.
Dix répliques du débat sont réunies dans le volet ci-dessous. Lisez-en une à voix haute, refermez le volet, écrivez-la de mémoire en cursive, puis corrigez-vous en trois passages : les lettres, la ponctuation, enfin ё et ь.
| Russe | Transcription | Français | Remarque |
|---|---|---|---|
| возраже́ние | vozrajéniie | l’objection | Nom neutre, de возража́ть (leçon 127) ; без возраже́ний : sans objection. |
| усту́пка | oustoúpka | la concession | Nom féminin, d’уступи́ть (leçon 117) ; пойти́ на усту́пку : faire une concession. |
| до́вод | dóvod | l’argument, la raison avancée | Nom masculin, synonyme d’аргуме́нт (leçon 120) ; до́воды за и про́тив. |
| контраргуме́нт | kontrargoumiént | le contre-argument | Nom masculin : контр- + аргуме́нт. |
| тон | ton | le ton | Nom masculin ; Извини́те за тон : excusez-moi pour le ton. |
| пози́ция | pozítsiia | la position, la prise de position | Nom féminin ; отста́ивать свою́ пози́цию : défendre sa position. |
| оппоне́нт | opponiént | le contradicteur, l’adversaire (dans un débat) | Nom masculin ; pas un ennemi, mais celui qui défend la thèse opposée. |
| согла́сие | soglássiie | l’accord, le consentement | Nom neutre, de согласи́ться (leçon 93) ; прийти́ к согла́сию : parvenir à un accord. |
| деба́ты | diebáty | le débat (public, télévisé) | Pluriel seulement : деба́ты на ра́дио. |
| переубеди́ть | pierieoubiedít’ | faire changer d’avis | Perfectif, d’убеди́ть (leçon 102) ; 1re personne du singulier inusitée ; imperfectif переубежда́ть. |
| ве́ский | viéskiï | de poids, solide (argument) | Adjectif ; surtout ве́ский до́вод, ве́ская причи́на. |
| противоре́чить | protivoriétchit’ | contredire ; être en contradiction avec | Imperfectif, + datif : противоре́чить себе́. |
| противоре́чие | protivoriétchiie | la contradiction | Nom neutre ; в противоре́чии с + instrumental : en contradiction avec. |
| заблужде́ние | zabloujdiéniie | l’erreur (de jugement), l’idée fausse | Nom neutre ; вводи́ть в заблужде́ние : induire en erreur. |
| по существу́ | po souchtchestvoú | sur le fond, au fait | Locution ; Говори́те по существу́! : venez-en au fait ! |
| переходи́ть на ли́чности | pieriekhodít’ na lítchnosti | passer aux attaques personnelles | Locution, imperfectif ; perfectif перейти́ (leçon 107) ; ли́чность : la personne, la personnalité. |
| иро́ния | iróniia | l’ironie | Déjà vu en leçon 134. Nom féminin ; с иро́нией : avec ironie, souvent sur la mélodie de l’ИК-7 (leçon 146). |
| отста́ивать | otstáivat’ | défendre (une opinion, un droit) | Imperfectif : отста́иваю, отста́иваешь ; perfectif отстоя́ть. |
| стоя́ть на своём | stoiát’ na svoióm | ne pas en démordre | Locution : стою́, стои́шь ; своём, prépositionnel de своё. |
| оста́ться при своём мне́нии | ostát’sia pri svoióm mniénii | rester sur ses positions | Locution : при + prépositionnel ; оста́ться (leçon 110), мне́ние (leçon 89). |
Neuf questions sur toute la leçon : discours, ironie, justification, relief, formes courtes, formules du débat, politesse et ordre des mots.
Trois pages de référence prolongent ce bilan : les particules же, ведь et вот, l’ordre des mots et les mots incidents. Avant de vous enregistrer, vous pouvez aussi réécouter une leçon du cours audio de russe et en imiter la mélodie. Gardez enfin la grille de l’étape 5 : dans un mois, enregistrez-vous de nouveau sur le même sujet et comparez.
La leçon suivante ouvre l’unité 20 : les noms d’action et le génitif qui les suit, comme dans « la lecture du texte ».
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Deux cents leçons progressives, de l’alphabet cyrillique jusqu’au programme du niveau B2, chacune avec ses exercices corrigés. Elles complètent le cours audio : l’oreille d’un côté, la lecture et l’écriture de l’autre.
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50 leçons de 14 minutes, soit 11 h 39 d’écoute, en fichiers MP3. Je paie une fois, je reçois le lien par courriel, je télécharge le cours entier — ou je l’écoute en ligne.
La leçon 1 est en haut de cette page, gratuite et en entier : je l’écoute avant de payer, sans compte à créer et sans carte bancaire.
Choisissez un sujet que vous connaissez bien, puis notez sur une fiche cinq ou six mots clés, sans rédiger de phrases : vous devez parler, non lire. Prévoyez vos mots du discours, во-пе́рвых, кста́ти, ита́к, et une phrase d’ouverture, par exemple Сего́дня я хочу́ объясни́ть, почему́ я живу́ в го́роде. Enregistrez-vous d’un trait, réécoutez-vous le lendemain avec la grille, et recommencez une semaine plus tard.
Le sens est le même : la raison que l’on avance pour soutenir une idée. До́вод est le mot d’origine russe ; аргуме́нт, emprunté, est tout aussi courant, à l’oral comme à l’écrit. On dit volontiers ве́ский до́вод, un argument de poids, et l’on répond par un контраргуме́нт.
Parce que противоре́чить se construit avec le datif : on contredit « à » quelqu’un, comme on objecte à quelqu’un. Le pronom réfléchi себя́ prend donc sa forme de datif, себе́. On dira de même Он противоре́чит ма́ме, il contredit sa mère.
Commencez par une formule qui demande la parole ou atténue le désaccord : Позво́льте возрази́ть, Я с ва́ми не совсе́м согла́сен. Reconnaissez ce qui est juste chez l’autre, Э́то ве́ский до́вод, avant d’avancer votre контраргуме́нт. Évitez les exclamations du type Что за глу́пая иде́я!, et ne passez jamais aux attaques personnelles.
Деба́ты, toujours au pluriel, désignent un débat public et organisé, à la radio, à la télévision ou en politique, avec un animateur et des invités. Диску́ссия (leçon 127) est une discussion d’idées, dans une réunion ou une classe. Спор (leçon 101) est la dispute entre deux personnes, souvent vive : on peut спо́рить en famille, pas organiser des деба́ты à table.
50 leçons de 14 minutes, 11 h 39 d’écoute, en fichiers audio. Un seul paiement de 49 € — aucun abonnement, rien à résilier.
La leçon 1 est gratuite et complète, en haut de cette page : je l’écoute en entier avant de payer, sans compte à créer et sans carte bancaire.
Ce que je reçois : les 50 leçons audio du cours de russe, à télécharger sur mon téléphone, ma tablette ou mon ordinateur, ou à écouter en ligne — les deux options restent ouvertes. Une question avant d’acheter : info@limbaaudio.com.