Les vêtements traditionnels gardent leurs noms marocains — certains ont d'ailleurs voyagé jusqu'au français. Le reste s'habille en emprunts.
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Sur les transcriptions. Le darija marocain n'a pas d'orthographe officielle : les formes écrites ici sont des approximations, et la prononciation varie de Tanger à Marrakech. Voir la prononciation.
Quelques vêtements marocains ont franchi la Méditerranée avec leur nom. La jellaba, longue robe à capuche portée par les hommes comme par les femmes, et la babouche, chausson de cuir souple, sont entrés dans le dictionnaire français.
D'autres sont restés sur place : le caftan des grandes occasions, le selham ou burnous, le haïk d'autrefois, les tenues de mariage qui varient selon les régions.
Pour le reste — la chemise, le pantalon, la veste, la robe, les chaussures, la ceinture — le vocabulaire est massivement emprunté, au français ou à l'espagnol selon la région. Voir le français et l'espagnol.
Trois verbes reviennent constamment : mettre, enlever, porter. Ce sont eux qu'il faut installer, plus que les noms de vêtements — ils servent dans toutes les phrases du domaine.
Une particularité : le marocain, comme beaucoup de langues, emploie un verbe différent selon la partie du corps concernée. Ce qu'on met sur la tête, sur le corps ou aux pieds ne se dit pas toujours avec le même mot. Voir le corps humain.
C'est la vraie raison pratique d'apprendre ce vocabulaire, et elle met en jeu bien plus que des noms : la taille, la couleur, la matière, l'essayage, le prix, la négociation.
Les couleurs forment d'ailleurs une famille à part, bâtie sur un moule sonore commun et s'accordant en genre et en nombre comme des adjectifs. Elles s'apprennent ensemble, d'un bloc.
Quant au marchandage, il est la norme dans les souks et les boutiques traditionnelles, beaucoup moins dans les magasins modernes. Voir au souk et l'argent.
Le vêtement au Maroc porte du sens : il situe une personne socialement, régionalement, parfois religieusement, et signale l'occasion. Une tenue de fête n'est pas une tenue de ville, une tenue de campagne n'est pas une tenue de Casablanca.
Le vocabulaire reflète cette richesse. Il existe des mots précis pour des pièces que le français ne distingue pas, et des expressions entières pour décrire une manière de se vêtir plutôt qu'un vêtement.
C'est aussi un excellent sujet de conversation : complimenter une tenue est une forme de politesse courante, et cela s'accompagne de formules fixes. Voir les expressions courantes.
Un champ modeste mais rentable. Une trentaine de mots, trois verbes, les couleurs — et vous pouvez décrire quelqu'un, acheter un vêtement et faire un compliment. Notre cours de darija marocain les met en situation dans des dialogues d'achat, en leçons audio de quatorze minutes.
Quarante-deux pages qui se répondent — la mécanique de la langue d'un côté, le vocabulaire par thème de l'autre. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
La jellaba, longue robe à capuche, et la babouche, chausson de cuir souple, sont entrées dans le dictionnaire français. Le caftan et le selham sont restés plus locaux.
En grande partie, oui, pour tout ce qui relève de la garde-robe moderne : chemise, pantalon, veste, robe, chaussures. Les vêtements traditionnels gardent leurs noms marocains.
Mettre, enlever, porter — plus utiles que les noms de vêtements eux-mêmes. Le marocain emploie parfois un verbe différent selon la partie du corps concernée.
Dans les souks et les boutiques traditionnelles, c'est la norme. Dans les magasins modernes, beaucoup moins.
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