
Apprenez l’espagnol avec l’application LIMBA
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Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 41 leçons se déroulent toutes de cette façon.
La suite du cours est dans l’application LIMBA, gratuite sur iPhone et Android : je télécharge l’application.
À la fin de cette leçon, vous saurez raconter une anecdote du début à la fin, en posant le décor à l’imparfait et les événements au prétérit : Resulta que estaba en el mercado cuando vi a mi maestro. Vous saurez aussi la commenter et y réagir : ¡Qué vergüenza! ¡Qué casualidad!
Le cours d’espagnol se suit dans l’application LIMBA : des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur iPhone, iPad et Android. L’application est gratuite, et les deux premières leçons aussi. La leçon 1 s’écoute également plus haut sur cette page, en entier.
Une leçon écrite, complément du cours audio. Cette page fait partie du cours d’espagnol écrit de LIMBA, en accès libre. Il accompagne le cours d’espagnol audio de l’application LIMBA, en leçons de 14 minutes : le cours audio vous fait parler, ces leçons écrites vous apprennent à lire, à écrire et à comprendre la mécanique de la langue.
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Une anecdote a un décor, un événement inattendu, une réaction et une conclusion. Cette leçon réunit ce que l’unité vous a appris sur le passé et y ajoute les mots qui rendent un récit vivant. Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez les connecteurs de la leçon 87, l’opposition entre prétérit et imparfait des leçons 93 et 96, había de la leçon 94 et estaba + gérondif de la leçon 95 : l’étape 2 les réunit.
Durée. 45 minutes environ.
Trois petites expressions servent de charpente à l’anecdote. Resulta que, « il se trouve que », ouvre le récit et annonce qu’il s’est passé quelque chose : pour lancer l’anecdote, on le laisse d’habitude au présent, même quand toute l’histoire est au passé. O sea, « c’est-à-dire », précise ou reformule ce que vous venez de dire ; on l’entend sans arrêt à l’oral. En fin, « bref, enfin », ferme le récit ; il s’écrit en deux mots.
Cinq phrases à compléter par l’expression qui convient : lancer, reformuler ou conclure.
Le décor, à l’imparfait (pretérito imperfecto), dit l’heure, le lieu, le temps qu’il faisait et ce qui se passait. Les événements, au prétérit, font avancer l’histoire, souvent après de repente ou entonces. Résumé : era décrit, estaba + gérondif montre l’action en cours, fue raconte l’événement ou juge l’ensemble terminé.
| Rôle | Temps | Exemple |
|---|---|---|
| L’heure, le moment | imparfait | Eran las ocho de la noche. |
| Le lieu, la situation | imparfait | Había mucha gente en la plaza. |
| L’action en cours | estaba + gérondif | Estaba esperando el bus. |
| L’événement | prétérit | De repente, llegó mi jefe. |
| La suite | prétérit | Entonces, lo saludé. |
| Le jugement final | prétérit | Fue un día increíble. |
Comparez Mi abuelo era muy alegre, qui décrit un caractère, et La fiesta fue muy alegre, qui juge une soirée finie.
En Amérique. Une anecdote d’aujourd’hui se raconte elle aussi au prétérit : Hoy me equivoqué de bus. L’Espagne emploie plus volontiers un autre passé pour ce qui s’est passé dans la journée ; la page prétérit ou imparfait reprend les deux plans du récit.
Cinq phrases à compléter : décor à l’imparfait ou événement au prétérit.
Pour raconter une erreur ou une rencontre, voici quatre outils. Equivocarse, « se tromper », est pronominal ; au prétérit, yo écrit me equivoqué, avec qu devant é, comme busqué à la leçon 84. Suivi de de, il dit de quoi l’on s’est trompé : me equivoqué de calle. Reconocer, « reconnaître », fait reconozco au présent, comme conozco, et redevient régulier au prétérit : reconocí.
| Infinitif | Présent | Prétérit |
|---|---|---|
| equivocarse | me equivoco | me equivoqué, se equivocó |
| reconocer | reconozco, reconoces | reconocí, reconoció |
| resultar | resulta | resultó, resultaron |
Resultar + ser dit ce qu’une chose ou une personne s’est révélée être : El examen resultó ser fácil, « l’examen s’est avéré facile ». Enfin, por casualidad veut dire « par hasard » : la casualidad est un faux ami, elle n’a rien à voir avec la causalité. Pour s’étonner d’une coïncidence, on s’exclame ¡Qué casualidad!
Cinq phrases à compléter par la forme ou l’expression qui convient.
¡Imagínate!, « imagine-toi ! », est une formule : retenez-la telle quelle. ¡Qué vergüenza! veut dire « quelle honte ! » ; le tréma de vergüenza fait entendre le u, comme dans pingüino. Pour dire « ça me fait rire », on dit me da risa, avec dar et la risa, « le rire ».
Attention à deux pièges. Gracioso veut presque toujours dire « drôle », et non « gracieux ». Et l’espagnol a deux blagues : el chiste est une histoire drôle que l’on raconte, contar un chiste ; la broma est une plaisanterie ou un tour que l’on fait, hacer una broma. Enfin, aunque, « bien que, même si », oppose deux faits ; devant un fait réel, il est suivi de l’indicatif.
Cinq phrases à compléter par le mot qui convient à la réaction ou au commentaire.
