Tête, œil, main, cœur, ventre. Ces mots servent bien au-delà de l'anatomie — ils irriguent une bonne partie des expressions courantes de la langue.
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Sur les transcriptions. Le darija n'a pas d'orthographe officielle : les formes écrites ici sont des approximations, et la prononciation varie selon les régions. Voir la prononciation.
Ras — la tête. 3in — l'œil. Fomm — la bouche. Nif — le nez. Wdhen — l'oreille. Yedd — la main. Redjel — le pied, et par extension la jambe. Qalb — le cœur. Kerch — le ventre. Snan — les dents.
Ce sont des mots du fonds arabe ancien, très stables d'un parler à l'autre. Un Marocain, un Tunisien ou un Égyptien reconnaîtront la plupart d'entre eux, même si la prononciation diffère. C'est l'un des rares champs lexicaux où le darija reste proche de l'ensemble du monde arabe.
Les parties du corps forment très souvent un pluriel brisé, en modifiant leurs voyelles internes. Le singulier et le pluriel peuvent donc se ressembler assez peu. Ils s'apprennent ensemble, comme une paire, jamais séparément.
L'arabe classique possède une forme spéciale pour désigner exactement deux choses. Le darija l'a presque entièrement abandonnée — sauf précisément sur les parties du corps qui vont par paire : les yeux, les mains, les pieds. C'est un vestige, et c'est ici qu'il survit le mieux.
Comme les termes de famille, les parties du corps prennent directement le suffixe possessif accroché au nom, sans mot séparé et sans article. « Ma tête », « sa main » se disent en un seul mot. Voir la possession.
C'est la vraie raison d'apprendre ce vocabulaire tôt. Le darija, comme le français, fabrique quantité d'expressions à partir des parties du corps — mais ce ne sont pas les mêmes. Le cœur y occupe une place considérable, le ventre et l'œil également.
Traduire ces expressions mot à mot donne des résultats absurdes. Elles s'apprennent entières, en situation, comme les formules courantes. Et elles reviennent constamment : un locuteur natif en emploie plusieurs dizaines par jour sans y penser.
Second usage, plus immédiatement pratique : décrire une douleur. Impossible d'expliquer ce qu'on a sans nommer l'endroit. C'est le pont direct entre cette page et le vocabulaire de la santé.
Comment l'installer. Pas en récitant une liste anatomique, qui ne sert à rien. En entendant des phrases où ces mots apparaissent — « j'ai mal à la tête », « donne-moi ta main », « ouvre les yeux ». C'est ce que fait notre cours de darija algérien, en leçons de quatorze minutes.
Quarante pages qui se répondent — la mécanique de la langue d'un côté, le vocabulaire par thème de l'autre. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
Ras pour la tête, yedd pour la main. Ce sont des mots du fonds arabe ancien, très stables d'un parler à l'autre du monde arabe.
Parce qu'elles forment souvent un pluriel brisé, qui modifie les voyelles internes du mot. C'est aussi ici que survivent les derniers restes du duel, sur les parties allant par paire : yeux, mains, pieds.
En un seul mot, avec le suffixe possessif accroché directement au nom, sans article. Les parties du corps relèvent de ce que la langue traite comme inaliénable, comme les termes de famille.
Non, mot à mot cela donne des résultats absurdes. Le darija en fabrique beaucoup, mais ce ne sont pas les mêmes qu'en français. Elles s'apprennent entières, en situation.
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