À Guadalajara, au Mexique, Valeria raconte son week-end à son collègue Tomás. Lisez à voix haute et séparez le décor à l’imparfait des événements au prétérit.
— Tomás, tu as un moment ? J’ai une anecdote très drôle. — Bien sûr ! Qu’est-ce qui s’est passé ? — Il se trouve que samedi, j’étais au marché de mon quartier. Il était tôt, il faisait soleil et il y avait beaucoup de monde. J’étais en train d’acheter des fruits quand, tout à coup, j’ai vu un monsieur grand, aux cheveux blancs. C’était mon instituteur de l’école primaire, don Ernesto ! — Sérieusement ? — C’est ce que j’ai pensé. Je l’ai salué en le serrant dans mes bras et je lui ai parlé de l’école, de la récréation, des maths… Lui me regardait très sérieux et ne disait rien. — Il ne t’a pas reconnue ? — Non, parce que ce n’était pas lui ! Je me suis trompée de personne. Imagine un peu ! Quelle honte ! — Et qu’est-ce que tu as fait ? — Je lui ai demandé pardon. Bien qu’il ne me connaisse pas, le monsieur a été très aimable. Mais attends, l’histoire ne s’arrête pas là. — Il y a une suite ? — Oui. Lundi, je suis arrivée au bureau et il y avait un nouveau collègue, Andrés. À six heures, son père est venu au bureau. Et c’était qui ? Le monsieur du marché ! Il s’est révélé être le père de mon nouveau collègue. — Quelle coïncidence ! — Il m’a reconnue tout de suite et il a raconté l’histoire à tout le monde. Bref, maintenant, au bureau, tout le monde me fait des blagues sur l’accolade. — Oh, Valeria, ça me fait beaucoup rire. C’est plus drôle qu’une histoire drôle. — Enfin, maintenant je connais toute la famille d’Andrés.
Écrivez chaque phrase en espagnol, tildes et signes d’ouverture compris, puis comparez avec le corrigé.
| Espagnol | Français | Remarque |
|---|---|---|
| la anécdota | l’anecdote | Nom féminin, avec la tilde sur le é. |
| la broma | la blague, la plaisanterie | Un tour que l’on joue : hacer una broma. |
| la casualidad | le hasard, la coïncidence | Por casualidad, ¡qué casualidad! ; faux ami : pas la causalité. |
| el chiste | la blague (histoire drôle) | Une histoire que l’on raconte : contar un chiste. |
| gracioso | drôle | Adjectif, graciosa au féminin ; faux ami : pas « gracieux ». |
| la vergüenza | la honte | ¡Qué vergüenza! ; le tréma du ü fait entendre le u. |
| equivocarse | se tromper | Pronominal ; prétérit me equivoqué ; equivocarse de calle. |
| reconocer | reconnaître | Présent en -zco : reconozco ; prétérit régulier reconocí. |
| aunque | bien que, même si | Suivi de l’indicatif pour un fait réel ; le subjonctif viendra au B1. |
| o sea | c’est-à-dire, bref | Pour préciser ou reformuler ; très courant à l’oral. |
| resulta que | il se trouve que | Pour lancer une anecdote ; reste au présent dans un récit au passé. |
| imaginarse | s’imaginer | Pronominal ; la formule ¡Imagínate! se retient telle quelle. |
| en fin | bref, enfin | En deux mots, pour conclure un récit. |
| resultar | s’avérer, se révéler ; finir par être | Resultó ser fácil ; de la même famille que resulta que. |
| la risa | le rire | Me da risa : ça me fait rire ; de la famille de reír (leçon 88). |
Douze questions sur toute la leçon, lecture comprise.
La page de référence prétérit ou imparfait reprend les deux plans du récit. Réécoutez aussi le cours audio en guettant les era et les fue, et retrouvez toutes les leçons dans le sommaire du cours écrit.
La leçon suivante est le bilan de l’unité : vous y vérifierez que vous choisissez entre prétérit et imparfait dans un récit plus long.
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Trois cents leçons progressives, des premiers sons jusqu’au programme du niveau B2, dans l’espagnol d’Amérique latine, chacune avec ses exercices corrigés. Elles complètent le cours audio : l’oreille d’un côté, la lecture et l’écriture de l’autre.
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La leçon 1 est aussi en haut de cette page, gratuite et en entier : je l’écoute ici, sans compte à créer.
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Era décrit le décor ou le caractère : Era temprano, Mi abuelo era muy alegre. Fue raconte un événement ou juge un ensemble terminé : La fiesta fue increíble. Demandez-vous si vous peignez le cadre ou si vous faites le bilan.
En général non : pour lancer l’anecdote, resulta que reste au présent, comme « il se trouve que » en français. La suite, elle, est au passé : Resulta que ayer perdí mi celular.
Non, c’est un faux ami : gracioso veut dire « drôle ». Mi hermano es muy gracioso signifie que votre frère vous fait rire.
El chiste est une histoire drôle que l’on raconte : contar un chiste. La broma est une plaisanterie ou un tour que l’on joue à quelqu’un : hacer una broma.
Oui, quand il oppose un fait réel : Aunque estaba cansada, fui a la fiesta. Le français demande souvent le subjonctif après « bien que », l’espagnol non. Un autre emploi, avec le subjonctif, viendra plus tard dans le cours.
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